Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 18:38

 

    Europe : pas sans nous !

Appel des 200 pour un référendum sur le nouveau Traité européen

C’est ici                  

Le Mécanisme européen de stabilité

⇒ Il s’agit en réalité de mettre en œuvre une procédure automatique d’aide aux pays de la zone euro en difficulté, sur le modèle de ce qui a été appliqué en Grèce. Le MES c’est donc la généralisation du schéma qui a conduit la Grèce dans une situation extrêmement inquiétante. 9 plans d’austérité ont été appliqués en Grèce et le pays s’enfonce toujours plus dans la crise. Le peuple grec paye chaque jour un tribut de plus en plus important. Dernière mesure en date : une baisse de 20% du salaire minimum !

⇒ Avec le MES, les mesures d’austérité deviennent automatiques dès qu’une aide est accordée à un pays européen.  

⇒ Avec le MES, la Commission européenne et le FMI obligent les pays en difficultés à appliquer leurs recettes alors que tout le monde constate aujourd’hui leur nocivité.

⇒ Le MES est également le symbole d’une dérive autoritaire supplémentaire de l’Union européenne. Aucune action judicaire ou administrative ne peut être engagé contre le MES. De plus, seule la France et l’Allemagne peuvent s’opposer à l’aide d’un pays. Au Front de Gauche, nous refusons que deux pays dominent 25 autres pays !

⇒ Le MES a été négocié dans le plus grand secret. Même les députés européens n’ont pas été tenus au courant de l’état des négociations.

Le nouveau traité

⇒ Alors qu’aucun pays ne parvient aujourd’hui à respecter les 3% de déficit autorisés, les dirigeants européens veulent étouffer davantage les peuples européens. Le nouveau traité ne permettrait que 0,5% de déficit.

⇒ Avec le nouveau traité, aucun pays européen ne pourra voter un budget sans l’autorisation préalable de la Commission européenne. Il s’agit tout simplement de la remise en cause du principe de la souveraineté populaire.

Mobilisation générale !

⇒ Après le vote favorable le 21 février à l’Assemblée nationale, le Sénat va-t-il faire la même chose, lui qui est en majorité à gauche? Le vote aura lieu le 28 février au Sénat, sur le Mécanisme européen de stabilité. Le Front de Gauche interpelle, à nouveau,  l’ensemble de la gauche pour que ce projet dangereux soit rejeté. Le MES et le nouveau traité sont en effet directement liés : ceux qui acceptent le MES seront dans l’obligation d’accepter le nouveau traité. François Hollande a tord de dire qu’il est possible de voter pour le MES et de renégocier le nouveau traité. Il faut être cohérent jusqu’au bout : pour renégocier un nouveau traité, la première étape est de rejeter le MES.

Le Front de Gauche demande l’organisation d’un référendum sur le nouveau traité. Comme en 2005, c’est au peuple français de se prononcer directement.

 °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°)

DIAPORAMA PERSO PERIGNY Crise financière et projet de tra DIAPORAMA PERSO  Crise financière et projet de traité

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

L’EUROPE DANS LE PIÈGE NÉOLIBÉRAL, par Jean-Pierre Pagé

http://www.pauljorion.com/blog/?p=34730

Extrait de l'article :
Il convient, en effet, de dénoncer le caractère fallacieux et simpliste du raisonnement qui sous-tend l’actuel accord passé entre les Européens. Cet accord repose sur un postulat : le succès de l’application par tous les partenaires de politiques d’austérité et de libéralisation, supposées entraîner, avec le retour de la « confiance » des marchés, celui de la croissance. (...)

 Or, même si ceux qui nous dirigent semblent sourds aux arguments qui sont développés, on a toutes les raisons de contester ce postulat. Rappelons, une fois encore, comment, à l’instar de ce qui s’est passé au cours des années 30, le processus ainsi enclenché a toutes probabilités de conduire l’Europe, non à la croissance, mais à la dépression et à la faillite que l’on cherche à éviter. Sans remonter si loin dans le temps, on peut citer aussi, parmi d’autres, les exemples de la Russie au cours des années 90 et de l’Argentine peu après. Pour leur part, les Etats-Unis se sont bien gardés de tomber dans ce piège en refusant l’austérité sous la forme qui sévit en Europe.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°  

      Message de Catherine Quéré (députée PS de Saintes - 17)

aux citoyens qui l’avaient interpellée avant le 21 février :

 

Pourquoi j'ai voté non au traité de Mécanisme Européen de stabilité. 

Mardi 21 février, les députés ont dû se prononcer sur le projet de loi de ratification du traité du mécanisme européen de stabilité. Ce dispositif, les socialistes derrière François Hollande le refusent car nous le considérons avant tout comme un projet imposé aux citoyens par la droite européenne.

La stabilité ne peut pas être synonyme d'austérité : François Hollande a pris l'engagement de renégocier ce traité. Parce que si les socialistes sont profondément attachés à l'idée d'Europe et solidaires des autres pays de l'Union Européenne, nous sommes également persuadés que l'austérité n'est pas une réponse satisfaisante à la crise. Le traité voté le 21 février par la droite et voulu par le gouvernement n'est pas sans contrepartie. Il ne l'est pas en terme d'engagements budgétaires pour la France et il ne l'est pas également parce qu'il est conditionné par la ratification du traité conclu entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel qui impose la transposition de la règle d'or dans le droit des Etats sollicitant l'aide européenne. Non seulement l'austérité ne peut être la condition de la solidarité mais elle n'est pas non plus gage de stabilité.

En 2008, j'avais fait le choix de voter contre le traité de Lisbonne parce que je considérais que les citoyens français ne pouvaient être écartés de ce débat. L'Europe ne doit pas se départir de son idéal démocratique et ma conviction demeure que la démocratie doit être au coeur de nos préoccupations européennes.

