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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 08:40

     

La participation à ces primaires a été élevée. C’est indéniable. Nombreux sont les femmes et hommes a s’être déplacés. Plus de 2 millions d’électeurs sur 45 millions d’inscrits.  

* Cela traduit une aspiration des citoyen-ne-s de gauche, voire au-delà, à participer à la vie politique.

   * Ce vote atteste aussi de l’ampleur du rejet de Nicolas Sarkozy et de sa politique. François Hollande, désigné par les commentateurs comme le plus apte à battre Nicolas Sarkozy au 2e tour des présidentielles, est en tête, suivi par Martine Aubry. Ce sont, dit Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche, « les 2 candidats du programme officiel du Parti Socialiste. Leurs nuances ont été trop faibles pour qu’ils soient départagés »

(Voir communiqué ci-dessous)

 

Le score surprise d’Arnaud Montebourg

Cela dit, le score surprise d’Arnaud Montebourg, qui laisse loin derrière la régionale de l‘étape, Ségolène Royale, marque une volonté de gauchir la politique du PS. Sa percée traduit « des idées de rupture qu’il porte en des termes souvent identiques à ceux du Front de gauche » dit Jean-Luc Mélenchon. J’avoue que si j’étais allé voter, j’aurais voté pour lui. C’est le vote émis par des électeurs et sympathisants du PS, en premier lieu, mais aussi de certains électeurs du Front de gauche ou d’Europe Ecologie-Les Verts.

 

Dimanche 16/10, 2e tour : et après ?

Je pense ne pas aller voter à ce second tour. Les 2 candidats restant en lice sont pour l’essentiel porteur de l’orthodoxie du Projet socialiste et de ses 30 propositions, qui ne vont pas assez loin à mon goût. Alors, honnêtement, l’une ou l’autre ?? Même si Martine Aubry gauchit son langage face à "lagauche molle" de François Hollande. Même si Arnaud Montebourg entend faire monter la pression à gauche, fort de ses 17%. Mais nous verrons bien.

 

 La lettre d'Arnaud Montebourg aux 2 candidats restants

Elle mérite beaucoup d'attention. Elle me semble aller dans le sens de propositions de rupture avec les politiques et institutions actuelles. Jean-Luc Mélenchon lui répond ( http://17.lepartidegauche.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=944:reponse-de-jean-luc-melenchon-a-arnaud-montebourg&catid=420:presidentielleslegislatives-2012&Itemid=505) en y ajoutant une interrogation forte sur la nécessaire rupture avec le Traité de Lisbonne qui cadenasse l'Europe actuelle et donne toute liberté de circulation aux capitaux dans et hors de l'Europe ( lire article de ce blog).

 

Oui, et après ?

Et bien, lorsque le ou la candidat-e du PS sera désigné-e, la campagne électorale, à gauche, pourra se déployer. Il est vrai, me semble-t-il, que le débat au sein du courant socialiste a bougé, hors de l’ornière social-libérale.

                 Il sera alors question, non plus du choix d’une personne, mais, je l’espère, du débat sur les propositions de gauche pour battre Nicolas Sarkozy, comme le propose les autres candidats de gauche et notamment Jean-Luc Mélenchon. Car il faudra aussi battre sa politique d’austérité pour notre peuple, alors que s’engraissent les plus riches, les actionnaires, que les banques continuent à spéculer, que les capitaux peuvent très librement circuler dans et hors de l’Europe libérale actuelle, …

 

Vers une 6e République ?

Il n’en reste pas moins, à mon sens, que cette forme de consultation des « primaires », que la droite, elle aussi, envisage maintenant, marque une forme de bipolarisation de la vie politique, au profit de 2 grands partis. Et entérine, aux yeux de nombreux français, une forme d’acceptation au régime présidentialiste que François Mitterrand, à son époque, avait dénoncé comme « un coup d’Etat permanent ».

 Alors que ce pouvoir hyper-présidentialisé montre ses limites avec sa version caricaturale que porte Nicolas Sarkozy. Avec le basculement à gauche du Sénat, un Président et une majorité de gauche à l’Assemblée auraient les moyens de modifier la Constitution, pour établir les bases d’une 6e République qui élargisse les pouvoirs du Parlement et des citoyen-ne-s  

  H Moulinier 

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Jean-Luc Mélanchon - 9 octobre 2011 / 21h50

Communiqué sur la primaire socialiste

Je félicite le Parti Socialiste pour ce beau résultat de la mobilisation de ses militants et ses élus depuis plusieurs mois. Sur les dix-sept millions d’électeurs de gauche du deuxième tour de 2007, il est parvenu à en rassembler plus d’un million et demi pour choisir son candidat.

 Je note que les votes ont placé en tête les deux candidats du programme officiel du Parti socialiste. Leurs nuances ont été trop faibles pour qu’ils soient clairement départagés.

