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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 06:15

La crise était finie ! Une "reprise" de l'activité est annoncée en Août: croissance positive au 2e trimestre pour la France, l'Allemagne, la Norvège (+ 0,3%), et du Japon (+ 0,9%). Le PIB de la zone OCDE - regroupant les 30 pricipaux pays industrialisés du monde- s'est stabilisée à 0,002%, alors qu'il accusait une baisse de 2,1% au 1er trimestre 2009.


Pourquoi ce rebond?

L'article d'Alternatives Economiques, ci-dessous, donne des éléments d'analyse. Pour ma part, je veux en préciser certains:

- Le redémarrage de l'industrie automobile grâce aux mesures d'aides financières, de prime à la casse et de publicités chocs. Les entreprises automobiles ont recommencé à produire, après avoir massivement destocké.

- La baisse des prix, qui s'est accentuée en Juillet (-0,7% sur un an, de juin 08 à juin 09, selon l'INSEE) Elle a évité un effondrement de la consommation des ménages ( 60% des "moteurs" de la croissance, aux côtés de l'investissement et des exportations).

- Le commerce extérieur redevenu positif, plus à cause de la chute des importations que de la croissance des exportations. Les ventes d'automobiles françaises à l'étranger, en particulier en Allemagne ( petits modèles), ont enregistré de beaux succès.

Ajoutons à cela une certaine remontée de la Bourse, liée aux activités spéculatives qui ... reprennent! Avec l'aide massive des Etats, les banques refont des profits ( Exemple de la BNP: 3,2 milliards d'euros au 1er trimestre, elle qui avait bénéficié de 5,1 milliards d'aides de l'Etat français). Ainsi, la crise ... des banques semble passée: la spéculation peut recommencer, comme ... avant, au risque de causer, à terme, une nouvelle "bulle spéculative". Pour autant, le crédit bancaire a du mal, lui, à reprendre.

Une croissance en trompe-l'oeil

° Le chômage a repris en Juillet, après une "baisse" conjoncturelle des chiffres en Juin. Nous en sommes, officiellement, à 2 535 200 demandeurs d'emploi inscrits dans le Pôles emploi en Juillet, contre 2 003 600 en février 2008. Encore fau-il préciser que ces chiffres ne concernent que la catégorie A ( n'ayant pas du tout travaillé dans le mois, à la recherche d'un emploi à plein temps). Car, si l'on prend les catégories A, B, C, de chômeurs, le nombre de ces chômeurs a augmenté de +18,9% sur un an, atteignant 3,66 millions en métropole et 3,8 millions avec la France d'Outre-Mer.

     Et cela n'est pas fini: les effets des "plans sociaux" ne vont commencer à se faire sentir qu'à l'automne, quant les salariés licenciés vont s'inscrire. "Ils vont recevoir une lettre de licenciement à la fin de l'été ou à l'autmne, et c'est à ce moment-là qu'ils s'inscriront au chômage" a dit François Chérèque (CFDT)Les jeunes, sans emploi,  sortis du système de formation avant l'été, vont eux aussi se diriger vers les Pôles emploi. Jean Claude Mailly (FO) prévoit 800 000 chômeurs de plus pour cette année 2009

° Les salariés sont oublié par des politiques gouvernementales et européennes ( mais aussi ailleurs) axées uniquement sur le soutien aux entreprises et à l'investissement. Certes, l'investissement est un des moteurs de la croissance               ( 21%), mais le moteur essentiel est la consommation des ménages ( 58%). Pour la stimuler, il y a 2 moyens: réduir l'épargne ou augmenter les salaires. Or, les salariés pratiquent plutôt l'épargne de précaution. Et les salaires ne bougent pas. Les achats des ménages sont donc l'élément déterminant de la reprise durable de l'économie. La question du pouvoir d'achat de ceux qui travaillent ( salariés et travailleurs indépendants), comme des retraités, est une question tabou. L'augmentation des salaires demeure pourtant une des voies de sortie de la crise.

