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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 19:38

                             

Premier président noir d'Afrique du Sud, prix Nobel de la paix en 1993, Nelson Mandela, héros de la lutte contre l'Apartheid, s'est éteint ce jeudi soir à l'age de 95 ans.

Nelson Mandela "s'est éteint", a déclaré le président sud-africain Jacob Zuma, avant de rendre un long hommage à l'ancien président sud-africain. "Notre cher Madiba aura des funérailles d'Etat", a-t-il ajouté, annonçant que les drapeaux seraient en berne à partir de vendredi et jusqu'aux obsèques.

Nelson Rolihlahla Mandela est rentré à la maison. C’est ce que l’on dit dans la culture zouloue, quand quelqu’un de très âgé décède. Comment, dès lors, ne pas rapprocher ce dernier voyage de son tout premier. Il n’avait que neuf ans. Son père venait de rendre l’âme à Qunu, village que l’enfant doit quitter. Il raconte : «Qunu était tout ce que je connaissais et je l’aimais sans réserve, comme un enfant aime le premier lieu où il a vécu. Avant de disparaître derrière les collines, je me suis retourné et j’ai regardé mon village pour ce que je croyais être la dernière fois. J’ai vu les huttes simples et les gens occupés à leurs corvées; le ruisseau dans lequel j’avais sauté et joué avec les autres garçons; les champs de maïs et les pâturages bien verts où les vaches et les moutons broutaient paresseusement.

"Le passé que je quittais"

J’ai imaginé mes amis en train de chasser les oiseaux, de boire du lait au pis d’une vache, ou de s’amuser dans le réservoir au bout du ruisseau. Mais surtout, mes yeux sont restés fixés sur les trois huttes où j’avais connu l’amour et la protection de ma mère. Ces trois huttes, je les associais à tout mon bonheur, à la vie elle-même et j’ai regretté amèrement de ne pas les avoir embrassées avant de partir. Je ne pouvais imaginer que l’avenir vers lequel je marchais pourrait en tous points se comparer au passé que je quittais » (extrait d'Un long chemin vers la liberté, Nelson Mandela Editions Fayard)

Né le 18 juillet 1918 dans le petit village de Mvezo, dans le district d’Umtata, capitale de ce qui était alors le Transkei (aujourd’hui une partie de la province du Cap oriental), Mandela ne s’appelait pas encore Nelson, un prénom anglais et chrétien voulu par une institutrice pour complaire aux maîtres blancs. Car si l’apartheid ne sera officiellement instauré qu’au lendemain de la seconde guerre mondiale, la ségrégation est bel et bien déjà en place dans l’Union sud-africaine d’alors. Il est Rolihlahla Madiba.

Madiba est le nom de son clan, de la tribu thembu du peuple Xhosa. Il est de souche royale. Rolihlahla, en xhosa, signifie « celui qui crée des problèmes ». Quelle prémonition! D’ailleurs, dès 1941, alors qu’il a à peine vingt-trois ans, il se fait remarquer lors d’une grève à l’université de Fort Hare où il étudie. La cause ? Une employée noire a été frappée par un intendant blanc.

Slovo, First, Tambo et Sisulu

Cette liberté, Mandela ne la veut pas que pour lui. Il ne peut se sentir libre si tout autour de lui ce n’est qu’oppression raciale et sociale. C’est parce qu’il a voulu emprunter jusqu’au bout ce long chemin vers la liberté qu’il a su se nourrir de la pensée des autres, laisser mûrir son esprit pour mener le combat le plus large possible.

Avocat, il va faire la connaissance de Joe Slovo, de Ruth First, blancs et communistes, d’Oliver Tambo et de Walter Sisulu. Ces derniers, déjà membres du Congrès national africain (ANC) vont lui ouvrir de nouveaux horizons, ceux de la lutte politique. Mais, dans un premier temps, Mandela se laisse subjuguer par les thèses africanistes d’Anton Lembede, un des rares avocats noirs d’Afrique du Sud. Au sein de la Ligue des jeunes de l’ANC (ANCYL) récemment créée et dirigée par Lembede, Mandela s’oppose « fermement à l’entrée des communistes ou des Blancs ». Il dira plus tard, au début des années soixante : « Il fallait être le jeune politicien inconsidéré que j’étais en 1949 pour prétendre que les communistes puissent être nos ennemis. »

