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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 07:17

Le débat municipal rochelais en vue des élections de 2014 s'ouvre-t-il avec cet appel au débat de Gilles Gautronneau? Ou bien est-ce une offre de 3e homme pour diriger une ènieme liste de Gauche à La Rochelle?

Je retiens un proposition: Demain,  "Il y aura demain une foule de choses importantes et complexes à faire pour la ville et l'agglomération. Il faut en débattre aujourd'hui pour avoir un projet commun. Et parler d'une seule voix. (...) Je souhaite reprendre la parole, instaurer une nouvelle forme de dialogue. Je veux prendre l'initiative de rassembler autour de ce projet municipal partagé par toutes les familles de la gauche et débattu devant la population". 

Je crois, moi aussi, que ce qui compte ce n'est pas la bataille des hommes, mais le débat citoyen, public, le plus large avec les rochelais-es et les associations pour tracer ensemble les grands axes d'un nouveau souffle pour La Rochelle, d'un nouveau projet pour l'avenir de notre ville et de ses habitants, confronter les points de vue. Cela dit la question des candidatures, des équipes se posera aussi dans le débat. N'y a-t-il pas besoin, là aussi, d'un nouveau souffle ?

Une Mairie pour quoi faire avec et pour les rochelais-es?

C'est ce que j'ai écrit sur ce blog il y a plusieurs semaines, au lendemain de l'annonce de plusieurs listes de gauche possibles de gauche pour la Mairie. D'autant que les politiques d'austérité liées aux choix européens ( et au Traité voté récemment) vont faire du mal aux services publics et aux nécessaires investissements publics, en particulier pour la transition écologique. De ce point de vue, l'Etat hollandais ne peut pas exploiter le filon de la "décentralisation" pour charger encore la barque des finances locales et régionales, et donc nos impôts locaux. Gilles Gautronneau ne semble-t-il pas vouloir nous faire accepter cette austérité étatique comme une donnée incoutournable, et la "décentralisation" sans moyens nouveaux comme une obligation, qui alors remettrait en cause l'égalité républicaine sur notre territoire national, selon la richesse des régions, départements et collectivités municipales et communautaires?

Personnellement, je souhaite que ce débat ait lieu, sans tabou. Ami du Font de Gauche, je pense que les organisations et citoyen-ne-s qui se reconnaissent dans ce Front anti-austérité se fassent entendre avec force et vigueur.

Elections municipales à La Rochelle : où va la gauche ? Quel projet d’avenir ?

Henri Moulinier

Adjoint au Maire honoraire de LR

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Publié le 11/10/2012 

Par recueilli par thomas brosset 

« Regroupons-nous » 

Le président du groupe des élus radicaux de gauche de la ville de La Rochelle veut se poser en arbitre de la lutte annoncée à gauche, pour l'élection municipale de 2014. 

Très discret lors de la bataille des élections législatives, Gilles Gautronneau avait tout de même signé, en tant que leader des élus radicaux de gauche au Conseil municipal, l'accord de parti avec les socialistes pour désigner Ségolène Royal comme candidate. Ce qui lui vaut notamment d'être en froid avec les instances départementales de son parti qui, par la voix de Yann Juin, a choisi le camp Falorni.

Neuvième adjoint, délégué aux quartiers de la Pallice, Laleu et la Rossignolette, Gilles Gautronneau a décidé de sortir de son silence, de s'exprimer sur la crise qui divise la gauche rochelaise et de prendre l'initiative d'un rassemblement. 

«Sud Ouest». Pour les élections législatives, vous aviez choisi le camp Royal. Le regrettez-vous ? 

Gilles Gautronneau. J'étais légaliste. J'ai respecté les accords de partis. Il y a eu des erreurs des deux côtés. Mais tournons la page. Le climat est trop crispé. J'en appelle à la responsabilité de chacun. La droite est en embuscade. Et il n'y a plus que dix-huit mois avant l'élection municipale. On n'est plus au temps de la division mais de l'addition des forces au sein d'une même famille de gauche. Je ne veux pas que La Rochelle revive un mauvais remake de 1971 à l'envers, quand Michel Crépeau l'a emporté au bénéfice d'une triangulaire. Je n'avais pas le droit de vote mais je m'intéressais à la politique et je m'en souviens très bien. 

Vous appelez au rassemblement. Mais derrière Maxime Bono ou J-François Fountaine ? 

Ce n'est pas la tête de liste qui importe. C'est le projet. Entre 2014 et 2020, nous serons dans une nouvelle dimension politique. Plus difficile. Avec un environnement différent, des contraintes budgétaires très lourdes. 

La présentation, lundi dernier, du coût du Papi nous en apporte la preuve. Tout cela va coûter très cher. Et j'ai entendu le discours de François Hollande sur le rôle des agglomérations pour la transition énergétique. Il ne faut pas qu'on rate ce rendez-vous. Il ne faut pas non plus qu'on se trompe dans le choix des implantations industrielles. J'en sais quelque chose, moi qui suis l'élu de l'ouest de La Rochelle. 

