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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 08:44

Arnaud de Montebourg répond:Une pirouette qui montre les limites de ces primaires ?

 "Non. Je continue de penser, surtout après le débat de mercredi soir, que ces deux candidatures sont identiques, et qu'elles auraient dû se mettre d'accord dès le début. Si j'avais été au deuxième tour, nous aurions eu un débat d'orientation plutôt qu'un débat de tempéraments et de personnes. Mais j'ai mené cette campagne pour changer la gauche, pour que celle-ci puisse à son tour changer la France. Pas pour témoigner".

Tout ça pour en arriver à appeler à voter pour François Hollande qui, qu'Arnaud Montebourg le veuille ou non, est un peu moins à gauche ( ou un peu plus social-libéral) que Martine Aubry, non ? J'avoue que cette pirouette d'A. Montebourg m'interroge sur ses volontés et ... ambitions personnelles. Il est vrai que les différences entre les 2 prétendants à la candidature socialiste, pas essentielles, m'amènent à me dire: heureusement que le Front de gauche (et Europe Ecologie-Les Verts) n'est pas rentré dans ce jeu des "primaires", car il serait "coincé" aujourd'hui et, comme en Italie, il y a quelques années, la gauche ne serait représentée que par un social-libéral.
 
Il y d'autres candidatures à côté de celle du PS qui sortiera dimanche, dont celle de Jean-Luc Mélenchon, que plus que jamais je soutiens, pour faire avancer des propositions de rupture avec la politique sarkozienne actuelle, ce que portait Arnaud Montebourg.        H Moulinier
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Arnaud Montebourg : "Je voterai pour Hollande"

LEMONDE.FR | 14.10.11 | 09h59 • Mis à jour le 14.10.11 | 10h21

Arnaud Montebourg, qui a obtenu 17 % des voix au premier tour de la primaire socialiste le 9 octobre, explique son refus de donner une consigne de vote pour dimanche. (SIC)

Quel message adressez-vous à vos électeurs pour le second tour ?

J'ai un premier devoir : respecter la liberté de choix des Françaises et des Français qui m'ont fait confiance. J'ai voulu pleinement les éclairer par les échanges de lettres publiques que j'ai eus avec Martine Aubry et François Hollande. Les citoyens peuvent désormais faire leur choix en leur âme et conscience, et je me refuse à donner une consigne de vote. Car dans le mot consigne, il y a l'image de la caserne et de l'enfermement qui est incompatible avec l'esprit de la primaire et de la VIe République. Chacun se déterminera au vu des choix exprimés par les candidats.

Quel bulletin glisserez-vous dans l'urne dimanche ?

Pierre Mendès France disait: "Gouverner, c'est choisir." Même lorsque cela est difficile. Il me paraît de l'ordre des qualités demandées à un dirigeant politique de ne pas se dérober. C'est mon second devoir. Dans ce choix, il y a d'abord l'obligation de faire gagner la gauche en 2012. Les propositions des deux candidats étant pour moi équivalentes, je ne peux me déterminer en fonction de ma seule éthique de conviction. C'est pourquoi mon choix relèvera avant tout de l'éthique de responsabilité: je veux faire gagner la gauche et battre Nicolas Sarkozy. A titre exclusivement personnel, je voterai donc pour François Hollande, arrivé en tête du premier tour, à mes yeux meilleur rassembleur. Il a su dans sa lettre jeter un pont entre nos deux rives, et je lui en sais gré.

En votant François Hollande, ne cédez-vous pas à l'argument du vote utile ?

Mais je souhaite être utile! Utile à la gauche et à la France. Au premier tour, on choisit par conviction. Au second, on choisit l'efficacité. Comme tous les candidats de premier tour, dont mon amie Ségolène Royal qui a formulé souvent des propositions similaires aux miennes, je choisis de voter François Hollande. Mieux vaut éviter la fragmentation, donner de la force à celui qui est arrivé en tête et soutenir le meilleur rassembleur plutôt que de rester sur mon Aventin. Le résultat de la primaire ne doit pas donner le signal de l'impossibilité de rassemblement. Ce serait une preuve offerte au sarkozysme de notre incapacité à nous unir.

