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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 06:34

L'interview, dans le quotidien régional Sud-Ouest du 6 octobre,  de Philippe Joussemet, est fort interessant

 

En tant que Président de l'Union Maritime,

 il défend bec et ongle le projet de réalisation de nouvelles cuves de pétrole de la Société Picoty. C'est son droit et il défend une Société, Picoty, qui est membre de cette Union Maritime qu'il préside.

Encore apprenons-nous qu'il s'agierait bien de mettre en place de nouvelles cuves pour l'agro-carburant, abusivement appelé "bio-carburant" .

 

Mais Philippe  Joussemet est aussi Conseiller Municipal de La Rochelle

C'est aussi son droit de citoyen, et celui du MRG de l'avoir présenté au Coseil Municipal, comme l'est Jean-françois Fountaine pour le PS. Ce sont d'ailleurs deux hommes de qualité. Pour autant, n'y a-t-il pas danger de confusion d'intérêt entre l'intérêt général que doit défendre un élu et un Conseil Municipal et l'intérêt privé d'une entreprise? Certes, l'emploi,  l'activité économique sont des enjeux politiques majeurs pour une commune, une agglomération.

 

Mais à quel prix?

L'intérêt des habitants de ce grand secteur le notre ville, La Pallice-Laleu, doit-il se plier à l'intérêt d'une entreprise dont le site est classé Sevezo?(voir article précédent)

Je ne le pense pas!

Je constate d'ailleurs qu'il en est de même pour l'extension du Port de plaisance(cliquez pour accéder au dossier). Les industriels de la plaisance, dont le chiffre d'affaire a baissé de 50% ( dit Philippe Joussemet), ont besoin de vendre des bâteaux. Bien! Mais là aussi, la réponse est-elle dans la réalisation de 1200 anneaux de plus au Port des Minimes déjà fort grand, sans prendre en compte les autres dimensions de la question?

 

Monsieur le Maire: clarifiez la position de la Mairie.

Il faudra que nos 2 conseillers Municipaux, Gille Gautronneau et Philippe Joussemet, tous 2 membres de la majorité municipale et tous deux Radicaux de Gauche finissent par se ... croiser pour se parler!!!

Alors qu'ils officient sur le même quartier! A moins que chacun d'entre eux ne joue sa partition: à l'un d'affirmee que  "la ville sera toujours du côté de la population"; à l'autre de préciser dans son interview que Gille Gautronneau n'a pas dit "quoi qu'il arrive, nous serons du côté des habitants"!

 Comprenne qui pourra!!!

J'espère que notre bon Maire de La Rochelle, Maxime Bono,  clarifiera la situation, pour que le prétendu "groupe d'habitants" qui avec leur Association Respire ( qui n'a pas que 40 adhérent-es!) a secoué le cocotier pour qu'enfin un peu de démocratie locale souffle sur Laleu-La Pallice.

Je vous laisse avec Philippe Baroux, le journaliste de Sud-Ouest, pour lire l'interview de Philippe Joussemet, Président de l'Union Maritime et Conseiller Municipal.                       H.M.

 

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Sud-Ouest

6 octobre 2010 06h00 | Par Philippe Baroux 0 commentaire(s)

L'économie du port est primordiale

L'Union maritime défend ses adhérents. La société Picoty SA est l'un de ses opérateurs portuaires.

 Le président de l'Union maritime et l'élu au conseil municipal, Philippe Joussemet critique l'attitude d'« un groupe d'habitants ». photo p. B.

Le président de l'Union maritime et l'élu au conseil municipal, Philippe Joussemet critique l'attitude d'« un groupe d'habitants ». photo p. B.

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L' Union maritime de La Rochelle, c'est une quarantaine d'adhérents. Ils ont en commun d'exercer une activité liée directement, ou indirectement, au Grand Port maritime. Quel regard, leur président, Philippe Joussemet (par ailleurs élu au conseil municipal dans la majorité de Maxime Bono) porte-t-il sur le projet d'implantation de nouvelles cuves de stockage d'hydrocarbures par la société Picoty, et sur l'opposition au projet emmenée par l'association Respire ?

Sud Ouest. Picoty adhère à l'Union maritime. Votre tentation est donc naturellement de défendre son projet ?

