Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 14:30

Motion "licence" du Bureau National du SNESUP du 7 juillet 2011

Le 22 juin dernier, à quelques jours de son départ, Valérie Pécresse, avait fait d’inquiétantes déclarations en annonçant l’examen précipité d’un projet de nouvel arrêté licence tout en refusant de préciser clairement ses intentions.

 Le projet d'arrêté diffusé le 4 juillet dernier, que le nouveau ministre compte soumettre au CNESER mardi prochain, tourne le dos aux exigences formulées par le SNESUP pour une refonte radicale de l’arrêté d’avril 2002 sur la licence garantissant un cadre national des diplômes, la cohérence des formations et les conditions de l’amélioration de la réussite des étudiants.

° Ce projet n’assure en rien un cadre national des diplômes, ni l’égalité des droits des étudiants.

° Il supprime les définitions des dénominations nationales des formations et rend encore plus hypothétique l'élaboration concertée d'une carte nationale des formations qui en permettrait une répartition équilibrée sur tout le territoire.

° Il élargit les possibilités de recrutement sélectif et de parcours « d’excellence ».

° Il met en danger l'articulation recherche/formation, tend à déconnecter le cycle licence du cycle master et fragilise ainsi les poursuites d’étude en master.

° La suppression de la limitation de la part des cours magistraux ainsi que l'absence de cadrage des modalités pédagogiques (i.e. CM/TD/TP , projets, ) dans les référentiels ne visent qu’à réduire les coûts et non à améliorer les modalités pédagogiques.

°  La présence généralisée de professionnels et de stages ne saurait constituer ni une garantie d’insertion professionnelle, ni un gage de qualité de la licence alors que la part des enseignements disciplinaires ou pluri-disciplinaires ne peut que diminuer dans l’organisation proposée.

° Certaines des préconisations de ce projet d’arrêté (volume horaire minimum de 1500 heures, enseignants référents, tutorat, ...) impliqueraient des moyens supplémentaires alors qu’aucun effort budgétaire notamment en terme de création d'emplois n’est prévu. La mise enœuvre de ces dispositions devrait donc, comme l'annonçait Valérie Pécresse avant son départ, être entièrement financée par des mutualisations ou bien par la fermeture de formations à faibles effectifs.

Le projet fait l'impasse sur la nécessaire concertation devant associer la communauté universitaire pour définir des domaines de formation puis des référentiels. Il évacue la mise en cohérence de l'ensemble des filières post-bac qui devrait comprendre des mesures budgétaires rendant crédible leur rapprochement et les nécessaires passerelles entre elles. Il marginalise les autres formations du premier cycle universitaires (DUT, licence professionnelle…) et rend encore plus incertaines les poursuites d’études des étudiants de ces formations.

Ce projet constitue une étape supplémentaire du processus de déréglementation de l’enseignement supérieur. La référence aux connaissances et aux qualifications, à leur reconnaissance collective, s’efface totalement au profit de seules compétences individuelles. L’AERES, au fonctionnement opaque et composée exclusivement de membres nommés, se voit conforter dans un rôle majeur, au détriment des rôle et fonction du CNESER dans la régulation nationale et la gestion démocratique de l’enseignement supérieur.

Le SNESUP s'oppose au coup de force sur un sujet qui, à l’instar des Initiatives dites "d'excellence", engage l’avenir du service public d’enseignement supérieur et de recherche. Il se prononce contre ce projet de texte. Il exige la suppression de l’ordre du jour de la session plénière du CNESER étape ultime avant publication de l'arrêté de l’arrêté licence et l’ouverture d’une discussion avec l’ensemble des partenaires concernés. Devant l’entêtement du ministère, le SNESUP, refusant ce qui n'est qu'une parodie de consultation, construira au CNESER l'opposition la plus large possible à ce projet.

Repost 0
Published by henri Moulinier - dans Enseignement et service public
commenter cet article
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 12:31

 

Carte scolaire 2011: manif devant la Préfecture  vendredi 8 avril -14h

Parce que trop c’est trop. Des fermetures conditionnelles pour seulement quelques élèves manquants, la dégradation des conditions de travail, pas de nouveaux moyens de fonctionnement, bref un CTPD qui n’a pas répondu aux attentes des représentants du personnel 

            Photos de la manif, site SNUIPP 17:

         http://17.snuipp.fr/spip.php?article1010

 

Calendrier oblige, on ne peut omettre de constater que le CTPD de ce jour s’est tenu au lendemain d’élections cantonales qui ont été marquées par un rejet sans appel de la politique menée par le gouvernement. L’idéologie sarkosiste a clairement été rejetée. Le principe même de la démocratie veut-il que l’on écoute ceux que l’on prétend gouverner ! Ce n’est pas le cas aujourd’hui en France.