   En définitive, les éléments structurels de la crise sont toujours là ! Car les politiques menées ne touchent pas aux mécanismes qui ont engendré la crise

  
La crise systèmique demeure

 Car n'oublions pas qu'elle est mondiale,  gangrénée par un capitalisme financiarisé, crise économique, mais aussi sociale ( chômage, pauvreté et fortes inégalités) ET écologique ( réchauffement climatique, dégradation sévère de la biodiversité, crise énergétique en puissance - le prix du pétrole brut remonte à plus de 70 euros le baril, sous l'effet, pour partie, de la ... spéculation.

Les mêmes politiques économiques libérales peuvent-elles produire autre chose que la poursuite de cette crise structurelle?

 
Certes, N Sarkozy vient de tancer les banquiers, leur enjoignant de se plier aux règles qu'il vient de leur faire valoir: les bonus des dirigeants et des  traders seront étalés sur 3 ans: 1/3 la 
première année, les 2/3 des 2 années suivantes. Et la partie différée du bonus ne devra pas être versée "si les performances ne sont pas au rendez-vous" a déclaré N Sarkozy. Les banques seront "sanctionnées" si elles ne se plient pas à ces règles.

 "Pas grand choses de nouveau" par rapport au code de bonne conduite qui existait déjà, juge la CFDT des banques. Jean-Claude Mailly(FO) pointe la "grande différence entre les propos et ce qui est proposé" et exprime un "doute" sur l'effet dissuasif des nouvelles mesures.

 Jean-Christophe Le Duigou (CGT) est "extrêment sceptique": "N'est-on pas en train de traiter l'écume des choses?"
   

"N'est-on pas en train de traiter l'écume des choses?" 

 
Pour lui, 
"les traders ne font que gérer des marchés et des produits mis au point et développés par les banques". "Les banques ont quitté leur coeur de métier. Aujourd'hui, seulement 20% des ressources des banques proviennent de la distribution de crédits"; le reste étant tiré de leurs activités purement financières.

 Or, s'il le voulait l'Etat qui détient, entre autre 17% du capital de la BNP, 8% de la Société Générale, "aurait les moyens, en tant qu'actionnaire, de peser sur la gestion des banques",
quitte, pour cela, à "demander à être représenté au conseil d'administration" fait valoir JC Le Duigou ( L'Humanité - 27/8/09).

Poursuivre la politique néolobérale ou engager de profondes réformes de ce capitalisme financiarisé?


 Il est clair que de véritables réformes structurelles de ce type sont nécessaires. Mais telle n'est pas la volonté de N Sarkozy, qui veut préserver l'essentiel des profits financiers, spéculatifs pour parler plus clairement.Et utilise la crise pour accentuer sa politique néolibérale, ce qui passe par la mise en cause des services publics restant  ( La Poste, ...), la poursuite de la démolition du droit du travail        ( mise à mort du travail dominical, ...), ou encore l'allégement des impôts sur les entreprises           ( mise en cause de la taxe professionnelle payée par les entreprises, création d'une taxe carbone sur les ménages).

 La création d'un pôle public financier, par exemple, dans le domaine financier, serait une des solutions fortes pour réorienter l'action du secteur bancaire vers l'activité économique réelle.
Voilà une proposition de gauche qui mérite débat, plus que celle des "primaires" aux présidentielles et qui poserait autrement l'alliance voulue par des socialistes et des écologistes avec le Modem
 
                                                                                                       Henri Moulinier

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Pourquoi la crise n'est pas finie

Si la dépression semble aujourd'hui évitée, de nombreux risques peuvent entraîner une rechute de l'activité.

 

En août dernier, la surprise a été générale: nous ne nous en doutions pas, mais en fait l'économie française était sortie de la récession depuis plusieurs mois déjà. La production repart en effet un peu, tirée en particulier par l'automobile grâce aux primes à la casse. La consommation des ménages, qui n'avait pas fléchi, a légèrement accéléré. Mais c'est surtout une amélioration des comptes extérieurs, que personne n'avait anticipée, qui explique la sortie de la récession: elle a gonflé l'économie française à hauteur de 0,9 point de produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre. L'action des banquiers centraux et les plans de relance des gouvernements sont donc parvenus à empêcher que la récession ne se transforme en dépression . Même si dans le cas de la France et de l'Europe, c'est pour une part non négligeable les relances des Américains et des Chinois - beaucoup plus massives que la nôtre - qui a soutenu les exportations.