Philippe Joussemet. Complètement. L'objet de l'Union maritime est bien la défense de ses adhérents et des filières portuaires. Tout projet qui serait ou sera conforme au droit et qui participe au développement des activités de la communauté portuaire est soutenu.

J'ai lu que ce dossier avait un déficit de transparence quant à sa procédure, et dans l'information sur le projet. La légalité du projet est aussi remise en question, systématiquement, en réunion publique par ses opposants. Ce langage revient à remettre en cause toute une réglementation extrêmement contraignante pour la mise en œuvre de ce type de projet. Des procédures tellement importantes qu'un industriel ne peut pas faire autrement que les respecter. Après, si l'Union maritime avait un soupçon quelconque sur cette conformité du projet, il lui appartiendrait de le dire.

Vous déplorez donc cette insistance des opposants sur ce sujet de la légalité…

Un mot à la mode : le buzz. Je crois que l'on est capable de dire une contre-vérité importante quand elle sert la cause. Après, il y a peut-être un problème dans la forme de communication. Ce qui est sous-jacent, c'est le risque de pollution olfactive, organique. Or, il y a eu des études faites pour le compte du port. Elles révèlent que l'on est en dessous des seuils réglementaires.

Mais cela ne légitime pas le projet. D'autant qu'on peut imaginer qu'il vise à organiser le stockage futur de biocarburants. Biocarburants qui, en soi, font aussi débat ?

Les bons résultats qu'affiche aujourd'hui le port sont pour un tiers liés aux céréales, pour un tiers aux hydrocarbures, et pour le reste à des trafics divers. Donc, le développement des activités liées aux hydrocarbures et aux biocarburants profite à tout l'environnement portuaire, pas seulement à Picoty.

Et puis, sans cette capacité de stockage, il faudrait, pour alimenter l'économie locale, ramener des marchandises, donc augmenter le trafic de poids lourd. ça serait aussi des nuisances.

Est-ce une raison pour ignorer l'évolution sociologique du quartier, les aspirations de ses habitants ?

Oui d'accord. Mais la réglementation, elle aussi, a évolué. Les industriels sont obligés de se conformer à ces nouvelles obligations. On nous a souvent expliqué que l'économie numéro un dans le département, c'est le nautisme. Contre toute attente, dans la crise, cette filière a perdu 50 % de son chiffre d'affaires ; le port, lui, n'a perdu que 2,9 % de trafic, et encore, par rapport à une année de référence 2008 qui était exceptionnelle. Cela veut dire que la stabilité économique, la stabilité de nos emplois, c'est ici qu'on la trouve. Vu le contexte, ne doit-on pas se soucier des bons vecteurs économiques, et des activités pérennes ?

Et les habitants dans tout ça ?

Nous sommes en présence d'un groupe d'habitants, je dis bien un groupe. Ils ne veulent pas du projet. Quand ils ont fait le choix de s'installer dans le quartier, ils savaient que c'était une zone à vocation portuaire et industrielle, et qu'il faudrait prendre en compte les évolutions de cet environnement. Le problème révélé aujourd'hui, c'est qu'il faut aller vers plus d'information sur les projets de développement. On se souvient du travail de communication mené entre l'association de quartier de Port-Neuf et Rhodia. C'est peut-être l'exemple à suivre.

Le risque, c'est que le dossier Picoty « contamine » d'autres projets de développement portuaire ?

C'est un risque. Aujourd'hui, les regards sont braqués sur Picoty. Mais, vu les déclarations faites, l'objectif est au-delà. Et je ne peux pas admettre que l'on remette en question l'importance du port de la Pallice pour notre région.

C'est à l'élu municipal que s'adresse la question. En réunion publique, votre collègue élu, Gilles Gautronneau, a dit « la ville sera toujours du côté de la population ». Plutôt inquiétant pour les portuaires ?

Je n'ai pas encore eu l'occasion d'en discuter avec lui. Défendre les intérêts des habitants est une chose normale pour un élu politique. Mais on ne peut pas contredire une décision prise dans un cadre légal. ça n'est pas une déclaration à prendre comptant. Il n'a pas dit « quoi qu'il arrive, nous serons du côté des habitants ».

 

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Published by henri Moulinier - dans Respire à Laleu-La Pallice
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  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Acteur du Front de gauche. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
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