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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 10:36

Sursaut des peuples d’Europe

« Ne rougissez pas de vouloir la lune : il nous la faut »

La crise de la dette qui balaie certains pays européens prend une tournure inédite : née du choix des Etats d’emprunter pour sauver les banques, elle place des pouvoirs publics exsangues sous la tutelle d’institutions soustraites au suffrage universel. Le destin des peuples de la Grèce, du Portugal et de l’Irlande ne se forge plus dans les Parlements, mais dans les bureaux de la Banque centrale, de la Commission européenne et du Fonds monétaire international. En attendant une convergence des mouvements sociaux ?

Par Serge Halimi

Le Monde diplomatique -Juillet 2011

Economique mais aussi démocratique, la crise européenne soulève quatre questions principales.

°  Pourquoi des politiques dont la banqueroute est assurée sont-elles néanmoins déployées dans trois pays (Irlande, Portugal, Grèce) avec une férocité remarquée ?

°  Les architectes de ces choix sont-ils des illuminés pour que chaque échec — prévisible — de leur médication les conduise à en décupler la dose ?

°  Dans des systèmes démocratiques, comment expliquer que les peuples victimes de telles ordonnances semblent n’avoir d’autre recours que de remplacer un gouvernement qui a failli par un autre idéologiquement jumeau et déterminé à pratiquer la même « thérapie de choc » ?

° Enfin, est-il possible de faire autrement ?

La réponse aux deux premières questions s’impose sitôt qu’on s’affranchit du verbiage publi -citaire sur l’« intérêt général », les « valeurs partagées de l’Europe », le « vivre ensemble ». Loin d’être folles, les politiques mises en œuvre sont rationnelles. Et, pour l’essentiel, elles atteignent leur objectif.

Seulement, celui-ci n’est pas de mettre un terme à la crise économique et financière, mais d’en recueillir les fruits, incroyablement juteux. Une crise qui permet de supprimer des centaines de milliers de postes de fonctionnaires (en Grèce, neuf départs à la retraite sur dix ne seront pas remplacés), d’amputer leurs traitements et la durée de leurs congés payés, de brader des pans entiers de l’économie au profit d’intérêts privés, de remettre en cause le droit du travail, d’augmenter les impôts indirects (les plus inégalitaires), de relever les tarifs des services publics, de réduire le remboursement des soins de santé, d’exaucer en somme le rêve d’une société de marché — cette crise-là constitue la providence des libéraux. En temps ordinaire, la moindre des mesures prises les aurait contraints à un combat incertain et acharné ; ici, tout vient d’un coup. Pourquoi souhaiteraient-ils donc la sortie d’un tunnel qui ressemble pour eux à une autoroute vers la Terre promise ?

Le 15 juin dernier, les dirigeants de l’Irish Business and Employers Confederation (IBEC), l’organisation patronale irlandaise, se rendaient à Bruxelles. Ils demandèrent à la Commission européenne de faire pression sur Dublin pour qu’une partie de la législation du travail irlandaise soit démantelée sans tarder. Au sortir de la réunion, M. Brendan McGinty, directeur des relations industrielles et des ressources humaines de l’IBEC, déclara : « Les observateurs étrangers voient bien que nos règles salariales entravent la création d’emplois, la croissance et la reprise. Or une réforme d’envergure constitue un élément central du programme qui a reçu l’aval de l’UE [Union européenne] et du FMI [Fonds monétaire international]. Ce n’est pas le moment pour le gouvernement de caler devant les décisions difficiles. »

Difficiles, les décisions ne le seront pas pour tous, puisqu’elles généraliseront une tendance déjà observée dans les secteurs déréglementés : « L’échelle des rémunérations pour les nouveaux salariés a baissé d’environ 25 % ces dernières années, note l’IBEC. Ce qui montre que le marché du travail répond [sic] à une crise économique et au chômage (1). » Ainsi, le levier de la dette souveraine procure à l’UE et au FMI les moyens de faire régner à Dublin l’ordre dont rêve le patronat irlandais.

La règle semble s’appliquer ailleurs puisque, le 11 juin, l’un des éditorialistes de The Economist signalait que « les Grecs soucieux de réformes voient dans la crise une occasion de remettre le pays sur le bon chemin. Ils louent en silence les étrangers qui serrent la vis à leurs élus (2) ». Dans le même numéro de l’hebdomadaire libéral, on pouvait aussi découvrir une analyse du plan d’austérité que l’UE et le FMI infligent au Portugal. « Les hommes d’affaires jugent de façon catégorique qu’il ne faut pas s’en écarter. Pedro Ferraz da Costa, qui dirige un think tank patronal, estime qu’aucun parti portugais n’aurait proposé au cours des trente dernières années un programme de réformes aussi radical. Il ajoute que le Portugal ne doit pas laisser passer une telle occasion (3). » Vive la crise, en somme.

les « analphabètes » économiques paient,
imaginant qu’il s’agit
d’un tribut dû au destin

Lire la suite de cet article de Serge Halimi, du  Monde Diplomatique de Juimllet 2011:

  http://www.monde-diplomatique.fr/2011/07/H

 

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 06:54

L'UMP, sous la menace d'un Front national en progression à 13 mois de la présidentielle,  est la grande perdante, alors que le PS renforce sa domination dans les départements et prend une bouffée d'oxygène avant les primaires, qu' Europe Ecologie et le Front de gauche confirment leur force.

 

Cantonales: l'UMP menacée par le FN, la gauche revigorée

La lourde défaite de la droite claque comme un coup de semonce pour Nicolas Sarkozy. Le virage à droite de l'exécutif n'a pas réussi à empêcher, bien au contraire, la montée du FN, et a semé le trouble dans la majorité. Sur fond d'un taux d'abstention toujours très élevé (55,03%), le PS est sorti en tête du 2e tour du scrutin en recueillant 35,74% des voix, loin devant l'UMP (20,32%). Le FN (11,63%) a continué à creuser son sillon même s'il n'a, heureusement,  remporté que deux sièges (Carpentras et Brignoles).

La gauche sort revigorée du scrutin. Déjà à la tête de 58 départements sur 100, elle a réussi à en ravir plusieurs autres à l'UMP: Mayotte, le Jura, les Pyrénées-Atlantiques et peut-être la Loire et la Savoie, où les deux camps sont au coude-à-coude.

 

Ouvrir les portes d’un réel changement

Les Français "ont ouvert la porte du changement et nous allons nous y engouffrer", s'est réjouie Martine Aubry, qui s'est posée en rassembleuse de la gauche et en responsable du "devoir de victoire" pour 2012.

 Reste qu’un rassemblement de la gauche ne peut se faire seulement contre la droite et le FN, il doit aussi se souder autour de propositions porteuses d’espoir, d’avenir et d’une réelle alternative politique, qui s’attaque résolument aux questions qui taraudent une grande majorité de français : l’emploi, le pouvoir d’achat, la santé,

Il s’agit de proposer autre chose qu’une simple alternance gouvernementale, qui continuerait une même politique libérale d’austérité ( voir le Portugal, la Grèce ou l’Espagne dirigés par des gouvernements socialistes et qui portent, eux aussi, des plans d’austérité pour les travailleurs et les retraités, épargnant banquiers et milliardaires

 

Pour la droite, c'est "une tannée", a lancé Jean-Luc Mélen chon

°  Symbole de la défaite du camp présidentiel: Isabelle Balkany, proche du chef de l'Etat, a été battue par un divers droite dans les Hauts-de-Seine, dans un canton réputé imperdable pour l'UMP. Maigre consolation: la droite ravit à la gauche le Val-d'Oise, ancien fief de Dominique Strauss-Kahn.

Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé, dont le département de Seine-et-Marne reste à gauche, s'est lui-même dit "un petit peu déçu", estimant toutefois que le PS était "très loin" des résultats qu'il escomptait. Il a appelé à "tirer tous les enseignements" du scrutin, "notamment par rapport à la poussée du Front national".

"La gauche progresse mais le recul de la majorité est moins important qu'annoncé", a pour sa part relativisé le Premier ministre François Fillon, en invitant les Français à ne pas "céder au vertige du conservatisme ou de l’extrémisme". Plusieurs voix toutefois se sont fait entendre dès dimanche soir à l'UMP pour estimer, tel Christian Estrosi, que "l'UMP a subi un échec" et que "le déni serait la pire des attitudes".

° Avec 49 conseillers généraux à l'issue du scrutin, EELV gagne tout juste le pari de sa patronne Cécile Duflot de "plus que doubler" ses élus départementaux (24)

 

Pour une candidature de rassemblement de la gauche antilibérale au premier tour des présidentielles.

 Le Front de gauche (PCF, Gauche Unitaire  et Parti de gauche) s'attendait à 118 élus dont 5 du Parti de gauche (contre 104 élus communistes jusqu'ici). Le PCF conserve ses deux derniers bastions, l'Allier et le Val-de-Marne. Il est aujourd’hui la 2e force à gauche avec plus de 10% des voix au premier tour, devant Europe Ecologie et ce malgré les tripatouillages du Ministère de l’Intérieur comptant séparément les résultats du PCF et du Parti de Gauche !

Ses résultats ne sont pas identiques selon les départements.

