Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 06:44

Voici l'article de Sud-Ouest rendant compte de la réunion publique organisée par la Mairie de La Rochelle mardi 21 septembre aux Minimes.

 

Une parodie de débat,

devant un partaire très limité (invitations lancée par une courte info dans Sud-Ouest et une invitation à quelques responsables de Comités de quartier du secteur ? -il n'y avait que des représentant(e)s de Tasdon).

Les gros bataillons d"élus, techniciens et industriels de la plaisance - à la fois juges et parties pour ces derniers-, ont surtout monopolisés le micro pour faire "grosse voie", à l'image de Jack Dillembourg. L'étude de Créocéan a été l'argument "scientifique" pour dire que cette extension du Port des Minimes protégera bien mieux la Baie et ses quartiers alentour. Donc acte! Un marin-pêcheur, qui connait la mer comme sa ... poche a crié le contraire!

 

De toute manière, c'est réglé.

 La décision est prise! Ca va bientôt commencer, car c'est un projet "légitime" dit le Maire de La Rochelle.

Avec une contribution du budget de la Mairie, alors que les travaux devaient s'autofinancer par la prévente d'anneaux. Je maintiens que le Maire l'a affirmé en réunion municipale ( Municipalité et, je suis assez sûr, en Conseil Municipal). J'y étais encore, comme élu rochelais. 

 

   Le dossier complet sur ce blog: Port de plaisance Minimes extension

 

   Depuis, 2 recours ont été déposés. Voir les 2 autres articles du quotidien Sud-Ouest, plus bas

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

Sud-Ouest(24 9 10) Pierre-Marie Lemaire

Indifférence générale

 

L'extension du port de plaisance ne fait pas débat. Ce qui n'interdit pas la polémique.

Un investissement évalué à 50 millions d'euros. « Le meilleur projet pour la ville pour les dix ans à venir », dixit Maxime Bono, le maire de La Rochelle. Et pourtant, le projet d'extension du port des Minimes ne passionne pas les Rochelais. Ils sont peu nombreux à s'être exprimés lors de l'enquête publique, ils étaient encore moins nombreux mardi soir lors de la réunion d'information organisée par la mairie à l'Eurocentre. Une vingtaine de personnes, pas plus, non compris les élus et les fonctionnaires municipaux en service commandé.

Peu de monde, donc, mais que des convaincus. Dans un sens comme dans l'autre. Selon cet industriel du nautisme, l'agrandissement du port est une « nécessité impérieuse » pour l'économie locale : 1 200 anneaux supplémentaires, c'est tout bénéfice pour l'emploi et les entreprises.

 

Mais pour cet ancien marin-pêcheur, remonté comme un moteur Poyaud, c'est une « aberration » doublée d'une « catastrophe » que « l'on paiera cher » un jour ou l'autre : « Rétrécir le chenal va créer un entonnoir dans lequel la mer s'engouffrera encore plus fort les jours de tempête. La zone d'activités des Minimes sera peut-être protégée, mais c'est le Vieux-Port et Port-Neuf qui se retrouveront sous les eaux. »

La ville a beau brandir les études du labo Créocéan qui, selon elle, démontrent le contraire, le marin n'y croit pas. Modélisation scientifique contre simple bon sens, reste à espérer que la nature n'aura pas à trancher le débat un jour.

Boues, coût, financement…

Les sujets de discorde ne manquent pas. Quid des 800 000 mètres cubes de boues et de vases qui vont être extraits ? Elles seront déversées au large, dans la fosse d'Antioche, un lieu « écologiquement riche », souligne un intervenant. Pas de problème, assurent les élus, une autre analyse de Créocéan sous le bras, non seulement ces boues ne sont pas radioactives mais en plus, promis juré, elles auront le bon goût de ne pas revenir dans la rade à la vitesse d'un Rom expulsé.

Pourquoi cette solution et pas une autre ? Depuis dix ans que la mairie planche sur la question, toutes les hypothèses ont été envisagées, puis écartées, répond Jack Dillenbourg, l'adjoint aux sports et au nautisme. Scepticisme de cet opposant qui souligne « les vingt hectares disponibles entre la Porte Océane et le Conseil général ». La qualité des riverains aurait-elle suffi à exclure d'emblée cette possibilité ?

Et le coût ? Il n'a pas varié, a répliqué Jack Dillenbourg, 40 millions pour les infrastructures, financées par la Ville, et 10 pour les superstructures, à la charge de la régie du port. La mairie se remboursera sur les loyers versés par les usagers. Quant à cet ancien élu (*) qui se souvenait (avec d'autres) avoir entendu le maire expliquer que la régie s'autofinancerait entièrement, il avait mal compris… (...)

À entendre Jack Dillenbourg, l'extension du port des Minimes ne souffre plus aucune discussion. « Le débat démocratique a eu lieu, les travaux peuvent commencer : premier coup de pioche au printemps 2011, dragage à l'automne et 30 mois de chantier. » Le projet est « légitime », a-t-il ajouté, à défaut d'être incontestablement légal puisqu'il fait l'objet d'un recours devant le tribunal administratif de Poitiers.

