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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 18:32

Chères amies, chers amis,



Edward Snowden a tout quitté pour révéler l'incroyable et illégale surveillance américaine. Il risque aujourd'hui l'emprisonnement à vie àl'isolement, à moins que le Brésil ne lui accorde l'asile. Envoyons la plus grande demande d'asile de l'histoire à Dilma Rousseff cette semaine et faisons gagner la démocratie, partout.


signez la petition

Le plus grand lanceur d'alerte au monde est bloqué en plein hiver russe, et risque l'infamie, la prison et l'isolement à vie si les agents américains l'arrêtent. Mais cette semaine, nous pouvons l'aider à vivre en sécurité.

Edward Snowden a révélé au monde entier l'incroyable et illégale surveillance extrême que mène le gouvernement américain sur... eh bien, chacun d'entre nous. Il ne sera bientôt plus le bienvenu en Russie et il n'a nulle part où aller. Mais la présidente brésilienne Dilma Rousseff est irritée contre la surveillance exercée par les autorités états-uniennes et les spécialistes pensent qu'elle pourrait braver les menaces de rétorsion américaines pour offrir l'asile à Snowden!

Ce combat est bien plus que celui d'un seul homme. Si les révélations de Snowden lui valent une punition barbare, c'est un mauvais signal qui sera envoyé aux pays qui violent les droits de l'Homme et aux lanceurs d'alerte partout dans le monde. Si nous sommes 1 million à agir maintenant, nous enverrons à Dilma Rousseff la plus grande demande d'asile citoyenne jamais vue. Cliquez ci-dessous pour protéger Edward Snowden et défendre la démocratie partout:

http://www.avaaz.org/fr/send_snowden_home_loc/?bpToEab&v=34371

Snowden n'a qu'un visa russe d'un an et celui-ci expire bientôt. Autour de lui, on tente de le ramener aux États-Unis où il est très improbable qu'il bénéficie d'un procès juste; la présidente brésilienne Dilma Rousseff, qui déteste le programme PRISM, a annulé une visite aux États-Unis suite à ce scandale et oeuvre à protéger ses concitoyens de l'espionnage. Pour qu'elle décide de soutenir Edward Snowden, Mme Rousseff doit savoir qu'elle est en mesure de résister aux rudes pressions américaines.

Ceux qui s'opposent à l'asile de Snowden avancent qu'il a bafoué la loi et mis en danger la sécurité mondiale. Certains le qualifient même de traître et disent que le laisser s'échapper pourrait ouvrir les portes à d'autres lanceurs d'alerte. Mais même si Edward Snowden a effectivement violé la loi, il l'a fait pour révéler un immense système d'espionnage mondial à échelle industrielle. L'action héroïque de Snowden peut faire du monde un endroit meilleur et plus sûr pour tout le monde.

Et Snowden n'est pas un lanceur d'alerte parmi d'autres; ses révélations ont déjà changé le monde en mieux. L'Allemagne et le Brésil ont lancé des réformes pour protéger la vie privée de leurs citoyens. La question a été soulevée ouvertement aux Nations Unies et un tribunal américain a déclaré certaines formes d'espionnage par la NSA illégales. Cette semaine le Président américain Barack Obama changera les pratiques de la NSA, en réponses aux fuites d'Edward Snowden.


La Présidente Dilma Rousseff a besoin de notre soutien pour résister à la pression américaine. Montrons-lui que le monde entier sera derrière le Brésil si son pays défend le courage. Vous aussi, signez la plus grande demande d'asile du monde, pour Edward Snowden:

http://www.avaaz.org/fr/send_snowden_home_loc/?bpToEab&v=34371

Avec plus de 30 millions de membres dans le monde entier – dont 6 millions au Brésil – nous avons déjà réussi ensemble à jouer un rôle-clé pour protéger Internet des lois liberticides. Aujourd'hui, nous pouvons soutenir l'homme qui a tant sacrifié pour nous protéger d'un gigantesque scandale d'espionnage à l'échelle internationale.

Avec espoir et détermination,

Joseph, Christoph, Michael, Sayeeda, Ricken et toute l'équipe d'Avaaz

POUR EN SAVOIR PLUS :

L'offensive anti-NSA du Brésil fait des remous (France 24)
http://www.france24.com/fr/20131113-rousseff-bresil-nsa-espionnage-marco-civil-internet-polemique-data-center-snowden-ecoute/

NSA : Snowden demande l'asile au Brésil
http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0203195279937-espionnage-de-la-nsa-edward-snowden-demande-l-asile-au-bresil-637838.php

Espionnage : le Brésil veut sortir Internet du contrôle de la NSA
http://www.humanite.fr/monde/espionnage-le-bresil-veut-extraire-internet-du-con-552341

Espionnage de la NSA : Rousseff renonce à sa visite aux États-Unis 
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/espionnage-de-la-nsa-dilma-rousseff-renonce-a-sa-visite-aux-etats-unis_1282829.html

Petit guide des scandales de la NSA (Tribune de Genève)
http://www.tdg.ch/high-tech/Petit-guide-des-scandales-de-la-NSA/story/17632811

Ce qu'il faut savoir sur Edward Snowden, le « whistleblower » du scandale de la surveillance de la NSA
http://www.slate.fr/monde/73701/edward-snowden-nsa

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 09:30

 Mathias Reymond, le 13 décembre 2012

   www.acrimed.org

Entonné par quelques chroniqueurs semblables et interchangeables, le sermon matinal à la gloire du marché ne connaît pas de frontière sur les ondes. Au sortir du lit ou encore sous la couette, à l’écoute de France Inter ou d’Europe 1, de RTL ou de RMC, dès qu’il est question d’économie, l’auditeur a toujours droit à la même sonnerie de réveil.

En décembre 1999, Serge Halimi rédigeait un article paru dans Le Monde diplomatique et disponible ici-même – « Lancinante petite musique des chroniques économiques » – dans lequel il était question du discours uniforme diffusé sur les ondes radiophoniques. Les éditorialistes économiques de l’époque – Jean-Marc Sylvestre pour France Inter, Nicolas Beytout pour RTL ou Jacques Barraux pour Radio Classique – partageaient à peu près les mêmes opinions et vantaient de concert ou à tour de rôle (selon l’heure de diffusion) les atouts du marché et de la mondialisation. Depuis, beaucoup de chose ont changé. Croit-on…

« La France est droguée à la dépense publique »

Les radios se ressemblent... Les 14 et 15 novembre (2012), les chroniqueurs économiques des radios généralistes se sont donnés le mot après le discours très libéral de François Hollande : pour eux, c’est un premier pas mais ce n’est pas assez !

Ainsi, Christian Menanteau sur RTL (15 novembre) revient sur l’annonce faite par le chef de l’État de réduire de 12 milliards d’euros par an les dépenses publiques pendant cinq années : « Ça peut vous paraître dérisoire puisque ça ne fait qu’un pour cent de ces fameux 1.100 milliards de dépenses publiques annuelles. En réalité, c’est un Himalaya, tout simplement parce que la France est droguée à la dépense publique. Nous en sommes les champions d’Europe et toute notre organisation économique et sociale est régie par le toujours plus. »

Plus aimable, Nicolas Doze sur RMC (14 novembre) encourage le président : « moi, aujourd’hui, je lui mets seize sur vingt à François Hollande. » Alors qu’Axel de Tarlé sur Europe 1, applaudit froidement : « On assiste au tournant social-libéral qu’on a connu en Europe du nord. […] Côté mesures, on reste sur notre faim. On ne sait pas comment on va baisser la dépense publique. Maintenant que ce virage social-libéral est pris, il faut lui donner de la puissance. Accélérer. »

Mais Axel de Tarlé sait reconnaître la vraie valeur des choses, et il se rattrape dans le Journal du Dimanche (18 novembre) : « Plutôt que de soutenir le consommateur et la demande, il faut soutenir les producteurs, c’est le socialisme de "l’offre" [sic]. Le virage "social-libéral" est pris, reste maintenant à prendre de la vitesse. La tâche est historique : il faut sauver la France, l’euro, l’Europe. Bonne chance Monsieur le Président. »

Même soutien sur France info, quelques semaines plus tôt, avec Emmanuel Cugny : « On a vraiment envie de dire ce matin au Premier ministre : allez-y monsieur Ayrault, foncez, c’est maintenant ou jamais. » (6 novembre).

À entendre les petites allocutions matinales des chroniqueurs économiques, il est urgent de réduire massivement les dépenses publiques. Dominique Seux (22 novembre 2012) explique que « si la croissance reste faible, et comme le bouton impôt est enfoncé au maximum, c’est du côté des 1 200 milliards de dépenses qu’il faudra regarder. » On a compris.

« C’est la Grèce qui nous attend »

Les radios se ressemblent... et les matinées aussi. Le 20 novembre, les mêmes chroniqueurs s’émeuvent collectivement de la dégradation de la note de la France par l’agence Moody’s. Les commentaires sont identiques et les conclusions interchangeables.

