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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 09:08
2 mars 2011 06h00 | Par Philippe Baroux 0 commentaire(s)

Sud-Ouest 

Cent ans de pêche industrielle

L'ancien élu Henri Moulinier prépare une thèse sur un pan majeur de l'histoire rochelaise du XXe siècle.

 Henri Moulinier exploite les archives du Musée maritime, aidé de Véronique Villedey et Annie Massias. photo pascal couillaud

Henri Moulinier exploite les archives du Musée maritime, aidé de Véronique Villedey et Annie Massias. photo pascal couillaud  

Au terme de trente et une années de vie politique, on a vu l'ancien adjoint au maire repiquer à ses chères études, certes un peu forcé par le cours de ses « amitiés » partisanes. En septembre dernier, il présentait un mémoire de master sur l'histoire du quartier de Villeneuve-les-Salines. Manière de « deuil », pour enterrer les reliques d'une vie municipale dans ce quartier qu'il a longtemps arpenté.

 

Et le voici qui rebondit encore, et grimpe une marche de plus dans l'amphi : une thèse, dont il vient de déposer le sujet : « Essor et déclin des armements de la pêche industrielle rochelaise au XXe siècle ».

Entre les années 20, celles du développement d'un chalut Vigneron-Dahl, « petite révolution technique mise au point à La Rochelle », et 1993 où les deux derniers chalutiers industriels rochelais, le « Force 17 » et le « Peoria », furent désarmés, Henri Moulinier va aborder au plus près ce sujet si souvent débattu « avec Michel Crépeau, en mairie, quand il s'agissait de décider du déplacement du port de pêche à Chef-de-Baie ».

Relié au Musée maritime
 

Outre la curiosité personnelle de l'étudiant, le choix du sujet est alimenté par les conseils de trois universitaires. Ceux, informels, de Guy Martinière, aujourd'hui retraité. Et ceux des directeur et directeur adjoint des travaux du thésard, Didier Poton, et Mickaël Augeron, ce dernier étant d'ailleurs membre du comité scientifique du Musée maritime. C'est ainsi qu'Henri Moulinier a mis son filet à l'eau.

La période est favorable, les circonstances sont bonnes. Il n'existe pas de travail complet sur le sujet. Et l'initiative arrive à un moment où le Musée maritime, augmentant son empreinte sur la mémoire des bateaux de sa collection et de ceux qui les ont manœuvrés (ce fameux patrimoine immatériel, mais ô combien incarné et cher à sa directrice adjointe Annie Massias), cherche à tendre une passerelle avec l'université. « Le lien se noue aujourd'hui et ce travail sur les armements rochelais nous sera très utile », se réjouit Annie Massias.

 

1964, l'année record

Il faut se souvenir : « à La Rochelle, les premiers chalutiers à vapeur apparaissent en 1904-1905. Les premières sociétés d'armement naissent en 1912. Dans les années 20, La Rochelle est le deuxième port de pêche français… Résonner sur le sujet c'est travailler sur la dimension des bateaux. Mais surtout, sur la forme économique des entreprises d'armement, une forme capitalistique. »

Les volumes des apports, les puissances des armements de pêche, la problématique gestion de la ressource, l'apogée de 1964 à 24 000 tonnes - à comparer aux 2 448 tonnes de l'année dernière -, le périmètre est très vaste. Henri Moulinier va l'explorer en s'appuyant sur diverses sources. Il y a le fonds du musée que lui ouvre chaque mercredi après-midi la documentaliste Véronique Villedey. Ouvertes, aussi, les archives départementales, municipales. Accessibles, encore, d'autres travaux universitaires, et quelques pépites.

Ainsi, Henri Moulinier vient-il d'apprendre que les archives du syndicat des armateurs rochelais pour la période de l'entre-deux-guerres, sont au service départemental. Des assemblées générales, des comptes rendus de conseils d'administration, rassemblés en un volume d'un mètre cube… et non encore classés.

 

Marins et armateurs

Comme pour le poisson débarqué, le tri importera. « Je me donne cinq ans au maximum pour réaliser cette thèse. » Déjà, les têtes de chapitres sont posées, encore faut-il en affiner la trame. Henri Moulinier appareillera avec une étude sur l'évolution de la pêche rochelaise.

Cap sur une interrogation forte : « La crise est-elle spécifique à La Rochelle et liée à son développement porté par les capitaux ? » Ce sera ensuite le temps de l'étude des armements sous l'angle économique. « Je recherche ici toute information sur leur gestion, leurs comptes, etc. » Troisième et dernier volet : « les hommes, mais à travers l'examen des rapports sociaux. »

 

L'homme imagine que bien des familles ont dans leurs fonds de tiroirs, ou entreposés dans des greniers des pièces rares et utiles à ses travaux. Surtout, surtout, ne pas hésiter à entrer en contact avec lui, à l'adresse suivante :

henri.moulinier@orange.fr.

 

La Rochelle · agriculture · Charente-Maritime

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  • henri Moulinier
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.

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