Pour toutes ces raisons, je me suis prononcée contre le traité de mécanisme Européen de stabilité lors du vote à l'Assemblée Nationale. Je suis favorable à un dispositif durable de stabilisation de la zone euro mais qui doit se faire en privilégiant la croissance et l'emploi, qui doit déterminer un nouveau rôle pour la BCE et qui doit véritablement associer les peuples européens.

Catherine Quéré

Députée de Charente-Maritime

(Info parue sur le site du PG 17)

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Ratifier sans consulter le peuple ? Les candidats doivent s'expliquer 

 

Quatre candidats de gauche ont répondu à Attac sur la ratification du nouveau traité européen, le « Pacte budgétaire » qui veut engager l'Europe dans l'austérité pour des décennies. Alors que Nicolas Sarkozy prétend que ce traité serait « trop compliqué » pour faire l'objet d'un référendum, François Hollande a refusé de nous répondre. Exigeons de ces candidats qu'ils acceptent et organisent le débat ! Nous invitons tous les citoyens à leur faire cette demande par courriel en vous rendant sur cette page.
Comment inverser la dérive antidémocratique des institutions politiques, en France et en Europe ? Comment redonner le pouvoir aux peuples pour qu'ils puissent reprendre en main leur destin commun ? Après son questionnement sur la finance et les banques, Attac a interpellé les candidats à l'élection présidentielle pour connaître leurs propositions sur la démocratie. Nous leur demandions en particulier s'ils comptaient engager un vaste débat démocratique sur l'avenir de l'Europe en décidant de soumettre à référendum la ratification du Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance de la zone euro (dit « Pacte budgétaire »).

 

Quatre candidats nous ont répondu, et nous les en remercions. Nathalie Arthaud ne se prononce pas concernant un référendum sur le Pacte budgétaire. Eva Joly s'y déclare « à titre personnel » défavorable pour ne pas « renforcer les anti-européens ». Mais n'est-ce pas plutôt une ratification de ce Pacte désastreux par le Parlement sans débat avec la société qui renforcerait les « anti-européens » ? Jean-Luc Mélenchon « s’engage s’il est élu à soumettre à référendum la ratification de ce Pacte et à faire campagne pour son refus ». Philippe Poutou affirme que « le précédent de Lionel Jospin en 1997 qui, malgré ses déclarations pré-électorales, n’a pas voulu imposer une renégociation du Pacte de stabilité, montre qu’il faudra une campagne massive pour imposer ce référendum ».

Les candidats de droite ne nous ont pas répondu: c'est regrettable pour la qualité du débat démocratique de cette élection présidentielle mais cela ne nous surprend pas. Nicolas Sarkozy en particulier développe dans cette campagne une conception autoritaire et démagogique de la démocratie plébiscitaire, qui consiste à utiliser le mécanisme référendaire contre le peuple. Il s’est dit disposé à organiser des référendums contre les droits des chômeurs et des étrangers, mais pas sur le Pacte budgétaire, un sujet selon lui « trop compliqué » !

 

En revanche le refus de François Hollande de répondre à nos questions est incompréhensible. Certes il a déjà annoncé au Guardian qu'il ne voulait pas d'un référendum sur le Pacte budgétaire. Mais s'il refuse le débat avant l'élection et qu'il veut l'évacuer après, le « changement » qu'il annonce risque d'être très limité.

Le Pacte budgétaire, signé pour la France par Nicolas Sarkozy le 2 mars dernier, doit être ratifié avant la fin 2012. Il obligera les États signataires à réduire à marche forcée leurs déficits, imposant des sanctions automatiques aux contrevenants. François Hollande l'a critiqué à juste titre pour son caractère purement disciplinaire et punitif. Il s'est engagé à le renégocier.

Nous ne pensons pas qu'on puisse amender sérieusement ce traité, dont la logique fondamentale est d'imposer l'austérité pour rassurer les marchés. Les autres chefs d' État et de gouvernements européens, à commencer par Angela Merkel, ont déjà fait savoir qu'il n'y avait pour eux plus rien à négocier. En cas d'élection de François Hollande, les marchés financiers exigeront de sa part une ratification rapide, en provoquant sans doute même une hausse des taux d'intérêt sur les emprunts émis par la France.

Dans tous les cas ce n'est qu'en menant un vaste débat démocratique sur la construction européenne, et en s'appuyant sur une mobilisation des citoyens en France et en Europe, qu'on pourra faire reculer le rouleau compresseur de l'austérité et remettre l'Europe sur de bons rails.

Nous demandons donc à Nicolas Sarkozy et François Hollande de s'engager à organiser un débat démocratique conclu par un référendum pour ou contre la ratification du Pacte budgétaire, renégocié ou non. Nous invitons tous les citoyens à leur faire cette demande par courriel en vous rendant sur cette page.

En tout état de cause, si le président élu en mai prochain refusait d'engager le débat démocratique nécessaire sur la ratification de ce nouveau traité, nous proposerions l'organisation par la société civile elle-même d'un référendum d'initiative citoyenne contre le Pacte budgétaire et pour un nouveau traité de refondation européenne. Pour que des millions de citoyens aient l'occasion de s'emparer du débat, dont nous n'accepterons pas qu’il soit esquivé.

Attac France,
28 mars 2012

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Henri MOULINIER
  • Henri MOULINIER
  • : Espace de débat pour contribuer à l'élargissement du Front de gauche, la victoire de la gauche pour une réelle alternative au néolibéralisme et au capitalisme
  • Contact

Profil

  • henri Moulinier
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Acteur du Front de gauche. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Acteur du Front de gauche. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.

Recherche

Pages

Catégories