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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 13:17

 

Les prochaines élections municipales, à La Rochelle comme partout en France, devraient avoir lieu au printemps 2014, dans plus de 18 mois. Mais les élections législatives récentes ont laissé des traces fortes à La Rochelle. Déjà, d’autres candidatures que celle de Maxime Bono sont annoncées à gauche :

- Jean-François Fountaine, actuel Vice- Président de la Communauté d’Agglomération et président du comité de soutien à Olivier Falorni, élu depuis député.

- Mais aussi, le même jour dans le quotidien Sud-Ouest, celle de Thierry Sagnier, l’actuel président du Comité de quartier Préfecture-Verdun à La Rochelle, un ancien proche de Georges Frèche, dans l’Hérault où il a vécu.

Il est un secret pour personne : Maxime Bono avait déjà annoncé qu’il était candidat à sa propre succession. Et il se disait qu’au bout de quelques années, s’il était réélu, il laisserait la place de Maire à … Jean-François Fountaine ! Oui, mais voilà, ce dernier se déclare aujourd’hui candidat contre le Maire sortant !

 Maxime Bono désire-t-il toujours être candidat en 2014 ?

Oui, plus que jamais, répond-il dans le quotidien Sud-Ouest du 7 septembre: "A la question: peut-on dire que vous avez toujours autant de motivation pour rester maire de La Rochelle, il répond "Bien sûr. Tout cela ne change rien. J'ai une folle envie de cette ville. Ce qui se passe ne l'édulcore pas du tout". (voir entretien de M Bono, ci-dessous)

Attention à ne pas casser l’acquis de 40 ans de gestion de gauche à La Rochelle !

Ancien conseiller, puis adjoint au Maire de cette bonne ville, je suis très attaché à l’action que la gauche a mené depuis 1971, avec Michel Crépeau et qui a su se rassembler à partir de 1977

. Une ville qui a su, grâce à des politique de gauche, humanistes retrouver toute sa beauté architecturale ; une expansion urbaine maîtrisée, restant à taille humaine, veillant au respect de l’égalité républicaine de tous ses quartiers, de tous ses habitant-e-s ; une cité forte de ses structures sociales et culturelles, animant vivement toute une agglomération ; une mairie qui a su préserver ses services publics pour l’essentiel ( eaux, cantines, …) ; une ville qui avait fait de la démocratie locale une pratique en lien avec sa vie associative riche et les Comités de quartier ; une ville et une agglomération qui ont fait un effort important pour faire face à la très grave crise de l’emploi industrielle des années 1970-80 ; une ville… où il fait bon vivre, … mais où tout le monde n’a pas les moyens de vivre dignement, frappé par la crise de l‘emploi et la pauvreté et où la démocratie locale semble s'essouffler.

Ne reproduisons pas les errements du passé, à … l’envers !

Je sens bien que la crédibilité de Maxime Bono, avec qui j’ai travaillé en bonne intelligence, est remise en cause par un certain nombre de rochelais.

Mais n’oublions pas que La Rochelle a été dirigée par la droite pendant plusieurs mandats, jusqu’en 1971 et l’élection de la liste de Michel Crépeau. Il a fallu un vif déchirement à droite (avec 2 listes) pour permettre l’élection de la liste de la gauche socialiste-radicale-centriste conduite par Michel Crépeau ( il y avait aussi une liste PCF-PSU conduite par Léon Belly, qui s’est désisté clairement pour celle de Michel Crépeau).

Une campagne électorale, avec deux ou trois listes de gauche ou proches, ne risque-t-elle pas de conduire à un déchirement fort, à de l’abstention des électeurs des milieux populaires, … voire à une poussée forte à droite ? A moins que celle-ci, par jeu politicien, ne soutienne (encore) une des listes en présence à gauche ? Je ne veux pas me prononcer à ce jour sur la nécessité ou pas d'une seule liste à gauche ou de plusieurs listes. Pour moi, le débat, dans l'immédiat, est ailleurs.

La vraie question n’est-elle pas : quel projet pour La Rochelle demain ?

Nous sommes encore bien loin du la date de dépôt des listes municipales (mars 2014), loin donc de la campagne électorale officielle. Alors pourquoi ne pas lancer, sans attendre, un vrai et grand débat : que veulent les rochelaises et les rochelais pour leur ville, leur agglomération dans les années qui viennent ? Nous en avons largement le temps d’ici à fin 2013, avant que ne s’élaborent définitivement la/les liste(s) de gauche.