Il y aura demain une foule de choses importantes et complexes à faire pour la ville et l'agglomération. Il faut en débattre aujourd'hui pour avoir un projet commun. Et parler d'une seule voix. 

Quelle forme prendra votre engagement pour ces municipales ?

Je souhaite reprendre la parole, instaurer une nouvelle forme de dialogue. Je veux prendre l'initiative de rassembler autour de ce projet municipal partagé par toutes les familles de la gauche et débattu devant la population.

Pour l'instant, c'est une initiative personnelle mais j'appellerai naturellement mes amis du PRG (Parti radical de gauche) à me rejoindre. Les radicaux ne seront pas spectateurs, mais acteurs. D'ici la fin de l'année, nous créerons une cellule de réflexion, un club ou quelque chose de ce genre. Mais il ne s'agira pas d'un fan-club. Je ne veux pas que le débat se limite au choix du futur maire. 

Mais vous restez un fidèle de Maxime Bono ? 

Maxime Bono a un bon bilan et une vraie capacité de rassemblement. Mais je pense qu'un tiers, n'étant ni le maire sortant ni son opposant déclaré à gauche, appelle à ce rassemblement est une bonne chose. Dans la bataille des législatives, je ne faisais pas partie des ultras d'un camp ou de l'autre. Je suis toujours resté modéré. 

La division au sein de la gauche rochelaise a déteint sur le Parti radical de gauche que vient de quitter Michel-Martial Durieux. Essaierez-vous là aussi de recoller les morceaux ? 

En effet. Mon initiative est double : réconcilier la gauche rochelaise et les principaux responsables ou élus du Parti radical. 

Vous vous parlez encore avec Yann Juin (1) ? 

Je suis radical, il est radical. Je suis conseiller général. Il est conseiller général.

C'est tout ?

(Silence). 

Si ce rassemblement de la gauche échoue, imaginez-vous mener votre propre liste ? 

Je n'y pense pas en me rasant. Ce n'est pas mon objectif. Mais le PS aux commandes de La Rochelle, ce n'est pas une fatalité. Et je ne laisserai pas saborder l'héritage de Michel Crépeau.

 

(1) Yann Juin, le président départemental des radicaux de gauche a soutenu la candidature d'Olivier Falorni aux dernières élections législatives.

 

 

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Published by henri Moulinier - dans Municipales La Rochelle 2014
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commentaires

DURAND Eric 11/10/2012 09:51



"Gilles GAUTRONNEAU n'a aucun droit de parler au nom de toute la gauche !

Mais de quoi s'agit-il, de quelle gauche parle t-il ?
S'il s'agit de rassembler les « Falornistes », les « Fontaines » et les « Royalistes » pourquoi pas, ce sont leurs problèmes !


D'ailleurs, au delà des querelles de personnes ou sont les différences politiques ?

Mais de là à parler au nom de toute la gauche, il y a des limites à ne pas franchir !
Les radicaux, le PS... auraient-ils breveté à leur profit la notion de gauche ?

Oui, la gauche existe ! Mais ce n'est pas celle qui vote le traité Merkosy, et qui demain sera en charge de traduire dans les budgets locaux, via la fiscalité, ou la baisse des
investissements nécessaires à la population, la cure d'austérité voulue et acceptée par les sociaux démocrates et la droite au nom de la « répartition des efforts ».

En la matière, la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) est non remise en cause, pire appliquée par le gouvernement « de gauche » !
Déjà le gel des dotations aux collectivités et leur baisse est annoncée pour 2014 et 2015 !
A cela s'ajoute l’absence de réforme fiscale en profondeur pour un système plus juste…
Ne comptons pas sur ce gouvernement pour sauver le service public mis à genoux par la droite ces 10 dernières années..... au delà des effets d'annonce, la même politique continue !

C'est pourquoi Gilles GAUTRONNEAU pourrait revoir ses ambitions à la hausse et se fixer comme,objectif de rassembler toutes les forces qui ont dit oui au « Traité de Lisbonne », oui au « TSCG »
et à la « règle d'or ». La droite n'a t-elle pas envisagé de s'allier à la Gauche pour entrer à la mairie ? En dehors des querelles d'étiquettes ? Qu'est ce qui les différencie ?

Gilles GAUTRONNEAU devrait s'interroger ! Par exemple, privatiser (comme c'est le cas à La Rochelle) les services publics via les DSP (délégation de service public) est-ce de gauche
?

Or, il y a dans ce pays des forces politiques qui ne se couchent pas, qui résistent, qui ne mettent pas leur programme dans leur chapeau dés que le patronat aboie, qui refusent l'austérité
institutionnalisée.

L'espoir est de ce côté là ! Car une alternative de gauche s’est manifestée avec le vote commun de députés socialistes, verts et Front de Gauche contre le traité.

Là est la gauche, là est son avenir."

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  • : Espace de débat pour contribuer à l'élargissement du Front de gauche, la victoire de la gauche pour une réelle alternative au néolibéralisme et au capitalisme
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  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Acteur du Front de gauche. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
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