Nous le savions mais il est bon de le répéter…

Il est aussi de bon ton d’opposer d’un côté les organisations syndicales arcqueboutées sur une vision passéiste de l’école et de l’autre côté des technocrates réformateurs qui seuls savent ce qui est bien pour le reste du monde. Les réformes appliquées au système éducatif ont certes permis de supprimer plusieurs dizaines de milliers de postes dans la FP, certains s’en réjouissent ; mais elles conduisent l’école dans l’impasse dont les premières victimes sont les élèves.

 

Déclaration liminaire du SNUipp/FSU 17

Nous le disions déjà lors du CDEN de novembre 2010, alors que plusieurs rapports, dont celui des inspecteurs généraux de l’Education Nationale, font état d’un sous investissement de la France en matière d’éducation, les choix politiques et budgétaires ne font qu’aggraver les inégalités. La France détient le record du taux d’encadrement le plus faible de l’OCDE dans le primaire. Enfin, la sonnette d’alarme a été tirée par Jean-Paul Delevoy, Médiateur de la République, qui constate une dégradation dans les services Publics. Sinistres constats…

Pendant ce temps là, 26 postes vont être retirés dans le 1er degré en Charente-Maritime. 26 postes alors que :

 les remplacements ne sont pas tous assurés,

 les RASED ne sont plus en capacité de travailler normalement (qu’en est-il, notamment, des postes de psychologues scolaires gelés ?)

 les directeurs et directrices manquent toujours de temps de décharge pour effectuer correctement leurs tâches.

 Les formations continue et initiale sont précarisées

 Dans l’éducation prioritaire, les prévisions d’effectifs des directeurs d’école dans base élève, concernant les enfants de moins de trois ans ont été modifiées, à la baisse.

 En outre, des écoles de RAR ne peuvent scolariser les enfants de moins de trois ans faute de places.

26 postes en moins pour 279 élèves en moins… Le compte n’y est pas…

 

Pour nous, militants de la FSU, le message est le suivant : « moins de postes, moins de formation, cela ne fera jamais une école de qualité »

Le SNUipp/FSU 17 s’indigne et s’insurge face au désinvestissement de l’état dans l’Education Nationale, Service Public d’Education.

L’Éducation prioritaire en fait les frais, elle aussi, ce que nous déplorons.

Mais au-delà, alors qu’est appliquée la règle ahurissante et révoltante du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partants en retraite, les conditions d’enseignement dans les classes s’aggravent…

La demande du SNUipp/FSU 17 est claire : moins d’élèves par classe et plus de maîtres que de classes. Rien ni personne ne nous fera croire que l’on peut faire aussi bien avec moins de moyens comme on voudrait nous le laisser entendre. Ce dogme idéologique est un mensonge !

Aussi, cette nouvelle carte scolaire ne peut en rien, vous l’aurez compris Monsieur l’Inspecteur d’Académie, répondre à nos attentes.

Toutefois nous espérons que la calculatrice ne sera pas « l’entrée » que vous emprunterez, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, pour décider des ouvertures et des fermetures dans notre département et, que chaque situation que nous vous signalerons, retiendra votre attention.

 

Mesures prises par l’administration

Le SNUipp/FSU 17 avait été entendu sur certains arguments pour ouvrir ou éviter de fermer des classes en groupe de travail vendredi dernier mais aujourd’hui l’Inspecteur d’Académie est resté inflexible sur ses positions… Il se sert même des fermetures conditionnelles comme moyen de pression sur les mairies !

Il a aussi refusé de dégeler un poste de psychologue scolaire sur La Rochelle sous prétexte que cela pourrait desservir le Sud du département ! Cet argument ne tient pas debout ! Il y a des besoins, il faut les combler !

Alors, ce CTPD a été « agité » et le SNUipp/FSU 17 a fait entendre son mécontentement et son opposition à la fermeture de classes.

Et la partie n’est pas terminée ! Le CDEN qui doit entériner ces mesures se tient vendredi… D’ici là contactez-nous pour organiser la mobilisation.

Voici ci-dessous les mesures prises par l’administration. Elles devront être confirmées en CDEN vendredi 8 avril pour être applicables. Elles peuvent changer d’ici là.

