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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 19:01
Je vous propose de trouver ci-dessous, les résultats du vote interne au PCF nationalement et en Charente-Maritime
( résultats complets sur le site national du PCF et sur celui du PCF 17 ) et la lettre de François Assensi, député communiste

° Résulats du vote interne au PCF:

 - Nationalement:
  Sur 134 000 adhérents ( qui ont une carte mais ne cotisent pas ou plus, comme moi, ce qui me place, par démission volontaire,  hors du PCF)

         Inscrits ( cotisants):  78 779 ( 99 281 en 2006,  soit - 20,6% -  voilà une réalité cachée par les dirigeants)
         Votants:                       39 692 ( 50, 38% des cotisants et  29, 6% des "adhérents"!,  contre 46 214 en 2006 -14%
         Blancs ou nuls:            3 659 ( 3 fois plus qu'en 2006)
         Exprimés:                    36 033  ( contre 44 822 en 2006, soit 45,7% des inscrits actuels)

     Ont obtenus:
      - Texte présenté par le Conseil National ( sa "majorité"):   21 946 voix ( 60, 9% des exprimés, 27% des cotisants,
                                    contre 28 411 en 2006, soit 16,37% des 134 000 "adhérents" annoncés au départ)    
      - Texte alternatif " renforcer le PCF, renouer avec le marxisme": 5 419 voix
      - 2e texte alternatif: 'Faire vivre et renforcer le Pcf":                          8 659 voix

- En Charente-Maritime:
    "Inscrits":   1200  ( remarque: sont-ils "adhérents" ou "cotisants"?)
     Votants:       442  ( 36,8%)

     Blancs/nuls:  87
     Exprimés     355
       - texte du Conseil National:        197
       - "Renforcer le PCF":                      68
       - " Faire vivre et renforcer le PCF: 90

                  +++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

° Lettre de François Assensi, député communiste:

Je veux ici exposer les raisons pour lesquelles je n’ai pas voté le texte du Conseil
national (du PCF), intitulé base commune.


1 – En premier lieu ce texte n’a été approuvé que par 88 membres du Conseil
national sur 230 ; cette faible participation souligne le peu de motivation des
responsables du PCF et une manifeste perte de confiance.
Cela est confirmé par les
résultats du scrutin puisque la base commune avec 21967 voix représente 27,88 %
des 78779 inscrits et 16,39 % des 134000 adhérents revendiqués par le parti.
On
m’objectera que le pourcentage sur les votants avec 60 % des suffrages est plutôt
flatteur. Mais indique-t-il une vraie tendance ? A chacun d’en juger.

2 – Les rédacteurs de cette contribution n’ont pas accepté les conclusions de
l’assemblée générale (du Pcf de l'an passé) qui avait donné mandat aux dirigeants du parti de proposer
aux communistes toutes les options ouvertes, en vue d’un congrès véritablement
exceptionnel.
N’était-ce pas la moindre des choses pour faire face à la crise
existentielle du parti communiste en France (
22,5 % aux présidentielles de 1969,
1,93 % en 2007).

3 – La seule option en discussion comme en atteste ce texte est celle de la
continuité. Rien ne changera malgré les formules ressassées et les promesses jamais
tenues par le passé.
Par exemple « nous ferons mieux vivre la diversité » « nous
voulons transformer en profondeur le parti » alors que Marie-George Buffet prépare
une gouvernance dite « homogène » écartant les autres sensibilités au nom parait-il
de l’efficacité… mais de quelle efficacité s’agit-il ?

4 – Nous restons la formation façonnée par sa matrice originelle bolchevique
de parti guide auto proclamé, et de dirigeants infaillibles qui s’exonèrent de toute
auto critique.
Ces mêmes dirigeants désigneront comme toujours leurs propres
successeurs. De cette culture du siècle dernier, dans sa déclinaison « parti », aucune
formation communiste au monde n’a réussi à s’en extraire pour se transformer, ni
même pour se réformer.
La représentation sociale démocrate du socialisme est
quant à elle de la même façon invalidée. Tous les partis socio démocrates
européens sont en crise.
Une crise qui n’offre aucun débouché politique, si ce n’est
l’abandon même du socialisme et son ralliement aux politiques de troisième force,
d’accompagnement du néo libéralisme.