Ne craignez-vous pas de heurter vos cadres locaux, plutôt favorables à Martine Aubry ?

Chacun de mes amis fera son choix en conscience, et je le respecterai. Je n'ai pas d'argument qui me permette de penser que Martine serait plus à gauche que François, ou l'inverse d'ailleurs! Leur choix doit être libre. La décision leur appartient, tout comme la mienne.

N'y a-t-il pas une contradiction à voter pour M. Hollande après avoir souligné pendant toute votre campagne sa proximité avec Mme Aubry ?

Non. Je continue de penser, surtout après le débat de mercredi soir, que ces deux candidatures sont identiques, et qu'elles auraient dû se mettre d'accord dès le début. Si j'avais été au deuxième tour, nous aurions eu un débat d'orientation plutôt qu'un débat de tempéraments et de personnes. Mais j'ai mené cette campagne pour changer la gauche, pour que celle-ci puisse à son tour changer la France. Pas pour témoigner.

En quoi leurs réponses à votre lettre ouverte aux finalistes ont-elles guidé votre choix ?

J'ai utilisé une méthode innovante et inédite dans l'histoire de la Ve République: questionner publiquement, par écrit, les deux candidats. Ceux-ci m'ont répondu de façon sincère et précise, et je les en remercie. Je les ai rencontrés pour une conversation approfondie. Et eux-mêmes ont choisi de rendre publique la lettre qu'ils m'ont adressée et qui vaut engagement de leur part pour l'avenir.

M. Hollande et Mme Aubry se seraient donc subitement convertis à vos thèses ?

Non, et je ne le leur demandais pas. Mais tous deux ont réalisé une forme de dépassement d'eux-mêmes. Ils ont avancé vers la mise sous contrôle des banques et la lutte contre la concurrence déloyale mondiale. Tous deux ont repris des morceaux de VIeRépublique, même en pièces détachées… Mon travail, dans cet entre-deux-tours, aura été celui d'un éclaireur. Certains ont dit que j'aurais été arrogant. C'est se méprendre. J'ai perdu cette élection, je suis arrivé troisième. Mais ma manière d'interpeller les autres candidats était une façon pour moi de marquer une fidélité à ces gens qui attendent que la gauche soit différente de celle que nous avons connue dans le passé.

Quelles garanties avez-vous obtenues de M. Hollande concernant vos propositions ?

Les garanties sont les engagements que Martine et François ont pris devant les Français et qu'ils ont rendus publics dans leur lettre.

Avez-vous évoqué avec M.Hollande la question des postes que vous et vos proches occuperiez dans son équipe de campagne si d'aventure il était désigné ?

Non. Je ne suis candidat à aucune fonction dans la campagne, car j'ai déclaré depuis le début de cette primaire que je serai au service du vainqueur, quel qu'il soit.

Dans quel rôle ?

J'en parlerai avec le candidat investi, le moment venu et selon ses besoins.

Votre contentieux avec Martine Aubry sur le cas de Jean-Noël Guérini, ex-patron de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, a-t-il joué dans votre décision ?

Non. Il est vrai que j'avais été mis en accusation au bureau national pour avoir dit, à juste titre, ce qu'il fallait penser des pratiques du système Guérini. Mais je m'en suis expliqué jeudi avec Martine. J'ai écarté toute considération personnelle. On ne fonde pas des choix pour la France sur des déceptions intimes.

Comment comptez-vous capitaliser sur ces 17 % recueillis au premier tour ?

Mon combat pour cette "Nouvelle France" va continuer. Mes idées sont désormais à l'ordre du jour du débat politique. Dès lundi 17 octobre, quel que soit le résultat, je serai au service du vainqueur et entamerai une tournée européenne pour défendre les propositions et solutions que j'ai portées dans le débat de la primaire. Je me rendrai d'abord en Espagne pour y présenter mon livre, qui vient d'y être traduit, et les idées démondialisatrices et européennes que je défends.

Quel bilan tirez-vous d'ores et déjà de cette primaire ?

