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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 08:22

Voici un article publié sur le site http://www.nord-social.info/spip.php?article547 .

La M.R.E.S.  regroupe 110 associations de la métropole lilloise et de la Région Nord-Pas de Calais. Cet article de Jean-Paul Biolluz mérite toute notre attention, car il met en évidence les dangers des boulversements qui guettent les associations dans tout le pays!                  H Moulinier

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 Eléments d'information et d'analyse du M'PEP

    Voir en particulier -page 3- "L'Union européenne et les services", puis "la soumission du gouvernement français", le SEUL gouvernement de l'Union européenne a ne pas avoir transposé la Directive Service européenne en Loi-cadre, pour étouffer tout débat!!!

La Circulaire de 18 janvier 2010 édictée par le Premier Ministre Fillon fait office de transcription de cette Directive service. Mais cela est-il légal ? Peut-elle remplacer une loi, votée par le Parlement,  en France? Des associations nationales ont engagé un recours en Conseil d'Etat:

             http://www.m-pep.org/spip.php?article1989#outil_sommaire_11

 

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« Nous refusons la marchandisation des valeurs »

 

Samedi 29 janvier 2011 par Jean-Paul Biolluz

 

« Nous refusons la marchandisation des valeurs » entraîné par la mise en concurrence du milieu associatif avec des entreprises classiques, mais aussi entre les associations elles-mêmes. Affirmé avec force, cette volonté de résistance à une politique qui crée les plus vives inquiétudes dans le milieu associatif, sera l’un des rhèmes de campagne et d’action de la Maison régionale de l’environnement et des solidarités de Lille (MRES) pour l’année 2011.

 

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Regroupant 110 associations, la MRES implantée à Lille développe de nombreuses activités dans la métropole lilloise, et plus largement dans la Région du Nord et du Pas-de-Calais. Tous les ans, cette structure présentée comme un lieu de rencontres et d’échanges entre associations, mais aussi de coordination de leurs actions et de leurs interventions publiques, mène des campagnes sur des sujets divers, qui peuvent aussi bien concerner des questions environnementales, que d’autres touchant aux Droits de l’homme, ou encore la vie du milieu associatif.

 

Un contexte budgétaire inquiétant

En ce début d’années, ses responsables ont, au cours d’une conférence de presse exposer quels seraient les grandes thèmes de campagne de l’année 2011. Rien d’étonnant, donc, à ce que l’on retrouve parmi ceux-ci, au nombre de trois, la situation de plus en plus difficile fait aux associations conséquence d’une politique qui vise à faire entrer les associations dans le jeu de la concurrence. Autre sujet de préoccupation des responsables de la MRES, les politiques de stigmatisation et de haine conduites contre des populations. Enfin, dans le cadre de l’année européenne du bénévolat, les acteurs associatifs mèneront une campagne pour inviter leurs concitoyens à s’engager.

Dans un contexte budgétaire inquiétant pour elles, et où les associations souffrent des restrictions imposées par les collectivités, celles-ci refusent donc la marchandisation des initiatives associatives. Les responsables associatifs sont opposés à la généralisation des appels d’offre qui entre dans le cadre de la mise en place d’une politique de concurrence. Les responsables du milieu associatifs avancent plusieurs exemples de la nocivité de cette nouvelle politique.

 

De la convention à la concurrence

Au niveau local, depuis 20 ans, des associations mènent des actions importantes dans le domaine de l’éducation à l’environnement durable. Elles ont acquis des connaissances et un savoir faire reconnu. Or avec, la mise en concurrence et l’arrivée des appels d’offre, expliquent les responsables du monde associatifs, « des projets conçus et mis en œuvre par des gens qui croient en ces valeurs sont transformés en marchandises. On passe de la convention établit avec une collectivité qui permet aux associations d’intervenir dans les écoles ou les collèges à la concurrence. »

Autre exemple mis en évidence, par Mireille Havez, vice-présidente de la MRES, celui du tri des déchets. «  Les premières actions dans ce secteur ont été menées par des associations. Elles ont mis en place les premières unités, qui outre le tri des déchets intégraient une dimension re-insertion de publics chômeurs de long durée ou exclus. Une fois les collectivités convaincues, nota Mireille Havez, et le système en fonction, les grandes entreprises sont arrivées dans un secteur devenu rentable sur certains créneaux profitant de tout le travail raliser précédemment par les associations. »

Gérard Minet, membre du conseil d’administration évoqua la situation existant aujourd’hui dans les centres de rétention découlant de cette mise en concurrence. « Auparavant, expliqua-t-il, dans les centres de rétention c’était la Cimade qui était chargée du suivi des situations. Suite à un appel d’offre, il y a deux ans, c’est désormais l’association France Terre d’Asile qui intervient au centre de rétention de Coquelle, et l’Ordre de Malte à celui de Lesquin. Jusqu’à cette date, a noté Gérard Minet, nous n’avions jamais entendu parler de l’Ordre de Malte. Cette situation, où dans chaque centre, suite à un appel d’offre, interviennent des associations différentes et tout à fait préjudiciable. En effet, la cohérence qui existait lorsque la Cimade intervenait dans tous les centres a volé en éclats. »

 

Une campagne de longue haleine

Joël Hemery, le président de la MRES considère, « que cette politique de mise en concurrence est faite sans se soucier du travail réalisé par les adhérents des associations, et la valeur de ce travail. Par ailleurs, souligne-t-il, aussi, c’est un moyen de créer des rivalités. » Pour faire obstacle à cette politique de marchandisation, les associés de la MRES se sont donc engagés dans une campagne « qui sera, selon les termes de Joël Hemery, de longue haleine, » et « qui ira bien au-delà de 2011. »

Le président de la MRES a rappelé « que si l’Europe présidait à la mise en concurrence au nom de l’idéologie libérale, en vérité, dans les dispositions qu’elle a retenue dans la cadre de la directive sur les Services d’Intérêt Généraux, elle ouvre la possibilité aux collectivités (communes, départements, régions) d’adopter des délibérations qui exclus certains services publics de cette règle générale de la mise en concurrence. » Ainsi, la ville de Lille a-t-elle exclu du champ de la concurrence, les crèches et la politique de la ville. La ville de Tourcoing a pris des délibérations excluant plus largement certains services publics de la concurrence.

Voilà donc un terrain sur lequel le collectif des associations rassemblé à la MRES peut intervenir. Par ailleurs, ont expliqué les responsables associatifs, la période qui s’ouvre qui va être dominée par la préparation des élections présidentielles et législatives sera l’occasion d’interpeller les élus sur ces questions… (à suivre)

 

J-P. BIOLLUZ



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Published by henri Moulinier - dans Associations en danger
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  • henri Moulinier
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
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