Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 13:33

 

Devant la levée de bouclier en Grèce, le premier ministre socialiste G. Papandréou avait annonceé aux grecs un référendum, en janvier, peut-être en décembre, sur le nouveau plan d’austérité concocté par l’Union Européenne, la BCE et le FMI.

Et aussitôt, les « marchés financiers » (alias les banques et autres spéculateurs sur les marchés boursiers du monde) ont paniqué, dévissé. Stupeur et indignation de leur part et de celui des dirigeants européens.  

Ce nouveau plan d’austérité ne ferait qu’aggraver la situation

Le peuple grec, à plus de 60%, selon un sondage, rejette ce nouveau plan d’austérité, de privatisation, de suppression d’emplois publics, de baisse du pouvoir d’achat de ceux qui travaillent.

Ce rejet, qui s’est traduit par de fortes grèves et manifestations, a contraint Papandréou a écouter, enfin, les grecs et à manœuvrer en recul. Il leur propose, enfin, de donner leur avis ! Alors que les plans précédents n’ont fait qu’aggraver la crise, faisant chuter la croissance économique de plus de 5%, réduisant de ce fait les rentrées fiscales dans les caisses de l‘Etat grec.

Pourquoi avoir peur de consulter le peuple ?

« L’Elysée est consterné quand le peuple est consulté » dit Jean-Luc Mélenchon, qui « se réjouit que douze grèves générales aient contraint M. Papandréou à convoquer un référendum réclamé par le peuple ». Et de « former le vœu que les grecs disent non au plan européen de dix ans d’austérité qui plomberaient leur avenir. Ils imposeront ainsi aux dirigeants européens l’obligation de sauver le peuple autant que la monnaie ».

Tel n’est pas l’avis de Nicolas Sarkozy, qui du haut de perron de l’Elysée, affirmait mardi 1er/10 que « le plan adopté jeudi dernier à l’unanimité par les 17 Etats de la zone euro est la seule voie possible pour résoudre le problème de la dette grecque ».

Et bien non, l’austérité pour ceux qui bossent, c’est non seulement plus d’injustice sociale, de pauvreté, d’humiliation, mais aussi moins de consommation, donc moins d’activité économique, d’investissement et de rentrée fiscale, pendant que les plus riches continuent de s’enrichir et de ne pas payer d’impôt comme les armateurs des pavillons de complaisance !

« Les citoyens ne se reconnaissent plus dans une classe politique inféodée aux dogmes et aux intérêts de la finance » déclare Attac.(http://www.france.attac.org/). « Vous ne nous représentez pas ! », ce cri des Indignés à la classe politique, est devenu une évidence.

La décision de M. Papandréou de donner la parole au peuple était une bonne nouvelle ! Même si nous ne connaissions pas la question qui sera posée. Mais la machine médiatique s'est mise  en branle, en Grèce, en Europe, comme en France en 2005 à propos du Traité constitutionnel européen.   Les "marchés financiers" et les dirigeants européens ont fait céder Papandréou. Il n'y aura pas de référendum.

    Mais notre solidarité au peuple grec s’impose plus que jamais, car nous sommes tous dans la même galère de l’austérité et du règne des spéculateurs. « Place au peuple ! »

  °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Un article de Mediapart (offert à notre lecture):

http://www.mediapart.fr/article/offert/875717494085caa9938c1556c3e1353a

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Position du PCF et de Pierre Laurent

Referendum : « la France doit s’engager à respecter le vote grec »

Le peuple grec, par une mobilisation d'une ampleur historique, vient d'obtenir du Gouvernement Papandréou la consultation par référendum sur le plan européen d'hyper-austérité et de pertes de souveraineté.Je veux dire « enfin ! ». Même si des élections législatives auraient permis aux grecs une expression politique plus globale, je me félicite que le peuple soit enfin consulté sur les décisions du sommet de Bruxelles et ce plan d’austérité qui les touche.

Il est incroyable que la simple idée de consulter le peuple grec affole les marchés financiers qui, avec la droite, s'agitent et crient au scandale. La vérité, c’est qu’ils n'aiment pas la démocratie et détestent l'expression de la souveraineté populaire tellement le souvenir du « NON » au TCE leur est insupportable.

Le gouvernement français, plutôt que de participer à ce concert de chantage scandaleux, doit s’engager à respecter le vote et à renégocier un nouvel accord si le résultat de ce vote est négatif.Au nom du PCF, j’apporte, mon soutien au peuple grec. Et je souhaite qu’avec le résultat de ce referendum, l'exigence d'une sortie de crise par un politique de développement, de croissance, de justice et de progrès social l’emporte.

Avec le Front de gauche, le PCF appelle à une mobilisation des peuples européens pour dire haut et fort leur solidarité au peuple grec.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by henri Moulinier - dans Union européenne: son avenir
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Henri MOULINIER
  • Henri MOULINIER
  • : Espace de débat pour contribuer à l'élargissement du Front de gauche, la victoire de la gauche pour une réelle alternative au néolibéralisme et au capitalisme
  • Contact

Profil

  • henri Moulinier
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.

Recherche

Pages

Catégories