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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 13:44

Japon

C'est d'abord un drame humain majeur: des (dizaines de) millers de morts, des villes et villages rasés, des entreprises rayées. Et  ds événements nucléaires inquiétants: qu'en est-il réellement? Les japonais, comme le monde entier, doivent savoir. Et cela nous interpelle sur notre politique énergétique en France (voir déclaration d'Attac)            HM

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 Information CRIIRAD au 17 mars - 13h

  Japon:

 " Radioactivité de l'air: les résultats enfin disponibles sont très inquiétants"  

CRIIRAD 17 3 2011 CRIIRAD 17 3 2011

 

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Articles sur ce blog:

° Attac Japon: notre plus grande tâche aujourd’hui pourrait être de redéfinir une façon de vivre sans détruire l’environnement.  

 °  Révélations - Nucléaire : EDF a(urait) falsifié des données sismiques...

 °  Sortir du nucléaire, pour tous les peuples du monde !

 

(*)A La Rochelle, comme partout en France

  Ce DIMANCHE 20 MARS - 15h

Rassemblement unitaire

Départ Préfecture de La Rochelle

(à l'appel d'un collectif unitaire)

Lien: TRACT-UNITAIRE TRACT-UNITAIRE  

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Informations CRIIRAD au 12/3 - 15h

L'intensité du séisme aurait atteint 8,9 sur l'échelle de Richter, déclenchant des phénomènes de type tsunami. Il s'agirait du plus puissant tremblement de terre enregistré au Japon depuis 140 ans. Selon nos sources, l’arrêt automatique a concerné 14 des 54 réacteurs électronucléaires que compte l’archipel.  

Les premières informatios se voulaient rassurantes

 Les premières informations diffusées par l'AIEA (agence internationale de l'énergie nucléaire) et les exploitants des installations nucléaires japonaises proches de l'épicentre (côte nord-est) se voulaient très rassurantes. 

  • Le premier bulletin d’information émis par l’AIEA indiquait seulement que les 4 centrales nucléaires les plus proches de l'épicentre du séisme avaient été « arrêtées en toute sécurité ».  
  • La société Tohoku Electric Power Co. Inc. qui exploite les 3 réacteurs de la centrale nucléaire d'ONAGAWA (1 réacteur de 500 et 2 de 800 MWe) située dans la préfecture de Miyagi a affirmé que les 3 réacteurs s'étaient arrêtés automatiquement et n'a indiqué aucun problème.
  • La société Tokyo Electric Power Co (TEPCO) qui exploite les centrales nucléaires de FUKUSHIMA DAIICHI (6 réacteurs nucléaires de 439 à 1 067 MWe) et de FUKUSHIMA DAINI (4 réacteurs nucléaires de 1067 MWe) a elle aussi indiqué que tous les réacteurs s'étaient mis automatiquement à l'arrêt, ne mentionnant aucune difficulté.

 

En contradiction avec ce panorama rassurant :

1/ l'agence d'information Kiodo affirme qu'un incendie s'est déclenché sur le site nucléaire d’ONAGAWA.

2/ plusieurs communiqués (agences AP, Reuters…) font état d’un problème grave sur le réacteur n°1 de la centrale de FUKUSHIMA DAIICHI (connecté au réseau en 1970, d’une puissance nette de 440 MWe) : la défaillance du système de refroidissement. L’exploitant aurait constaté une baisse du niveau d’eau dans le circuit primaire du réacteur, un dispositif essentiel à la sûreté puisqu’il assure le refroidissement du cœur et empêche ainsi sa fusion. Rappelons que les dégagements de chaleur se poursuivent après l’arrêt du réacteur et qu'ils doivent être impérativement évacués. Cette situation aurait conduit le gouvernement japonais à déclarer la situation d’urgence nucléaire pour le site et à donner l’ordre de préparer l’évacuation de plus de 2 800 riverains de l’installation. Selon l’agence Reuters, la compagnie TEPCO « s’efforce de mettre en service son système électrique de secours pour assurer le remplissage » en eau.

Selon les autorités japonaises, aucune fuite radioactive n’aurait été décelée. Ceci devra être vérifié. L’expérience passée a montré qu’en matière de « transparence », le Japon ne faisait pas forcément mieux que la France.