De fait, si dès sa naissance en 1912, l’ANC inscrit son action dans la non-violence et un certain africanisme, la création du parti communiste d’Afrique du sud (CPSA qui se transformera plus tard en SACP) en 1921 aura une influence non négligeable. Les communistes se battent en effet pour une société non raciale et ne prônent pas la non-violence. De quoi attiser l’intérêt de bon nombre de militants de l’ANC et qui deviendront des idées majoritaires même si les finalités de l’ANC et du SACP, au-delà de la lutte de libération, ne sont pas totalement les mêmes. C’est dans la lutte que verra le jour la Triple Alliance, constituée de l’ANC, du SACP et de la COSATU (la centrale syndicale), toujours en place. Cette influence s’est fait sentir très tôt. En 1955, au moment de l’adoption de la Charte de la Liberté, véritable boussole de l’ANC, qui affirme que « l’Afrique du Sud appartient à tous ceux qui y vivent, Noirs et Blancs », la notion de « non-racial » est déjà centrale.

Lutte armée

Mandela ne tarde pas à imposer la lutte armée comme moyen de mettre à bas l’apartheid. « Nous avons toujours cru à la non-violence comme tactique » et non comme stratégie, précisera-t-il. « Quand les conditions nous dictaient d’utiliser la non-violence, c’est ce que nous faisions ; et quand elles nous dictaient de renoncer à la non-violence nous nous y pliions » (Conversations avec moi-même. Lettres de prison, notes et carnets intimes,  Nelson Mandela, Editions de la Martinière. Extrait de « Conversation avec Richard Stengel). A la tête de l’ANCYL il crée donc en 1961 l’Umkhonto we Sizwe (la « lance de la Nation »), le MK, l’organisation militaire qu’il codirigera avec Joe Slovo (au nom du parti communiste).

A son fidèle ami, Ahmed Kathrada, emprisonné avec lui à Robben Island, il dira: «Disons que l’un des sujets controversés lorsque nous avons monté le MK, était la manière de le contrôler. Nous voulions éviter le militarisme, le but était de créer une force militaire à partir de l’organisation politique, et c’est sur ce principe qu’il a été fondé.» Cette même année, il part lui-même en formation «politico-militaire», qui l’amènera notamment en Chine, en Ethiopie et en Algérie auprès du FLN. De nombreux MK bénéficieront d’entrainements spécifiques (politique, militaire, renseignements, santé…) dans les pays socialistes, en URSS, en Tchécoslovaquie, en Allemagne de l’est et à Cuba notamment. Les pays occidentaux ont choisi leur camp, celui de l’apartheid. Pour l’anecdote, ce n’est qu’en juillet 2008 –oui, vous avez bien lu!– que les Etats-Unis retireront Mandela et l’ANC de leur liste noire du terrorisme.

Prisonnier matricule 466/64

Le 5 août 1962, à peine rentré de son périple, il est arrêté. Il écope de cinq ans de prison. Il est jugé de nouveau quelques temps après avec Walter Sisulu, Govan Mbeki, Ahmed Kathrada, Denis Goldberg… C’est le fameux procès de Rivonia. En avril 1964, devant ses juges qui le condamneront à la perpétuité, Mandela déclare: «J’ai combattu la domination blanche, j’ai combattu la domination noire. J’ai chéri l’idée d’une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie et avec des chances égales. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et atteindre. Mais s’il en était besoin, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir».

En France, au même moment, à la tribune de l’Assemblée nationale, au nom des députés communistes qui sont les seuls (et le resteront pendant des décennies) à s’en préoccuper, Marie-Claude Vaillant-Couturier intervient en faveur de Mandela et de ses co-inculpés. Elle leur apporte le soutien du PCF. Un soutien qui ne se démentira jamais.

Mandela va rejoindre sa cellule dans le bagne de Robben Island, une île au large de la ville du Cap. Il décrit ainsi le lieu: «Robben Island –autrefois colonie de lépreux, puis forteresse gardant l’entrée du port du Cap durant la Seconde guerre mondiale-, un petit affleurement calcaire, blafard, battu par le vent, pris dans nasse du courant de Benguela, dont l’histoire se résume aux années d’oppression de notre peuple. Ma nouvelle maison.»