 

Ceci étant, cette - modeste - hausse du PIB intervient à la suite d'une récession sans précédent depuis les années 1930: entre le deuxième trimestre 2009 et la même période de 2008, le PIB est toujours en recul de 2,6%, une baisse plus de deux fois supérieure à celle qu'on avait connue lors de la récession précédente, celle de 1993. Les exportations, même en légère hausse, sont toujours 12% plus faibles qu'il y a un an. Quant à l'investissement des ménages comme des entreprises, il diminue encore. Sans oublier que la production industrielle, si elle se redresse un peu, était toujours, fin juin, à l'indice 86, alors qu'elle se situait à 104 en janvier 2008, soit un recul de 17%...

 

Bref, il n'y a pas encore de quoi pavoiser.

 

D'autant que les risques de rechute sont non négligeables. Ce ne serait pas la première fois, en effet, qu'une reprise ferait long feu: tant aux Etats-Unis dans les années 1930 qu'au Japon dans les années 1990, de multiples épisodes de ce type avaient par la suite rapidement avorté.

 

° D'abord parce que le marché du travail continue et va continuer de se dégrader, plongeant dans le chômage une part croissante de la population et démoralisant les autres.

 

° De plus, bien que les banquiers aient déjà repris leurs mauvaises habitudes en matière de spéculation et de rémunérations, la pompe du crédit n'est pas vraiment réamorcée et le système bancaire reste très fragile. Surtout en Europe, où le ménage n'a pas été fait.

 

° Enfin, les plans de relance vont cesser de produire leurs effets, alors que les gouvernements risquent, là aussi surtout en Europe, de vouloir resserrer trop vite le robinet budgétaire.


Bref, l'heure n'est pas du tout à la démobilisation face à la crise.

 

Guillaume Duval

Alternatives Economiques -  n°283 - Septembre 2009

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                                 Crise systémique : le trou noir


 par Gilles Bonafi  Le 5 aout 2009
 
  Mondialisation.ca <http://www.mondialisation.ca>  
 
  
 Nous sommes plusieurs à vous  le dire, le répéter, insister lourdement, nous ne sommes pas en 1929,  c’est bien plus grave ! Il s’agit ici d’une crise systémique, un système  de captation du capital par quelques-uns, basé sur la consommation à  partir de dettes et donc, parler seulement de dettes revient à occulter le  problème de la consommation. Or, il faut le rappeler, sans  consommation il n’y a pas de travail.   De plus, l’histoire nous  apprend que ce n’est pas en 1929 que la crise a touché le fond mais en  1932 soit 3 ans plus tard. 

 

Nous sommes très peu à  informer sur l’ampleur du désastre (Paul Jorion, le LEAP, Abderrahmane  Mebtoul moi même ou Pierre Jovanovic entre autres).   Ce dernier, avec humour résume  notre avenir : Koh-Lanta pour tous ! Paul Jorion, plus sobre indique que  c’est la fin du capitalisme.   Stiglitz, Krugman et Roubini  avaient peut-être prévu la crise mais sont passés à côté de son  ampleur.   Le LEAP parle de 3 vagues  scélérates, il faudrait plutôt parler de tsunami. Voici donc un petit tour  d’horizon qui devrait vous éclairer.   Le 24 juin 2009,  « Lepoint.fr » indiquait que les  exportations japonaises ont baissé de 40,9 % sur un an. Le commerce  mondial est sinistré et l’on assiste à l’effondrement du secteur du  transport maritime (- 21 %) et du fret aérien (-28 %) : FOCUS/Panalpina en baisse après résultats  semestriels. <http://www.romandie.com/infos/news2/200908051205080AWPCH.asp>   


Pour le  secteur aérien, on est au bord du gouffre (voir le blog de Pierre  Jovanovic : www.jovanovic.com <http://www.jovanovic.com/>  , truffé d’infos à ce sujet)  avec selon l’ IATA (l'Association internationale du transport aérien ) une  baisse de 16,5% pour le fret et de 7,2% pour les passagers en juin par  rapport à l'an dernier et donc neuf milliards de dollars de pertes  estimées pour 2009. 