Car aujourd’hui, mis à part l’extension du port de plaisance (engagée et qui sera finie lors des élections), comment voulons-nous voir évoluer notre cité, notre vie ? La gauche rochelaise a un bel et bon bilan depuis 1971. Mais elle ne peut se contenter, pour l’avenir, de gérer en bon père de famille, l’héritage. La Rochelle a besoin d'un nouveau souffle.

Et comment redonner souffle à une réelle vie locale démocratique ?

Celle qui a animé les premières années du mandat de Michel Crépeau (commissions extra-municipales, … ) ? Que faire de la possibilité de référendums locaux ? Comment associer plus de citoyen-ne-s, de tous les milieux sociaux, de tous les âges aux décisions qui les concernent, et qui relèvent certes des pouvoirs des élus, mais en combinant fortement démocratie représentative (décision des élus) et démocratie directe (pouvoir de saisine, d’interpellation des citoyens, réunions qui ne se résument pas aux Assemblées générales des Comités de quartier). Lesquels Comités de quartier ont toute leur place dans la vie démocratique locale, mais ne résument pas la population rochelaise, à commencer par les moins de 40-50 ans plutôt rares dans les Assemblées générales traditionnelles, pour ne pas parler des jeunes, 20-30 ans, lycéens et étudiants, jeunes de nos quartiers, …

Mon amour pour cette ville me dit que La Rochelle, ville belle et … rebelle, a besoin d’un grand souffle citoyen. Car, par delà les ambitions personnelles, les enjeux de pouvoir, il y a les rochelaises et les rochelais, leur vie, leurs besoins de logement, de travail , d'éducation, de déplacement, de loisirs, ..., leur avenir en un mot. Les candidat-e-s ne peuvent plus se contenter de faire leur programme, l’élaboration de leur liste entre eux pour les « présenter » in fine aux électeurs ! Mais je dois rêver !!?

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Marie-Claude Aristégui - Sud-Ouest - 6-9-2012

"Jean-François Fountaine est « très déterminé"

Fin mars dernier, lors d'une interview accordée à « Sud Ouest », Jean-François Fountaine, chef d'entreprise, conseiller municipal à La Rochelle et vice-président de la Communauté d'agglomération, avait déclaré que si « les conditions étaient réunies », il serait « candidat aux élections municipales ». Mais il précisait que l'enjeu, c'était d'abord les législatives. 

« Sud Ouest » Depuis, Olivier Falorni que vous souteniez, a été élu député.Êtes-vous toujours dans le même état d'esprit?

Jean-François Fountaine Oui, je confirme ces propos et je garde le cap.

Quelles sont les conditions pour que votre candidature soit effective ? 

J'ai eu une vie sportive, un peu politique aussi et professionnelle très remplie. Maintenant, je m'organise pour que d'ici à un an, je puisse passer le témoin dans mon entreprise. Il faut que je me rende disponible avant même, car il va y avoir une campagne puis des élections. 

Une condition professionnelle donc et probablement d'autres ?

Oui, une autre. Je ne veux pas être candidat pour être candidat, cela n'a pas de sens. Il faut donc qu'il y ait une attente. C'est le cas. Déjà, il y a un an, je rencontrais des gens qui me disaient : « M. Fountaine, ce serait bien que vous soyez candidat pour être maire ». Et d'ailleurs, le premier qui m'en a parlé, c'est Maxime Bono. Mais depuis l'élection d'Olivier Falorni comme député, le rythme a changé. Il ne se passe pas de journée sans que je sois sollicité, par écrit, par téléphone, dans la rue. Cela vient de membres du Parti socialiste mais pas seulement. Beaucoup de gens visiblement souhaitent que je sois candidat, donc je trace ma route et je mets en place les conditions pour l'être. 

Elles semblent donc réunies. Mais, a priori, Maxime Bono sera aussi candidat à sa propre succession. Si c'est bien le cas, renoncerez-vous ?

Si Maxime Bono souhaite se représenter, il est libre de le faire, c'est son choix. Cela ne changera rien à ma détermination et je suis très déterminé. 

La Rochelle bruisse de rumeurs et il se dit que vous pourriez, le cas échéant, faire une liste avec également des adhérents de l'UMP ? 