Il devient le prisonnier matricule 466/64. Il ne recouvrira la liberté que vingt sept ans plus tard. «La prison ne vous vole pas seulement votre liberté, elle essaie aussi de vous déposséder de votre identité», écrit-il. «C’est par définition un état purement autoritaire qui ne tolère ni indépendance ni individualité.» Au combat politique s’ajoutait donc celui pour la dignité du prisonnier. «Toute demande de livre qui contenait le mot «rouge», même s’il s’agissait du «Petit Chaperon rouge», était rejetée par les censeurs», se souvient-il. Jusqu’en 1977 et l’intervention du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), comme tous les autres prisonniers politiques, il dormait, jusque là, sur un simple et pauvre matelas. En 1982, il est transféré à la prison de Poolsmoor, où il restera jusqu’en 1988 avant d’être placé à la prison Victor-Verster jusqu’à sa libération.

1985, appel à boycotter l'Apartheid

Entretemps, les manifestations pour la libération de Nelson Mandela, la lutte pour le démantèlement de l’apartheid, ne cessent de se développer dans le monde. En France, les Rencontres nationales contre l’apartheid, le Mouvement anti-apartheid ainsi que le Mouvement de la jeunesse communiste et le parti communiste français (PCF), sont à la pointe du combat. La Fête de l’Humanité 1985 en porte la marque. Un immense concert, réunissant Max Roach, Eddy Louis, Salif Keita, Bernard Lubat et Manu Dibango, est donné. Une délégation élue par les centaines de milliers de participants, conduite par le directeur du journal de l’époque, Roland Leroy, est chargée de se rendre à Matignon pour exiger que la France boycotte à 100% le régime de l’apartheid.

En 1986, « l’Humanité » et « l’Humanité Dimanche » publient un numéro hors-série titré: «Liberté pour Mandela». En juillet 1988, Mandela fête ses soixante-dix ans en prison. Georges Marchais, alors secrétaire général du PCF, lui adresse un message l’assurant, de la part des communistes français, de «nos sentiments de respect et de solidarité, de notre engagement à apporter à votre combat et à celui de votre peuple la contribution croissante qu’ils appellent». Il ajoute : «Nous combattons et combattrons toutes les complicités, d’où qu’elles viennent, à l’égard d’un pouvoir qui a montré à l’opinion française jusqu’où il pouvait aller en faisant assassiner sur notre sol notre camarade Dulcie September (abattu à Paris par l’apartheid en 1988, ndlr).»

Solly Smith, successeur de Dulcie, se verra remettre, le 20 juillet, dans les locaux de «l’Humanité», plus de 3.000 messages de soutien adressés par les lecteurs. «Le Nobel pour Mandela»: la proposition faite par Georges Marchais est approuvée par les participants au meeting de la Fête de l’humanité 1988. Cette campagne va crescendo. Le 9 décembre, sous un chapiteau dressé au Champ-de-Mars, 20.000 personnes participent à une soirée où se succèdent musique et témoignages. A La Courneuve, la Fête de l’Humanité 1989 se met aux couleurs de l’ANC. Le portrait de Nelson Mandela est partout, popularisant encore plus le combat contre l’apartheid et pour la libération du dirigeant sud-africain.

"Seul un homme libre peut négocier"

C’est dans ce contexte que le pouvoir blanc, soumis à des pressions intérieures et extérieures, décide d’entamer des discussions avec Nelson Mandela. Celui-ci, en réalité en contact avec la direction en exil de l’ANC grâce à un ingénieux système –résultat de l’«opération Vula»- refuse tout compromis. Le régime d’apartheid tente en réalité de diviser l’ANC et le parti communiste d’une part, d’obtenir l’arrêt de la lutte armée de l’autre. Mandela ne s’y laisse pas prendre. En 1985, dans un discours, qu’il parvient à faire sortir et qui est lu par sa fille Zindzi, il explique: «Je suis membre du Congrès national africain. J’ai toujours été membre du Congrès national africain et je resterai membre du Congrès national africain jusqu’au jour de ma mort». Il lance à l’adresse du président sud-africain, P.W. Botha: «Qu’il renonce, lui, à la violence. Qu’il dise qu’il va démanteler l’apartheid. Qu’il lève l’interdiction qui pèse sur le Congrès national africain. Qu’il libère tous ceux qui ont été emprisonnés, assignés à résidence, ou exilés à cause de leur opposition à l’apartheid». Et Mandela de poursuivre: «Seul un homme libre peut négocier. Les prisonniers ne peuvent établir de contrats (…) Je ne peux m’engager à rien tant que vous, le peuple, et moi, nous ne sommes pas libres. Votre liberté et la mienne ne peuvent être séparées. Je reviendrai ». (Extrait de Un long chemin…)