 

  On le voit ici, 16,5 %  déclarés et 28 % réels, voilà comment on triche avec les  chiffres.   Si l’on prend en compte, les  accidents récents (impact psychologique), la hausse du carburant, la  grippe et l’aggravation de la crise, il faudra multiplier par 3, voire 4  ce chiffre. De très nombreuses faillites sont pour bientôt, ce que j’avais  annoncé l’année dernière, le 23 octobre 2008 dans mon article Cessation de paiement <http://www.alterinfo.net/Cessation-de-paiement_a25189.html> .

 L’industrie automobile est  dans un état encore pire. Par exemple aux USA, les ventes de voitures se  sont effondrées en juin 2009 : Ford: - 10,9 %, General Motors: - 33,6 %,  Toyota: - 31,9 %, Chrysler: - 42 %, Honda: - 29,5 % - Nissan: - 23,1  %.   C’est vrai, j’oubliais, la  crise est terminée !   Bien sûr, mon calendrier a été  repoussé de quelques mois car on a injecté dans l’économie des sommes  faramineuses. En effet, la Fed la (banque centrale US), le 18 mars 2009  (le jour où le dollar est mort), a décidé de racheter des  bons du trésor, ce qui revient à monétiser la dette, et, le 29 avril 2009,  a confirmé qu’elle se portait acquéreuse de 1700 milliards de  dollars soit 12,5% du PIB de titres émis par le privé et  d’obligations : http://www.federalreserve.gov/newsevents/press/monetary/20090429a.htm     Ils devraient d’ailleurs  écrire plus petit pour mieux cacher la réalité ! Sélectionnez le texte et  copiez-le, le chiffre exact apparaîtra.   Pour les retraites, par  exemple, 15 millions de britanniques n’auront pour vivre que 560 livres  par mois et pour le reste de l’Europe, l’exemple Letton sera le modèle  avec 20 à 30 % de baisse des pensions.

 Mais le pire concerne le  chômage qui explose et le moment est venu de vous démontrer comment les  chiffres sont tronqués. Jacques Freyssinet, économiste français né en 1937  dont les travaux font autorité sur l'emploi et le chômage a démontré que  le chômage réel était plus de 1,5 fois supérieur à celui déclaré par le  BIT (Bureau International du Travail) car le calcul ne tient pas compte  des demandeurs d’emploi en formation, des cessations anticipées d’activité  et de ceux qui sont dans l’absence de recherche d’emploi: 2.5Le halo du chômage <http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%B4mage#Le_halo_du_ch.C3.B4mage> .  

 

 Par exemple, en France, le  chômage a augmenté de 18,7 % sur un an et l'Insee prévoit un taux de  chômage de 10,5 % à la fin de l’année (9,1 % au premier trimestre) ce qui  signifie, si l’on tient compte de la réalité que nous aurons un  taux réel de chômage de 16 % en décembre.   Pour les États-Unis, on  atteindra aussi 10,5 %  et  donc là aussi un taux réel de chômage de 16 % en  décembre.

 En fait, c’est bien simple,  tous les chiffres sont totalement faux et je vous invite à lire ou relire  Crise systémique – Les solutions  <http://www.legrandsoir.info/Crise-systemique-Les-solutions-no5.html> (n°5 : une constitution  pour l ... concernant la recapitalisation des banques à l’aide de  magouilles comptables. Vous comprendrez ainsi pourquoi tout va  mieux.   Cette crise est donc bien une  crise systémique, un système basé sur le travail (dont l’essentiel des  revenus sont captés par quelques-uns) qui dépend de la consommation, qui  elle-même dépend de dettes.
 