 

  http://17.snuipp.fr/IMG/pdf/Mesures_CTPD_4_avril_2011.pdf

Pétition inter-organisations 17:

http://17.snuipp.fr/pdf/Petition_unitaire-carte

 

 

Sud-Ouest du 8/4/11

La carte scolaire, revue et corrigée en Charente-Maritime

Le Conseil départemental de l'Éducation nationale a entériné hier la carte scolaire de la rentrée 2011. Quelques retouches ont été apportées par rapport à la carte officieuse révélée en début de semaine.

 Des enseignants, des parents, même des enfants, ont manifesté hier après-midi devant la préfecture de La Rochelle, avant la réunion du CDEN. photo xavier léoty

Des enseignants, des parents, même des enfants, ont manifesté hier après-midi devant la préfecture de La Rochelle, avant la réunion du CDEN. photo xavier léoty

Partager
FacebookTwitterDiggitStumbleUponLibération libérée, Kennedy condamnée ! Deux écoles aux sorts différents. La première, à Rochefort, a échappé de justesse au couperet et conservera toutes ses classes (deux en maternelle, quatre en cours élémentaire). La deuxième, dans le quartier de Mireuil à La Rochelle, qui ne comptait plus que deux classes de maternelle, perd un poste. En conséquence, à la fin de l'année, elle fermera définitivement ses portes.

L'école rochefortaise est l'une des seules - bonnes - surprises de la version officielle de la nouvelle carte scolaire (lire ci-contre), communiquée hier soir par l'inspecteur d'académie, Guy Stiévenard, à l'issue du Conseil départemental de l'Éducation nationale, réuni plus tôt à la préfecture de la Charente-Maritime. En tout, 86 « situations » ont été examinées, pour 528 écoles dans le département. Le CDEN a validé 26 fermetures de classes, 17 fermetures conditionnelles, 11 ouvertures et 3 ouvertures conditionnelles. « Le solde de 15 postes entre les ouvertures et les fermetures correspond à la baisse de 350 élèves à la rentrée. C'était notre premier objectif. Nous maintenons les taux d'encadrement », se félicite Guy Stiévenard, sans pavoiser pour autant. « Il y a par contre un vrai problème, notamment en milieu rural, lié à la chute des effectifs. Les fermetures conditionnelles permettent d'alerter les élus », souligne-t-il.

La nouvelle carte prévoit donc la fermeture de trois écoles : à Saint-Martin-d'Ary (les élèves devront aller à Montguyon) et à La Rochelle (Kennedy, Lafond). Le destin de deux autres écoles rochelaises (Balande et Lavoisier) est en suspens, de même que l'école de Saint-Laurent-de-la-Prée. A contrario, les enfants des villages de Balanzac, Sablonceaux et Nancra, associés en regroupement pédagogique intercommunal (RPI) disposeront d'une classe élémentaire supplémentaire.

Par ailleurs, l'inspecteur d'académie a confirmé la fermeture de l'Institut médico-professionnel de Neuvicq-le-Château, transféré à l'Institut médico-éducatif de Saint-Georges-des-Coteaux, ainsi que la création d'un poste d'enseignant chargé des enfants des gens du voyage dans l'agglomération rochelaise.

Repost 0
Published by henri Moulinier - dans Enseignement et service public
commenter cet article
18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 17:32

Sarko ou l'histoire d'une revanche. Le plus grave ce n'est pas qu'il n'a pas tous ces diplômes, c'est qu'il falsifie son vrai CV .

LETTRE DE TROIS PROFESSEURS DU C.E.S. DE VONNAS (AIN) .

Le surdoué qui nous gouverne Sarkozy, un sous-doué à l'Elysée. Mais pourquoi tant de haine envers le corps enseignant en général et les chercheurs en particulier ? Tout simplement parce que Notre Majesté souffre du complexe du cancre parvenu.   

Président médiocre, il fut par le passé élève médiocre, bachelier médiocre et étudiant médiocre. Mais aucune trace de cette médiocrité dans son curriculum vitae. Et pour cause, il l'a customisé, l'animal. Officiellement Notre Souverain Eclairé serait titulaire d'une maîtrise de droit privé, d'un certificat d'aptitude à la profession d'avocat, d'un DEA de sciences politiques obtenu avec mention et aurait fait des études à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris. Waouh !

Mais alors pourquoi est-il aussi nul ?

Tout simplement parce que la plupart de ces titres universitaires sont faux. Une enquête menée par Alain Garrigou, professeur de sciences politiques à Nanterre le prouve.

http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article219  

° En parcourant l'annuaire des anciens élèves de Sciences Po, il a pu constater que Sarkozy de Nagy Bosca n'y figure pas, ce qui signifie qu'il n'a pas mené ses études à leur terme et ne peut donc se parer du titre d'ancien élève réservé aux seuls diplômés.