Le 15 octobre 1989, sept compagnons de Nelson Mandela, emprisonnés avec lui, sont libérés par le pouvoir de l’apartheid. «Je savais que je n’aurai plus longtemps à attendre», écrit Mandela dans son autobiographie. De fait, le 11 février 1990, le leader du Congrès national africain (ANC), symbole de la lutte contre le pouvoir ségrégationniste blanc, sort de sa prison. Une libération fêtée dans le monde entier par tous ceux qui se sont mobilisés depuis des années parce que c’est la première grande victoire contre ce régime honnis, soutenu presque jusqu’au bout par les «démocraties occidentales».

Lui dont on ne connaissait que quelques photos réalisées dans les années 50, alors qu’il n’avait que la quarantaine, stupéfait le monde entier ému, avec sa chevelure grisonnante. Mais avec le recul, ce qui a sans doute le plus surpris lorsqu’on l’a vu avec, à ses côtés, celle qui était encore son épouse, Winnie, c’est la dignité de cet homme que le pouvoir blanc ne voulait pas seulement faire plier: il voulait le briser. Il n’y est pas parvenu.

Lors de son premier discours, prononcé depuis le balcon de l’hôtel de ville du Cap, il dit: «Je suis là devant vous non pas comme un prophète mais comme un humble serviteur du peuple. Ce sont vos inlassables et héroïques sacrifices qui m’ont permis d’être là aujourd’hui. Je remets entre vos mains les dernières années qui me restent à vivre». Surtout, au grand dam des dirigeants de l’apartheid et de ceux des pays occidentaux, il exprime sa profonde gratitude à l’ANC, au parti communiste sud-africain et aux combattants de l’Umkhonto we Sizwe (MK). Bien que libre, à ce moment-là, Mandela, comme tous les Noirs d’Afrique du Sud, ne possèdent toujours pas le droit de vote et l’apartheid est toujours en place. «Je suis un membre loyal et discipliné de l’ANC, en accord total avec sa stratégie et sa lutte sur tous les fronts», lance-t-il devant une foule combattive. «Nous n’avons pas d’autres choix que de continuer la lutte armée». Il demande également le maintien des sanctions économiques contre l’Afrique du Sud.

Politiquement, les années qui suivent sa libération sont éprouvantes. Les négociations, commencées le 2 mai 1990, traînent en longueur. Il apparaît que le président blanc Frederik De Klerk, soutenu par les Occidentaux, cherche avant tout à conserver le pouvoir et, comme toujours, à diviser l’ANC et le parti communiste. Pendant qu’il discute, sa police poursuit d’ailleurs sa répression. Certains tentent, aujourd’hui, d’oublier les manœuvres de De Klerk, voyant en lui un visionnaire et un homme de paix. C’est oublier que la lutte de l’ANC et de ses alliés, le soutien des progressistes et des démocrates dans le monde entier, ont contraint ce régime à desserrer l’étau.

Sur les conseils du précieux Joe Slovo, devenu secrétaire général du SACP, conscient de la stratégie de la droite blanche et des risques de guerre civile, il propose de négocier un partage du pouvoir, dite «clause du crépuscule», qui permettra l’organisation d’élections libres. En 1993, il reçoit, avec De Klerk, le prix Nobel de la paix.