 

Les scores du Front de gauche en Charente-Maritime: inégaux

Sur La Rochelle et son agglomération, je salue les bons scores de Jessica Dulauroy sur le Canton 6 de La Rochelle ( pour laquelle j'ai fait campagne): 9, 71%, gagnant 1,43% sur 2004, jeune et nouvelle candidate. Je salue aussi le résultat d'Yvonne Gaborit sur La Rochelle 5: 9,66%, elle aussi en progression de plus de 2%. Je mesure le bon score de Nathalie Dupuy sur La Rochelle 1: 10,40% ( contre 13,11% en 2004 avec Jacques Bessière).

Reste le score calamiteux de Brahim Jlalji sur La Rochelle 3: 5, 94%, contre 6,84% en 2004 (il était déjà candidat). Pas brillant pour un Adjoint au Maire, Secrétaire départemental et de section du PCF et membre du Conseil National du PCF. Peut-être en fait-il "trop" dans ces fonctions et pas assez sur le terrain, quand il ne fait pas des déclarations ou messages contraires aux positions du PCF national ( Lire article précédant) ?  

En Charente, où une démarche Front de gauche a été effective, celui-ci gagne 3,26% sur 2004 et progresse dans 10 cantons sur 14: Charente Résultats cantonales 1er tour(1) Charente Résultats cantonales 1er tour(1)                                   

 

Engager le débat sur les contenus politiques pour changer vraiment

Dès aujourd’hui, le débat sur les contenus politiques d’une réelle alternative à gauche doit s’ouvrir. La bataille des egos au PS avec ses « primaires » n’a plus de sens dans le contexte actuel. Chacun doit désigner, vite, ses candidats, sans dispersion, mais dans la diversité. Ce doit être aussi le cas pour le Front de Gauche et d'autres partenaires potentiels (Fase, Npa, ...)

J’en appelle à une candidature de rassemblement, au premier tour, d’une gauche antilibérale, critique, qui en finisse avec ses vielles lunes « révolutionnaires » du plus révolutionnaire que moi, tu meurs !                                                                                                   Henri Moulinier

 

Une première réponse du Front de gauche qui me semble aller dans le bon sens:

    Un Front de gauche élargi pour une dynamique de vrai changement!  

 

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Conférence de presse du Front de gauche - 21/3/11

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/03/21/conference-de-presse-du-front-de-gauche-suite-au-1er-tour-des-cantonales/

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Cantonales : dernier avertissement avant le séisme
Communiqué LDH

Les élections cantonales des 20 et 27 mars 2011 n’ont hélas fait que confirmer le diagnostic que chacun pouvait porter depuis des mois sur l’état de la démocratie dans notre pays.

Le niveau d’abstention extrêmement élevé, qui ne s’explique pas seulement par l’absence de « couplage » avec un scrutin plus mobilisateur, la progression spectaculaire, d’un tour à l’autre, du vote pour le Front national, que le très faible nombre d’élus portant une étiquette explicite d’extrême droite ne saurait masquer, ne peuvent surprendre car ils confirment la dangereuse amplification d’une crise profonde de confiance dans le politique.

 

Les gouvernants actuels paient doublement le prix de cette régression démocratique, à la fois parce qu’être au pouvoir expose plus au rejet et parce que Nicolas Sarkozy, qui a construit sa carrière politique sur la récupération électorale du lepénisme, fait l’inévitable expérience de la réversibilité des vases communicants. Mais ce serait commettre une terrible erreur que de voir dans la majorité de 2007 la seule victime d’un désaveu massif.

Il suffit de comparer non les pourcentages mais les nombres de voix obtenus d’une élection à l’autre pour comprendre que gagner une élection ne se réduit pas à perdre un peu moins que ses adversaires. Au royaume des aveugles… Et que des dirigeants de l’opposition puissent expliquer, sans paraître mesurer la terrible part d’autocritique que comporte cette analyse, que ce qui fait monter le Front national est d’abord une demande exaspérée de justice sociale, montre assez ce que le succès des uns doit à la faible crédibilité des autres. On sait, depuis 2002, où mène la sous-estimation de ce danger. En revanche, contrairement aux apparences anesthésiques des sondages, nul ne peut savoir aujourd’hui avec certitude qui en sera la prochaine victime.

 

Quels choix pour demain?

On ne sort d’une crise sociale et politique que soit par la solidarité et le recul des inégalités, soit par la chasse aux boucs émissaires. Deux alternatives à l’actuelle majorité peuvent incarner ce choix dans les mois qui viennent.

Encore faut-il que la question centrale mise en débat soit non pas le choix d’un prétendant au trône mais le refus de la monarchie élective, non pas la concurrence des plans de carrière de quelques candidats mais le contenu des choix que devront faire 40 millions d’électeurs pour décider eux-mêmes de leur avenir.

Réhabiliter le politique est une urgence. Que chacun assume sans tarder ses responsabilités, à la mesure du décalage entre attentes et désabusement.

Paris, le 28 mars 2011.

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Appel national

"Construire une alternative politique à la hauteur des exigeances du mouvement social"

 

Nous avons vécu à l’automne un mouvement social exceptionnel. Alors qu’un déferlement médiatique tentait de faire croire que les « lois » de l’économie imposaient inéluctablement une remise en cause d’un acquis social fondamental, des millions de salariés, jeunes, chômeurs, retraités se sont mobilisés pour dire leur refus et l’opinion a massivement rejeté les régressions décidées au mépris de toute démocratie.

Ce mouvement fait suite aux mobilisations massives du printemps 2009 et fait écho aux luttes dans divers pays européens. Partout se sont exprimés avec force le refus de voir les peuples payer une crise dont ils ne sont pas responsables et le rejet de choix économiques et sociaux perçus comme profondément injustes. Ce mouvement n’a certes pas atteint l’objectif qu’il s’était fixé mais, par son ampleur, son unité, sa détermination et ses ambitions revendicatives, par la prise de conscience et par l’expérience collective qu’il a constitué, ce mouvement a mis sur le devant de la scène l’exigence d’alternatives réelles aux choix économiques, sociaux et politiques qui sont ceux du néolibéralisme dominant. En cela, il a assumé de fait une fonction politique majeure.

 

Il a aussi mis en lumière le problème cardinal de la stratégie, du rôle et de la place des organisations politiques de gauche et leurs limites. Les forces de gauche ont accompagné et soutenu le mouvement. Mais, au final, elles n’auront pas porté en son coeur la question des alternatives globales hors desquelles l’avenir de la retraite à soixante ans risque d’être compromis. Que la perspective d’une alternative ambitieuse et crédible n’ait pas été portée de façon unitaire a eu des effets. Le mouvement social, avec la sympathie large qu’il recueillait dans l’opinion, a discrédité le discours gouvernemental et indiqué la possibilité d’une autre logique en termes de partage des richesses. Mais quelle que soit sa puissance, il ne pouvait par sa seule dynamique imposer celle-ci et assumer l’affrontement politique avec un pouvoir qui affirmait lier son destin à l’adoption de sa contre-réforme. En ce sens l’absence d’alternative politique a été un frein au mouvement social pour qu’il puisse gagner.

 

Bien sûr, tous les partis de gauche n’ont pas eu la même attitude sur le fond. Mais, globalement, la question de l’alternance politique – la perspective de 2012 – l’a emporté sur celle des conditions de l’alternative. C’est pourquoi les controverses sur les personnalités ont pris le pas sur les nécessaires débats sur les politiques à mener. Dans le concert général, le Front de gauche n’a pas échappé au défaut commun. Sa présence dans les manifestations a été bien perçue, ses membres se sont engagés sans compter. Mais aucune initiative unitaire n’a été prise qui aurait mis au centre la question de l’issue politique et des réelles alternatives à l’ordre libéral ou à ses accommodements.

 

Loin de nous l’idée de sous-estimer l’importance des enjeux de 2012, du besoin de battre la droite et de créer à cette occasion des dynamiques porteuses pour le mouvement tout entier. Mais il est faux de croire que la défaite de la droite en 2012 est déjà garantie et que la question principale se réduirait à la candidature présidentielle. Au contraire, la présidentialisation de la vie politique, néfaste à la démocratie et au débat d’idées, risque d’occulter ou déformer les questions de fond : les objectifs, voies et moyens de l’alternative. Et l’actualité montre que le risque d’un retour des idées profondément réactionnaires, voire xénophobes, comme réponses à la crise, est bien réel.

 

Le moment 2012 sera d’autant plus efficace, il dépassera d’autant mieux les risques inhérents à la présidentialisation et aux dilemmes électoraux, qu’une dynamique de débats, de propositions et d’engagements viendra prolonger le mouvement social sur le terrain politique. Les forces militantes qui veulent rompre avec des décennies de diktats libéraux, ou d’accommodements avec ses normes, pour refonder la gauche ne manquent pas. Nous savons par expérience que, dès l’instant où l’on fait sérieusement appel à elles, on peut opposer aux idées réactionnaires ou xénophobes des propositions fortes, collectivement élaborées, qui ouvrent le champ des possibles et stimulent une véritable dynamique populaire.