Selon  Maurice Allais, prix Nobel d’économie en 1988 « L'économie mondiale tout  entière repose aujourd'hui sur de gigantesques pyramides  de dettes, prenant appui les unes sur les autres dans un équilibre  fragile. »
 

Pour  rappel, depuis 2000, la dette totale des ménages américains a augmenté de  22 %, une catastrophe !
 
Bernard  Lietaer (qui a mis en place l’euro et spécialiste des questions  monétaires) avait donné une image exacte de l’ampleur de la crise aux USA,  dans son livre blanc en novembre 2008 :   « L’opération de sauvetage  américaine coûtera plus que la somme de toutes les activités historiques  suivantes du gouvernement américain, ajustée pour l’inflation : prix de  l’achat de la Louisiane, le New Deal et le Plan Marshall, les guerres de  Corée, du Vietnam, la débâcle de S&L, la NASA et la course à la lune  réunis. »   En effet, le montant total des  dérivés (des produits financiers qui lors d’une crise majeure ne valent  plus rien), est évalué par la BRI (Banque des règlements internationaux) à  591 963 milliards de dollars au 30 décembre 2008, ce qui  représente plus de  10  fois le PIB mondial : http://www.bis.org/statistics/derstats.htm   cliquez sur « Amounts outstanding of over-the-counter (OTC)  derivatives by risk category and instrument » en pdf ou directement sur http://www.bis.org/statistics/otcder/dt1920a.pdf.
 
Pour ceux  qui croient que ces chiffres sont du vent, voici les preuves du  crime.
 
Essayez  d’emprunter 10 fois la valeur de votre maison ! La finance, elle,  contrôlant l’ensemble de la classe politique du monde, peut tout se  permettre.

 Or, il faut le rappeler, les  entreprises, la finance, les banques sont interconnectées et littéralement  infectées par ces produits financiers que Paul Jorion nomme « les  métastases ». Les premières grosses défaillances ont commencé (Chrysler,  General Motors par exemple) et nous assistons en ce moment, par effet  domino, à l’implosion du système. Les sommes en jeu sont tellement énormes  que tel un trou noir, elles font disparaître l’ensemble des Etats-nations  et au passage, nos emplois, nos retraites et toutes nos protections  sociales.

 D’ailleurs, Laurent Carroué,  directeur de recherche à l’Institut français de Géopolitique, Expert du  groupe Mondialisation du Centre d’Analyse Stratégique (ex Commissariat  Général au Plan), en mai 2009 a estimé le coût de la crise à 103 %  du PIB mondial soit 55 800 milliards de dollars : La  crise mondiale : une ardoise de 55 800 000 000 000 de dollars  américains <http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=1596> .    C’est vrai, tout va mieux  !   J’ai donc encore une fois de  plus essayé de vous informer, de vous donner des preuves irréfutables de  l’ampleur du désastre à venir et j’espère qu’une prise de conscience  collective est en train de naître. Un autre modèle économique est à bâtir,  qui ne doit pas être celui de la Banque Mondiale ou du FMI, une  constitution pour l’économie (ecce - home <http://www.ecce.name/> ) car l’origine de tous les problèmes est là.  Pour conclure je vous laisse méditer sur ces paroles qui résument à elles  seules la façon dont les choses se passent.

 « D’abord nous décidons  quelque chose, ensuite on le lance publiquement. Ensuite nous attendons un  peu et nous regardons comment ça réagit. Si cela ne fait pas scandale ou  ne provoque pas d’émeutes, parce que la plupart des gens ne se sont même  pas rendus compte de ce qui a été décidé, nous continuons, pas à pas,  jusqu’à ce qu’aucun retour ne soit possible... ». Premier ministre,  ministre des finances luxembourgeois, gouverneur de la Banque mondiale de  1989 à 1995 ancien gouverneur de la BERD et du FMI président actuel de  l'Eurogroupe. Jean-Claude Juncker dans une interview  Der Spiegel n°52/1999 p136 : Wikipedia <http://translate.google.com/translate?hl=fr&amp;sl=de&amp;u=http://de.wikipedia.org/w/index.php%3Ftitle%3DJean-Claude_Juncker&amp;prev=/search%3Fq%3DDer%2BSpiegel%2Bn%25C2%25B052/1999%2BJean-Claude%2BJuncker%26hl%3Dfr%26sa%3DG&amp;rurl=translate.google.fr>  ou Democratie . Nu - Witte Werf januari  2000 <http://democratie.nu/bibliotheek/witte_werf/witte_werf_januari_2000.html> .
 