 

Dans son second bulletin d’information, l’AIEA a indiqué qu’un second séisme (magnitude 6.5) a frappé la côte de Honshu, près de la centrale nucléaire de TOKAI.

 

La CRIIRAD suivra de près l’évolution de la situation.. Son laboratoire reste en état d’alerte à travers son réseau de surveillance de la radioactivité atmosphérique situé en Rhône-Alpes et à Avignon. Précisons que les prévisions météorologiques indiquent, pour les prochains jours des vents d’ouest sur le Japon. En cas de rejet radioactif accidentel, les masses d’air contaminées seraient d’abord entrainées vers l’océan Pacifique.

 

Les séismes peuvent avoir des conséquences dramatiques sur les installations nucléaires et en particulier les réacteurs nucléaires.  

 Si le Japon est habitué aux séismes, ses installations nucléaires ne sont pas dimensionnées pour résister à tous les séismes envisageables.

En 2007 par exemple, des séismes intervenus en mars et juillet avaient eu des conséquences sur plusieurs centrales de l’ouest du pays : débordement d’eau contaminée de la piscine d’entreposage de combustibles irradiés (centrale de Kashiwazaki Kariwa), débordement de réservoirs d’effluents radioactifs à la centrale de Shika. Actuellement (11 mars 2011) un incendie a lieu au niveau d’un bâtiment de la centrale d’Onagawa (nord-est du Japon) et les autorités ont déclenché l’évacuation des populations proches de la centrale de Fukushima Daiichi du fait d’une baisse du niveau d’eau dans les réacteurs.

La perte d’eau de refroidissement dans la cuve d’un réacteur nucléaire peut avoir des conséquences dramatiques. En effet, malgré l’arrêt automatique du réacteur, les assemblages de combustible ont une température très élevée et leur refroidissement doit être maintenu par circulation d’eau.

Dans le cas contraire, les assemblages de combustible peuvent fondre entraînant un relâchement massif de substances radioactives dans l’environnement comme ce fut le cas en 1979 à la centrale américaine de Three Mile Island (Etats-Unis). La fusion partielle du cœur est un des accidents les plus graves qui puisse intervenir sur une centrale nucléaire. Elle peut s’accompagner de réactions explosives du fait de l’accumulation d’hydrogène dans le cœur.

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Communiqué de la CRIIRAD - 14/3/2011  - 17h

 

La CRIIRAD dénonce la sous-évaluation de la gravité des accidents survenus sur la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et le manque crucial d’information tant sur les quantités de radioactivité rejetées depuis vendredi que sur les niveaux de contamination de l’air. Faute de ces données, il est impossible de se prononcer sur les niveaux de risques radiologiques. Les rares chiffres disponibles empêchent en tout cas de qualifier les rejets de « mineurs » (niveau 4 dans l’échelle INES) ou de « faibles » (déclaration télévisée de Mme Kosciusko-Morizet dimanche matin).

 

Un classement prématuré

Samedi 12 mars, les autorités japonaises ont classé au niveau 4 de l’échelle INES l’accident survenu sur le réacteur n°1 de la centrale de Fukushima Daiichi alors que l’accident était encore – est toujours – en devenir et que plusieurs autres réacteurs étaient en situation d’urgence radiologique. Les opérateurs de la centrale sont toujours en train de s’exposer à des niveaux d’irradiation très élevés pour éviter que la défaillance des systèmes de refroidissement des réacteurs n°1, 2 et 3 ne se transforme en catastrophe nucléaire. Des mesures extrêmes ont été prises pour refroidir à tout prix les réacteurs (notamment l’injection d’eau de mer en dépit des risques associés).

Le classement au niveau 4 a été enregistré sans correctif par l’AIEA. A notre connaissance, à ce jour, aucune autorité de sûreté nucléaire ne l’a remis en question.