 

Nous attendons du Front de gauche qu’il ne reste pas une agrégation partielle de forces politiques instituées, mais qu’il s’élargisse à d’autres forces politiques et aux individus, avec leurs engagements et leurs expériences multiples, qui ont envie, à égalité de responsabilité, de contribuer à sortir la gauche de ses enlisements et de participer activement et ouvertement à l’élaboration d’alternatives. Certain-e-s d’entre nous l’ont déjà dit avec d’autres dans des cadres différents, nous le réaffirmons.

En effet, il faut aller plus loin et contribuer à l’irruption des aspirations du mouvement social dans le champ politique en favorisant les débats, les convergences, les initiatives. Venus d’horizons politiques, de trajectoires et d’expériences collectives diverses, nous avons en commun la conviction que, pour porter un projet de rupture à la fois économique, social, écologique, politique, institutionnel, culturel et même éthique, il faut impérativement que toutes celles et tous ceux qui partagent cette même volonté oeuvrent ensemble à une dynamique politique nouvelle. Nous savons qu’il existe, dans le mouvement social, des forces qui souhaitent des évolutions collectives substantielles. Nous les appelons à agir, partout où des opportunités se dessinent. Dans la prochaine période, nous voulons œuvrer pour que s’engage cette dynamique politique collective. Pour en débattre, nous décidons d’ouvrir un blog collectif (tousensemble-agauche.net).

 Participez !

  www.tousensemble-agauche.net

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  Front de gauche 001

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 07:31

Cet excellent article publié par Sud-Ouest du 27/3 met en évidence, en analysant le rapport de Philippe Even et Bernard Debré,  la profondeur de la crise du système de santé français, gangréné par "l'industrie pharmaceutique", en clair les trusts pharmaceutiques qui font du fric sur le dos de notre santé avec la complicité de nombre d'experts payés par eux, voir d'hommes politiques aux ordres.

 

° La cause centrale du déficit de la Sécurité Sociale et du gaspillage de médicaments

"La majorité des marques distribuées en France ne présentent aucune utilité, écrit le journaliste,

 Ce qui n'empêche pas une bonne partie d'entre elles d'être remboursées. « 1 200 des 1 630 molécules commercialisées sont sans intérêt », affirment les professeurs Debré et Even. Cette gabegie, le coût des surprescriptions et des prix surestimés - « le Plavix est facturé 30 fois plus cher que l'aspirine pour un service équivalent » - ne sont pas étrangers au déficit vertigineux de la Sécurité sociale.

 

°La loi du profit au coeur d'un capitalisme inhumain, comme le met en évidence cet article:

" Les contraintes pesant sur les laboratoires ne font pas bon ménage avec les impératifs du capitalisme financier et les taux de rentabilité à deux chiffres. Sous l'aiguillon des actionnaires, les grandes firmes internationales ont souvent perdu de vue leur mission première, l'innovation véritable au service des malades. Les 100 milliards d'euros de bénéfices annuels engrangés par l'industrie pharmaceutique résultent d'un développement sans précédent des « me-too ». Des médicaments qui n'apportent rien de véritablement nouveau mais sont dopés par la pub et l'invention de nouvelles pathologies gourmandes en ordonnances : fatigue chronique, jambes lourdes, troubles musculo-squelettiques…

 

Voilà qui mérite un vrai débat politique sur l'indépendance nécessaire de l'expertise médicale et des instances de contrôle, mais aussi de ces laboratoires eux-mêmes: pourquoi pas un véritable pôle public du médicament? Pour soustraire la production des médicaments au "marché", à la recherche du profit?

J'avais déjà abordé ce sujet dans un précédant article: Mediator: pire que ce l'on pensait! Que faire des groupes pharmaceutiques?

 Henri Moulinier

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27 mars 2011  | Par Dominique Richard - "Sud-Ouest Dimanche

 

Mediator : la longue maladie d'un système

 

La France pensait avoir le meilleur système mondial de contrôle de médicaments. Le rapport Debré et Even, commandé après le scandale du Mediator, est accablant. 

D'après le rapport de Philippe Even (haut) et Bernard Debré (bas), au-delà du scandale du Mediator, c'est tout le fonctionnement du contrôle et de la mise sur le marché des médicaments qui est vicié.   

 

L'affaire du Mediator se résume somme toute assez simplement.

Pendant trente-trois ans, entre 1976 et 2009, le médicament, censé traiter le diabète, a bénéficié d'une autorisation de mise sur le marché alors que son efficacité thérapeutique n'avait jamais été démontrée. Pendant onze ans, entre 1998 et 2009, ce dérivé de l'amphétamine a continué à être commercialisé alors que tous les autres médicaments de la même famille avaient été retirés de la vente. Et pour cause ! Leur prescription était susceptible d'entraîner des cas d'hypertension artérielle pulmonaire pouvant conduire au décès des patients concernés.

 

Le laboratoire Servier a menti sur la parenté du Mediator avec l'amphétamine. Il a encouragé par un marketing agressif un dévoiement de son usage en demandant à ses visiteurs médicaux de vanter ses effets bénéfiques dans la lutte contre l'obésité. Il a su s'attacher les faveurs de pléthore d'experts et phagocyter des hommes politiques influents. Le réquisitoire n'est guère contestable. Mais peut-on pour autant considérer que les 500 morts annoncées résultent uniquement « de la conjonction malheureuse des fautes quasi criminelles d'un laboratoire félon et d'une molécule sournoise qui ne tue que lentement à bas bruit » ?

 

Dopés par la pub

En posant la question en ces termes, les professeurs Bernard Debré et Philippe Even orientent forcément la réponse. Remis il y a quelques jours à Nicolas Sarkozy, leur rapport au vitriol a pris la communauté médicale à rebrousse-poil. Le diagnostic de ces deux universitaires a le tranchant d'une lame de rasoir. Sous leur scalpel, le scandale du Mediator, loin d'être le fruit du hasard, apparaît comme le naufrage d'un système de contrôle présenté il n'y a pas si longtemps encore comme « le meilleur du monde ».

80 % des grandes familles de médicaments qui ont révolutionné la santé sont apparues entre 1945 et 1985. Passé ces quarante glorieuses, l'industrie pharmaceutique a vécu de semi-découvertes en demi-échecs. Coûts et incertitudes des investissements, longueur des recherches, trop faibles durées de vie des brevets… Les contraintes pesant sur les laboratoires ne font pas bon ménage avec les impératifs du capitalisme financier et les taux de rentabilité à deux chiffres. Sous l'aiguillon des actionnaires, les grandes firmes internationales ont souvent perdu de vue leur mission première, l'innovation véritable au service des malades. Les 100 milliards d'euros de bénéfices annuels engrangés par l'industrie pharmaceutique résultent d'un développement sans précédent des « me-too ». Des médicaments qui n'apportent rien de véritablement nouveau mais sont dopés par la pub et l'invention de nouvelles pathologies gourmandes en ordonnances : fatigue chronique, jambes lourdes, troubles musculo-squelettiques…

 

Rien d'étonnant à ce que la majorité des marques distribuées en France ne présentent aucune utilité.

 Ce qui n'empêche pas une bonne partie d'entre elles d'être remboursées. « 1 200 des 1 630 molécules commercialisées sont sans intérêt », affirment les professeurs Debré et Even. Cette gabegie, le coût des surprescriptions et des prix surestimés - « le Plavix est facturé 30 fois plus cher que l'aspirine pour un service équivalent » - ne sont pas étrangers au déficit vertigineux de la Sécurité sociale.

 

En théorie, il existe pourtant une structure capable de faire le ménage : la commission de transparence de la Haute Autorité de la santé. Elle évalue les médicaments à la lumière de leur bénéfice-risque, c'est-à-dire du service médical rendu (SMR). Son jugement détermine ensuite les taux des remboursements à appliquer. La Haute Autorité établit aussi une seconde hiérarchie, beaucoup plus pertinente, en comparant les résultats du produit qui lui est soumis à ceux de ses concurrents. On parle alors de l'amélioration du service médical rendu (AMSR).

Si 19 % des médicaments ne procurent pas un SMR mesurable, 56 % n'ont pas d'ASMR supérieur à ceux déjà disponibles. Au moment de dire quel produit doit être pris en charge, le dernier chiffre devrait primer. Hélas pour les finances publiques, du fait des pressions exercées par l'industrie pharmaceutique, seul le premier fait foi. Ubuesque ! « C'est une politique sans courage et contraire à la vérité scientifique », assènent les professeurs Debré et Even.

 

Ubuesque

Les failles du dispositif tiennent aussi au fait que son gendarme, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), a été totalement neutralisé par les grands laboratoires. 80 % des autorisations de mises sur le marché relevant désormais de l'Agence de sécurité sanitaire européenne, les consommateurs étaient pourtant en droit d'attendre que l'Afssaps et ses 1 000 fonctionnaires traquent sans relâche les molécules toxiques. Commissions, services, groupes de travail… L'organigramme en impose. Mais sur le papier seulement.

« C'est un chef-d'œuvre de dessin industriel, d'engrenages, de courroies de transmission mais tournant dans le vide, un labyrinthe dont rien ne peut sortir », déplorent les professeurs Even et Debré.

Assaillie par les demandes d'autorisation, destinataire chaque année de près de 200 000 alertes relatives aux effets indésirables des médicaments, l'Afssaps s'est engluée dans un fonctionnement kafkaïen. « Il lui faudrait deux ans pour interdire la ciguë et le cyanure », ironisent les deux universitaires.