Pour Axel de Tarlé, sur Europe 1, la perte du triple A est « une sanction de vingt ans de dérives. […] On comprend le message : la France doit maintenant agir, libérer son économie, c’est tout ce qu’on rabâche depuis des années sur la souplesse, le coût du travail. Maintenant, il faut y aller franchement, sinon c’est la Grèce qui nous attend. »

Sur France Inter, Dominique Seux ne dit pas autre chose : « La décision de Moody’s va obliger la France à bouger, à s’adapter. Sont pointées la perte de compétitivité de notre économie, les rigidités du marché du travail et des biens et services, la situation budgétaire et, c’est le plus important, notre incapacité à tenir nos promesses dans la durée, à nous réformer. » Et d’ajouter : « Le gouvernement commence à agir, Moody’s le dit, mais, on le sait, on le dit, on voit bien que le plan de compétitivité de la semaine dernière ne peut être qu’un début, pas une fin. »

Et dans un langage moins châtié, Christian Menanteau sur RTL se laisse aller : « si nous ne voulons pas descendre d’un étage supplémentaire – puisque nous sommes encore sous revue négative – il va falloir rentrer dans le dur, être plus sérieux, accélérer les réformes et les compléter avec plus de rigueur. L’addition, dites-vous, est à venir. »

Le ton est péremptoire, et les chroniqueurs l’affirment avec aplomb : le salut de la France ne viendra qu’avec plus de « compétitivité ». C’est Christian Menanteau qui le dit : « la compétitivité, c’est la clef. Et les rigidités aussi du marché du travail. » (RTL, 20 novembre)

Et le code du travail aussi

Mais la compétitivité n’est pas la seule clef pour ouvrir la porte du paradis libéral. En effet, le chroniqueur de RTL suggère de s’attaquer au code du travail car « il est devenu tellement complexe et éloigné des réalités économiques qu’il exclut de facto tous ceux qui veulent y entrer. » (29 novembre). Pour lui, l’idéal est à chercher du côté des montagnes helvètes : « Le Code du travail, c’est 3 400 pages en mouvement perpétuel. En Suisse, où 250.000 français travaillent - et je crois dans de bonnes conditions - le Code du travail fait 75 pages. » De là à dire que le paradis se trouve sur les sommets des Alpes...

Enfin, si l’Allemagne est toujours un inaccessible modèle, ils vouent aussi une admiration sans limites à Mario Monti et à ses méthodes : « Sa façon d’agir, explique Dominique Seux, est un modèle du genre, réformer sans asphyxier. Disparue l’image rigide qu’il avait quand il était commissaire à la concurrence à Bruxelles. Mario Monti a lancé deux réformes-clés : celle des retraites et celle du marché du travail. » (France Inter, 27 novembre)

En bref et pour résumer la pensée matinale des journalistes économiques – il suffit de citer Christian Menanteau sur RTL, « il y a des emplois non pourvus sur le marché du travail français. Il y a plusieurs verrous : la faible compétitivité globale de l’économie française, l’inefficacité de nos dépenses publiques, mais surtout, surtout, l’état de notre marché du travail qui marche sur la tête. Nous avons le pire indice de flexibilité d’emploi des grands pays de l’OCDE. » (29 novembre)

***

Le problème...

Dominique Seux, Axel de Tarlé, Christian Menanteau, Nicolas Doze et consorts, ont le droit de penser ce qu’ils pensent et même de le dire. Le problème – toujours le même – c’est qu’ils pensent la même chose et qu’ils le disent un peu partout.

*Dominique Seux intervient dans Les Echos et sur France Inter et les journalistes des Echos se retrouvent tous les matins sur Radio Classique.

*Axel de Tarlé, que l’on entend sur Europe 1, collabore aussi à d’autres médias de Lagardère (Paris Match et le Journal du Dimanche) et il anime également une émission sur France 5 (« C à dire ?! »).

*Chroniqueur sur RMC, Nicolas Doze est présent sur BFMTV et BFM Business. Etc.

Cette omniprésence de la pensée libérale laisse peu d’espace à des points de vue hétérodoxes, d’autant que les invités économiques des matinales demeurent toujours les mêmes (voir nos articles précédents à ce sujet, et notamment le dernier en date, « Ces économistes qui monopolisent (toujours) les débats »).

Tous, éditorialistes appointés et experts cooptés, ont alors beau jeu de prôner la rigueur permanente, et de vanter aux auditeurs les bienfaits de la saignée austéritaire qu’on leur inflige. Ils bénéficient du même type de privilège que les marchés financiers dont ils redoutent tant les oukases, et dont ils se font les porte-parole dévoués face aux peuples rétifs et aux gouvernements trop peu diligents à leur goût : une irresponsabilité à peu près totale ! Quelles que soient leurs erreurs de jugement et d’analyse, sans cesse réitérées, et surtout, quelles que soient les conséquences sociales et politiques de leurs préconisations : anémie démocratique ou paupérisation généralisée en Europe, ils continuent de jouir de la même immunité médiatique.

(Merci Joël pour m'avoir signalé cet excellent article . Je vous invite à aller sur le site d'Acrimed, un des sites libres et critiques)

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 20:51

Association Nationale des Pieds Noirs Progressistes et leurs Amis

ANPNPA

A L'attention de Madame Suzanne TALLARD

Députée de la Charente-Maritime (2ieme Circonscription)

14, Rue Lafayette

17300 ROCHEFORT


Madame la Députée,

Au nom de l'Antenne Poitou-Charentes de ANPNPA et de ses adhérents, je vous prie de

prendre connaissance ci-après du COMMUNIQUE de notre Association :

Non à une stèle à la gloire de Bigeard !

Réunie en assemblée générale les 6 et 7 l'Association Nationale des Pieds Noirs Progressistes et leurs Amis s'insurgent contre la décision prise par Jean Yves Le Drian, ministre socialiste de la défense, d"inaugurer à Fréjus une stèle à la mémoire du général Bigeard.

Aux yeux de tous les démocrates, Bigeard restera l'apôtre et le praticien de la torture systématisée et de l'assassinat dans les caves de la villa Susini à Alger, le sinistre inventeur des   « crevettes Bigeard » lâchées d'hélicoptère les pieds scellés dans un bloc de ciment et dont les cadavres échouaient sur les plages de l'Algérois, le tortionnaire qui jamais ne reconnu ni ne regretta ses crimes, de la 'disparition' de Maurice Audin à la pendaison de Larbi Ben M'Hidi et au meurtre de milliers d'autres algériens luttant pour l'indépendance de leur pays.

Le précédent gouvernement avait été contraint de retirer le projet du ministre de la de l'époque, Gérard Longuet, d'un transfert des cendres du général Bigeard aux Invalides,

Que ce projet, celui d'un homme marqué à l'extrême droite, soit réactivé sous une forme nouvelle par l'actuel gouvernement socialiste est inacceptable. Honorer ainsi Bigeard, sinistre tortionnaire en chef lors des guerres coloniales, serait une insulte à l'histoire ; à l'honneur de notre pays, aux peuples et aux pays qui se sont libérés.

Plutôt qu'insulte et provocation, notre pays se doit aujourd'hui d'adresser à l'Algérie un message de paix, de réconciliation et d'amitié, ANPNPA demande au gouvernement de renoncer à ce projet de stèle à la gloire de Bigeard.

P/ANPNPA Poitou-Charentes

Jean-Pierre LOPEZ

16B, Avenue des Marronniers

1729Q - Aigrefeuille d'Aunis

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Communiqué de la section LDH de Toulon

Bigeard : paix à ses cendres, non à un hommage

En novembre 2011, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, avait fait connaître son intention de transférer les restes du général Marcel Bigeard aux Invalides. De multiples protestations, dont une pétition qui a recueilli près de 10 000 signatures, ont empêché ce projet de se réaliser.

Le nouveau gouvernement a décidé d’abandonner ce projet et de transférer les cendres de Bigeard au mémorial des guerres en Indochine de Fréjus (Var). Cette décision, qui associe Bigeard à l’Indochine en laissant de côté sa participation à la guerre d’Algérie, n’appellerait aucun commentaire, si le site du ministère de la Défense n’avait accompagné son annonce d’un panégyrique de celui qu’il qualifie de             « meneur d’hommes [...] vers qui les regards se tournent naturellement dans les moments les plus difficiles ».

Un tel hommage passe sous silence le rôle funeste joué par le général Bigeard en Algérie – à propos duquel, contrairement au général Massu, il n’a exprimé aucun regret. Si le ministre de la Défense s’exprimait dans le même sens le 20 novembre, cela reviendrait à élever la torture au rang de haut fait d’armes méritant les honneurs de la Nation. Cela en contradiction avec l’article 5 de la déclaration universelle des droits de l’homme : « Nul ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. »

Si la République veut célébrer l’un de ses généraux, qu’elle oublie Marcel Bigeard et qu’elle cite en exemple Jacques Pâris de Bollardière qui a défendu les valeurs des droits de l’homme.

Toulon, le 22 octobre 2012
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article5163

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 05:48

 

Voilà un scandale qui, s'il était connu d'un grand nombre de Français ferait sans doute une onde de choc à travers tout le pays... Vous savez sans doute que le gouvernement a récemment publié un décret qui oblige chaque automobiliste à détenir dans sa voiture un éthylotest enfin deux, l'un pour se tester en cas de doute, et l'autre à présenter aux gendarmes en cas de contrôle. Officiellement, le but est de lutter contre l'alcoolisme au volant. Tout le monde aimerait voir moins de drames sur la route liés à l'alcool, c'est incontestable. Mais je vais vous montrer qu'il s'agit de bien autre chose ici... L'affaire est tellement scandaleuse : 

Alors, voilà ce qui se passe :

En juillet, une association, "I-Test" se crée pour militer en faveur d'éthylotests obligatoires dans toutes les voitures. Ils interpellent le Ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, et hop quelques mois plus tard le décret sort. La nouvelle infraction est créée, avec une amende de 17 euros à la clef. Quand on sait qu'il faut des années d'habitude pour obtenir quoi que ce soit quand on est une association, nous avons été saisis par cette rapidité ! Vous le savez, ici à la Ligue de Défense des Conducteurs, nous enquêtons depuis plus de trois ans sur la répression routière il ne nous a pas fallu longtemps pour découvrir le pot aux roses ! Qui sont les membres de cette "association" ? S'agit-il, comme on aurait pu le croire, d'un collectif de familles qui ont perdu un proche sur la route à cause d'un chauffard qui avait trop bu ? Pas du tout : ce sont tout simplement... des fabricants d'ethylotests !