Rappelons que l’échelle dite INES (International Nuclear and radiological Event Scale) classe les accidents nucléaires en fonction de leurs conséquences dans le site et à l’extérieur du site. Concernant les conséquences à l’intérieur du site, le niveau 4 correspond à un  « endommagement important » du cœur ou des barrières radiologiques ; dès lors que l’endommagement est « grave », le classement passe aux niveaux 5, 6 ou 7 en fonction de l’importance des rejets de radioactivité à l’extérieur de l’installation, importance qui conditionne évidemment le niveau de risque d’exposition de la population :

-        Le niveau 4 correspond à un rejet mineur de radioactivité dans l’environnement ;

-        Le niveau 5 à un rejet limité susceptible d’entraîner l’application partielle de contre-mesures prévues ;

-        Le niveau 6 à un rejet important susceptible d’exiger l’application intégrale des contre-mesures prévues ;

-        Le niveau 7 à un rejet majeur avec effet considérable sur la santé et l’environnement :

 

A l’appui du classement au niveau 4 de l’échelle INES (endommagement important, mais pas grave, du cœur des réacteurs et rejets mineurs de radioactivité), ni les autorités japonaises, ni l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) n’ont publié de chiffres : ni sur l’ordre de grandeur des rejets, ni sur leur composition isotopique (nature et proportion des radionucléides présents qui déterminent la radiotoxicité des émissions radioactives) ni sur les niveaux de contamination de l’air à différentes distances de l’installation.

Tout aussi surprenantes sont les déclarations télévisées de la ministre de l’Ecologie qui a qualifié dimanche matin les rejets radioactifs de « faibles », alors même qu’elle reconnaissait ne disposer d’aucun chiffre. Cette qualification se fondait-elle sur l’évaluation des spécialistes de l’IRSN, de l’ASN et d’AREVA qu’elle avait réunis auparavant pour faire le point sur l’accident ? Il serait intéressant de savoir si la minimisation est imputable aux experts officiels (comme en 1986) ou à l’échelon politique.

Selon la CRIIRAD les rejets ne sont ni « mineurs », ni « faibles »

Sur la base des trop rares mesures disponibles, la CRIIRAD réfute formellement ce classement.

Samedi 12 mars, les débits de dose auraient en effet atteint 1,5 mSv/h (milllisievert par heure) aux abords immédiats de la centrale, avant de décroître après les opérations de décompression du réacteur, c’est-à-dire après le rejet de radioactivité dans l’atmosphère. Précisons qu’une valeur de 1,5 mSv par HEURE est de l’ordre de 10 000 fois supérieure au niveau ambiant normal et que la limite de dose réglementaire maximum admissible pour la population est de 1 mSv par AN (de 20 mSv/an pour les travailleurs). Ces niveaux d’irradiation indiquent que les rejets n’ont rien de « faibles » ou de « mineurs ». Une valeur de 100 µSv/h aurait été relevée dimanche par des journalistes à 2 km de l’installation. Si ce chiffre est avéré, il traduit la persistance et l’importance des rejets dans l’environnement.

Un terrible manque de transparence

Si les autorités affirment que les rejets sont mineurs ou faibles, elles doivent le justifier sur la base d’éléments chiffrés, objectifs et vérifiables.

La CRIIRAD demande que soient publiées les évaluations de la quantité totale de radioactivité rejetée par chacun des réacteurs accidentés ainsi que la composition isotopique des rejets. La CRIIRAD demande également la publication des niveaux de contamination de l’air : cartographie des activités volumiques (Bq/m3) pour les radionucléides clefs en fonction de la distance et du temps. Il importe de déterminer l’intensité et les déplacements des masses d’airs contaminées. Les informations disponibles suggèrent en effet que les rejets radioactifs de la centrale de Fukishima Daiichi ont atteint hier la centrale d’Onagawa située à 110-120 km au nord.

Evolutions météorologiques préoccupantes

Il importe de souligner que plusieurs services météorologiques ont annoncé dimanche que les conditions météorologiques - qui étaient plutôt favorables vendredi et samedi (vents d’ouest) – allaient s’inverser, avec des vents qui devraient désormais souffler vers l’intérieur des terres.

Des pluies seraient également annoncées ce qui conduit, en cas de contamination de l’air, à intensifier les dépôts au sol. Dans un communiqué du 13 mars, l’AIEA annonce au contraire que les vents souffleront vers le nord-est, éloignant les rejets radioactifs  des côtes japonaises. « In partnership with the World Meteorological Organization, the IAEA is providing its member states with weather forecasts for the affected areas in Japan. The latest predictions have indicated winds moving to the Northeast, away from Japanese coast over the next three days.” L’AIEA n’a pas modifié cette information dans ses communiqués les plus récents. S’agit-il d’une version modifiée de l’anticyclone censé protéger la France en 1986 ?