L'Agence dispose d'un réseau de 3 500 experts. En interne et en externe. Recrutés selon des critères plutôt opaques, les premiers ne sont pas forcément les plus compétents. Les seconds le sont mais leur indépendance reste sujette à caution en raison de leurs liens financiers avec l'industrie pharmaceutique. Parmi les laboratoires, Servier est d'ailleurs très loin d'être celui qui a signé le plus de contrats avec les scientifiques agréés par l'Afssaps.

 

Jusqu'à présent, l'Agence n'y voyait aucun inconvénient. La proximité avec l'industrie était même considérée comme une garantie de fiabilité. Bien plus que les signaux d'alarme lancés par des médecins de terrain comme l'irréductible Irène Frachon, qui, depuis l'hôpital de Brest, a fait imploser le système. Il ne reste plus qu'à le rebâtir sur des fondements éthiques, fonctionnels, transparents et réactifs. « Vaste programme », comme disait jadis le général de Gaulle !

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Labo Servier et consorts....

 

Depuis des mois voire des années on nous impose les génériques et le laboratoire Leader est BIOGARAN.

  Il faut savoir que BIOGARAN est une filiale des Laboratoires Servier. (Cf Médiator, ...) et le PDG de BIOGARAN n'est autre que François Sarkozy,petit frère de notre Présdent.

"François Sarkozy PDG de Biogaran, et s'occupant directement des recherches sur l'Alzheilmer, priorité de santé numéro 1 de la Monarchie Sarko."

Autres info :

« PETIT COMMENTAIRE : BIOGARAN EST LA FILIALE GENERIQUE DE SERVIER A100 %,

ET SERVIER EST LA BOITE QUI PAIE LA LOCATION DES LOCAUX DE L'UMP A PARIS !!!

A BON ENTENDEUR..... »

Donc quand on nous vend des génériques Biogaran, on enrichit la famille Sarko. Voilà où vont les fameuses économies de la Sécu...

(Merci Francine Bouchaib pour ces infos)

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 13:08

Une actualisation des références et des analyses du programme du F.N au 21 - 11 - 2011

*Voir le programme du FN pour les présidentielles en ligne pour pouvoir l’analyser et le combattre :

http://www.marinelepen2012.fr/le-projet/

*Décryptage déjà disponible sur Rue89

http://www.rue89.com/2011/11/19/la-france-revee-de-marine-le-pen-son-programme-decrypte-226702

*Des ressources documentaires sur le FN :

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=202033

http://www.marinelepen2012.fr/le-projet/

http://www.europe1.fr/Politique/2012-Marine-Le-Pen-dans-le-texte-824071/

http://www.rue89.com/2011/11/19/la-france-revee-de-marine-le-pen-son-programme-decrypte-226702

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Article écrit le 24-3-2011

 

Le Front National est un parti xénophobe et raciste.

 Ces valeurs ne sont pas digne de notre république et des valeurs humanistes qui ont conduit à son avènement. Cette raison suffit à elle seule à ce que nous nous rendions tous aux urnes pour refuser la haine de l’autre porté par ce parti politique.

 

 Mettre en lumière la régression sociale...

 Mais pour convaincre, il ne suffit pas de dénoncer le discours xénophobe et raciste du Front National, il faut aussi mettre en lumière la régression sociale que représente son programme pour les travailleurs.

Mise en cause de la retraite, apartheid social, augmentation des impôts indirects, cadeaux fiscaux aux entreprises et aux ménages privilégiés, telles sont les vraies orientations du programme social du Front National.

Derrière les slogans du Front National contre “l’ordre établi” et un parti pris affiché « en faveur des français modestes », se cache en fait un programme économiquement libéral et socialement conservateur.

- Le FN prône un repli national qui menacerait l’emploi et la consommation : Ce que propose le Front National, c’est une politique autarcique, coupée du monde qui ne peut que provoquer l’appauvrissement de la France et son isolement. C’est donc une baisse du pouvoir d’achat des Français qui serait inéluctable. D’autre part, ces mesures ne manqueraient pas de susciter des dispositifs de rétorsion de la part de nos principaux partenaires, ce qui limiterait nos exportations et se traduirait par une détérioration de la situation de l’emploi.

- Le programme du FN prévoit le démantèlement du droit du travail : Le Front National est « favorable à la flexibilité du temps de travail » et s’oppose à une réduction du temps de travail sans baisse de salaires.  La proposition « d’abroger la loi Aubry » est clairement formulée.

- Le FN développe un discours xénophobe et ségrégationniste qui dissimule les vraies causes du chômage : Le Front National essai de faire le lien entre chômage et immigration. Les immigrés voleraient le travail des français. Derrière le concept de préférence nationale, le Front National veut dissimuler la vraie cause du chômage qui est à trouver notamment dans le dumping fiscal et social mené par les pays à bas salaires.

- Le FN défend les plus riches : En matière de finances publiques le Front National prévoit des mesures particulièrement régressives : hausse de l’impôt indirect et particulièrement de la TVA, suppression de l’impôt sur le revenu, suppression de la taxe professionnelle et baisse de l’impôt sur les sociétés, réduction des droits de succession, suppression des prélèvements sur les plus-values boursières.

- Le FN veut « ramener les femmes à la maison » : En matière familiale, tout est fait pour inciter les femmes à un retour à la maison alors que leur travail est une condition d’égalité et le gage d’un dynamisme économique. Il prône l’abrogation du PACS et de l’IVG. C’est une vision réactionnaire de la famille qui est véhiculée.

- Le FN veut rétablir la peine de mort.

 

Ces quelques mesures proposées par le FN montrent combien la réalité de son programme est aux antipodes des discours tenus par ses dirigeants en faveur des catégories populaires.

( Message transmis par Gilles Boite)

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Exemple: les propositions du FN sur les retraites

(tirées du site du FN - "Argumentaire")

 

"3- Nos mesures pour sauver les retraites

 

Les grands principes :
Pour sauver notre système de retraite, le gouvernement nous impose de ne peser que sur le levier durée de cotisation / âge légal de départ à la retraite.

Cette réforme est ainsi quasi exclusivement comptable alors que pour assurer un financement pérenne des retraites, c’est tout le système de financement de la protection sociale qui doit être remis à plat, ainsi que les principes qui régissent l’ensemble de notre système économique et financier.

Au titre de la solidarité nationale, nous sommes favorables au maintien d’un système obligatoire par répartition, nous sommes aussi favorables à lui superposer un régime complémentaire, avec éventuellement un encouragement à l’Epargne personnelle

Il nous semble aussi utile dans un but de simplification maximale du système, de regrouper la gestion des caisses du régime général et des différents régimes spéciaux.

En ce qui concerne la durée de cotisation et l’âge de départ à la retraite, nous refusons de choisir entre maintenir la retraite à 60 ans ou repousser l’âge de départ.

Nous sommes partisans de la Liberté dans le choix du moment de départ à la retraite :
Il faut en finir avec la référence à la retraite à 60 ans comme les syndicats et les partis politiques se bornent à le faire, et qui n’a pour effet que de limiter le taux d’emploi des « seniors » (aujourd’hui moins de 40%).

Nous sommes en revanche attachés à la limitation de la durée de cotisation à 40 annuités pour l’octroi d’une retraite à taux plein.
Nous souhaitons donc que le départ à la retraite soit possible à n’importe quel âge mais à la condition d’avoir cotisé 40 annuités. Au-delà pour les salariés qui le souhaitent, une retraite « à la carte » avec surcote proportionnelle au temps de cotisation supplémentaire serait proposée.

Dès lors, la question du passage obligatoire à 66 ou 67 ans pour obtenir un taux plein ne se poserait plus.

Dans un but d’équité, nous sommes aussi favorables au réalignement des durées de cotisations et des modes de calcul des retraites entre le public, le privé et régimes spéciaux. Les primes des fonctionnaires doivent être intégrées au calcul des retraites pour qu’ils ne pâtissent pas d’une telle réforme.

Nous sommes très partisans dans un but de justice et dans le cadre d’une réelle politique de la famille de sauvegarder les avantages accordés aux mères de famille.

Il nous apparait qu’une incitation à l’épargne personnelle et aux assurances complémentaires telle que l’assurance vie serai positive.
La possibilité doit être offerte aux citoyens de souscrire à une épargne retraite personnelle et facultative basée sur une capitalisation intégrale.

Cela étant, le risque étant porté par l’investisseur, il conviendra d’alerter les épargnants sur l’aléa des crises financières qui peut mettre à mal leurs placements et de leurs pensions futures.

Une défiscalisation modérée peut être en l’espèce envisagée, comme pour la Préfon ou sur le modèle du 3ème pilier suisse, évoqué tout à l’heure par M. Rendu, mais si et seulement si, les investissements vont en totalité au soutien de l’économie nationale.
Les retraites complémentaires pourraient ainsi, en outre, servir au financement de notre économie."

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 18:09


 Chèr-e-s camarades comme vous l’aurez remarqué d’entrée de jeu   l’adresse que nous vous envoyons n’a rien de très originale par les  temps qui courent. Ce qui l’est plus c’est la voie que nous avons  décidé d’emprunter. Nous voulions vous en informer par respect et  aussi pour que notre départ n’apparaisse pas comme une démission ou un  reniement de notre engagement  anticapitaliste mais bien comme un 
choix politique réfléchi et pesé.
 Les résultats du dernier congrès national sont sans appel et une ligne  majoritaire qui ne dit pas son nom s’est dégagée dont le centre de  gravité est la P2/P1 ligne avec laquelle nous sommes en total  désaccord .