Le pot aux roses ! 

Le Président de "l'association" est chargé de mission chez Contralco, le plus grand fabricant d'éthylotests chimiques (les fameux "ballons"). Et là, il vient de réussir un coup de maître : assurer à sa boîte un marché 100 % garanti sur 38 millions de voitures ! 

Le calcul est vite fait : 38 millions de voitures x 2 éthylotests à 1 pièce = 76 millions d'euros garantis dès l'application du décret en juillet prochain.

 Mieux : le décret comporte une obligation de norme NF pour les éthylotests... norme que cette entreprise est la seule à avoir !

Un marché juteux, 100 % garanti 

Voilà : un marché juteux, 100 % garanti, qui va rapporter des millions à une grosse entreprise...Et nous, on vient nous dire que c'est pour notre sécurité ? Et que si l'éthylotest venait à manquer dans notre boîte à gants, ce serait tellement grave qu'on devrait payer une amende ? Franchement, de qui se moque-t-on ?

M'aider à faire connaître ce scandale au plus grand nombre de Français possible, en transférant ce message à tous vos amis, vos proches, ou vos collègues. Ne les laissez pas tomber dans le piège de la propagande des pouvoirs publics qui utilisent la sécurité routière comme un alibi pour engraisser un business juteux.

Je vous remercie. 

Bien cordialement, 

Christiane Bayard 

Secrétaire Générale LIGUE DE DEFENSE DES CONDUCTEURS 

116, rue de Charenton 75012 PARIS

 

Quand on sait que les éthylotests ont une date d'utilisation d'environ 6 mois, on voit le bénéfice pour cette société ...... De plus, en regardant de plus près, on s'aperçoit que les éthylotests doivent être conservés entre 10 et 40 degré maxi ...... 

Quand on connaît la température qu'il fait dans un véhicule en pleine chaleur ...... autant dire que l'on nous fait jeter notre argent par les fenêtres pour engraisser les copains de Monsieur GUEANT !!!!!!!! 

Pour ma part je refuse de m'y plier et je vous invite à en faire autant et de diffuser ces infos à l'ensemble de vos amis pour qu'un vent de contestation contre cette mesure se lève !!!!!!

      °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Ethylotests : Interpellez votre, vos député(S)


Pour écrire à votre député : première lettre du prénom + nom + @assemblee-nationale.fr (sans accent, ni majuscule)

Madame, Monsieur le député ;


« À partir du 1er juillet 2012, tout conducteur de véhicule terrestre à moteur est dans l’obligation d’être en possession d’un éthylotest. » C’est ce qu’indique un décret publié au Journal officiel du jeudi 1er mars 2012.
Ce décret est présenté comme une manière de lutter contre l’alcoolisme au volant, et bien sûr, personne ne peut cautionner des comportements à risques qui mettent des vies en danger. Mais, le problème de ce décret n’a rien à voir avec la volonté affichée de réduire le nombre de victimes sur les routes.
Une fois de plus, les automobilistes sont mis à contribution forcée, quel que soit leur comportement sur la route, quel que soit leur pouvoir d’achat. Ce décret est inégalitaire ! Si la volonté de lutter contre l’alcoolisme au volant est réelle, pourquoi les éthylotests ne sont-ils pas gratuits ?
Ce décret a été publié en raison d’un lobbying acharné sous l’ère du précédent gouvernement. Le président de l'association à l'origine du décret est aussi un salarié de l'entreprise qui les fabrique ! De plus, ce lobbying aboutit également à un monopole de la société Contralco, puisqu’elle serait la seule à garantir la norme NF. Une fois de plus, c’est la « logique » capitaliste qui l’emporte ? !


Sous prétexte d’améliorer la vie des citoyen(ne)s, ce décret pose aussi une réelle question de santé publique. Sur l’emballage des éthylotests on lit les informations suivantes : « ne pas laisser à la portée des enfants et des animaux ; attention fragile, tube en verre…Précaution : le test contient des produits chimiques corrosifs. Ne pas avaler. Ne pas mettre en contact avec les vêtements. Ne pas orienter le test vers une personne lors du dégonflage. En cas de contact du réactif avec la peau ou les yeux, rincez abondamment à l’eau… ».

En tant qu’élu(e) du peuple allez-vous accepter et cautionner ce décret ?

Citoyennement….

 

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 12:27

4 juin 2012

Les condamnations et mises en examen du Front National

et de ses membres

Annie Stasse,

  source:  no pasaran


Cette liste a été réalisée en effectuant des recherches sur internet et grâce au travail de certains internautes, Il est possible que certains jugements aient évolués sans qu’ils n’en soient trouvés la trace. Nous remercions toutes les personnes qui ont effectuées ce travail et relayons donc ces informations sur No Pasaran FM, comme nous l’avons fait pour les membres UMP et PS.

Sur cette liste les condamnations sont très graves, voici donc approximativement ce pourquoi 18 % de français ont voté à l’élection présidentielle de 2012 mais étaient t’il au courant de ces faits ? Pour certains oui, ils cautionnent donc de tels actes, pour tous les autres qui se sont fait embobiner, il est temps de vous réveiller et de regarder la vérité en face.

La première date correspond à l’époque des faits, la deuxième correspond au moment de la condamnation. Si une seule date est inscrite, il s’agit de celle de la condamnation. N’hésitez pas à nous signaler toute erreur ou oubli et il doit y en avoir. 

Le Front National

Le Front National 1992-1996, condamné pour avoir vendu une investiture

Le Front National 2002, condamné pour avoir utilisé de manière dévalorisante l’image d’une personne. 

Le Front National 2002, condamné pour avoir utilisé sur son site les clichés protégés de l’AFP.

Le Front National 2008, condamné pour avoir utilisé sans autorisation, en la détournant, la célèbre photo du « Che au béret et à l’étoile ». 

Le Front National 2007-2009, condamné à rembourser plus de 6,3 millions d’euros de dettes majorées de près de 600 000 euros d’intérêts à Fernand Le Rachinel. 

Le Front National 2009, condamné à détruire ses tracts.

Le Front National 2010, condamné à retirer ses affiches litigieuses. 

1995, trois colleurs d’affiches du Front National ont été condamnés pour le meurtre d’Ibrahim Ali-Abdallah. 

2004, un membre du Front National dont l’identité n’a pas été révélée a été mis en examen et écroué pour la profanation de 127 tombes du cimetière juif de Herrlisheim.

2007, un membre du Front National dont l’identité n’a pas été révélée a été mis en examen pour l’assassinat de Karim Zaiter, un pilote de quad, la veille de Noël, puis incarcéré. Il affirme avoir tiré au hasard sur un des engins qui tournaient sur le square sans vouloir tuer.

2009, quatre membres du Front National dont les noms n’ont pas été révélés ont été condamnés pour coups et blessures après avoir attaqué un homme noir une fois le repas patriotique organisé par le FN terminé.

Des membres du FN

Alexandre Gabriac (FN) 2007, mis en examen pour ses liens étroits avec un commando d’extrême-droite ayant tenté de cambrioler un stand de tir à Saint-Andéol-le-Château, dont l’aventure s’est terminée par le meurtre du Gendarme Ambrosse. 2009, condamné pour apologie de crime contre l’humanité, injures à caractère raciste et violences volontaires ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à 8 jours 

Alexandre Simonnot (FN) 2006-2010, condamné pour avoir détruit un préservatif géant à l’occasion de la journée mondiale contre le Sida. 

Antoinette Martinet (FN) 1997 à 1998, condamnée pour provocation à la haine, à la violence et à la discrimination. 

Bruno Gollnisch (FN) 2004-2007, condamné en première instance et par le Conseil d’État pour contestation de l’existence de crime contre l’humanité (négationnisme), la Cour de Cassation va pourtant casser sans renvoi l’arrêt de la cour d’appel. 2008-aujourd’hui, poursuivi en justice pour incitation à la haine raciale.

Bruno Mégret (Fondateur du MNR et membre du FN) 1998, condamné pour avoir tenu des propos sur l’inégalité des races. 2002-2002, condamné pour avoir envoyé aux frais de la commune de Vitrolles plusieurs milliers de lettres appelant à parrainer sa candidature pour l’élection présidentielle. 

2006, condamné pour détournement de fonds. 

Calude Jaffres (FN) 1997, condamné pour usurpation de fonction.

 Catherine Mégret (FN) 1998 et sa Mairie de Vitrolles furent condamnés pour discrimination et incitation à la discrimination. 

2002, condamnée pour avoir envoyé aux frais de la commune de Vitrolles plusieurs milliers de lettres appelant à parrainer la candidature de son époux pour l’élection présidentielle. 

2006, condamnée avec son mari pour détournement de fonds. 