 Mais je note surtout la percée spectaculaire d’Arnaud Montebourg et des idées de rupture qu’il porte dans des termes souvent identiques à ceux du Front de Gauche. Je forme le vœu qu’il n’en diminue pas la signification et la portée. J’espère donc qu’il n’accepte aucun marchandage ni arrangement de circonstances pour le deuxième tour.

Quoi qu’il en soit, le Front de gauche aura son candidat au premier tour de l’élection présidentielle et je porterai avec le programme « l’humain d’abord » le projet de la sixième république, de la planification écologique, de la bataille pour juguler la finance et en finir avec le système de l’Europe du laisser faire.

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Le point de vue de Martine Billard, co-présidente du PG

Le premier tour de la primaire des socialistes a vu deux faits marquants. Premièrement une participation importante (plus de 2,5 millions de votants) montrant le désir de débat politique, d'implication ainsi que la volonté de se battre pour virer Sarkozy et l'UMP. Deuxièmement le score d'Arnaud Montebourg (17%) qui révèle le désir de rupture avec les politiques d'accompagnement de la crise d'une fraction importante de l'électorat mobilisé par ces primaires. Mais les résultats globaux ne sont pas ceux annoncés par les sondeurs que ce soit en terme d'ordre (Ségolène Royal devance d'un seul point Manuel Valls bien loin des 3 premiers) ou en terme de différentiel entre F. Hollande et M. Aubry. Le second tour, accessible à celles et ceux qui souhaitent aller voter, est donc complètement ouvert et le résultat difficilement prévisible.

Tout ceci ne remet pas en cause notre critique du principe même des primaires.

 Et ceux, qui des étoiles dans les yeux rêvent de les imposer partout et tout le temps, feraient bien de ne pas oublier comment cela s'est terminé en Italie (plus de parti de gauche organisé ayant un réel rapport de force) et comment même une primaire réussie peut déboucher sur une déception profonde (Obama aux USA). De plus ce processus renforce la démocratie d'opinion, la personnalisation de la politique - à défaut de programme très différent, les participants à la compétition en sont réduits à faire valoir leurs mérites personnels – et accentue la présidentialisation de la Vème République que justement nous voulons combattre en appelant à une constituante pour mettre en œuvre une VIème République.

Les appels du pied par les représentants de Martine Aubry et François Hollande aux électeurs qui ont voté Montebourg ont commencé à peine la tendance des résultats connus. Mais si ces électeurs veulent retrouver lors de l'élection présidentielle en avril-mai prochain un candidat qui porte les propositions les plus fortes qui les avaient attirés comme le contrôle de la finance, la VIème république, une réelle prise en compte des enjeux écologiques, alors ils n'hésiteront pas, ils voteront pour Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche.  

Martine Billard, co-présidente du PG

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Un autre point de vue: celui de Martial Souchard (La Rochelle):

Le Front de Gauche et les Primaires socialistes, une victoire après l’autre !                                                       

Le camarade ( ?) Marc écrit sur le blog de Jean-Luc Mélenchon le texte ci-dessous :                                                                                                                                                                               

  « Des électeurs du Front de Gauche, incroyablement nombreux, ont voté lors des primaires socialistes.
Réciproquement, j'ai constaté, depuis 2009, que bon nombre d'électeurs et même des militants du PS participent régulièrement aux réunions du front de gauche.
Il y a d'un coté les états- majors  et puis les citoyens. La contradiction n'a rien d'antagonique, mais elle est réelle. Le plus important est qu'avec le score de Montebourg, nos idées s'invitent et s'installent dans l'arène de " crédibilité".
Avec ses primaires, et grâce au score de Montebourg (merci les électeurs du FdG), le PS a mis le doigt dans le débat de fond. A l'instar de 2005, ils ne s'en dépêtreront plus. Si nous faisons bien notre boulot : populariser le programme "
l'humain d'abord".

Montebourg a bien raison de ne pas "se désister"
( Commentaire H Moulinier: cet argument tombe avec l'appel d'Arnaud de Montebourg à voter pour Hollande- lire Tout ça pour ça ? Arnaud Montebourg vote ... Hollande ! car il sent bien que ses électeurs ne suivraient pas.
Il faut tordre le cou à l'idée selon laquelle la gauche, pour gagner, devrait se déporter vers le centre ou choisir un candidat le plus droitier possible.
Le front de gauche doit interpeller fermement le PS sur le fait que son leadership sur la gauche a fait perdre à la gauche 3 présidentielles consécutives. Le leadership du PS est arrivé à l'heure des comptes. Avec leur positionnement, Hollande ou Aubry seront battus, comme Jospin ou Royal en leur temps et pour les mêmes raisons.
Si nous faisons bien notre boulot, nous pouvons installer l'idée que le front de gauche et son candidat unitaire, est le mieux placé pour faire gagner la gauche. Car l'électorat de gauche est majoritairement favorable à des mesures antilibérales (TCE 2005). »

J’ai surligné les phrases qui me semblent essentielles.