 

Quelle est-elle ?

 En ce qui nous concerne nous la  qualifierons d’isolationniste , d’identitaire et pour tout dire de  sectaire. Les responsabilités de la direction du NPA qui a dirigé le  parti pendant deux années sont lourdes dans ce résultat. Il est fort  probable qu’à peu de choses près, la même direction soit reconduite.  La dynamique d’ouverture et de renouveau dans le mouvement ouvrier  qu’avait initié la construction de cette organisation, a été dilapidée  en un temps record et pour des motifs qui nous paraissent bien futiles  aux vues de la période historique que nous venons de vivre et des enjeux de celle qui s’annonce.

Durant ces deux dernières années nous avons essayé de défendre l’idée  d’ouverture et de rassemblement en direction des anticapitalistes et  des antilibéraux organisés ou non, ce qui était l’un des principes  fondateurs du NPA. Un parti en mouvement prenant le meilleur de notre  héritage commun tout en abandonnant les égarements du passé. Nous  constatons que cette dynamique est rompue et que c’est bien un autre  projet qui se dessine aujourd’hui : Celui d’un parti révolutionnaire  avant d’être anticapitaliste et rassemblant exclusivement les forces  et les individus se reconnaissant comme tel.

 Nous ne regrettons pas notre engagement partisan et la part active que  nous avons prise dans le débat démocratique interne. Les dernières  élections régionales en Pays de la Loire restent pour nous l’une des  meilleures expériences politiques que nous avons menées. Nous savons  que cela n’est pas partagé par tous et toutes et nous en avons bien  souvent fait les frais. Durant cette séquence nous avons agit avec le  souci de porter à chaque instant l’exigence de nos propositions.  Certes en faisant les compromis nécessaires mais sans jamais tomber  dans la compromission. Nous avons eu le sentiment bien souvent de  passer plus de temps à nous battre contre une minorité hostile à cet  accord dans le NPA qu’avec les autres organisations du rassemblement  unitaire.…Mais du passé faisons table rase et venons en à l’avenir.

 Nous allons rejoindre et renforcer la Gauche Unitaire et participer au  développement du Front de Gauche dans toute sa pluralité et bien sur  in fine à son élargissement et son dépassement.

Ni le NPA ni le Front  de Gauche ne sont pour nous une fin en soi. Nous voulons œuvrer au  rassemblement d’une gauche de combat, sûre de ses valeurs ,  intraitable avec le fascisme et ses tentations qui vont troubler de  plus en plus une partie de notre classe sociale, une gauche prête à  disputer l’hégémonie aux sociaux libéraux et qui ne craint pas dans la  confrontation à gauche de poser la question du pouvoir populaire et du  programme pour un socialisme démocratique du XXIeme siècle. Nous  pensons que c’est dans ce cadre et avec cette perspective que les  anticapitalistes doivent s’engager aujourd’hui dans le mouvement
> social et politique. Bien sur nous espérons continuer à mener les  luttes à vos côtés dans la rue comme dans les urnes de façon amicale  et fraternelle .

 Ce texte est cosigné par un ensemble de camarades du NPA dont certains  l’ont quitté depuis déjà quelques temps mais qui se retrouvent  aujourd’hui pour mener à bien ce projet partagé.
 
Salutations anticapitalistes et fraternelles.
  
Hubert Malinge , Frédéric Racinne , Pierre Chauvin , Bernard Couret ,  Yannick Metriau Marc Vince , Michel Leveillé , Anne Devaux , Luc  Bonnet , Emmanuelle Houdayer , Gildas Loirand .      
     

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 09:55

 

Scandaleuse la position de Sarkozy refusant un front républicain pour faire barrage au F.N.. La défaite de l'UMP à ces cantonales ne lui suffit pas. Il persévère dans sa démarche de banalisation du FN. Pour quelles perspectives aux présidentielles? Une alliance pour se faire (ré)élire?

 

En Charente-Maritime, comme partout en France, la première urgence est de battre la droite et l'extrême-droite.

Ca doit être le cas dans les 2 cantons de Charente-Maritime où le FN est présent au 2e tour Marennes et Saujon). Département où le Conseil Général peut basculer à gauche dimanche ( sans aucun Conseiller Front de gauche, malheureusement).

Nous reparlerons en temps utile des résultats du Front de gauche: bons au plan national (proche de 10%), pas bons en Charente-Maritime: 5,03%, avec une perte de 0,81% sur 2004. Nous dvrons nous interroger en temps utile.

 

Les scores du Front de gauche en Charente-Maritime: inégaux

Sur La Rochelle et son agglomération, je salue les bons scores de Jessica Dulauroy sur le Canton 6 de La Rochelle ( pour laquelle j'ai fait campagne): 9, 71%, gagnant 1,43% sur 2004, jeune et nouvelle candidate. Je salue aussi le résultat d'Yvonne Gaborit sur La Rochelle 5: 9,66%, elle aussi en progression de plus de 2%. Je mesure le bon score de Nathalie Dupuy sur La Rochelle 1: 10,40% ( contre 13,11% en 2004 avec Jacques Bessière).

Reste le score calamiteux de Brahim Jlalji sur La Rochelle 3: 5, 94%, contre 6,84% en 2004 (il était déjà candidat). Pas brillant pour un Adjoint au Maire, Secrétaire départemental et de section du PCF et membre du Conseil National du PCF. Peut-être en fait-il "trop" dans ces fonctions et pas assez sur le terrain, quand il ne fait pas des déclarations ou messages contraires aux positions du PCF national ( Lire article précédant) ?                                             H Moulinier

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Déclaration du Front de gauche

 

 

 

 

Au soir de ce premier tour des élections cantonales, la droite persiste à nier la sanction de sa politique issue des urnes. Le rejet de la politique du gouvernement est massif dans le pays et celui qui est passé en force contre une très large majorité de nos concitoyens pour rallonger l'âge de la retraite est sanctionné. L'ensemble des forces de gauche progresse significativement par rapport au scrutin de 2004. Le Front de Gauche connait une nette poussée.

Le très haut niveau d'abstention est inquiétant

Il exprime le gouffre qui sépare désormais les français des institutions qui les représentent. Tous les stratagèmes auront été utilisés par le gouvernement pour arriver à ce résultat destiné à relativiser l'ampleur de son écroulement. La profonde crise de la démocratie dans notre pays éclate aux yeux de tous. Le Front de gauche se sent conforté dans son appel a une refondation de notre république !

La progression du FN est lourde de danger

 La crise capitaliste n'en est que plus menaçante. Le Front de gauche se porte en première ligne pour combattre les idées xénophobes et réactionnaires portées par le Front national et honteusement banalisées par la majorité présidentielle.

 Surtout, le Front de gauche proposera une alternative politique cohérente aux Françaises et aux Français qui veulent rompre avec le système actuel. Alors qu'il se présentait pour la troisième fois devant les électeurs depuis sa constitution, le Front de gauche poursuit son avancée.

Les premiers résultats nous indiquent que notre rassemblement obtient un score très largement supérieur à son résultat obtenu aux Régionales de 2010.

 Mieux nous avons atteint notre objectif d'un score approchant deux chiffres ! Dans de nombreux cantons, nous réalisons une percée très importante avec beaucoup de candidats qui accèdent au second tour. Le Front de gauche peut être confirmé dimanche prochain comme la deuxième force à gauche en nombre d'élus.

Nous appelons ce soir toutes les forces de gauche, sans exclusive, à se rassembler derrière les candidats de gauche arrivés en tête au premier tour pour battre la droite et l'extrême droite.

Déclaration commune du Parti socialiste, du Parti communiste français, d’Europe-Ecologie-les Verts, du Parti radical de gauche et du Mouvement républicain et citoyen

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Déclaration commune PS-PCF-Europe Ecologie

 

 

 

Le 21 mars 2011

"Les Français ont placé les candidats de gauche et les écologistes largement en tête des élections cantonales.

Ils ont voulu, par leur vote, signifier une fois de plus leur rejet des choix politiques de Nicolas Sarkozy et sanctionner l’échec du gouvernement.  Notre économie ne sort pas de la crise, notre environnement continue de se dégrader, le chômage ne diminue pas, le pouvoir d’achat régresse, les inégalités progressent et notre République est abimée.

L’abstention de millions d’électeurs sanctionne le décalage croissant entre les urgences sociales et les réponses apportées par le gouvernement.

Les Français ont également montré leur soutien aux politiques locales menées par la gauche et les écologistes qui, jour après jour, soutiennent l’emploi dans les territoires avec des politiques innovantes socialement et respectueuses de l’environnement, et défendent les services publics locaux.

Aujourd’hui, plus que jamais, la gauche et les écologistes ont une grande responsabilité. Toutes nos forces doivent être utilisées pour amplifier dimanche prochain le vote du premier tour.

Le 27 mars, il faut un maximum d’élu-e-s de gauche et écologistes.