° Et son DEA ? Pourquoi n'en trouve-t-on aucune trace dans les archives de Paris X Nanterre ? Tout simplement parce que si le candidat Sarkozy apparaît bien dans le procès verbal de la première session, il est ajourné pour ne pas s'être présenté à l'épreuve écrite terminale et n'avoir pas rendu son mémoire  

° Et son certificat d'aptitude à la profession d'avocat ? Obtenu sur le fil avec la note médiocre de 20/40 (7/20 à la première épreuve et 13/20 à la seconde)

° Mais rappelons aussi, pour compléter le tableau, les notes obtenues au bac par le candidat 18917 en 1973 (Jury 80, lycée Molière) : 7/20 à l'épreuve écrite de français et 12 à l'oral (voilà pourquoi il s'exprime toujours dans un idiome approximatif), 9/20 en philo, 8/20 en maths (il a néanmoins su s'augmenter de 200 % !), 10/20 en anglais ("magnifical" s'exclama-t-il un jour en présence de la reine d'Angleterre) et 11/20 en économie (on n'est pas sorti de la crise ! ).

Avec 142 points sur 300, le médiocre petit candidat fut recalé et fut obligé de se présenter au repêchage.

Ne nous étonnons donc plus des propos méprisants qui sortent donc de bouche de ce vilain petit personnage médiocre et rancunier qui a tant souffert de ne jamais avoir été reconnu à sa juste valeur par ses professeurs.

 

 

 

 

 

 

 


           

Repost 0
Published by henri Moulinier - dans Enseignement et service public
commenter cet article
24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 07:18

  Des sociétés privées proposent de nouveaux stages d'"aide à la prise de fonction" et de "gestion de classe" aux professeurs des écoles qui débuteront à la rentrée prochaine, ravivant les critiques des détracteurs de la réforme de la formation des enseignants.
        A la rentrée, en vertu de l'entrée en vigueur de cette réforme, les lauréats des concours de la session 2010 vont se retrouver pour la première fois à plein temps devant une classe. Ils bénéficieront, certes, de la présence - partielle - d'un "tuteur", auront fait, pour certains, quelques jours de pré- rentrée fin août, mais aucun n'aura suivi l'année de formation professionnelle, comprenant des stages pratiques devant élèves, jusqu'ici dispensée au cours de la deuxième année d'IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres).

 

Une société privée prend le ...marché de la formation des enseignants!

 Une société privée, spécialisée dans la préparation aux concours de recrutement des professeurs des écoles, ne dit pas autre chose: "vous allez vous retrouver devant une classe sans avoir été préparé techniquement à faire ce métier", écrit Forprof pour faire la promotion de trois nouveaux produits. Un stage "Premier poste" fin août ("prise en main et gestion de votre première classe", 600 euros), un stage "bien vivre sa classe" pendant chaque vacances de l'année scolaire (600 euros) et du "coaching personnalisé" tout au long d'un ou plusieurs trimestres (600 euros le trimestre). Une autre société, Prépa-public, propose un "module d'aide à la prise de fonction" une semaine en août (275 euros) ou encore un "module d'aide à la gestion de situations" certains mercredis de septembre à décembre (590 euros).

 "Ce n'est pas une démarche commerciale", s'est défendu Patrick Foglia, président de Forprof, auprès de l'AFP. "Cela répond à un besoin: cette année, à la rentrée, les débutants vont avoir des difficultés énormes car ils n'auront pas eu de formation. On propose une sorte de trousse de survie pédagogique".

 "Avec la réforme, les besoins (pour les modules proposés) se sont vraiment fait sentir", a renchéri Carol Huron, directrice de Prépa-public.

 

"L'Etat se désengage dans son rôle de préparation aux concours et c'est le privé qui vient faire le complément", a regretté Jean-Louis Auduc, directeur-adjoint de l'IUFM de Créteil. Les sociétés privées "jouent sur l'angoisse des débutants pour les rassurer de manière payante", a-t-il dénoncé, en mettant en question la qualité des stages payants: "Où sont les élèves ? Ce ne sont de toute façon pas des stages pratiques"".