Je sais mais c'est faux. Il n'y a aucune possibilité d'alliance avec l'UMP. C'est totalement exclu, évidemment.

Lors de notre rencontre en mars, vous estimiez que les valeurs de La Rochelle étaient en danger, le pensez-vous toujours ?

Avec l'élection d'Olivier Falorni , un danger important a été écarté (NDLR, Ségolène Royal). Mais quand je vois que Maxime Bono a retiré ses délégations à Patricia Friou (NDLR, la suppléante d'Olivier Falorni) et qu'il va aussi lui retirer les indemnités allant avec, pour les redistribuer, je pense qu'il faut être vigilant. Maxime Bono dit que c'est le groupe PS qui souhaite qu'il agisse ainsi. Certes, mais en tant que maire, il doit avoir un peu plus de hauteur.

Savez-vous qu'un autre candidat de gauche est sur le point de monter une liste ? Un certain Thierry Sagnier ?

Non, je ne le connais pas.

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Marie-Claude Aristégui - Sud-Ouest 7/9/12

« J'ai toujours une folle envie de cette ville »

Pour Maxime Bono, les propos de Jean-François Fountaine sont « douloureux ». Mais cela n'entame en rien sa motivation. Il sera candidat en 2014. 

Hier, dans nos colonnes, Jean-François Fountaine, conseiller municipal et vice-président de la Communauté d'agglomération (qui a soutenu le député Olivier Falorni), expliquait clairement qu'il était en train de prendre ses dispositions pour être candidat à la mairie de La Rochelle en 2014. Et il précisait que si Maxime Bono se représentait, sa détermination resterait intacte. Interrogé à ce propos, le maire confirme qu'il a bien l'intention de briguer un nouveau mandat. 

« Sud Ouest » Comment réagissez-vous aux déclarations de Jean-François Fountaine ? 

Maxime Bono C'est douloureux sur le plan amical. Oui, douloureux, vraiment. J'aurais préféré l'apprendre de sa bouche plutôt que de le découvrir dans le journal.

 Sur le plan politique, cela fait un moment que l'on s'en doutait, donc c'est un non-événement. Mais au moins, maintenant les choses sont claires.

 Et quand on voit le nombre de candidats qui se préparent, cela va faire beaucoup de listes à gauche ! Mais tout cela rentrera dans l'ordre en temps voulu.

 Serez-vous candidat à votre propre succession ?

 Oui. J'ai toujours dit que je serai candidat en 2014. Mais je ne serai jamais un candidat dissident.

 Pourquoi évoquez-vous cette éventualité ?

 Ce n'est pas une éventualité, je ne serai pas dissident justement. J'appartiens au Parti socialiste et c'est le parti qui désigne les candidats. (1).

Quelles qualités faut-il avoir pour être maire de La Rochelle ? 

Il faut avoir des projets, un programme et surtout une énorme motivation. A mon avis, vouloir restaurer les indemnités de Patricia Friou (2) est insuffisant. Je ne pense pas que cette question passionne les Rochelais.

Jean-François Fountaine dit simplement qu'il prend ses dispositions pour être candidat. On peut supposer que s'il fait un jour acte de candidature, il proposera un programme ?

Oui, il fera état de tous ses soutiens, tous ces gens qui l'encouragent à se présenter… Vous savez, moi aussi j'ai reçu des tombereaux de lettres mais je n'en fais jamais état car on peut toujours en parler mais cela reste virtuel pour les gens. Aussi virtuel que tous les ministres qu'Olivier Falorni a rencontrés pendant l'université d'été… 

Peut-on dire que vous avez toujours autant de motivation pour rester maire de La Rochelle ?

Bien sûr. Tout cela ne change rien. J'ai une folle envie de cette ville. Ce qui se passe ne l'édulcore pas du tout ».

 

(1) Maxime Bono fait probablement allusion, entre autres, aux élections internes qui se dérouleront fin octobre 2012. Les socialistes doivent élire un nouveau secrétaire fédéral. La lutte entre les falornistes et les autres risque d'être rude. (2) Patricia Friou, conseillère municipale et aussi suppléante du député Olivier Falorni a été exclue du PS. Maxime Bono lui a retiré ses délégations et les indemnités allant avec.

 

 

 

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Published by henri Moulinier - dans Municipales La Rochelle 2014
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  • henri Moulinier
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
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