Nous appelons toutes les forces de gauche, les écologistes, les démocrates et les républicains à se rassembler dans tous les départements, à se mobiliser et à s’unir pour battre la droite et l’extrême droite au deuxième tour des élections cantonales, derrière les candidats de gauche et écologistes arrivés en tête au premier tour.

Au-delà, nous savons que notre responsabilité est de construire une politique alternative globale et cohérente à la politique de la droite pour porter l’espoir d’une alternance politique en 2012."

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 08:24

Tout est fait pour étouffer la campagne des cantonales, par le pouvoir Sarkozien et les grands médias, aidés par des instituts desondages qui se trompent d'élections ( les cantonales c'est maintenant, avec des candidats déclarés; les présidentielles c'est dans 14 mois avec des candidats loin d'être tous déclarés).

Alerte !

         http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/03/18/alerte/ 

 

Dimanche, Sarkozy redoute notre vote!

Il masque le caractère politique de ces élections cantonales, les dernières à cause d'une réforme scélérate qui met en cause les départements et impose, avec une loi votée à une courte majorité le 16 décembre 2010, la mise en place d'un Conseiller territorial unique pour la région et le département, élus par grands cantons dès 2014, et en exigeant 12,5% des inscrits au 1er tour pour se maintenir au second!!!

Caractère politique aussi par l'enjeu sur les moyens que l'Etat alloue aux collectivités territoriales, en supprimant la Taxe professionnelles pour la remplacer par un impôt allégé pour les entreprises, pendant que le petit Nicolas pépare la quasi-suppression de l'Impôts de Solidarité sur la Fortune ( pour 300 000 contribuables, en "sortant" leur résidence principale)

 

Dimanche, disons à Sarkozy, "Casse-toi, p..."!

Il a assez fait de dégats sociaux en développant une politique au service exclusif de ses copains les riches, ceux du Fouquet's! Une autre politique nationale, mais aussi européenne, est nécessaire.

- pour mettre en cause le carcan européen de l'austérité pour les salariés et les retraités. Ce cadre ultralibéral de l'Union Européenne est le produit d'une démarche convergeante des foces de droite et des partis socialistes et socio-démocrates. Voilà pourquoi je ne peux pas voter au 1er toir pour des candidats socialistes et radicaux, ni même pour des candidats verts ( dont je partage l'exigeance environnementale et d'un débat sur l'énergie nucléaire)

- Donc pour ouvrir une perspective de changement à gauche qui ne soit pas illusoire, comme en Grèce, en Espagne ou au Portugal. Pour cela il faut un Front de gauche plus fort, aiguillon d'une gauche qui a perdu sa combattivité contre le capitalisme et le libéralismee économique

- Mais aussi pour faire barrage à l'extrême-droite de Marine Le Pen, un danger pour tous ceux qui vivent difficilement: l'illusion du changement, en pire par rapport à la politique de droite en termes de propositions.

 

En Charente-Maritime, dehors Mr le Ministre Bussereau!!!

Cet homme, Président sortant du Conseil Général, cache son drapeau UMP dans sa poche, tente de faire oublier qu'il a été longtemps membre du gouvernement et en a partagé les choix

Il faut le battre dimanche et au second tour

Je regrette de ce point de vue que le Front de gauche en Charente-Maritime, qui a fini par exister pour ces cantonales, soit réduit par la volonté des dirigeants du PCF 17 de faire allégance au PS. Il a corseté l'accord départemental PCF-PG, décidant de tout "en haut", écartant tout élargissement du Front de gauche à d'autres poartenaires, tel le NPA en Saintonge, réduisant la présence de candidats du PG en particulier sur l'agglomération rochelaise ( représentation réduite à une suppléante sur Mireuil!).

 

Oui, j'appelle à voter Front de Gauche, pour promouvoir cette démarche en Charente-Maritime, dans l'espoir de son élargissement, en terme d'organisations et de citoyen-ne-s, pour bouster la gauche!!!

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 10:10
Comme beaucoup, j'ai pris le sondage du Parisien en pleine figure! Le spectre de 2002! La peur des fachos!
Conséquences de événements qui touchent les pays arabes et de la "menace immigrée"? Rejet de la politique de Sarkozy et de Sarkozy lui-même? Crise sociale (emploi, pouvoir d'achat)? Incapacité à gauche d'offrir une perspective crédible, claire?
Ces questions me taraudent: pourquoi cette "montée" annoncée de Marine Le Pen?
 
Cela dit, ne sommes-nous pas manipulés par des médias et des "instituts " de sondages ? Et cela au moment où vont avoir lieu des élections cantonales que l'on dépolitise et passe sous silence
 
 Cette question trouve ici, dans un article publié par Mediapart et dans celui  de Jacques Le Bohec,  publié par Rue 89, des éléments dinformation qui méritent notre lecture et notre réflexion.
Je vous en livre des extraits 
L'IFOP sort un sondage différent, assez différent mais qui souligne cependant la "poussée du FN", inquiètante ( voir ci-dessous)      
H Moulinier
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Sondage loterie:

        les sondés de l'institut Harris sont payés!

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Tribune (extrait) 

Sondage : Marine Le Pen à 23% au premier tour ? Peu probable

Le sondage publié le 5 mars par LeParisien.fr, et donnant Marine Le Pen en tête des intentions de vote, illustre bien l'importance de la proposition de loi adoptée en première lecture par le Sénat, défendue par Jean-Pierre Sueur et Hugues Portelli. On ne les laissera pas faire car les sondages rendent trop de services à trop de gens dominants.

Une nouvelle loi limiterait grandement, en effet, les sondages peu sérieux et répondant à des tentatives de manipulation politique à l'approche de l'élection présidentielle.

Mais l'habitude s'est installée dans les rédactions des grands médias, parmi les politologues, de ne pas mettre en cause fondamentalement des agrégats qui sont avant tout des produits commerciaux fabriqués par des firmes privées qui s'octroient la désignation fallacieuse d'« institut » alors qu'elles sont soumises aux lois du marché.

Certes, les journalistes prennent quelques précautions rhétoriques (emploi du conditionnel, question sans relance permettant au sondeur invité de rassurer) mais elles ne font que renforcer l'importance de l'événement.

 

Sondages frelatés, journalistes complices

Il semblerait bien que, malgré leur importance politique, les journalistes ne connaissent rien des critiques scientifiques drastiques à leur égard et les valident sans coup férir. Les leaders du Parti socialiste, quant à eux, n'ont rien trouvé de mieux que de s'alarmer des résultats du sondage… La croyance dans les sondages est bien intériorisée.

Il est significatif que les journalistes n'invitent presque jamais des sociologues politiques (Alain Garrigou, par exemple) qui disposent d'arguments massue montrant l'inanité scientifique de l'activité sondagière actuelle ; ils cèdent au chantage frileux et suspect des sondeurs (« c'est lui ou moi »). Si les politistes critiques étaient si incompétents comme ils le prétendent, pourquoi ont-ils peur de débattre avec eux ? !

Mais on sait combien journalistes et politologues ont besoin des sondages, même frelatés, comme boussole pour couvrir l'actualité et la commenter à chaud dans des émissions qui sont réservées à ceux qui y croient mordicus (et pour cause : ils n'auraient pas grand-chose à dire sinon). Quitte à essuyer une humiliation de temps à autre, comme Pascal Perrineau (directeur du Cevipof) en 2002, qui n'a pas du tout vu venir l'accession de Jean-Marie Le Pen au second tour alors qu'il passe pour un expert du FN…

 

Sondage par Internet : la pire des techniques

C'est donc encore une fois le cas pour ce sondage Harris Interactive réalisé via Internet, c'est-à-dire en recourant à la pire des techniques qui existent puisqu'elle ne permet pas de s'assurer de la sincérité des réponses (d'à peu près rien d'ailleurs). Cette technique n'est là que pour pallier les contacts par téléphone (déjà plus que limites) et par face-à-face au domicile (plus fiables), qui atteignent des taux de refus de la sollicitation tels (90%) que les coûts de fabrication en deviennent exorbitants.

Ainsi, rien ne laisse penser que Le Pen soit réellement en tête des intentions de vote, même avec l'« hypothèse Aubry » – un choix montré du doigt qui conduit Louis Harris Interactive a annoncé, dimanche soir, son intention de refaire le sondage, cette fois en y incluant Dominique Strauss-Kahn et François Hollande. Il ne s'agit pas, comme sondeurs, journalistes, politologues et politiciens veulent le croire, d'une « photographie » ni d'une « enquête d'opinion. » Depuis quand faire cliquer des internautes peut-il être qualifié d'enquête (aucun déplacement sur place) ? En quoi ce procédé paresseux permettrait-il de s'assurer de la sincérité et de la représentativité des répondants ?

 

Il est peu crédible que Marine Le Pen dépasse les 16%

Lire la suite sur le site de Rue 89:

http://www.rue89.com/2011/03/06/sondage-marine-le-pen-a-23-au-premier-tour-peu-probable-193620

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Blog de Jean-Luc Mélanchon:

"Sondages et bidouillages

Encore une manip pré-électorale..." 