Ces incertitudes doivent absolument être levées. Pour assurer au mieux la protection de la population, ou plutôt pour limiter au maximum son exposition, il est essentiel de disposer d’informations fiables et en temps réel sur les activités rejetées, sur la vitesse et la direction des vents, sur l’évolution de l’activité de l’air et des dépôts au sol.

Si les informations sur les ordres de grandeur des activités, des concentrations et des doses ne sont pas publiées pendant la phase de crise, il y a fort à craindre qu’il sera très difficile d’établir après coup la réalité des niveaux d’exposition.

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  Communiqué CRIIRAD 15/3/11

 

Juste un petit message pour vous confirmer qu'il n'y a pas d'inquiétude à avoir, ni pour la France métropolitaine, ni pour la Polynésie française.

Si la situation devait se dégrader, nous vous en informerions aussitôt.  

Nous sommes en revanche toujours aussi inquiets pour la situation au Japon.

Alors qu’ils payent déjà un lourd tribut suite au séisme et au tsunami, les habitants des zones sinistrées vivent depuis plusieurs jours sous la menace d’une catastrophe nucléaire.  

De plus on ne sait presque rien des niveaux de radioactivité auxquels ils sont exposés  

Cliquez ici pour accéder au communiqué que nous avons mis en ligne (titres ci-dessous)

ü     

Centrale nucléaire de Fukushima Daiichi : les intervenants mettent leur santé en péril.

ü      Rejets radioactifs et contamination de l’air : toujours pas de données !

ü      L’augmentation des niveaux de rayonnements à 100 ou 200 km de la centrale nucléaire de Fukushima traduisent le passage des masses d’air contaminé  

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  Attac France - 12 mars

L’effroi nucléaire s’ajoute au tsunami*

Le nombre de victimes du séisme et du tsunami qui frappent le Japon  n’est pas encore connu : il sera élevé, même si les constructions  anti-sismiques et la préparation de la population à de tels événements  ont pu limiter certains dégâts et ont empêché la panique. La force de la  vague a emporté les constructions humaines : c’est une catastrophe  naturelle, amplifiée par la concentration des populations. Malgré
l’immensité des pertes et destructions, ces effets-là du tsunami restent  à l’échelle de la pensée et de l'action humaines et des moyens à mettre  en œuvre pour secourir d’abord et reconstruire ensuite.

Il en est autrement de la catastrophe nucléaire en cours,

dont nous ne  connaissons encore ni l’intensité ni l’ampleur. Alors que les dangers  pour les populations sont déjà attestés, nous en sommes réduits à des  spéculations, à des commentaires répétitifs d’experts et de politiques  soucieux de ne pas rejouer la scène du nuage bloqué aux frontières, et  surtout aux aléas des combustibles nucléaires en fusion et de la météo.
Cela tient bien sûr à l'opacité propre à cette activité, du fait des intérêts économiques et stratégiques qui lui sont attachés. C’est  pourquoi les seuls résultats actuels de mesures de radioactivité, très  alarmants, sont fournis par des experts indépendants. Mais cela tient  aussi à l’impuissance à comprendre et maîtriser un processus  d’emballement que les techniciens, qui luttent avec l’énergie du  désespoir et avec les moyens du bord, ne contrôlent plus.

Cette catastrophe est le fruit de l’arrogance de pouvoirs qui pour des  motifs divers - économiques, politiques, scientifiques - ont imposé aux  populations des modèles énergétiques qui défient la raison humaine.

L'heure est à la solidarité, mais aussi à la colère et à la détermination
Face au désastre que vit le peuple japonais, l’heure est d’abord à  l’expression de la solidarité internationale sous toutes ses formes.  Mais l’heure est aussi à la colère et à la détermination.

Cela suffit !
Assez de ces discours autistes et irresponsables sur le thème « chez  nous ça n'arrivera jamais » ! Notre solidarité implique l’élargissement  et le renforcement des mouvements citoyens qui demandent un débat public  sur les choix énergétiques, la sortie du nucléaire et de ce modèle de  développement prédateur.