Cédric Bégin (FN) 1999-2002, condamné pour détention sans autorisation de munitions et d’armes, condamné pour incitation à la haine raciale. 

Christophe Klein (FN) 1999-2002, condamné pour provocation à la discrimination raciale.

Claude Jaffrès (FN) 1997, condamné pour abus d’autorité et usurpation de fonction. 

Daniel Simonpieri (FN puis UMP), condamné pour favoritisme, fausses factures et emploi fictif. Condamné pour harcèlement moral. 

Denis Monteillet (FN) 1995, condamné pour avoir inscrit plusieurs personnes de son voisinage sur la liste présentée par son parti au municipales sans les avoir prévenues. Le Conseil d’Etat a annulé les élections des conseillers municipaux FN pour « liste irrégulière ».

Emilien Bonnal (FN) 1985, ex-candidat FN aux cantonales et municipales, condamné a été reconnu coupable de meurtre, alors qu’il collait des affiches pour le FN, pour avoir tué Abdallah Moktari, 23 ans ; qui l’avait insulté. 8 ans de prison. 

Francis Watez (FN) 1995, condamné pour incitation à la discrimination raciale pour avoir collé des affiches proclamant : "Musulmans, Barbaresques, Algériens, terroristes ou non, tous dehors" et "Refuser l’intégration de ces sauvages est un devoir national". (2 ans d’inéligibilité et 50 000 F d’amende).

François Nicolas-Schmitt (FN) 1997, condamné pour détournement de fonds.

Gilles Lacroix (FN) 1997-1997, condamné pour complicité de violence en réunion, avec arme et préméditation et pour complicité de destruction de biens.

Georges Theil (FN) 2001, condamné pour contestation de crimes contre l’Humanité. 2004-2006, de nouveau condamné pour contestation de crimes contre l’humanité 

Guy Cannie (FN) 2009-2011, condamné pour escroquerie en bande organisée. 

Jacky Codvelle (FN) 1990, condamné pour avoir mis le feu à la voiture du député du Rhône et maire PS de la ville, Jean Jacques Queyranne pour fêter le 14 juillet.

Jacques Bompard (FN) 2008-2010, mis en examen pour prise illégale d’intérêt. 

Jacques Coutela (FN) 2011, mis en examen pour incitation à la haine raciale suite à son apologie d’Anders Behring Breivik, auteur des attentats d’Oslo.

Jean Holtzer (FN) 1990, ex-candidat FN aux cantonales a été reconnu coupable de vol à main armé pour avoir braqué une banque (8 ans fermes). Cet ancien avocat général avait un jour réclamé la peine de mort pour une histoire identique.

Jean-Claude Poulet (FN) 1992, condamné pour avoir battu sa femme pendant quinze ans pour "la stimuler au travail... Il fallait que je la stimule assez fréquemment"

Jean-Marc Maurice (FN) 2004 à 2009- 2010 à 2011, 6 condamnations. Condamné pour outrage à agent dépositaire de l’autorité publique, vol, escroquerie, banqueroute, travail dissimulé et non déclaré, abus de bien sociaux.

Jean-Marie Le Chevallier (FN), condamné pour subornation de témoin dans l’affaire du meurtre de son directeur de cabinet. 

Jean-Yves Douissard (FN) 1999-2002, condamné pour incitation à la haine raciale.

Jean-Yves Le Gallou (FN) 1991-1998, condamné pour provocation à la haine raciale.

Joël Klein (FN) 1998, condamné pour coups et blessures sur un Nord-Africain. 

Laurent Mirabeau (financier de JM LePen) 1994, condamné pour escroquerie et exercice illégal de la profession de banquier. 

Louis Aliot (FN) 2008, condamné pour diffamation. 

Louis de Noëll (FN) 1997, condamné pour détournement de fond. Il avait utilisé de l’argent de la société dont il est le gérant pour s’acheter un appartement à Paris, un autre à Perpignan et une villa sur la mer. 1 an avec sursis et 50000F d’amende.

Marc Georges (FN) 1995, condamné pour avoir blessé par balle un jeune homme.

Marc Lyoen (FN) 1997, condamné pour avoir employé des clandestins. 

Marcel Mazières (FN) 1995, condamné pour avoir envoyé à un professeur de philosophie une lettre anonyme injurieuse. Extrait : « Vous transformez nos classes en goulag politique, votre aspect physique est disgracieux et, apprenant que vous êtes homo, cela est risible ».

Marine Le Pen (FN) 2008, condamnée pour diffamation.

Pascal-Bernard de Leersnyder (FN) 1991, condamné pour actes de torture sur un enfant de cinq ans. reconnu coupable de violence sur mineur pour avoir appris l’allemand au fils de sa compagne à coup de poing (jusqu’au sang) et pour lui avoir plongé la tête dans les WC ( "Il n’était pas digne de la salle de bains" ). 13 mois de prison dont 10 fermes.

Patrick Bassot (FN) 2012, condamné pour provocation à la discrimination raciale. 

Patrick Binder (FN) 2010-2011, condamné pour injure publique et provocation à la haine raciale. 2004-2005, condamné pour injures racistes en public.

Philippe Bernard (FN) 2004-2008, mis en examen pour faux et falsification, abus de confiance et escroquerie. 

Philippe Viard (FN) 1998, mis en examen et probablement condamné depuis pour discrimination en raison de l’origine, de l’appartenance ou la non-appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation ou une religion non déterminée. Condamné pour injures et pour délit de fuite après avoir renversé un enfant. 

Pierre Van Dorpe (FN) 1989, condamné pour avoir tiré à l’aide de son fusil à pompe sur un groupe de jeunes d’origines maghrébine en blessant au dos l’un d’eux parce qu’il faisait trop de bruit. Le FN lui paye ses 15 000F de caution. 15 mois avec sursis.

Raynald Liekens (FN) 1994, condamné pour le meurtre d’une juive. Il a déclaré : « Elle était plus gentille avec moi que personne ne l’avait été jusque-là. Mais, quand j’ai appris qu’elle était juive, j’ai décidé de la tuer car les juifs sont les ennemis de la race blanche ». 

Richard Jacob (FN) 2010-2011, condamné pour outrage et rébellion. 

Roger Fabregues (FN) 1996, condamné pour trafic de drogues. Il avait profité d’un voyage au Maroc pour importer du haschisch (2 ans de prison). 

Sylvain Ferrua (FN) 1996, condamné pour proxénétisme 1 ans avec sursis et 50000 F d’amende. 

Tanguy Deshayes (FN) 2008-2009, mis en examen pour menaces de mort, il a confirmé en être l’auteur. Quelques années auparavant il avait été condamné pour bagarre ainsi que pour port d’arme.

Valls et André (FN), condamnés pour violence avec arme. 

Xavier Voute (FN) 1997, condamné pour avoir aspergé de gaz lacrymogène des militants de Ras l’Front (mouvement anti-FN). 

Yannick Lecointre (FN) 2010-2011, condamné pour trafic de drogue (transport, détention, acquisition, cession et emploi non autorisés de stupéfiants).

Jean-Marie Le Pen (FN) : reconnu coupable par le tribunal administratif de fraude fiscale (Redressement de 1,4 Millions de Francs), reconnu coupable d’apologie de crime de guerre dont la déportation pour l’édition d’un disque sur lequel on peut entendre "un hymne du parti nazi" et "Vive Hitler", reconnu coupable d’antisémitisme insidieux, reconnu coupable de banalisation d’actes jugés constitutifs de crimes contre l’humanité (11/10/1989) pour avoir qualifié les chambres à gaz de "point de détail" de la 2ème guerre mondiale, reconnu coupable de captation d’héritage, 5000F à verser par Le Pen, reconnu coupable d’agression d’un candidate socialiste, 3 mois avec sursis, 20 000F d’amende, 2 ans d’inéligibilité, reconnu coupable d’avoir tenu des propos sur l’inégalité des races avec B.Megret. Condamné à verser 10 000F a L’UEJF (Union des Etudiants Juifs de France) et à publier à ses frais le jugement dans 3 hebdomadaires (30 000F par publication).

Liste de ses condamnations : 

1960, condamné pour menaces de mort proférées à l’encontre d’un commissaire de Police. 

1964, condamné pour coups et blessures volontaires.

1969, condamné pour coups et blessures volontaires. 

1971, condamné pour apologie de crime de guerre.

1986, condamné pour antisémitisme insidieux.

1986, condamné pour apologie de crimes de guerre dont la déportation.

1987, condamné pour provocation à la haine, à la discrimination et à la violence raciale. 

1991, condamné pour trouble manifestement illicite à l’ordre public.

1991, condamné pour banalisation de crimes contre l’humanité et consentement à l’horrible.

1992, condamné pour diffamation.

1993, condamné pour injure publique.

1995, condamné pour oublis de plus-value boursière et sous-estimation de loyer. 

1996, condamné pour avoir tenu des propos ayant gravement porté atteinte au président du tribunal d’Auch. 

1997, condamné pour avoir injurié l’association Ras l’front (mouvement anti-FN) de « mouvement de tueurs de flics ».

1997, condamné pour avoir injurié le président de SOS-Racisme. 

1997, condamné pour banalisation de crimes contre l’humanité et consentement à l’horrible.

1998, condamné pour injures publiques et violences sur personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions.

1998, condamné pour avoir présenté une tête en carton à l’effigie de Catherine Trautmann.

1998, condamné pour avoir déclaré « Je crois à l’inégalité des races ». 