° La première exprime une réalité qui me réjouit ; mais oui il fallait et il faut participer à ces primaires socialistes, beaucoup l’ont compris malgré le peu de prise en compte par les états-majors  du Front de Gauche et je regrette ce mutisme persistant sauf quelques prises de position de Jean-Luc Mélenchon.

En écrivant à un camarade qui contestait mon analyse je lui ai répondu que le combat  politique est un chemin où il faut affronter les batailles l’une après l’autre, comme Bonaparte en Italie...Si nous avions attendu les bras croisés la campagne officielle de la Présidentielle nous aurions déjà perdu le combat. Le bénéfice de la participation des électeurs « Front de Gauche » aux primaires socialistes est déjà dans tous les esprits même si cela peut être encore confus. Toujours est-il que, comme le dit Marc,  le débat de fond a affleuré dans les têtes des citoyens et c’est déjà une victoire contre les oligarchies.

La particularité du combat politique amenée par l’existence de ces élections primaires socialistes n’a pas été mesurée ni par les médias, ni par les états-majors de la droite, la colère de Sarkozy en est une belle illustration et la preuve à contrario si on peut dire de la justesse de cette analyse de participation à la primaire socialiste. 

Maintenant il reste le deuxième tour et le choix, s’il en est un, entre Aubry et Hollande.

Faut-il voter pour l’un ou pour l’autre ? Et cela a-t-il  un sens dans le combat politique du Front de Gauche de participer au succès de l’un ou de l’autre ? Marc exprime une réalité celle du « leadership » du PS sur la gauche et exprime l’idée que ce leadership est la cause des échecs de la gauche aux dernières élections présidentielles. Mais sa conclusion est un peu naïve et ne se réfère pas aux nécessités et conditions du combat politique : il ne suffit pas de dire que l’on va  « installer l’idée que le Front de Gauche et son candidat unitaire est le mieux placé pour faire gagner la gauche » pour que cela se fasse un peu par magie.

Cette idée que le candidat du Front de Gauche est un candidat capable de gagner  est loin d’être majoritaire dans l’électorat de gauche. Qu’elle progresse c’est certain, portée par les convictions  que l’on peut combattre  le système économique libéral  et les institutions qui  le permettent. Mais il est possible de la faire avancer, du moins faire en sorte que les idées du Front de Gauche et de son candidat puissent peser suffisamment pour que la politique, sociale, économique de la prochaine présidence soit le plus possible favorable aux intérêts des classes populaires, de tous les citoyens victimes de la politique de l’oligarchie actuelle.

Il faut participer à ce second tour des primaires socialistes en votant Martine Aubry.

 En permettant son élection les citoyens « Front de Gauche » donneront à leurs idées un tremplin dans le futur combat idéologique de la présidentielle. Il est possible avec les outils d’observation de la société de mesurer  cet impact et la candidate socialiste ne pourra ignorer cette situation. Nos idées gagneront du terrain et le score électoral du Candidat « Front de Gauche » à la présidentielle  n’en sera que meilleur.

Martine Aubry a été l’une des figures de la « gauche plurielle » dont  le bilan de l’action gouvernementale  a  trop souffert  de l’échec du  21 avril 2002. Loin de moi l’idée que cet épisode du gouvernement de la gauche a été parfait mais il serait stupide de n’en retenir qu’un sombre tableau. Dans ce nouveau  contexte politique des primaires socialistes nous pouvons jouer une carte décisive en faisant en sorte que le vainqueur de la primaire soit le plus marqué à gauche et bénéficiaire de la mobilisation citoyenne « Front de Gauche »...

Ainsi même si le candidat du Front de Gauche n’est pas « le mieux placé pour faire gagner la gauche » il n’en sera que plus influent pour la bataille ultime du second tour. Nos idées doivent progresser dans les milieux populaires et les électorats du Parti socialiste ainsi que dans ceux du FN  autrefois à gauche. Nous pouvons faire aussi bien ,voire mieux, que Die Linke en Allemagne, cela  est possible et ainsi un bon score du candidat « Front de gauche » permettra d’assurer une victoire de la gauche à la présidentielle, mais une gauche  marquée, influencée par les idées antilibérales, une gauche très « forte » qui osera s’attaquer aux racines du mal social, politique et économique. Ainsi Jean-Luc Mélenchon pourrait  être le nouveau « Montebourg » de la présidentielle de 2012!

Martial Souchard

 

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  • henri Moulinier
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Acteur du Front de gauche. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
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