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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 09:03

Depuis l'écriture de l'article ci-dessous, le pouvoir Sarkozien et son Préfet de Charente-Maritime ont décidé d'expulser la cinquantaine de Roms qui vivaient de manière très précaire sur le terrain de Dompierre s/Mer. L'opération a été menée de nuit, à minuit, , en empêchant toute présence génante de citoyens et de journalistes.

 Le Roms étaient "consentants"... eux qui vivaient là depuis novembre dernier, sans que les services sociaux et la préfecture ne s'en occupent. Sarkozy a parlé, l'expulsion a eu lieu à l'insu du plein grè de ces pauvres malheureux, que des amis de la LDH locale ont essayé de secourir, avant leur départ.

Cela fait le titres des médias, l'affaire de Sarkozy (?), mais ça règle quoi???

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Voici, ci-dessous,  l'article de Pierre-Marie Lemaire paru dans le quotidien "Sud-Ouest" de lundi 8 Août. Je le publie intégralement car il est très démonstratif du traitement des Roms dans ce pays et par le Conseil Général de Charente-Maritime (présidé par un Ministre de Nicolas Sarkozy).

Sarkozy a déclaré la guerre aux Roms.

Les "autorités" se réveillent, dit le journaliste! Il faut passer à l'acte, faire ce qu'a décidé le petit Empereur de l'Elysée. Pour mieux tenter de faire oublierl'affaire Woerth-Bettencourt et le rejet de sa "réforme" des retraites.

  Un traitement humain est possible

J'apprécie le point de vue, certes très modéré, mais humain de Martial Durieux, le Maire de Dompierre s/Mer, car ces roumains sont citoyens européens, et "tous en situation régulière" affirme le journaliste de Sud-Ouest! Le Conseil général de Charente-Maritime serait mieux inspiré de prendre en compte l'accueil de ces familles Roms , dans d'autres conditions, plus humaines, en terme d'hygiène en particulier.

 

 Ne peut-on, effectivement, proposer une AUTRE solution?

 Un hébergement plus décent, un suivi, une démarche d'intégration? Car leur statut de citoyens européens, la mlibres circulation au sein de l'Union Européenne leur permet de jouer au chat et à la souris et de revenir en France après leur expulsion.

 Cette construction européenne chère à notre Président

Cette situation des Roms est aussi très expressive de cette construction européenne voulue par Sarkozy, avec son Traité de Lisbonne, construction qui a voulu s'élargir au plus vite vers l'Est, pour profiter de marchés nouveaux, d'une main d'oeuvre moins chère, en Roumanie entre autre, mettant en concurrence les pays et les travailleurs, au lieu de promouvoir un réel développement des ces pays pour favoriser la progression de leur niveau de vie, l'égalisation progressive de celui-ci avec nos pays, ceux qui sont les plus anciens membres de l'Union Européenne. L'immigration de Roms dans notre pays en est l'une des conséquences, d'autant qu'ils sont fort mal traité en Roumanie, j'ai pu le vérifier lors d'un voyage dans ce pays.  Mais le pyromane Sarkozy joue les pompiers pour faire avaler sa politique.   

                                                                                                    H.M.

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Sud-Ouest

Pierre-Marie Lemaire 

La Rochelle : Un camp de Roumains menacé d'évacuation

Des familles de Roms vivent depuis dix mois dans des conditions très précaires près de La Rochelle. La préfecture pourrait les faire expulser cette semaine.

 « C'est toujours mieux ici qu'en Roumanie », affirme Petrica (à gauche). Photo pascal Couillaud

« C'est toujours mieux ici qu'en Roumanie », affirme Petrica (à gauche). Photo pascal Couillaud

 

Une douzaine de caravanes fatiguées, quelques tentes rapiécées, de rares enfants qui jouent dans la poussière. Ils sont une soixantaine à vivre dans ce campement de fortune depuis le mois de novembre. Ils ont subi les rigueurs de l'hiver, les fortes pluies du printemps, les chaleurs de l'été… Pendant dix mois, personne ne s'est occupé d'eux. Et puis, tout à coup, c'est le branle-bas général. La justice juge, la préfecture réunionne, les forces de l'ordre se préparent. L'expulsion pourrait avoir lieu cette semaine.