Pour Gilles Moindrot, du SNUipp-FSU, premier syndicat des enseignants du primaire, "c'est aberrant que ce ne soit pas l'Education nationale qui prépare à la prise de fonction de la classe". Ces sociétés "ont bien repéré que la formation professionnelle des enseignants allait être réduite à portion congrue, elles surfent là-dessus. On est bien dans une marchandisation de la formation initiale des enseignants", a déploré Christian Chevalier, du SE-Unsa.

 Interrogé, le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a répondu: "il ne m'appartient pas de commenter la création ou non de telles sociétés. Elles existent déjà. Ce qui m'appartient, c'est que le système public mette en place une réforme ambitieuse pour améliorer la formation des enseignants".

 Plusieurs instituts privés ont par ailleurs mis en place des stages d'été payants de préparation du concours 2011 de professeur des écoles, les épreuvesd'admissibilité ayant été avancées à septembre prochain.

 

 Par Karine PERRET - A.F.P. - 19/6/10

Repost 0
Published by henri Moulinier - dans Enseignement et service public
commenter cet article
3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 16:57

Les «oubliés» des nouveaux programmes de sciences éco

02 Juin 2010

Par Les invités de Mediapart 
<http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart>  


Gilles Raveaud, économiste, dénonce les futurs programmes de première qui accordent une place de choix à l'analyse théorique des marchés, oublient purement et simplement les inégalités ou les services publics et délaissent le chômage, l'inflation,  les déficits...

-----------------------------

 Le nouveau programme ( voir le contenu complet sur Eduscol, site officiel du Ministère de l'E.N.) 

<http://media.eduscol.education.fr/file/consultation/88/6/premiere_projet_prog_2010_ES_SES_145886.pdf>  de sciences économiques et sociales pour la classe de première au lycée accorde une place disproportionnée à l’analyse théorique du fonctionnement des marchés parfaits. Ce programme ne mentionne qu’en passant certaines questions essentielles, comme le chômage, l’inflation, et les déficits. D’autres questions majeures, comme les inégalités, les services publics, ou l’environnement sont absentes du programme. Enfin, ce programme nie l’existence d’écoles de pensée différentes en économie (libéraux, keynésiens, marxistes, institutionnalistes).

Les rédacteurs des programmes de sciences économiques et sociales au lycée sont décidément incorrigibles. Après avoir dû, suite à de nombreuses réactions, revoir leur programme de seconde <http://www.idies.org/index.php?post/Enseignement-de-leconomie-en-seconde-%3A-nouveaux-nouveaux-programmes> , les voilà qui récidivent en proposant un programme pour la classe de première fortement déséquilibré en faveur de la micro-économie et des deux mythes que constituent le consommateur rationnel et les marchés parfaits.

Pourtant, tout commence bien dans ce programme, qui reconnaît l’existence d’une «pluralité d’approches théoriques» en économie, sociologie, et en science politique, et qui affiche sa pluridisciplinarité. Mais, très vite, les choses se gâtent. Ainsi, le programme définit la   «démarche de l’économiste» par la question de «la rareté des ressources», qui «engendre la nécessité des choix». Face a cette rareté, l’économiste utilise, selon les auteurs du programme, «le raisonnement coût-bénéfice», et ce «tant au niveau de l’acteur individuel (individu, entreprise) qu’au niveau de la société et des choix collectifs». Enfin, le programme demande aux enseignants «d’insister sur le caractère extensif de la notion de rationalité qui sous-tend le raisonnement économique».

Peu importe aux auteurs que cette définition de la science économique ait été fortement remise en cause depuis des décennies par nombre d’économistes, y compris les plus prestigieux. Le programme demeure dans l’approche positiviste selon laquelle l’économiste est le scientifique des choix en situation de rareté.

 

Le programme évacue, par cette approche réductionniste et instrumentaliste, trois aspects essentiels du travail de l’économiste.

° Tout d’abord, la réflexion sur les fins poursuivies. Il est faux de prétendre, comme le fait le programme, que les économistes ne réfléchissent que sur les moyens, laissant le choix des fins à «la société» ou «aux hommes politiques». Tous les économistes ont des préférences normatives – et c’est très bien comme cela.

° Ensuite, le programme oublie ce qui constitue la véritable question économique, c’est-à-dire le partage des richesses.

°  Enfin, le programme oublie la question, pourtant chaque jour plus essentielle, de savoir ce qu’est-ce qu’une richesse.

Quels sont les buts du système économique? Comment la valeur des biens est-elle établie? Comment les richesses doivent-elles être réparties entre les différents contributeurs, présents et passés?