1999, condamné pour incitation à la haine raciale et apologie de crime de guerre. 

2002, condamné pour avoir reproduit sans autorisation un reportage de treize photographies prises par l’AFP. 

2004, condamné pour provocation à la haine raciale. 

2005, condamné pour incitation à la haine raciale.

2008, condamné pour complicité d’apologie de crimes de guerre et contestation de crime contre l’humanité. 

Eddy TRIVULCE 

source : no pasaran

 

URL de cet article 16864

http://www.legrandsoir.info/les-condamnations-et-mises-en-examen-du-front-national-et-de-ses-membres.html

 

 

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 13:32

Christophe Deloire, directeur du Centre de formation des journalistes, et Christophe Dubois grand reporter de l’émission 7 à 8 viennent après une enquête de fond de sortir un livre étonnant, iconoclaste dans ce monde de connivence entre politique, industrie, lobbys et médias. Ce livre doit être fort peu au goût de ces oligarchies ; il expose une réalité terrible celle d’une Europe fasciste "ce mot est un euphémisme face au fonctionnement de l'UE où des commissaires non élus travaillant parfois pour des banques dont la fameuse Goldman, prennent les décisions sans être les représentants du peuple", un monde dirigé par des clubs privés, la finance a mis son plan à exécution, il y a eu un putsch de la part de gens qui ont décidé d’être au-dessus du système démocratique.

Tout commence par l’histoire d’un certain David Rockfeller dont l’objectif était de mettre la finance au pouvoir de s’approprier le pouvoir monétaire et financier, et de mettre en place une crise au niveau mondial pour faire accepter aux peuples le nouvel ordre mondial.

Dans un dernier discours prophétique datant du 17 Janvier 1961, le président Dwight Eisenhower avait averti les Américains que le lobby militaro-industriel pourrait faire planer un jour une menace sur la liberté et la démocratie.
Le dernier président des Etats-unis libre avait raison de chercher à avertir les peuples, nous vivons une ère où la stratégie de choc, les manipulations mentales, l’usage du fichage des citoyens, les armes silencieuses ainsi de suite vont mettre en place un monde qui l’air de rien est le monde dont rêve des hommes non élus par les peuples et qui gouvernent le monde dans tous les domaines.

Ce livre qui est un véritable chef d’œuvre d’investigation et nous expose une terrible réalité monstrueuse la destruction de la démocratie sur un ton tranquille l'air de rien, des clubs de Rome et autres commissions, voir des groupes comme Bilderberg fondé par en 1954 à l'Hôtel Bilderberg à Osterbeek à l'invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas, co-fondateur du Groupe avec David Rockefeller dirigent le monde en le destrusant morceau par morceau pour le bien être d'une hyper minorité completement psychotique dont l'un est bien entendu Kissinger.

Ces groupes ont littéralement neutralisé la démocratie pour imposer leurs visions du monde. Et c’est là que nous constatons que la propagande des médias, la majorité des journalistes connaissent l’existence de ces groupes et le hold up de la démocratie qui a eu lieu et aucun d’eux jusqu’à présent n’a fait d’investigation traitant de « complotistes », ceux qui tentèrent d’alerter le monde de la présence d’un plan dont le but est clairement la décapitation du système démocratique à travers la mise en place du désordre économique, cela amenant à vous faire croire que vous n’avez que le choix d’être pauvre surveillé, zombifiés à travers l’usage de diverses drogues vendus par les big pharmas etc...

Voir l'image de l'orgnigramme en grand sur ce blog et sur ce site on peut y trouver toutes les organisations qui dirigent le monde, des gens non élus comme les commissaires européens dont certains travaillèrent pour la fameuse banque Goldmann and Sachs.

On peut encore nier la réalité, croire que la démocratie ne mérite pas que l’on se batte pour elle, accepter d’être des soumis à un plan plus que machiavélique, on peut se dire que les indignés ont tort et qu’il faut accepter ce que les autorités affirment et plier les genoux devant leurs propagandes dont l’ampleur est si grande que peu d’entre s’en rendent comptent, et pourtant leurs guerres, leurs crises financières sont leurs décisions, pourtant ils font des recherches sur la manipulation mentale des peuples depuis les années 50, pourtant ils paupérisent l’éducation, le savoir, et mettent en place tout ce qui favorise un état léthargique.

Si nous acceptons cette propagande consistant à sabrer les emplois, et la stratégie de choc, nous sommes juste mort nous deviendrons leurs jouets et ils ont à leurs bottes toutes les institutions, d’ailleurs si internet est pour eux la bête à tuer c’est justement quelque chose qu’ils ne contrôlent pas entièrement mais ils feront tout absolument tout pour avoir le 8eme continent sous leurs coupes aussi…
En bonus on peut voir que même les employés de la Goldman étaient au courant de l’arrivée imminente d’une crise financière, ils savaient et nos politiques sont totalement soumis aux diktats de groupes qui ne devraient même pas exister et pourtant ils sont là et ils ont le contrôle total de l’économie, et bien plus…

Au passage on ne peut que remercier les deux journalistes qui sont l'honneur de leurs professions, car je me souviens avoir entendu sur une chaîne publique dont je tairais le nom par charité, des journalistes nierent l'existence du groupe bilderberg et autres commissions, on peut remercier ces deux journalistes...pour avoir eu le courage de faire ce travail d'investigation et surtout d'avoir eu ce fameux courage citoyen d'avertir de ce que ses groupes nous préparent, en espérant que les gens liront ce livre et comprendront que la réalité dépasse la fiction et que les complots existent bel et bien, et là nous avons affaire à une conspiration à l'échelle de la terre...et si on osait se pencher sur cette affaire on comprendrait que nous avons affaire à des hitlers en puissance et que leurs pouvoirs est réelles et destructeurs


http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/circus-politicus-le-putsch-109257

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 07:02

lundi 06 février 2012

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 10:44

 

 

La liberté d’expression n’est pas à défendre, elle est à conquérir écrivent ci-dessous 20 militant-e-s. Je vous livre leur analyse et mon commentaire en dessous.  H Moulinier

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  Vingt signataires, 5 novembre sous le titre "Pour la défense de la liberté d'expression, contre le soutien à Charlie Hebdo"

Le collectif signataire de ce texte est composé de : Saïd Bouamama, Youssef Boussoumah, Houria Bouteldja, Henri Braun, Abdelaziz Chaambi, Ismahane Chouder, Olivier Cyran, Christine Delphy, Thomas Deltombe, Rokhaya Diallo, Sébastien Fontenelle, Nawel Gafsia, Laurent Lévy, Hassina Mechaï, Ndella Paye, Faysal Riad, Arielle Saint Lazare, Karim Tbaili, Pierre Tevanian, Sylvie Tissot, et Najate Zouggari

Parce que la liberté d’expression est pour nous un principe précieux, nous refusons catégoriquement l’instrumentalisation bouffonne et intéressée qui en est actuellement faite par le couple Guéant-Charb, par la classe politique et par les grands médias.

Nous affirmons :

- qu’un cocktail molotov lancé la nuit dans des locaux vides et n’occasionnant que des dégats matériels ne mérite pas une mobilisation médiatique et politique supérieure à celle, pour le moins discrète, qu’occasionne l’incendie ou la mise à sac d’une mosquée ou d’un cimetiere musulman.

- que la disproportion entre les unes alarmistes sur l’incendie de Charlie Hebdo et les brèves de dix lignes sur les saccages de lieux de culte musulmans entretient une vision du monde raciste : si un saccage est plus grave qu’un autre, c’est que les biens des uns sont plus précieux que les biens des autres, et c’est en définitive que les uns valent plus que les autres.

- que le climat d’état d’urgence et d’union sacrée qui s’instaure aujourd’hui autour de Charlie Hebdo est d’autant plus odieux qu’il tombe au même moment qu’un silence et une indifférence quasi générale face à un autre incendie, lui aussi parisien, lui aussi d’origine criminelle, à ceci près qu’il visait un bâtiment occupé par des Roms et qu’il a entraîné une mort d’homme : Ion Salagean.

- que Charlie Hebdo, en acceptant la visite intéressée de Claude Guéant, qui incrimine avec empressement des "extrémistes musulmans", en l’absence du moindre élément de preuve, participe, comme il l’a déjà fait dans le passé en publiant des articles ou des dessins antimusulmans, à la confusion générale, à la sarkozisation et à la lepénisation des esprits.

- qu’il n’y a pas lieu de s’apitoyer sur les journalistes de Charlie Hebdo, que les dégats matériels seront pris en charge par leur assurance, que le buzz médiatique et l’islamophobie ambiante assureront certainement à l’hebdomadaire, au moins ponctuellement, des ventes décuplées, comme cela s’était produit à l’occasion de la première "affaire des caricatures" - bref : que ce fameux cocktail molotov risque plutôt de relancer pour un tour un hebdomadaire qui, ces derniers mois, s’enlisait en silence dans la mévente et les difficultés financières.

- que, contrairement à ce qui se dit et se répète jusqu’à la nausée à la faveur de ce nouveau buzz antimusulman, la liberté de critiquer l’islam est tout sauf menacée, et que toute personne dotée d’un minimum de bon sens peut même constater, en inspectant semaine après semaine la devanture de son kiosque ou les programmes de télévision, que concernant l’islam, non seulement la critique mais aussi la caricature et l’injure prospèrent en toute tranquillité et en toute bonhomie depuis au moins une décennie.