5 – En guise de stratégie, le Conseil national propose à nouveau l’alliance
formelle avec une formation socialiste dans un rapport de force totalement
déséquilibré et qui nous donne peu de prise sur les orientations de ce parti.
Les
dirigeants de cette formation dans la préparation de leur congrès prônent d’ailleurs
ouvertement un accompagnement du social libéralisme et au mieux, une régulation
des marchés financiers, voire une alliance avec le MODEM. Les inclinaisons
gauchisantes de circonstance et tactiques (crise financière et congrès obligent), ne
sont guère convaincantes.

6 - Jamais ce texte n’affiche la nécessité d’une rupture avec une stratégie
d’union qui a été un échec et arrive aujourd’hui en fin de cycle
. Cette action a
concouru à notre déclin jusqu’à notre effacement dans l’espace politique français.
Deux remarques à ce stade. -
   a) Rupture ne signifie pas pour moi renoncer à faire évoluer un PS à gauche et, il va sans dire, ne procède à aucune exclusive envers cette formation et ses militants qui ont leur place dans le rassemblement majoritaire.

- b) Je ferais également une mauvaise analyse si je faisais porter sur le PS nos
difficultés existentielles et notre incapacité à évoluer. La raison principale de notre
déclin est en nous.


7– Continuer comme par le passé dans une union dans laquelle nous avons
très peu de prise, dans laquelle nous exerçons peu d’influence et qui sert
uniquement de réservoir de voix à nos alliés, c’est assurément s’enfermer dans un
autisme politique.
C’est notre propre utilité déjà fort mal reconnue par l’opinion qui
sera plus que jamais remise en question. Dès lors, l’offre politique d’Olivier
Besancenot et du NPA aura de beaux jours devant elle.

8 – Pour conclure ce texte, l’orientation proposée par le Conseil national et
son refus du changement hypothèquent l’avenir de l’espace communiste en
France, son histoire et sa culture. Sans véritable influence, sans une force politique
pour porter nos idéaux, notre projet,
nous sommes réduits à l’impuissance. Ce silence
des communistes fait douter de notre utilité et détourne de nous l’opinion publique,
les salariés, les chômeurs, les jeunes, les précaires, vers d’autres offres politiques. C’est
là l’explication du 1,93 % de l’élection présidentielle. Alors que l’idée communiste n’a
pris aucune ride dans un monde globalisé où la crise du capitalisme, véritable crise
systémique fait rage, c’est uniquement le communisme politique du siècle dernier
auquel nous restons liés, qui a été invalidé par l’histoire et pas le beau nom de
communisme. Ce communisme politique dont nous sommes issus a produit le
goulag, les états totalitaires liberticides. Nous pouvons dire avec raison que nous
avons pris des distances avec cette perversion de notre idéal, reste que l’histoire
retiendra ses traits les plus abjects. Si nous voulons faire vivre l’idée généreuse et
magnifique du communisme et lui garantir un futur dans ce nouveau siècle, une
rupture politique franche sans appel, s’impose. Si nous voulons garder et développer
un espace communiste reconnu et identifié, le cheminement avec d’autres dans
une nouvelle force d’émancipation humaine de transformation sociale s’impose
comme une nécessité absolue. L’avenir du communisme ne dépend pas que de
nous.

9 – D’autres forces, d’autres mouvements, d’autres formations sous des formes
et dans des rythmes divers, porteront la lutte d’émancipation, et sa visée
communiste.
Les partis naissent et meurent, les idées restent quand elles sont
universelles. Si nous voulons être de ce mouvement pour l’humanité, sachons
percevoir qu’une communauté de destins nous lie à d’autres. Et ils sont
innombrables. Il faut être aveugle et sourd pour ne pas le comprendre.
François ASENSI
Député
Maire de Tremblay-en-France
NB - En Seine-Saint-Denis nous attendons toujours une ébauche sérieuse

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Published by henri Moulinier - dans Pcf: quel avenir
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  • henri Moulinier
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.

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