  Voilà les questions auxquelles les économistes tentent de répondre, loin des fables simplistes sur le choix des moyens pour atteindre des objectifs donnés (par qui?) en situation de rareté. Et pour y répondre, les économistes utilisent des concepts et des cadres théoriques variés, qui présentent des oppositions irréductibles entre eux. Il est faux de laisser croire qu’il existe une et une seule science économique. L’économie se caractérise, comme la sociologie et la science politique, par une pluralité d’école de pensées, de méthodes et d’approches. Il existe, de par le monde, des économistes keynésiens, marxistes, libéraux, institutionnalistes, critiques de la croissance, etc. Tout le monde le sait et le voit, sauf les auteurs de ce programme. Passer sous silence cette diversité, c’est faire preuve de malhonnêteté intellectuelle, en plus d’appauvrir considérablement le contenu réel de notre discipline.

Conformément à ses orientations, le programme demande aux enseignants de passer un temps considérable à la présentation de  «robinsonnades» - le terme est utilisé, par provocation sans doute. Les robinsonnades sont ces fables, que Marx dénonçait déjà en son temps, dans lesquelles on espère faire saisir des concepts fondamentaux aux élèves en imaginant des situations simplifiées à l’extrême, comme celle de Robinson seul sur son île qui doit décider s’il construit une canne à pêche ou s’il va cueillir des fruits. Or, ces fables sont trompeuses, car elles instillent dans les esprits l’idée que le système économique est un système d’échange volontaire, sympathique et pacifique, qui ne fait que des gagnants. Les robinsonnades – c’est leur but – «oublient» les institutions économiques que sont la monnaie, les entreprises, les inégalités de naissance, le rôle de l’Etat, et même les marchés réels.

Pour les auteurs du programme, l’économie n’est pas difficile, mais heureuse. Les marchés sont équilibrés, et l’échange bénéficie à tous. Ainsi, à propos des échanges internationaux, il est demandé aux enseignants de «mettre en évidence les avantages du développement des échanges, notamment entre nations». Demande stupéfiante à l’heure où le débat sur les conséquences de la mondialisation – le terme n’est pas utilisé – fait rage, y compris au sein des meilleurs spécialistes. La mondialisation accroît-elle les inégalités, ou les réduit-elles? Favorise-t-elle la croissance, ou les crises? En voilà, pour reprendre les termes introductifs du programme, des «énigmes, paradoxes, interrogations susceptibles de susciter la curiosité des élèves». Au contraire, le programme demande aux enseignants d’isoler leurs lycéens du bruit du monde, pour leur livrer une image uniformément positive, donc déformée, des effets du commerce international.

A propos de l’entreprise, les choses sont moins orientées normativement, mais c’est alors la cohérence du programme qui est atteinte. En effet, il est demandé aux enseignants de présenter d’abord la version néo-classique de l’entreprise comme lieu abstrait de combinaison de facteurs de production. Puis, des mois plus tard, les enseignants devront revenir sur ce sujet pour présenter l’entreprise comme étant cette fois-ci «un mode de coordination par la hiérarchie». Entreprise passive qui combine les facteurs de production selon leurs prix ou décision de l’entrepreneur qui impose ses choix, il faut choisir. Ou il faut admettre que des visions différentes de l’entreprise existent au sein des économistes, selon que l’accent est mis sur l’échange ou sur la hiérarchie. Mais bien sûr, reconnaître cela est impossible puisqu’il existe, selon les auteurs du programme, une science économique et une seule.

Dans ce programme, seul un sous-thème sur 15 (soit 6% à 7% du programme) porte sur «les déséquilibres macroéconomiques». Au sein de ce seul sous-thème, l’enseignant doit «présenter les grands déséquilibres macroéconomiques» que sont, tenez-vous bien, rien que  «l’inflation, la déflation, le chômage, et le déficit commercial». Mieux: l’enseignant devra faire le lien avec «la demande globale» et «les orientations de la politique économique». Enfin, histoire que les choses soient définitivement simples, cette «première approche» devra s’inscrire «dans la perspective européenne et globale, permettant d’évoquer les interdépendances entre économies nationales». Bref, il est demandé aux enseignants de traiter en quelques heures ce qui leur demanderait des semaines. Et comme cet enseignement se situe en fin de programme, il risquera d’être encore réduit.

Mais le sort fait à ces questions reste plus enviable que celui fait aux inégalités (entre et au sein des pays), aux services publics et à l’environnement. Ces trois questions, trop mineures sans doute, sont absentes du programme. Mais ce n’est pas grave. L’essentiel n’est pas que les élèves commencent à comprendre ce dont les journaux parlent tous les jours. Non, ce qui est important, c’est qu’ils connaissent le modèle du consommateur rationnel et du marché parfait, même s’ils ne se comporteront jamais comme le premier et même s’ils ne rencontreront jamais le second.