Lire la suite:

http://www.jean-luc-melenchon.com/2011/03/sondage-et-bidouillage/#more-6111

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AFP - 06/03/2011 à 21:50

Mauvaise humeur des Français contre Sarkozy, selon les politologues

Le sondage détonant plaçant Marine Le Pen (FN) en tête du premier tour de la présidentielle devant Nicolas Sarkozy et Martine Aubry (PS), à égalité, traduit surtout la "mauvaise humeur" des Français à l'égard du chef de l'Etat, et leur "malaise profond" face aux deux principaux partis, selon des politologues interrogés par l'AFP.

 
Photographe : Charles Platiau :: Le Président Nicolas Sarkozy lors de ses voeux à l'Elysée le 6 janvier 2011 photo : Charles Platiau, AFP

Si tous s'accordent à penser qu'un sondage à 14 mois est "surréaliste", puisque, comme le souligne Philippe Braud, "on ne (sait) quelle sera l'offre politique", tous relèvent une "vraie hausse" de la présidente du Front national dans les différentes enquêtes.

"Les sondés disent leur humeur ou plutôt leur mauvaise humeur, mais on peut penser qu'ils adopteront un comportement plus responsable et choisiront (au moment du scrutin) quelqu'un d'autre que Marine Le Pen", souligne M. Braud.

Pour Jean-Yves Camus, il "faut replacer ce sondage dans le contexte, c'est-à-dire au moment où le président s'est adressé aux Français en remettant au centre de sa politique des thèmes du Front national, comme l'immigration". "Cela prouve une fois de plus que la stratégie choisie par l'UMP risque de nuire au candidat de l'UMP".

"En mettant en avant les thèmes que le FN traite depuis plus longtemps, M. Sarkozy donne aux Français l'occasion de dire qu'ils préfèrent l'original à la copie", ajoute-il.

Pour Philippe Braud, le sondage Harris Interactive "renforce la probabilité d'une éventuelle rébellion des caciques de l'UMP contre une nouvelle candidature de Nicolas Sarkozy". "Si ce sondage était confirmé par plusieurs autres, dit-il, il y a une probabilité que le chef de l'Etat soit acculé à se retirer" (...)
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AFP - 09/03/2011 à 22:26

2012: Le Pen derrière Sarkozy et le candidat PS, sauf si c'est Royal, selon l'Ifop

Marine Le Pen serait reléguée en 3e position après le candidat PS et Nicolas Sarkozy si le premier tour de la présidentielle devait se dérouler dimanche prochain, sauf si Ségolène Royal était en lice auquel cas la présidente du FN serait 2e, d'après un sondage Ifop pour France Soir à paraître jeudi.

Photographe : Fabrice Coffrini :: Ségolène Royal à Genève le 9 mars 2011 photo : Fabrice Coffrini, AFP

A la question suivante "si dimanche prochain devait se dérouler le premier tour de l'élection présidentielle, pour lequel des candidats suivants y aurait-il le plus de chance que vous votiez?", Dominique Strauss-Kahn vient en tête s'il est investi par le PS, avec 29% des intentions de vote, suivi par Nicolas Sarkozy (23%) et Mme Le Pen (21%).

François Bayrou recueillerait 6% des voix, Eva Joly 5,5%, et Jean-Luc Mélenchon 5%. Les autres candidats testés en auraient moins de 5: Olivier Besancenot (4%), Dominique de Villepin (3%), Nicolas Dupont-Aignan (1,5%), Nathalie Arthaud (1%), Hervé Morin (1%). 

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Pourquoi Marine Le Pen monte
Philippe Frémeaux

Alternatives Economiques 
Article Web - 07 mars 2011

L'ascension de Marine Le Pen dans les sondages s'explique en partie par les désillusions des électeurs de Nicolas Sarkozy, qui avaient cru dans sa promesse de protéger l'économie française des effets de la mondialisation. Refusant de remettre en cause son agenda libéral interne, il en est réduit à courir après le Front national sur de nombreux sujets de société, sans résultat.

 

 

Le grand succès de Nicolas Sarkozy, en 2007, avait été de faire reculer le Front national.  Son grand échec, aujourd'hui, est de le faire remonter. Contrairement à ce qui a été souvent dit, notamment à gauche, le candidat Sarkozy n'avait pas marginalisé le parti de Jean-Marie Le Pen en adoptant son programme. Il promettait certes de mettre la « racaille » hors d'état de nuire, mais il dénonçait aussi les discriminations subies par les jeunes issus de l'immigration.

 

 Nicolas Sarkozy avait surtout réussi à convaincre une partie de l'électorat populaire qu'il allait gagner la bataille de l'emploi, notamment de l'emploi industriel, et celle du pouvoir d'achat

 A la différence de ses prédécesseurs, de droite et de gauche, qui invoquaient l'Europe ou la mondialisation pour justifier leur impuissance, Nicolas Sarkozy affirmait son volontarisme, sa capacité d'agir pour défendre l'économie française.

 Souvenez-vous : il dénonçait la pensée unique, critiquait les technocrates de Bruxelles, attaquait Jean-Claude Trichet responsable d'une surévaluation de l'euro nuisible à la croissance et à l'emploi. Enfin, cette protection promise vis-à-vis de l'extérieur permettait de se dispenser d'une forte solidarité interne, avec l'idée que les baisses d'impôts, en récompensant le travail, allaient « booster » la croissance et l'emploi.

 

La promesse s'est brisée sur le mur de la réalité.

 Nicolas Sarkozy, sitôt élu, a fait adopter le paquet fiscal qui a essentiellement profité aux plus aisés et dont les effets sur la croissance et l'emploi ont été nuls.

 En revanche, il s'est bien gardé de faire quoi que ce soit qui puisse fâcher nos partenaires européens, ou déstabiliser une économie française profondément insérée dans la mondialisation. Le recul de l'emploi industriel s'est poursuivi. La Banque centrale européenne est demeurée indépendante.

 Et, quand la crise est arrivée, Nicolas Sarkozy n'a pas rompu les amarres avec le capitalisme.

Il a choisi, sagement, d'agir avec nos partenaires européens et au sein du G20. L'économie française est demeurée ouverte au grand vent de la mondialisation. Ce revirement aurait pu être compris, si, en contrepartie, et compte tenu des conséquences de la crise, des mesures fortes de solidarité avaient été adoptées sur le plan interne. Il n'en a rien été.

 

En résumé, Nicolas Sarkozy, bien qu'il n'ait pas tenu sa promesse de protection, totalement irréaliste, s'est refusé à en tirer les conséquences en renonçant à son agenda libéral interne

  Il ne faut pas chercher plus loin le désamour dont il est l'objet. Rattrapé par la réalité, il ne peut plus promettre une rupture illusoire sur le plan économique, et se trouve réduit, pour tenter de se refaire une popularité, à courir après le Front national comme en témoignent ses dérapages répétés sur l'identité nationale, les Roms, ou encore l'Islam, des dérapages qui profitent surtout au Front national.

 

Or, que fait Marine Le Pen, dans le même temps ?

La nouvelle présidente du Front national a rompu avec l'ultralibéralisme de son père et c'est elle, désormais, qui occupe la posture adoptée par Nicolas Sarkozy en 2007, la radicalité en plus.

  Elle tient un discours à la fois national et socialiste, dénonçant la finance cosmopolite, les technocrates de Bruxelles, et qui attend la fin du chômage de la fermeture des frontières et de la mise au pas de l'immigration. De quoi séduire une partie des déçus du sarkozisme.

 

Que faire ?

Rappelons tout d'abord que la France ne pourrait se replier sur elle-même sans catastrophe majeure. Il faut donc continuer d'agir patiemment, au niveau européen comme au niveau mondial, pour assurer une meilleure régulation du capitalisme. Mais cela impose, au plan interne, de conduire parallèlement des politiques de solidarité fortes, pour réduire la précarité subie par les couches populaires et la peur de l'avenir éprouvée par les classes moyennes. La percée de Marine Le Pen doit faire comprendre aux partis de gouvernement, et aux couches sociales les plus aisées, qu'il est temps d'agir autrement qu'en paroles pour rétablir la cohésion sociale du pays, si nous voulons continuer à vivre dans une société libre et ouverte.


Philippe Frémeaux
Article Web - 07 mars 2011
 
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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 10:50

 A un an de la présidentielle, les médias – et leurs patrons – ont déjà choisi le meilleur candidat : Dominique Strauss-Kahn. Ils le font caracoler à la Une de leurs quotidiens. Le supplient de se présenter dans leurs éditos.

 

 Avec quel objectif ?

Que l’alternance droite-gauche ne produise pas l’ombre d’un début de bout d’alternative. Que, ironie de l’histoire, à l’heure où le libéralisme vacille, le PS s’offre son porte-drapeau le plus libéral... Mais dans leurs longs papiers, on relève toujours les mêmes silences: rien sur le Cercle de l'industrie. Si peu sur ses années passées au Ministère de l'Economie. Pas grand chose sur ses liens avec le CAC 40

Fakir vient combler ces oublis...voir: tchofakir dsk sup[1] tchofakir dsk sup[1]

 

Quand DSK félicitait l'Egypte de Moubarak...

Le 15 septembre 2008, DSK déclarait: "C'est ma première visite en Egypte en tant que directeur général du FMI. J'ai félicité le Président Hosni Moubarak et le Premier Ministre Ahmed Nazif et l'équipe économique sur la performance économique impressionnante de ces dernières années (...). Le programme des réformes a non seulement galvanisé la confiance des investisseurs locaux, mais il a également fait de l'Egypte une destination de choix des investisseurs internationaux" !