Premier vote à 75 ans

Lorsque Nelson Mandela vote pour la première fois de sa vie, il a 75 ans. C’est en avril 1994, à l’issue d’une campagne électorale épuisante dont on se demande comment un homme de son âge a pu le supporter. Certainement grâce à cet enthousiasme qu’il avait chevillé au corps et qui lui faisait dire pendant les meetings électoraux : «Je voudrais tous vous mettre dans ma poche. J’ai 75 ans, et avec vous j’ai l’impression d’en avoir 16. Vous êtes ceux qui m’inspirez à chaque jour de ma vie ». Elu président, il se met tout entier au service de cette cause: bâtir une nouvelle nation, une nation débarrassée de l’apartheid où le mot «race» n’a plus aucune signification. En ce sens, la création de la Commission vérité et réconciliation (TRC) a permis d’ouvrir un chemin original, «entre amnistie et amnésie» parce que, comme le répétait Mandela «nous pouvons pardonner mais nous ne pouvons pas oublier».

Dès le début de sa présidence, Madiba ou Tata comme les Sud-africains vont de plus en plus l’appeler affectueusement, va se consacrer à l’avenir du pays. A la tête d’un gouvernement d’union nationale, il tente de tenir le cap malgré des relations conflictuelles avec l’un de ses vice-présidents, Frederik De Klerk, dernier président de l’apartheid… et quelques tensions avec le chef zoulou, ministre de l’Intérieur, Mangosuthu Buthelezi. En 1996, au lendemain de l’adoption d’une nouvelle constitution par le parlement, la coalition éclate. De Klerk démissionne. Thabo Mbeki, l’autre vice-président, est de plus en plus sur le devant de la scène. Mandela s’efface peu à peu. En 1997, il cède la présidence de l’ANC. En 1999, comme il l’avait annoncé, il ne brigue pas un nouveau mandat et se retire. Un exemple pour le continent africain.

Ces dernières années, il a beaucoup œuvré pour renforcer la lutte contre le Sida et s’est consacré au Fonds pour l’enfance avec sa dernière épouse, Graça Machel. Affaibli, il n’est plus apparu publiquement depuis la Coupe du monde football qui s’est tenue en Afrique du Sud en 2010. Rattrapé par la tuberculose qu’il avait contractée en prison, il a multiplié les séjours à l’hôpital.

Nelson Rohlihlahla Madiba Mandela s’en est allé. Il est rentré à la maison. Il ne laisse pas un peuple orphelin mais un peuple qui le remercie de tout ce qu’il a fait et qui lui sait gré d’avoir permis son émancipation. L’archevêque Desmond Tutu aime à dire: «Nous avions les terres. Les Afrikaners sont arrivés avec la Bible et nous ont dit: «Fermons les yeux et prions». Lorsque nous les avons rouverts, ils avaient pris nos terres et nous avaient laissés la Bible».

Par son attitude et son abnégation au service de son peuple et de son organisation, Mandela leur a rendu ces terres et a réunifié le pays. C’est ainsi qu’il a pu dire: «Bienvenue au sein de la race humaine, Blancs et Noirs sans distinction. Nous avons réalisé quelque chose d’extraordinaire». Dans ce «nous» réside tout Mandela.

Source: l'Humanité

  • A lire aussi:

Mandela, le long combat pour la liberté

Mandela et les autres héros de la lutte anti-Apartheid

Les grandes dates de Nelson Mandela:

>>1964-1989, Nelson Mandela, matricule 446-64 à Robben Island

>>30 avril 1999: quand Nelson Mandela a quitté la scène politique

 

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Published by henri Moulinier - dans Egalité
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commentaires

Bacqué Jean-Louis 06/12/2013 21:39


 









Le jour où meurt Nelson Mandela, l'Histoire présente la facture en Centre Afrique, et la France héritière de la politique de colonisation doit assumer l'héritage du partage de l'Afrique
au crayon et à la règle en 1920, avec les anglais, pour des objectifs impériaux et économiques de prédation.

Piqûre de Rappel: "Au début nous avions la terre, ils avaient la Bible, puis ils ont pris la terre et nous avons eu la Bible" et "Ils nous ont envoyé des missionnaires d'abord, puis la
Légion a suivi". Nous sommes les enfants de cette Histoire, et nous devons gérer les conséquences de ces politiques et de l'absence de politique socilae et solidaire vis à vis des peuples
d'Afrique dans la Françafrique post coloniale et quand même néocoloniale.

À quand "l'Humain d'abord" ?




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  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
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