- qu’en revanche, il est une liberté d’expression qui est bel et bien menacée, et même plus d’une : celle pour commencer des femmes qui voudraient s’habiller comme bon leur semble, sans qu’un Etat national-laïque leur impose par la loi un dress-code de bonne musulmane cheveux aux vents ; celle de ces mêmes femmes lorsqu’elles voudraient faire entendre leur ras-le-bol des regards, injures et discriminations qu’elles subissent quotidiennement au motif qu’elles portent un foulard ; celle des sans-papiers qui aimeraient avoir la parole et informer le public sur la réalité de leurs conditions de vie ; celle des SDF, des chômeurs, des précaires, qui sont les perpétuels recalés de l’espace public officiel - cet espace de "libre expression" qu’il s’agirait aujourd’hui de défendre, main dans la main avec Charb, Luz, Riss et leurs supporteurs Claude Guéant, Ivan Rioufol et Marine Le Pen.

 -que les leçons de tolérance adressées par l’élite blanche aux musulmans, présumés coupables de l’incendie, sont pour le moins malvenues puisque, contrairement à ce qui se dit et se répète, le délit de blasphème existe en France : depuis les lois Sarkozy de 2003, de très lourdes amendes et peines de prison sont prévues contre toute "offense au drapeau ou à l’hymne national".

- que la liberté d’expression consiste à donner la parole aussi à la masse de celles et ceux, musulmans ou pas, qui n’éprouvent absolument aucune sympathie pour Charlie Hebdo, y compris "dans ce moment difficile", à toutes celles et ceux qui n’ont, depuis des années, aucun espace dans les grands médias pour dire leur écoeurement face à la nouvelle marque de fabrique de cet hebdomadaire : un anticléricalisme primaire doublé d’une obsession islamophobe.

- que, pour commencer, la liberté d’expression consisterait, pour que les amis de Charlie Hebdo retrouvent une once d’honneur, à donner abondamment la parole aux proches de Ion Salagean, à ses amis résidents du 163 rue des Pyrénées, et plus largement aux Roms qui subissent depuis de nombreux mois, et depuis bien plus longtemps en fait, le plus brutal et le plus assumé des racismes d’Etat.

P.-S.

Saïd Bouamama est sociologue et militant antiraciste ; Youssef Boussoumah et Houria Bouteldja sont membres du Parti des Indigènes de la République ; Abdelaziz Chaambi est porte parole du Collectif contre le racisme et l’islamophobie ; Ismahane Chouder et Ndella Paye sont membres du Collectif des Féministes Pour l’Egalité, de Mamans Toutes égales et de Participation et Spiritualité musulmanes ; Christine Delphy et Sylvie Tissot sont sociologues et militantes féministes ; Olivier Cyran, Thomas Deltombe, Rokhaya Diallo, Sébastien Fontenelle et Hassina Mechaï sont journalistes ; Henri Braun et Nawel Gafsia sont avocats ; Arielle Saint Lazare est militante féministe ; Laurent Lévy, Faysal Riad, Karim Tbaili, Pierre Tevanian et Najate Zouggari sont militants antiracistes.

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Commentaire: Une vingtaine de personnes se prononcent contre le soutien à Charlie Hebdo, dont les locaux ont été dévastés par un incendie manifestement provoqué. Chacun peut penser ce qu'il veut du contenu de Charlie Hebdo, journal satirique. Mais il est inacceptable de minimiser cet acte criminel, tout autant criminel que celui d'attaquer un lieu de prière ou un bâtiment occupé par des Roms et qui a entraîné une mort d’homme : Ion Salagean.

La France est une terre de liberté, de laïcité, de démocratie et elle doit le rester, contre la politique de Sarkozy qui défigure notre République. Laïcité, cela signifie liberté absolue de conscience et séparation du politique et du religieux (loi de 1905). Avoir le droit de critiquer le contenu d'un journal ne peut en aucun cas se traduire par un autodafé, comme au temps où les nazis brûlaient les livres qui leur déplaisaient.

Je condamne cet incendie criminel contre Charlie Hebdo, comme toutes les agressions contre des Roms ou des lieux de prière. Je ne partage pas du tout, de ce fait, la position, ci-dessous, défendu par 20 militant-e-s. Mais je publie leur déclaration pour que chacun puisse se faire une idée, en toute liberté !!! H Moulinier

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L'argument de la semaine

 

En République, le blasphème n’existe pas

 

Jean-Luc Mélenchon a vivement condamné mercredi l'incendie criminel dont a été victime Charlie Hebdo. Il a rappelé à cette occasion qu'il n'y a pas de délit de blasphème en France, tout simplement parce qu'en République, le blasphème n'existe pas. Pour approfondir cette question, voici la contribution écrite par Jean-Luc Mélenchon sur le "Droit au blasphème" dans le "Dictionnaire de la laïcité" publié cette année chez Armand Collin.

Un blasphème est un discours jugé insultant à l'égard de ce qui est vénéré par les religions ou de ce qu’elles considèrent comme sacré. Mais "le blasphème n'est scandaleux qu'aux yeux de celui qui vénère la réalité blasphémée" a dit Pierre Bayle au XVIIème siècle. Aucune loi n’institue un espace sacré dont le contenu serait placé hors du champ de la loi librement débattue. Il n'y a donc pas de blasphème "objectif". La notion de blasphème étant strictement religieuse, il existe du point de vue d’une société laïque une liberté de pensée et d’expression qui ne reconnait pas la limite de l’espace imaginaire déclaré comme sacré par les religions. Il n’y a donc pas de droit au blasphème puisque le blasphème n’a aucune réalité ni dans l’ordre de faits observables ni dans l’ordre juridique. Le « droit au blasphème » est donc aussi total que celui d’injurier le Père Noël.

Pourtant, les religions monothéistes ont réussi à imposer la condamnation du blasphème comme une norme. On trouve la condamnation à mort du blasphème dans les textes fondamentaux du Judaïsme, Christianisme et Islam.
Dés un des premiers livres recueillis dans la Bible, le Lévitique (24.1016), on peut lire : "celui qui blasphémera le nom de l’Éternel sera puni de mort, toute l’assemblée le lapidera. Qu’il soit étranger ou indigène, il mourra, pour avoir blasphémé le nom de dieu"
Selon l'apôtre Jean, les Juifs voulaient lapider Jésus, parce que, étant homme, il disait être dieu, ce qu'ils estimaient être un blasphème (Jean 10 : 33). Puis les serviteurs de dieu sont aussi accusés de blasphème par Saint Marc : "Vous venez d'entendre le blasphème : que vous paraît-il? " Tous le condamnèrent (comme) méritant la mort" (Mc 14,64).
Dans le Coran, l'insulte à Allah ou la compagnie de blasphémateurs est passible de mort également : « Ceux qui injurient (offensent) Allah et Son messager, Allah les maudit ici-bas, comme dans l’au-delà et leur prépare un châtiment avilissant » [Sourate Al Ahzab 33:57]
Les religions sont donc unanimes pour condamner le blasphème, même si elles en donnent des définitions et des modalités de répression fluctuantes. Cela atteste de la subjectivité absolue du blasphème et de l’impossibilité de le réprimer notamment dans une société où se pratiquent plusieurs religions.

En France, le blasphème fut passible de mort jusqu'à la Révolution Française. La victime la plus tristement célèbre de cette loi religieuse étant le Chevalier de la Barre. Il fut accusé en 1765 de blasphème pour avoir chanté deux chansons libertines irrespectueuses à l’égard de la religion et être passé devant une procession en juillet 1765 sans enlever son couvre-chef. Après dénonciation, une perquisition menée au domicile de La Barre amène à la découverte de trois livres interdits (dont le Dictionnaire philosophique de Voltaire et des livres érotiques) : plus de doute pour les juges d'alors : il est coupable. Arrêté le 1er octobre 1765 à l’abbaye de Longvillers il est condamné à mort. Voltaire prendra sa défense au nom de la tolérance, faisant du Chevalier de la Barre l'exemple de l'absurdité des lois religieuses.

Les articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 suppriment la notion de blasphème du droit français, tant qu'il n'y a ni abus ni trouble à l'ordre public. La notion de blasphème est réinstaurée sous la Restauration et elle est à nouveau abrogée dans les années 1830. L’insulte d’une religion reconnue par l’Etat (en vertu du Concordat en vigueur jusqu’en 1905) conduit toutefois encore à des condamnations de militants anti-cléricaux pour leurs écrits, alors même qu’ils ne visent pas d’individus en particulier. Cette possibilité de condamnation est finalement supprimée avec les lois du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Cependant, le rattachement de l'Alsace et la Moselle en 1918 a réintroduit la notion de blasphème dans le droit français, via l'incorporation de l'article 166 du code pénal allemand qui punit le blasphème de trois ans de prison.
Les églises, à commencer par l'Eglise catholique ne vont cependant jamais désarmer pour obtenir la répression du blasphème, signe de leur prétention, contraire à la laïcité, d’imposer dans l’espace public leurs normes particulières. On assiste ainsi à une recrudescence du mouvement anti-blasphème depuis les années 1980.
En 1983, le cinéaste américain Martin Scorsese envisage de tirer un film du roman de Nikos Kazantzakis, « La dernière tentation », pour lequel l'auteur a été excommunié par l'Eglise orthodoxe grecque. La Paramount cède aux pressions des puissants fondamentalistes protestants et renonce à le produire. Le film est finalement tourné au Maroc, fin 1987, et sort, en 1988. Le 6 septembre 1988, le cardinal Albert Decourtay, archevêque de Lyon, et le cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris, rendent public un communiqué dans lequel ils protestent d’avance contre la diffusion de ce film, sans d’ailleurs l’avoir vu. Ils y condamnent l’irrespect pour le Christ et les évangiles. Le cardinal Lustiger, dira même dans Le Figaro du 31 octobre 1991 : « cet irrespect d’autrui est une atteinte plus grave qu’il n’y paraît au pacte social. De telles pratiques pourraient être passibles des tribunaux ». Cette recrudescence du mouvement anti-blasphème se traduira y compris par des tentatives violentes d’empêcher la diffusion du film dans des cinémas.