 °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Sur le même sujet, lire l’excellent texte de Gérard Grosse <http://www.idies.org/index.php?post/Le-projet-de-programme-de-SES-pour-la-classe-de-premiere-%3A-un-projet-radical> , qui pointe de plus d’autres éléments néfastes de ce programme, comme le recul de l’approche par questions pour passer à une approche dérivée de ce qui se fait (mal) à l’université; le poids excessif de l’économie par rapport à la sociologie et à la science politique; l’oubli des classes sociales en sociologie; les consignes extrêmement précises données aux enseignants qui réduit à presque rien leur liberté pédagogique ...etc.

 

-----------

Gilles Raveaud est maître de conférences en économie à l'Institut d'Etudes Européennes de l'université Paris 8 Saint-Denis. Il a contribué aux ouvrages Petit Bréviaire des idées reçues en économie (La Découverte) et Douze économistes contre le projet de constitution européenne (L'Harmattan). Il est membre du comité de rédaction de la revue L'Economie Politique.  

 
Source : http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/020610/les-oublies-des-nouveaux-programmes-de-sciences

Repost 0
12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 16:08
source : http://www.fneje.com/petition/index.php?petition=2

Pas de bébés à la consigne

Pour des modes d’accueil de qualité


La volonté des Pouvoirs Publics de développer l’offre d’accueil du jeune enfant avec la création de 200 000 places d’accueil d’ici à 2012 est légitime. Mais les propositions de modification du décret du 20 février 2007, relatif aux établissements et services d’accueil, si elles sont maintenues, s’orientent vers une dégradation de la qualité d’accueil du jeune enfant.
 
Suite à la manifestation de notre opposition aux mesures envisagées, le gouvernement vient d’annoncer le 2 avril 2009, par la voix du directeur de cabinet de Madame Morano, secrétaire d’Etat à la famille, que les taux d’encadrement des enfants dans les établissements et services d’accueil ne seraient pas modifiés (un adulte pour 5 bébés et un adulte pour 8 enfants qui marchent).
 
Les dangers du projet de décret
- Diminution de la qualification du personnel : la proportion des professionnels les plus
qualifiés (éducateurs de jeunes enfants, puéricultrices et auxiliaires de puériculture) serait revue à la baisse.
- Projet de jardin d’éveil confirmé mais demeurant extrêmement vague, sauf pour le taux d’encadrement des enfants qui serait également réduit : un adulte pour 12 enfants de 2 à 3 ans au lieu d’un adulte pour 8 enfants aujourd’hui.
- Augmentation des capacités d’accueil en surnombre portées à 20% au lieu de 10% actuellement.
 
Pourtant, les connaissances sur le développement du jeune enfant, l’expérience des professionnels, appuyées par de nombreuses études, permettent d’affirmer que la qualité d’accueil du jeune enfant repose sur des qualifications professionnelles, des taux d’encadrement et des temps de réflexion sur les pratiques, qui favorisent une relation individualisée et soucieuse du bien-être de l’enfant.
Or, les projets de modification du décret vont à l’encontre de ces conditions, comme les récentes mesures portant de 3 à 4 le nombre d’enfants accueillis par les assistantes maternelles.

 Nous affirmons au contraire que toute évolution du dispositif des modes d’accueil pour les enfants et leurs familles doit reposer sur les principes suivants : 
- Respect du développement singulier de chaque enfant
- Socialisation et éveil
- Professionnalisation des adultes travaillant auprès des enfants


En un mot, accueil de qualité, et non, gardiennage et « mise à la consigne ». De plus, chaque famille doit pouvoir accéder au mode d’accueil de son choix, et sans barrière financière, ce que ne garantit pas le projet de décret.
C’est pourquoi nous nous opposons fermement aux modifications du décret sur les établissements et services d’accueil, et en demandons le retrait. Nous nous engageons à nous mobiliser, et appelons parents et professionnels à nous rejoindre, pour que le développement de l’offre d’accueil rime avec la préservation de sa qualité.