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 Extrait de l'article publié le 24 Aout 09 dans INFAME POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires

 Je vous renvoie à la totalité de cet article sur ce site

 

"Pourquoi la grippe H1N1 tombe à pique,

           car la crise 2010 sera pire que 1929.



Nous vivons une époque extraordinaire, où la méthode Coué, a été instauré comme, comme outil de gouvernance international ( en matière économique) et la grippe H1N1 comme le dernier rempart pour sauvegarder la paix sociale pendant la tempête.

Bien évidemment, les médias et  les gouvernements ne vous servent pas la vison du monde comme je viens de vous la présenter.

 

La méthode Couet!

 

Et pourtant, en fouillant bien, les médias et déclarations de gouvernements ou d’économistes il est indéniable que tous proclament la méthode Coué : "la crise est finie la croissance repart ! ", mais vous vous apercevez rapidement que personne n’est dupe, et que tous s’attendent à une fin d’année 2009 et 2010 catastrophique.


Merci de suivre les liens pour faire votre idée sur la réalité de l’info que mes médias et gouvernements nous servent.

 

Pour commencer les USA

où les premières cartes du château se sont effondrées ! ( cela continue, et ils se demandent encore comment enrayer la chute ! ) voir ici les mesures prises en Californie pour éviter la Faillite, les saisies immobilières qui continuent de plus belles (et qui engendrent le paradoxe de faire remonter les ventes immobilières, le chômage qui est reparti à la hausse en Aout ( mauvaise pioche).

 

Maintenant l’Europe : le palmarès de la récession en Europe


L’Europe s’enfonce dans la récession, avec une contraction jamais vue depuis des décennies de son économie fin 2008. Quels sont les pays les plus touchés ? Quels sont ceux qui résistent le mieux ? Analyse de la situation économique des pays de l’UE.

Soudain embellie merveilleuse en Allemagne et en France avec des 0,1 % et 0,3% de croissance du PIB, bien sur aussitôt mis sur le piédestal par les Gouvernements dans les Médias, mais fortement modéré en coulisses, avec une Espagne elle, catastrophique, "chute de 4,1% du PIB au 2e trimestre."

....La principale interrogation des analystes porte sur les causes de la dynamique constatée en Allemagne et en France, qui tient notamment à la bonne tenue de la consommation. Jusqu’à quand les ménages vont-ils tenir ? Comme l’explique Jean-Christophe Caffet, économiste chez Natixis, s’ils ont continué à consommer, c’est « d’abord grâce à la désinflation, liée essentiellement à des effets de base » (le pétrole était très cher un an auparavant). Un phénomène qui ne va pas tarder à toucher à sa fin. Autre soutien manifeste de la consommation : les primes à la casse dans le secteur automobile. Pour salutaires qu’ils aient été, ces coups de pouce sont appelés à disparaître. Quant aux ménages, la perspective d’une hausse persistante du chômage devrait tôt ou tard les inviter à la modération.


Et la Chine dans tout ça qui annonce + de 8% de croissance en 2009 :

"...pour retrouver une croissance à deux chiffres, les Chinois ont un besoin impératif d’une reprise forte de leurs exportations. Rappelons qu’en juillet elles baissaient toujours de 23 % sur un an. Je ne vois pas comment un redémarrage de la demande des pays industrialisés pourrait se produire à brève échéance.(...)"


                      Lire la totalité de l'article sur le site l'INFAME POLITIQE

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Published by henri Moulinier - dans Crise économique mondiale
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  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
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