 Il faut entamer dès aujourd'hui une réduction  radicale des consommations énergétiques et la sortie définitive du nucléaire qui se révèle, une fois de plus, mortellement dangereux.

Attac France,
Paris, le 12 mars 2011
http://www.france.attac.org/spip.php?article12292

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La position du Parti de gauche sur son site national

 

http://www.lepartidegauche.fr/editos/actualites/3561-rassemblement-de-sortir-du-nucleaire

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Déclaration du PCF sur la catastrophe au Japon

 

Le Parti communiste français exprime toute sa solidarité au peuple japonais dans les terribles épreuves qu’il est train de traverser. Le tremblement de terre qui a secoué et continue de secouer le Japon a atteint une force inégalée. Les conséquences humaines et environnementales de ce nouveau cataclysme naturel sont dramatiques, et restent ce dimanche encore insoupçonnées.

Le nombre de pertes humaines atteint sans doute plus de dix mille victimes, des blessés en plus grand nombre encore, des milliers de maisons, d’entreprises et d’infrastructures détruites, un train entier disparu, et une petite ville de 10 000 habitants dont on est pratiquement encore aujourd’hui sans nouvelles car inaccessible aux équipes de secours.

Face à un tel drame humain, l’heure est d’abord à la solidarité.

 Celle des communistes français s’exprime avec la plus vive détermination. Nous vivons heure par heure l’évolution et nous sommes admiratifs face à l’attitude courageuse et responsable de peuple japonais. Une des toutes premières urgences est de porter secours aux populations, sauver les vies humaines, les protéger et les soigner. Nous nous félicitons que la solidarité internationale s’organise et que la France y contribue avec ses équipes spécialisées. Pour ce qui nous concerne nous entrons en contact avec les organisations progressistes japonaises notamment le Parti communistes japonais.

Il est encore impossible de mesurer l’ampleur des destructions environnementales produites par le tremblement de terre puis le tsunami. La vague de plus de 6m de haut a ravagé toutes les installations industrielles provoquant des incendies dans les raffineries. On ne peut mesurer l’étendue de pollutions de toutes sortes sur les écosystèmes côtiers et à l’intérieur des terres. On apprend qu’un volcan éteint depuis des décennies vient de se réactiver sans connaître ses effets sur les populations situées à proximité.

 

Enfin les graves accidents nucléaires qui se déroulent actuellement dans les centrales de Fukuschima Daiichi, Fukushima Daini voire maintenant de Onagawa renforcent notre inquiétude et nous font craindre un accident nucléaire s’ajoutant au cataclysme naturel

  Les autorités japonaises comme internationales (AIEA) estiment la situation très grave et craignent une catastrophe possible de très grande ampleur.

 Le Parti Communiste Français prend très au sérieux cette situation et reste attentif aux différentes informations de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) sur la situation des centrales nucléaires japonaises dont la technologie BWR utilisée est différente de la technologie française. Les autorités japonaises doivent en tout état de cause faire preuve de toute la transparence utile et nécessaire quant à l’évolution de la situation dans ses centrales.

 

 Le PCF mesure l’inquiétude qui s’exprime au sein de la population française relative au nucléaire. C’est pourquoi nous demandons qu’un important dispositif d’information au public soit mis en place. Avec nos parlementaires, nous demandons l’audition publique et immédiate par les commissions ad hoc du Parlement de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) sur la situation. Dans la foulée pourrait être créée une commission d’information ou d’enquête parlementaire afin d’évaluer en lien avec tous les organismes chargés de la sureté nucléaire compétents les risques éventuels que pourraient présenter les installations françaises.

Leurs conclusions devront être rendues publiques afin qu’un véritable débat puisse se développer à partir d’informations précises.

En effet bien des prises de positions actuelles nous semblent pour le moins prématurées.

 

 Le PCF réaffirme l’importance qu’il attache aux études de sûreté nucléaire et au contrôle stricte de celle-ci, en France et dans le monde

  L’acceptabilité sociale de la filière nucléaire nécessite que celle-ci reste plus que jamais dans le domaine public qui doit garantir la transparence, l’indépendance de l’expertise, la qualité de réalisation des installations et de leur exploitation (*). Les salariés qui travaillent dans le domaine y compris les sous traitants doivent avoir des garanties sociales de haut niveau.