Un peu plus loin, il assure que "le Fonds continuera à fournir ses conseils et son soutien à la prolongation des réformes actuelles en Egypte" Sans commentaire, dit l'H.D. du 1-23/2/11 qur rapporte ces paroles.

Le rapport su FMI sur l'Egypte en avril 2010 explique que "l'économie égyptienne a été résistante à la crise", salue "le management macroéconomique solide des autorités" !!!

 

DSK fut aussi un fort soutien du modèle  tunisien !

 DSK fut aussi un fort soutien du modèle de développement de Ben Ali ( qui fut avec son parti membre de l'internationale socialiste, comme Moubarak) . Voir:

                http://www.youtube.com/watch?v=xEA9X6j7b_U&feature=related      

 

L'alternative en 2012, oui!  La même politique néolibérale : non!!!

Se débarasser de Sarkozy: oui, je le souhaite, comme une majorité de françaises et de français! Mais c'est pour promouvoir d'autres choix en France, en Europe et dans le Monde. Alors, DSK: c'est non, 3 fois non, pour les présidentielles ou alors c'est que le Parti Socialiste, lui aussi membre de l'internationale socialiste ( dont Ségolène Royal est ... vice-présidente), voudrait nous entrainer dans un faux choix politique: celui de prendre le pouvoir, pour ne changer les choses qu'à la marge; Ce serait une grave erreur politique et une tromperie pour les français!

 

C'est mon point de vue franc et clair d'homme de gauche qui veut que la gauche gagne pour que ça change! Et vous, qu'en pensez-vous?

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Strauss-Kahn candidat en 2012 ?

               "Je m'en fous de tout ça!", s'écrie Mélenchon

La prestation de DSK sur France 2 était "assez consternante" de la part "d'un monsieur qui dit avoir sauvé la terre entière", a jugé lundi Jean-Luc Mélenchon qui a ajouté à propos de l'éventuelle candidature du directeur général du FMI : "moi, je m'en fous de tout ça 

 Le leader du Parti de gauche (PG) a dénoncé sur RTL le "cirque médiatique convenu" autour de l'éventuel retour de Dominique Strauss-Kahn sur la scène politique nationale pour participer aux primaires PS pour 2012.

"On ausculte le foie des volailles, on prend l'avis de son épouse et voilà de quoi est faite la vie publique (...) Moi, je m'en fous de tout ça !", a lancé celui qui brigue la candidature du Front de gauche (PCF-PG) pour la présidentielle.

L'eurodéputé avait déclaré dans un premier temps avoir suivi "avec beaucoup d'intérêt cette démonstration d'arrogance bureaucratique complète d'un monsieur qui dit qu'il a sauvé la terre entière".

"La plus grosse surprise c'était qu'on ne lui demande rien sur le G20 et que l'on s'interroge plutôt sur l'opinion de son épouse, sur la couleur des rideaux et ainsi de suite", a poursuivi l'ex élu socialiste.

"Moi, je vais défendre la candidature du Front de gauche". "La machine médiatique et sondagière déferle, qui ne nous parle que du deuxième tour, que de choses qui n'existent pas, d'un candidat qui n'est pas candidat", a-t-il ajouté.

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Politique - le 22 Février 2011

Présidentielles

DSK tente de corriger son image libérale

 

 

En déplacement à Paris pour la réunion du G20, Dominique Strauss-Kahn n’a pas boudé les médias, avides de petites phrases. Un plan com fi celé où transparaît un directeur du FMI soucieux de social.

 

 Quelques secondes de flottement, un silence, presque une éternité pour un présentateur fier de recevoir celui dont la « parole est plutôt rare ». À la première question du journaliste de France 2, soucieux de savoir si Dominique Strauss-Kahn se portait bien, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) affiche d’abord une moue dubitative puis un hochement de tête. Il va bien mais… reste « très préoccupé parce que la crise, celle dont tout le monde parle depuis trois ans, est loin d’être terminée ». Cet argumentaire, déroulé tout au long de l’entretien, aura également permis au présumé candidat à la candidature du Parti socialiste, de se détacher de l’image du « représentant de la France d’en haut ».

 Jouant de la crédibilité que lui confère son poste au FMI, DSK a ainsi assuré que les crises financière et économique dominées (sic), restait à dompter la crise sociale, son « leitmotiv ». Il dresse ainsi le portrait d’une Europe en « souffrance », d’une « France où un quart des salariés gagne moins de 750 euros ». Primordial pour le directeur d’une institution internationale qui, face à la crise, préconisait la réduction des dépenses publiques, la baisse des salaires des fonctionnaires, la suppression de postes dans le service public et leur privatisation ou l’augmentation de la TVA. Primordial pour un candidat potentiel à la présidentielle loin de faire l’unanimité à gauche quand se pose la question du rassemblement. S’il a rejeté toute « orthodoxie libérale », Dominique Strauss-Kahn a tout de même soutenu la politique de rigueur budgétaire en affirmant que les pays devaient se doter de « finances qui tiennent la route. » C’est également le message qu’il a fait passer aux lecteurs du Parisien auxquels il a asséné que les services publics avaient leur place à la seule « condition qu’ils soient organisés de telle manière qu’ils soient compatibles avec une économie efficace ». Enfin, dans ce même journal, il a répété qu’avec l’allongement de la vie, « l’ajustement » de l’âge de la retraite restait nécessaire.

 

« DSK/SARKOZY, CE SERAIT COMME UN BARÇA/ARSENAL»

Une prestation qui a ravi l’ancien socialiste passé conseiller politique de l’UMP, Éric Besson, pour qui « DSK candidat, c’est une bonne nouvelle, un match Sarkozy/DSK, ce serait une très bonne nouvelle ; j’aime le football, ce serait comme un match Barça/Arsenal. Si le match a lieu, Nicolas Sarkozy l’emportera ». Une manière élégante de reléguer les autres candidats potentiels du PS au rang de la Ligue 2. Opération réussie également pour une partie du PS qui a jugé qu’une candidature DSK obligerait les autres candidats socialistes aux primaires à « réfléchir à l’utilité de leurs candidatures », à l’instar de Manuel Valls.

 Tant bien que mal, la gauche du PS tente de persuader l’opinion que Martine Aubry reste toujours la mieux placée. Le plan de communication ficelé par Euro-RSCG s’imposerait donc comme une évidence politique. De quoi ravir le premier cercle des amis de DSK, parmi lesquels Jean-Marie Le Guen, persuadé qu’un « désir de Dominique Strauss-Kahn » s’exprime désormais en France.

LINA SANKARI

 

 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 13:25

  

  Ce  03 mars à 11h00, l'empereur SARKOZY était chez nous, dans la Drôme.    A l'heure des économies, à l'heure où il faut se serrer la ceinture,  il aura encore "claqué" des millions d'euros pour sa propagande !  1 265 gendarmes déployés !!! Oui, vous avez bien lu 1 265 ! 

 Nous montons la garde 24 h/24 à l'aérodrome de Chabeuil et à la gare TGV.  Son altesse ne voulant pas venir en Falcon république, il vient en Airbus  (plus spacieux et nettement plus "digne" de son rang, du moins le pense-t-il).  Seulement, il n'y a pas de rampe pour le faire descendre  de l’avion ;  ce n'est pas grave, on en fait venir une, vite fait, par convoi exceptionnel depuis Lyon !!! 
Ce soir, je prends le boulot à 19 h 30, jusqu'à demain 15 h 30.. 
C'est ma troisième nuit ! 

Pour ne pas être gêné, l'Empereur aura la voie rapide Valence/ Romans coupée dans les deux sens pendant 30 mn.  60 voitures d'usagers de la SNCF (sur son passage) seront mises à la fourrière. 
Si jamais il y avait un contretemps, ce ne serait pas grave :  un hélico Puma est tenu à sa disposition ainsi qu'un hélico Gazelle en appui... Il va donc aller faire le beau sur deux sites (Ecole de Chatuzange-le-Goubet et salle polyvalente d'Alixan)  et pour se faire mousser, il a invité 3 000 (TROIS MILLE) personnes à un petit vin d'honneur avant de remonter dans son avion à 14 h 00. 

 Pauvre France, nous sommes tombés bien bas avec un tel imposteur !

 Je vous laisse faire le calcul de la facture à l'adresse des contribuables que nous sommes... Dire que la France est au bord de la faillite et lui, il nous met une balle dans la nuque !   En 26 ans, j'en ai fait des services de ce genre (sous Mitterrand  et sous Chirac) mais jamais je n'ai vu un tel déploiement et surtout un tel coût ! 
Pour info, c'est une évidence mais il est bon de le dire... au moindre sifflet, au moindre tag , à la moindre banderole hostile, le préfet saute ainsi que le Commandant de Groupement de gendarmerie...
 Pauvre France, nous sommes tombés bien bas avec un tel imposteur !

Je suis non seulement écœuré mais révolté que tant d'argent soit claqué et que mes voitures de service affichent 250.000 km au compteur... 

Signé : Un vieux commandant militaire de la Gendarmerie, qui en a pourtant vu d'autres et c'est peu de le dire

 

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  • henri Moulinier
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
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