Certains représentants de l'Islam ont également relancé l’appel à condamnation du blasphème. Le 14 février 1989, l’ayatollah Khomeiny, prononçait en tant que jurisconsulte un décret qui condamnait à mort Salman Rushdie, auteur des Versets sataniques (publié le 26 septembre 1988), ainsi que ses éditeurs. Et il enjoignait les « musulmans zélés » « de les exécuter où qu’ils se trouvent », pour en faire un combat exemplaire contre le blasphème, pour que « personne n’ose insulter la sainteté islamique ».
Plus récemment, l’affaire de « La Cène », une photo représentant l'épisode évangélique et la publication dans un journal hollandais puis dans Charlie Hebdo en France de caricatures du prophète Mahomet donnent lieu à des procès et des menaces de mises à mort des dessinateurs.

A chaque fois est invoqué le « respect dû aux religions » pour justifier les menaces ou les condamnations, bref pour justifier l'interdiction du blasphème. En fait c'est un détournement du sens de la tolérance qui signifierait alors "respect des convictions". Or, au sens où l'entendait Voltaire, aucune idée ne peut exiger le respect, aucun groupe ne peut exiger le respect de ses convictions ! Seules les personnes méritent le respect et aucune attaque contre une idée ne justifie la mise en cause ou l'insécurité de ceux qui la défendent. Il apparaît désormais "normal" à certains croyants de saisir la justice lorsque leurs convictions, en général religieuses les plus profondes, sont moquées ou tournées en dérision. Si l'on poursuit ce raisonnement, les idées ou les convictions, politiques ou religieuses ne pourraient plus être critiquées. Au nom du "respect" et de la "tolérance" les religieux remettent en réalité en cause frontalement la liberté de pensée et d’expression.

L’Union européenne dont la fondation est étroitement liée a la Démocratie Chrétienne n’interdit pas la punition du blasphème. De nombreux pays en Europe le condamnent donc: c'est le cas du code pénal allemand et du code pénal autrichien qui font clairement référence au blasphème. L’article 140 du code pénal danois prévoit une peine de détention pour celui qui, publiquement, ridiculise ou insulte le dogme ou le culte d’une communauté religieuse. En Finlande, l’article 1er du code pénal punit de réclusion quiconque « aura publiquement blasphémé dieu ». Des dispositions de même nature se retrouvent dans les législations pénales grecque, italiennes, néerlandaise, suédoise ou norvégienne.

Les Pays-Bas vont ôter de leur arsenal pénal un article qui punissait le blasphème. Il va être remplacé par une disposition qui condamne la discrimination, les “insultes graves” et les propos “inutilement blessants” à l’égard des individus, sur la base de “leur race, leur orientation sexuelle et leur religion”. En définitive, la réforme fait craindre une restriction de la liberté d’expression dans un pays qui a vécu plusieurs épisodes tumultueux au cours des dernières années. En 2004, le cinéaste Theo Van Gogh a été assassiné à Amsterdam par un islamiste radical pour avoir réalisé le film Submission. Il avait été taxé de blasphème par son meurtrier. Ayaan Hirsi Ali, députée d’origine somalienne, coscénariste du film désormais exilée à Washington, avait subi la même accusation. En 2006, l’affaire des caricatures danoises de Mahomet a eu un écho particulier aux Pays-Bas et fait craindre d’autres actions violentes.

En Irlande, critiquer une religion pourra désormais être puni d'une amende de 25 000 euros. La loi sur la diffamation est entrée en vigueur ce 1er janvier 2010. Son article 36 crée un délit de blasphème. La loi s'applique à toutes les religions, pas seulement au catholicisme dominant en Irlande. Les militants laïcs irlandais ont mis en avant le ridicule de la notion même de blasphème puisque les représentants de chaque monothéisme sont blasphématoires aux yeux des représentants des autres. Jésus lui-même, dans l'évangile selon Jean profère des attaques contre le judaïsme. Et Jésus a justement été condamné pour blasphème … ce qui montre le caractère impraticable de la répression du blasphème du moment où la liberté de conscience est reconnue dans une société. Si l’on devait écouter les églises, Benoît XVI n’aurait-il pas dû être poursuivi et condamné quand en en 2006, déjà pape, il avait cité un empereur byzantin, selon lequel Mahomet n'avait apporté que « du mauvais et de l'inhumain », blasphématoire pour les musulmans ?

Les condamnations, en Europe ne sont "que" pécuniaires. Mais au Pakistan par exemple, la loi sur le blasphème datant de la colonisation britannique n'a cessé de se renforcer et de se durcir dans le cas de prétendus blasphèmes contre l’islam, au point qu’elle prévoit maintenant la peine de mort en cas de blasphème contre Mahomet.

Les défenseurs d'une condamnation du blasphème ont aussi leurs entrées au Conseil des Nations Unies. L'Assemblée générale de l'ONU avait demandé au secrétariat général de la Conférence de l'Organisation islamique un rapport pour la mise en œuvre de la résolution 62/154, intitulée “Combattre la diffamation des religions". Cette résolution cherche au fond à étendre la protection non pas aux êtres humains, mais aux opinions et aux idées, en accordant à celles-ci une immunité exclusive contre toute « offense ». Et le rapport transmis à l'ONU en juin 1988 appelle contre les insultes dont fait l’objet l’Islam à « sanctionner le mauvais usage ou l'abus de la liberté d'expression ».

La recrudescence des législations condamnant le blasphème, y compris en Europe et dans les instances internationales, va de pair avec les projets de reconfessionalisation de la société. Les mêmes qui défendent le blasphème sont les défenseurs de la théorie du "choc des civilisations" ou de la "laïcité positive". Dans cette logique, les religions doivent pouvoir influer sur les normes de l’espace public, en contradiction avec la laïcité qui cantonne leur pouvoir dans la sphère privée. Pour eux, "chacun son blasphème, chacun sa religion, chacun sa civilisation" est la nouvelle devise des temps modernes. Ce n'est que régression par rapport à l'esprit des Lumières et une négation de la laïcité. Le blasphème n'est qu'une critique ou une moquerie, il est un droit et ne doit plus être condamné.

        °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
un article de de Pascal Boniface

 

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 10:34

Pas en notre nom!!!

 

A propos de la  « loi d’orientation et de programmation pour la performance de

la sécurité intérieure » (dite « LOPPSI 2 » Les organisations membres et partenaires du Collectif Liberté Egalité Justice (CLEJ), inquiètes de l’absence de réel débat concernant ce texte, tiennent à alerter les citoyens sur les dérives dont il est porteur, qui mettent en péril les équilibres démocratiques de notre pays. Ce projet de loi se présente comme un agrégat hétéroclite de dispositions techniques qui justifie le terme, désormais consacré, de « fourre-tout législatif ».

  

 L’illisibilité qui résulte de cet assemblage

Cela a pour effet d’évincer les débats parlementaires et publics, en empêchant les différents acteurs de prendre le recul suffisant pour discuter des grandes orientations qui s’en dégagent. Or, ce texte révèle une ligne politique particulièrement inquiétante : fichage, surveillance, contrôle, enfermement ! Les nouvelles valeurs que le gouvernement veut imposer à la société seraient-elles : répression, exclusion, stigmatisation, suspicion ?

La LOPPSI 2 relaie un discours politique belliqueux qui utilise la figure du délinquant pour entretenir le fantasme de l’ennemi intérieur et qui assimile, corrélativement, tout acte de délinquance à une atteinte à l’Etat. Au nom de la protection de la société contre ses « ennemis », les mesures dérogatoires au droit commun sont sur le point de devenir la norme, la surveillance et le contrôle social s’étendent et l’objectif de réinsertion assigné à chaque peine disparaît.

 

* Cet énième fatras sécuritaire prévoit d’abord d’étendre considérablement les dispositifs de fichage et de vidéosurveillance (désormais appelée             

« vidéoprotection »).

 Non contente de reconduire les fichiers de police et de gendarmerie actuels (STIC et JUDEX) – pourtant détournés de leurs objectifs

initiaux, truffés d’erreurs, incontrôlables et, de fait, incontrôlés – la majorité UMP s’apprête à les interconnecter et à les étendre. Les données relatives à un suspect innocenté ne seront pas systématiquement effacées : pourront donc être maintenues dans ces fichiers dits

des personnes qui, en réalité, n’en auront pas ! De même, alors que les pays anglo-saxons reviennent sur le dogme coûteux de son efficacité, en France l’objectif est d’accroître au maximum l’espionnage de l’espace public : les autorités pourront placer des dispositifs de vidéosurveillance pratiquement partout sur

la voie publique ; toutes les entreprises privées pourront installer des caméras aux abords de leurs établissements ; les préfets pourront faire de même le long du parcours des manifestations.