Ils sont roumains. De cette minorité rom que le président de la République a désignée à la vindicte populaire le 28 juillet à Grenoble. Les deux premières familles sont arrivées dans l'agglomération rochelaise à l'été 2009. Expulsées d'Angoulins, au sud, elles ont trouvé refuge à l'est, dans un petit bois de Dompierre-sur-Mer où d'autres les ont rejointes. Le terrain est propriété du Département. Il jouxte le canal de La Rochelle à Marans, un coin de verdure prisé par les promeneurs, joggers et autres pêcheurs. « Les gens se plaignent », assure Jean-Louis Frot, vice-président du Conseil général de la Charente-Maritime (UMP). « Mais aucun incident n'a été signalé », ajoute-t-il.

Interdits de supermarché

Les conditions de vie sont des plus précaires. Les familles s'entassent dans des caravanes hors d'âge récupérées un peu partout. Pas d'électricité, pas d'eau, des bougies pour s'éclairer et une borne à incendie en guise de robinet.

« On ne se plaint pas, sourit Petrica, c'est toujours mieux ici que là-bas. Là-bas, il n'y a pas de place pour nous, pas de travail. Quand on en trouve un, c'est 200 euros par mois. Vous pourriez vivre, vous, avec 200 euros par mois ? »

Comment vivent-ils, ici ? « Des associations nous aident, on fait la manche. On trouve aussi des petits boulots au noir, mais ça, faut pas le dire ! Il n'y a jamais eu de problème depuis que nous sommes là. Sauf avec le gérant du Super U, qui refuse de nous laisser entrer. Alors, on va faire nos courses ailleurs. »

Petrica n'a pas entendu parler du désormais fameux discours de Grenoble. Il ignore que Nicolas Sarkozy a promu les Roms au rang de boucs émissaires et qu'il a donné l'ordre de fermer 300 campements dans les trois mois. « C'est du racisme, s'indigne-t-il, il n'a pas le droit ! Nous sommes roumains, citoyens européens. Pour nous, la France, c'est liberté, égalité, fraternité. »

La préfecture l'a fait vérifier, ils sont tous en situation régulière.

 

Départ volontaire ?

La machine administrative s'est mise en branle début juillet. Le Conseil général a saisi en référé le tribunal de grande instance de La Rochelle, qui a ordonné l'évacuation du campement. Jean-Louis Frot dit avoir eu notification de l'ordonnance le 27 juillet, la veille de la diatribe présidentielle. Le préfet, Henri Masse, lui a fait savoir par courrier reçu le 6 août qu'il était prêt à faire exécuter la décision de justice, « au besoin avec le recours de la force publique ».

Le maire de Dompierre, Michel-Martial Durieux (PRG), se serait bien passé de ces squatters encombrants. Le terrain n'est pas municipal, et la commune n'a aucune compétence dans ce domaine. S'il a demandé au Conseil général et à la préfecture de prendre leurs responsabilités, « c'est pour des raisons d'hygiène et de salubrité : on ne peut pas laisser des gens vivre dans des conditions pareilles ». Il plaide « pour une solution humaine ». Tout en sachant que l'époque n'est guère à l'humanité et que toute idée de relogement est exclue.

Moulinets sécuritaires ou pas, il risque de se passer à Dompierre ce qui se passe ailleurs. Une partie des Roumains vont accepter de rentrer au pays avec en poche l'aide au retour humanitaire : 153 euros par adulte, 46 euros par enfant. Puis ils reviendront, dans quelques semaines. Quant aux autres, s'ils quittent Dompierre, ce sera pour planter leurs caravanes ailleurs. « Personne ne veut partir… » confirme Petrica.

 

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Published by henri Moulinier - dans Egalité
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  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Acteur du Front de gauche. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
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