(*) Cet ancien élu, c'était moi.

Article complet :  Sud Ouest 24 9 10

  Port de plaisance LR extension 001 Port de plaisance LR extension 001

 

 

Port de plaisance LR extension 001 

 °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

La Rochelle - "Sud-Ouest" du 29 novembre 2010

 

Un second recours contre l'extension

Nature Environnement 17 ajoute le sien.

 Le port des Minimes vu d'avion. Son extension fait débat. photo Dominique Jullian

Le port des Minimes vu d'avion. Son extension fait débat.

 photo Dominique Jullian

 

A regret, Maxime Bono l'a annoncé lui-même, samedi lors de l'inauguration du sentier découverte de Tasdon (1) : « Nous sommes partenaires sur ce dossier avec France Nature Environnement. Mais ça n'a pas empêché l'association de déposer un recours contre l'extension du port de plaisance des Minimes. » Un second recours donc, après celui de l'Association de protection du littoral rochelais.

« Absence de concertation, zone de protection spéciale, site d'intérêt communautaire… Nous avions plusieurs motifs pour déposer ce recours. C'est naturellement le clapage au large des îles qui nous choque, comme l'association Robin des Bois l'a dénoncé récemment », précise Patrick Picaud, coordinateur de l'association Nature Environnement 17.

Loi sur l'eau, réglementation sur les ports maritimes, l'association affiliée à France Nature Environnement a bien potassé les textes avant de déposer son recours.

 

L'exemple belge

Une chose est sûre : le débat ne s'est pas interrompu après le feu vert du préfet. Ancien élu de l'équipe Crépeau, Gérard Gomes dit tout le bien qu'il pense de l'extension du port sur le plan économique, mais se montre beaucoup plus circonspect sur le clapage des boues du chantier au large : « Le rejet des matériaux dragués dans l'ouest du pertuis d'Antioche pose de vrais problèmes environnementaux. Je pense qu'il y a d'autres moyens de stocker ce million de mètres cubes de vase. En Belgique, le rejet en mer n'existe plus. Il y a toujours une recherche de valorisation des produits dragués. Tous les sédiments provenant de l'Escaut sont utilisés pour la création de terre-pleins. Pourquoi ne pas réfléchir à des solutions identiques à La Rochelle ? »

 

Et Gérard Gomes de proposer deux sites qui, selon lui, pourraient fort bien recevoir ces rejets sans que cela nuise au milieu : la carrière Rizo à la pointe de Roux qui a une superficie de 12,5 ha, et les 35 hectares de la Repentie (entre le Môle d'escale et le pont de l'Île de Ré) où il sera créé un terre-plein, constitué en partie de déchets urbains. « Tout investissement nouveau a obligation de préserver l'avenir », commente l'ancien élu rochelais.

À Anvers, une usine a été construite spécialement pour le traitement des vases afin d'éviter désormais tout clapage en mer. À Gand, stockage et lagunage des vases de dragage sont assurés pour la réalisation d'une zone de développement industriel à côté de l'Escaut. Cela s'appelle du recyclage.

 

(1) Nous l'évoquerons dans notre édition de demain.

 
 
 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

William GERARDIN 24/09/2010 11:26



Vice président du CADIT (comité de quartier de Tasdon), président (par intérim comme je dis) du conseil de secteur de La Rochelle Sud, mais surtout rochelais, j'étais présent à la réunion
publique mardi 21 septembre à Eurocentre.


Certes, le projet a été présenté plusieurs fois aux habitants et aux associations, mais depuis ces présentations, il y a eu la tempête Xynthia, l'étude complémentaire sur les boues et enfin un
financement qui n'a jamais été présenté, juste dit que cette extension n'aurait aucune incidence sur l'imposition locale.


Je suis allé à cette réunion avec les mêmes questions que M. MOULINIER. Toutes ces questions ont été abordées. Je prends acte des réponses faites pas les élus. Je  ne suit pas convaincu des
résultats de l'étude faite suite à la tempête. Les remarques du marin-pêcheur me paraissent avoir du bon sens. Ce matin, je pense qu'il aurait été nécessaire qu'un "scientifique" de Créocéan nous
explique les conclusions de l'étude. 


Enfin, j'ai constaté L'INDIFFERENCE des rochelais pour un tel projet et me demande si les rochelais veulent ou non être maître de leur avenir.


Je remercie Henri Moulinier pour le travail qu'il réalise sur son blog que je visite régulièrement.


William GERARDIN



Présentation

  • : Henri MOULINIER
  • Henri MOULINIER
  • : Espace de débat pour contribuer à l'élargissement du Front de gauche, la victoire de la gauche pour une réelle alternative au néolibéralisme et au capitalisme
  • Contact

Profil

  • henri Moulinier
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.

Recherche

Pages

Catégories