 La France et son industrie nucléaire devront tenir compte des conclusions produites notamment par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qui précisera les causes de ses accidents. Ils devront en retirer les enseignements susceptibles d’éclairer les conditions d’exploitation de la filière nucléaire dans notre pays.

 Parti communiste français

Paris, le 13 mars 2011.

 

(*) Je m'interroge sur cette "acceptabilité sociale de la filière nucléaire". Certes, il faut savoir ce qui se passe réellement, ne pas amalgamer les situations. Mais il n'en reste pas moins qu'il y a besoin d'un autre mode de production, de consommation plus économe d'énergie, de diversification des sources d'énergie et pourquoi pas d'une sortie progressive, maîtrisée de la filière nucléaire, sans céder à la peur panique, mais les yeux grands ouverts. Mais justement, il faut un débat citoyen, cartes sur tables. Non?      H.M.

 

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Combien de catastrophes avant d'agir ?
La Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme appelle à un grand débat public sur la production et la consommation d'énergie
Le drame humain dû au séisme, au tsunami et aux accidents nucléaires qui touchent actuellement le Japon rappelle cruellement la fragilité de l'homme face au déchaînement des phénomènes naturels et à leurs conséquences collatérales. Face à la douleur du peuple japonais, nous ne pouvons qu'espérer que cette nouvelle catastrophe conduise les dirigeants et citoyens du monde à s'interroger sur notre modèle de développement et les choix énergétiques associés.

Entamer une mutation énergétique mondiale
Face à des technologies aux impacts lourds sur les hommes et leur environnement, que ce soit le nucléaire avec son lot d’accidents et de déchets, ou les énergies fossiles largement responsables du changement climatique, l’option la plus immédiate demeure la réduction des consommations d’énergie. Combien de catastrophes écologiques, sociales, environnementales – en un mot, combien de catastrophes humaines – devrons-nous encore subir avant d’entamer une mutation énergétique mondiale?

Cette tragédie doit nous conduire à nous interroger sur la question plus globale de notre modèle de développement toujours plus énergivore et des réponses que nous sommes capables de mettre en face. Nous ne disposons malheureusement pas aujourd’hui, dans le panel des technologies, de solutions durables en mesure de faire face aux besoins actuels. N’oublions pas que c’est bien parce que nos consommations sont toujours plus importantes que nous avons recours à des technologies à risque. La seule voie possible est donc bien de limiter nos consommations d’énergie et d’engager sur le long terme le développement des énergies renouvelables, afin de diversifier notre bouquet énergétique et minimiser les risques.

Impulser un réel débat sur l’énergie avec l’ensemble des parties-prenantes
Lors du Grenelle de l’Environnement, les ONG avaient accepté de ne pas discuter du nucléaire à la condition qu’ait lieu un grand débat sur la production et la consommation d’énergie en France (nucléaire, énergies fossiles, renouvelables). Ce débat n’a jamais eu lieu.

Les récents choix du gouvernement français, notamment sur les énergies renouvelables et principalement le photovoltaïque, révèlent l’absence d’une réelle vision en matière énergétique.

Comme annoncé par Nicolas Hulot sur France Inter dimanche 13 mars, la Fondation demande que ce débat sur l’énergie soit enfin lancé en France et porté au niveau internationalpar:
  • La conduite au niveau européen et mondial d’une vraie politique de l’efficacité énergétique, pour permettre un accès à tous à une énergie durable.
  • La mise en place d’une gouvernance mondiale de l’énergie, qui doit être impulsée par la France, présidente du G20, afin de mieux gérer les ressources et les risques.
  • Un débat public mobilisant l’ensemble des citoyens et des parties prenantes en France et en Europe.

Etes-vous favorable à un débat sur l'énergie ?



 

En savoir plus sur l'énergie :

 

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  • : Espace de débat pour contribuer à l'élargissement du Front de gauche, la victoire de la gauche pour une réelle alternative au néolibéralisme et au capitalisme
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  • henri Moulinier
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
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