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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 15:15

 
Dans son article « Financement des retraites : l’enjeu des cotisations patronales », Bernard FRIOT, professeur d’économie et sociologie à l’université <http://www.lequotidien.re/actualites/archives/recherche/universite.html> Paris X,

écrivait :

        « On oublie toujours, quand on raisonne sur l’avenir des retraites, que le PIB progresse d’environ 1,6 % par an, en volume, et donc qu’il double, à monnaie constante, en 40 ans. C’est pourquoi nous avons pu multiplier par 4,5 les dépenses de pension depuis 1960 ».

 

 Pourquoi une information aussi déterminante est-elle censurée ?  

  Parce que tout simplement un petit calcul facile, montrerait que ceux qui nous gouvernent, nous prennent pour des demeurés.
         - En effet : si aujourd’hui 10 actifs produisent un gâteau de 100 et qu’ils ont à charge 4 retraités. C’est 14 personnes qui se partagent un gâteau de 100.

                                    Ainsi la part de chaque personne est de (100 : 14) soit 7,14.
         - Si dans quarante ans, 10 actifs produisent un gâteau de 200 et qu’ils ont à charge 8 retraités. Ce seront 18 personnes qui se partageront un gâteau de 200.

                                   Ainsi la part de chaque personne sera de (200 : 18) soit 11,1.
            C’est limpide ! Il sera donc possible de financer des retraites au même niveau qu’avant leurs réformes à remonter le temps. De plus, la part de gâteau restante pour l’investissement et l’élévation du niveau de vie sera bien plus importante en 2040 (en monnaie constante).


            Alors, où est donc le problème ?
            Pourquoi cet acharnement à détruire un système qui fonctionne bien ?

Parce que le système social français, mis en place par le Conseil national de la résistance (CNR) en 1945, met en rage les hommes d’affaires et les financiers pour des raisons évidentes.
            Par exemple, il leur est impossible de réaliser des plus values « boursières » sur 40% de notre part salariale (les fameuses cotisations sociales patronales) qui payent notre retraite et notre santé, en toute dignité et responsabilité. N’oublions pas que ces cotisations sociales représentent notre salaire différé qui est le fruit de notre travail. Il ne s’agit ni d’assistanat ni de charité patronale comme le laisse entendre une mauvaise propagande.


            Et c’est bien là que se situe tout l’enjeu de leurs réformes : les classes dirigeantes rêvent de faire main basse sur notre salaire différé.        

  Pour s’emparer de cette « galette », leur stratégie consiste à réduire nos droits pour nous contraindre, de plus en plus, à financer notre santé et notre retraite par des assurances privées.
            Ils ont d’ailleurs déjà commencé : les réductions de cotisations patronales se multiplient depuis 2002 et atteignent déjà près de 30 milliards chaque année.

Combien de ces 30 milliards sont allés aux investissements productifs ? Combien d’emplois créés ? Quelle efficacité au regard des sommes englouties ? Quelle évaluation ? De plus, le fait que notre système fonctionne bien sans aller faire un tour sur les tapis verts des casinos boursiers met en évidence l’inutilité et le rôle prédateur des acteurs de la sphère financière.

                        Ceci est confirmé de façon magistrale dans le Monde Diplomatique de Février sous le titre : « Faut-il fermer la bourse? »
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Autres articles sur le dossier des retraites, sur ce blog:

Les retraites: un choix de société , un droit, pas une aumône! 

Front de gauche et retraites: des solutions alternatives

Retraites: propositions gouvernementales en trompe-l'oeil

 

 

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commentaires

Henri Moulinier 09/06/2010 23:42



Ni travailler plus logtemps, ni gagner moins, car les richesses produites ( le PIB), agmentent grâce au travail décuplé par la productivité: le PIB DOUBLE en 40 ans à peu près, en valeur
constante.


C'est un problème de partage des richesses produites: taxons tous les revenus des entreprises ( salaires ET REVENUS FINANCIERS) au même taux que pour les salaires, nous aurons largement de quoi
payer des retraites  décentes à partir de 60 ans!



barbiedrag 09/06/2010 15:46



Ah les Francais et les maths... eh oui ma brave dame, avec l'inflation les salaires augmentent, mais les retraites aussi ! votre raisonnement revient à dire : gelons les retraites, et tout ira
pour le mieux! en effet si aujourd'hui on versait aux retraités la même retraite qu'il y a 40 ans - pour mémoire le SMIC à l'époque était à 593 FF, soit 90 euros mensuels, c'est certain qu'en
donnant cela à chaque retraité il n'y aurait pas de problème pour financer les retraites! mais c'est bête, les retraités veulent aussi bénéficier de la hausse du cout de la vie... donc on va
devoir trouver autre chose, et choisir entre travailler plus longtemps ou recevoir moins!!



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  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
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