Il est particulièrement inquiétant d’entendre, en marge des discussions sur cette banalisation de la surveillance et du fichage, des membres du gouvernement affirmer que seuls ceux qui ont quelque-chose à se reprocher ont quelque-chose à craindre. Un tel discours, qui supprime la distance entre l’autorité de l’Etat et la conscience individuelle, est particulièrement malsain.

Nous pensons à l’inverse que nous avons toutes et tous à craindre de cette extension du contrôle social car elle contribuera, demain, à réduire encore nos droits et nos libertés.

 

« d’antécédents »

* Le projet comporte aussi, bien sûr, un imposant volet répressif. Ainsi, en guise de 

« réponse »  aux difficultés de certaines familles, ses rédacteurs ont imaginé un  « couvre-feu » pour les mineurs de moins de 13 ans – qui ne manquera pas d’engendrer des contrôles abusifs, un nouveau  « contrat de

responsabilité parentale » 

– qui renforcera la marginalisation de certains

parents – et une procédure proche de la comparution immédiate devant le tribunal pour enfants – qui achèvera d’aligner la justice des mineurs sur celle des majeurs, devançant ainsi le débat public sur la réforme prévue de l’ordonnance de 45. La création d’un délit de 

« vente à la sauvette » , le surdurcissement des peines pour les auteurs d’agressions ou de cambriolages à l’encontre de personnes âgées, l’introduction de confiscations automatiques en matière routière, l’invention de peines-planchers dès la première infraction, l’élargissement de la période de sûreté de 30 ans de réclusion à de nouveaux

crimes ou encore l’extension des possibilités de placement sous surveillance électronique après l’exécution de la peine complètent ce sombre tableau d’un droit pénal transformé en outil de communication politique au péril de nos principes, de nos libertés et du simple sens de la réalité. L’Etat abandonne certaines de ses missions régaliennes : augmentation des pouvoirs de la police municipale ; création d’une milice policière baptisée

« réserve civile » ; instauration d’un vague  « Conseil national des activités

privées de sécurité » 

qui entérine et annonce la privatisation croissante de la

sécurité ; possibilité pour les agents des transports en commun d’expulser des voyageurs par la force.

 

* Enfin, ce projet confie à l’autorité administrative de nouveaux pouvoirs d’atteinte aux libertés individuelles en dehors de tout contrôle judiciaire : filtrage des sites internet, dépistages contraints, expulsion en 48h des occupants d’habitations hors normes – tels que campements, bidonvilles, mobil-homes, maisons sans permis de construire ou habitats choisis (yourtes, tipis, cabanes...) – et leur destruction.

L’idéologie primaire et dangereuse qui a présidé à l’élaboration de ce texte n’est pas nouvelle. La LOPSI, la loi Perben, la loi sur la sécurité intérieure, la loi Perben 2, la loi sur la

Chaque fois, l’objectif affiché est de lutter contre la criminalité, de protéger les citoyens, de créer les conditions du bien-être général. La réalité est tout autre : le 

« sentiment d’insécurité »

augmente avec l’insécurité sociale et nos principes démocratiques se réduisent comme peau de chagrin.

Comme les précédents, ce texte s’annonce inefficace du point de vue des fins qu’il prétend atteindre, mais très efficace au regard de ses fins réelles : il nous prépare une société du Contrôle, fondée sur une stratégie de la tension particulièrement nette dans le discours guerrier prononcé le 30 juillet dernier par le chef de l’Etat à Grenoble.

 

Les oganisations membres et partenaires du Collectif Liberté Egalité Justice (CLEJ) alertent l’ensemble des citoyens sur le caractère à la fois inutile et inacceptable de ce projet de loi qui n’a pas donné lieu à un véritable débat public et qui, pourtant, devrait être bientôt adopté en leur nom...

 

Paris, le 18 novembre 2010.

 

« prévention »  de la délinquance, la loi sur la récidive, la loi sur les peines-planchers, la loi sur la rétention de sûreté, la loi sur la

récidive criminelle, la loi sur les 

« bandes » ... en sont les (in)dignes ancêtres.

Liste des 55 organisations signataires :

Assemblée citoyenne des originaires de Turquie, Act-Up Paris, Association des Tunisiens en France (ATF), Collectif “Non à la politique de la peur”, Confédération syndicale des familles (CSF), Droit au Logement (DAL), Droit Solidarité, FASTI, FCPE, Fondation Copernic, Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), GISTI, Groupement étudiant

national d’enseignement aux personnes incarcérées (GENEPI), Habitants de logements éphémères et mobiles (HALEM), InLibroVeritas, Inter LGBT, Intersquat Paris, Jeudi Noir, IRIS

(Imaginons un réseau Internet solidaire), La Quadrature du Net, Libre Accès, Ligue des droits de l’Homme (LDH), MACAQ, Mouvement de la Paix, Privacy France, RESEL (Réseau Stop aux

expulsions de logement), SNJ-CGT, Solidaires unitaires démocratiques - santé/sociaux (SUD santé/sociaux), Syndicat de la magistrature (SM), Syndicat des avocats de France (SAF),

Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP/FSU), Syndicat national de l’ensemble des personnels de l’administration pénitentiaire (SNEPAP/FSU), Syndicat national des personnels de l’éducation et du social - Protection judiciaire de la jeunesse (SNPES-PJJ/FSU), Syndicat national unitaire des collectivités locales, de l’intérieur et des affaires sociales (SNUClias/FSU), Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Union syndicale de la

psychiatrie (USP), Union syndicale Solidaires, UNSA EDUCATION,VECAM, ...

Partis politiques: Cap 21, Europe Ecologie/Les Verts, Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Gauche Unitaire, Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti communiste

des ouvriers de France, Parti communiste français (PCF), Parti de gauche...

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Voir aussi le site de Rue89

http://www.rue89.com/2010/12/12/loppsi-la-loi-fourre-tout-vise-aussi-campements-et-squats-180346

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Et celui de halem.org

http://www.halemfrance.org/spip.php?article68

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Site de Droit au logement (DAL)

http://www.droitaulogement.org/loi-loppsi-2-article-32-ter-a.html?page=type_urls

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 18:51

Non à la suppression de la chronique humoristique de 7h55 !

 

Pétition contre la suppression de la chronique humoristique matinale de France Inter.

Didier Porte a récemment reçu un avertissement pour sa chronique mettant en scène un Villepin atteint du syndrome de Tourette insultant le président de la république.
Malgré le soutien de son collègue Stéphane Bern, celui-ci vient d'être licencié: il ne s'agit en fait que d'un prétexte pour justifier une décision déjà prise de faire place nette sur Inter.
Il en va de même pour Stéphane Guillon, dont on sait que les chroniques matinales sont très peu appréciées, que ce soit à la direction d'Inter, ou à l'Elysée...

 

 

 

Merci à Marc Large pour l'autorisation d'utilisation de ce dessin.

 

SigneZ la pétition: http://petition.harrycow.fr/?done=1

 

Pour une radio publique indépendante

            – Appel à la mobilisation

Publié le 27 juin 2010

Avec le soutien de : la CFDT-Médias, la CFTC, la CGT, le SNJ-Radio France, Sud Radio.

Nous, auditeurs-trices et salarié-e-s de Radio France (France INTER, France INFO, France BLEU et ses 42 locales, France CULTURE, France MUSIQUE, LE MOUV, FIP) refusons la main mise du pouvoir en place sur les antennes de la radio publique.

Les suppressions injustifiées d'émissions, les licenciements sans ménagement de producteurs-trices et de chroniqueurs-euses dont ceux de Didier Porte et Stéphane Guillon sont les plus symboliques, mettent en évidence la mission confiée par Nicolas Sarkozy à la direction de Radio France : transformer les antennes de la Radio Publique en machine de guerre électorale à son profit.

Les antennes de la radio de service public sont celles de tous les citoyen-nes et non pas la propriété d'un clan.

Nous exigeons :
- Le respect et la garantie de la liberté d'expression, de l'indépendance des programmes et de l'information sur les radios de service public.
- Le respect du travail des rédactions de Radio France.
- Le droit à l'impertinence, à la différence.
- Des propositions professionnelles réelles et sérieuses pour les producteurs-trices écarté-e-s des antennes de Radio France.

Et demandons le retour sur l'antenne des chroniques de Didier Porte et Stéphane Guillon dans la matinale de France Inter et dans l'émission le fou du roi.

Nous, auditeurs-trices et salarié-es sommes attaché-e-s aux valeurs qui ont bâti la radio de service public.

Arrêtez de casser nos antennes !  

Retrouvons nous tous ensemble, auditeurs-trices et salarié-e-s,

Jeudi 1er juillet 2010 à 18h :

à La Rochelle, devant France Bleu au Gabut, après le Pont tournant, à proximité du France I


- devant les locaux des France Bleu en région et du Mouv’ à Toulouse.
- devant la Maison de la Radio à Paris. (116 Av du Président Kennedy, 75016)

 

Signez la pétition de soutien sur :
- http://www.pouruneradiopubliqueindependante.net

 

Avec le soutien de l'intersyndicale de Radio France

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Présentation

  • : Henri MOULINIER
  • Henri MOULINIER
  • : Espace de débat pour contribuer à l'élargissement du Front de gauche, la victoire de la gauche pour une réelle alternative au néolibéralisme et au capitalisme
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  • henri Moulinier
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Acteur du Front de gauche. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Acteur du Front de gauche. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.

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