Cette primaire, que j'ai réussi à imposer au PS, a créé une situation nouvelle et extraordinaire. Même la droite nous envie cette innovation démocratique majeure. Le PS a réussi à intéresser 2,5 millions de citoyens, à dépasser un projet fabriqué en laboratoire clos, issu des alambics des équilibres de courants et de chapelles. S'il réussit l'unification, nous serons très forts face à Nicolas Sarkozy. Nous pouvons être fiers. De la vieille chenille vient de sortir un beau papillon.

Propos recueillis par David Revault d'Allonnes

A la question qui lui est posée: "N'y a-t-il pas une contradiction à voter pour M. Hollande après avoir souligné pendant toute votre campagne sa proximité avec Mme Aubry ?"

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commentaires

JC CHEVALLIER 14/10/2011 20:35



HOLLANDE EN TETE, ET QUOI APRES ?


Aujourd'hui, la Gauche ne peut se contenter de colmater les brèches d'un système capitaliste qui s'effondre. Elle ne peut se laisser paralyser par les dogmes libéraux de "réduction des déficits
publics", de "la règle d'or" visant à justifier tout simplement une politique d'austérité imposée aux peuples d'Europe, y compris par des gouvernements  "socialistes" (Grèce,
Espagne..). Au lendemain du premier tour des primaires socialistes, il y a une bonne question à se poser : "Quelles sont les propositions de Hollande et d'Aubry pour sortir de la crise du
capitalisme ?


Hollande dit : "Je mettrais en place la règle d'or". Ben voyons !


Et Aubry ? Quelques mots hésitants pour laisser entendre ses propositions "d'emplois jeunes, de répartition de richesses autrement...". La Droite en tremble déjà !!


Il est bien difficile de trouver dans leur programme respectif le moindre début d'une perspective enthousiasmante.


De son côté, le Front de Gauche veut s'attaquer à la racine de la crise. C'est cette ambition qui doit se lever à gauche afin de construire une véritable alternative à Sarkozy. Faute d'être à la
hauteur, de nouvelles déceptions vont se faire jour et nourriraient la Droite extrême et le Front Nationale de Marine Le Pen.


Le Front de Gauche défend les mesures qui permettent de sortir réellement de la crise dans laquelle le libéralisme nous a plongés.


L'engouement du récent meeting à BRIVE, dans ce Limousin "terre de gauche", de notre candidat du Front de Gauche à la Présidentielle 2012, Jean-Luc MELENCHON, témoigne de l'essor que prend cette
dynamique populaire qu'est le Front de Gauche.


La primaire socialiste tourne le dos à cette perspective.


Voilà pourquoi notamment je ne participerai pas, tout comme pour le premier, au second tour de la primaire socialiste.


Je ne soutiendrais pas également  un(e) candidat(e) qui ne serait pas réellement et sincèrement engagé dans la dynamique de Front de Gauche en Charente-Maritime aux législatives 2012.
L'Honnêteté politique passe d'abord par une cohérence politique et le respect de ses engagements.



JC CHEVALLIER 14/10/2011 11:27



Notre ami Henri a raison. Aucune illusion ne doit nous détourner de cette dynamique du Front de Gauche, à une véritable alternative au capitalisme et au libéralisme, à cette
"concurrence libre et non faussée" que le peuple français à rejetée. Notre Front de Gauche est en plein essor et nous avons un excellent candidat pour la présidentielle 2012. Comment certain(e)s
- comme R HUE -mais aussi des camarades du PCF 17 peuvent t'ils penser qu'un "Front" avec le PS se disant "de Gauche" mais en fait social-démocrate ou social-libéral pourrait véritablement
changer les choses dans notre pays ? Ce n'est pas de "pansements sociaux" que nous avons besoin en 2012 devant la pauvreté qui se fait chaque jour plus grande, des fins de mois difficiles pour
des millions d'entre nous. Un seul objectif pour 2012, voter UTILE au premier tour, c'est voter Jean-Luc MELENCHON.



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  • : Henri MOULINIER
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  • : Espace de débat pour contribuer à l'élargissement du Front de gauche, la victoire de la gauche pour une réelle alternative au néolibéralisme et au capitalisme
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  • henri Moulinier
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Acteur du Front de gauche. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Acteur du Front de gauche. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.

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