Premiers signataires :
ANAP (Association Nationale des Auxiliaires de Puériculture), ANAPSYpe (Association Nationale des Psychologues Petite enfance), ANPDE (Association Nationale des Puéricultrices diplômées d’Etat et des Etudiantes), CADRESPE (Collectif d’Association de Directeurs et Responsables d’Etablissement et Services Petite Enfance), CEMEA (Centres d'Entraînement aux Méthodes d'Education Active), CEPAME (Comité d’Entente des Ecoles Préparant Aux Métiers de l’Enfance – Association regroupant des écoles d’auxiliaires de Puériculture et de Puéricultrices), la CGT, CGT Petite Enfance des Services Publics Parisiens, CGT Crèches PMI 93, CGT Educ'Action, CGT Fédération des Services Publics, Collectif Petite Enfance 06, FERC CGT, FNEJE (Fédération Nationale des Educateurs de Jeunes Enfants), Passerelles EJE, R.I.R.E (Réseau Informel de Réflexion sur l'Education), SNMPMI (Syndicat National des Médecins de PMI), SUD Santé Sociaux, SNU CLIAS FSU, SUPAP FSU, Union Syndicale Solidaires, UNSA, UNSA Education, UNSA petite enfance ville de Paris, UNSA Territoriaux, SE UNSA.



Repost 0
Published by henri Moulinier - dans Enseignement et service public
commenter cet article
28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 06:11


Ancien prof de S.E.S dans un lycée rochelais, continuant à enseigner, volontairement et par passion,  l'économie à l'Université de La Rochelle, je suis scandalisé par la manipulation idéologique qu'induit le nouveau programme de Sciences Economiques et Sociales de l'option en Seconde pour la rentrée prochaine. Je soutiens mes collègues et leur Association, l'APSES, qui critiquent ces programmes.
 Cela concerne tous les citoyen(ne)s de ce pays

Les programmes scolaires ne sont pas des outils idéologiques!!!
Le chômage disparaîtra du programme d'économie de seconde à la rentrée 2010. L'initiation aux sciences économiques et sociales, une matière optionnelle, consacrait jusque-là un chapitre entier à « l'emploi, question de société ».

Il balayait notamment les notions de chômage, précarité, discrimination, contrats de travail, etc. C'est un éditeur de manuels scolaires qui a fait fuiter la disparition de ce chapitre auprès d'enseignants en sciences-éco. Vendredi 22/1, , des éditeurs étaient  conviés au ministère de l'Education pour un briefing sur les nouveaux programmes.


Ces nouveaux programmes sont le fruit du travail d'un groupe d'experts qui comprend :

  • ° les économistes Christian de Boissieu et Philippe Martin
  • ° le sociologue François Dubet
  • ° un représentant de l'inspection générale
  • ° un inspecteur pédagogique régional
  • ° Sylvain David, Prof de SES dans le secondaire, il préside l'Association des professeurs de sciences économiques et sociales (APSES)  .
            Sylvain David a détaillé à Rue89 le fonctionnement du groupe d'experts : « Trois réunions en tout et pour tout, qui duraient entre une heure trente et trois heures, et qui ont eu lieu entre le 18 décembre et le 12 janvier. Et c'est tout. »    Au terme de la première réunion, il a cru réussir à maintenir le chômage dans le corpus. Raté : Sylvain David affirme que le cabinet a fait pencher la balance en faveur de sa suppression -« officiellement parce que c'était trop lourd », glisse Sylvain David qui semble y voir plutôt un biais idéologique. (...)
     

Professeur de sciences économiques et sociales, Gérard Grosse déplore aussi cette suppression sur le site de l'IDIES :

« Retirer d'un programme d'initiation (“ d'exploration ” dans le vocabulaire ministériel) les sujets qui comptent dans le débat public (le chômage, les inégalités, etc.) et les remplacer par des “ outils ” techniques est déjà symptomatique d'une certaine vision de l'enseignement en général et des sciences économiques et sociales en particulier. »

       Lire la totalité de l'information sur le  site de RUE89: 

  http://www.rue89.com/2010/01/26/le-chomage-disparait-du-programme-deconomie-de-seconde-135580

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

        Sciences économiques et sociales au lycée :
                   la « rupture » au programme


Le ministère de l'Education nationale a dévoilé un projet de programme de sciences économiques et sociales de seconde. Un projet qui suscite la colère parmi les défenseurs des SES, car il élimine des sujets comme le chômage ou les inégalités.


Stupeur chez les professeurs de SES.
Le ministère de l'Education nationale vient d'envoyer le contenu des nouveaux programmes de Sciences économiques et sociales (SES) pour la classe de seconde à certains éditeurs. Notre bloggeur Gilles Raveaud a mis en ligne ce document ici.
° Sur la forme, le fait de dévoiler ce projet avant même la consultation des enseignants, prévue la semaine prochaine, est un procédé pour le moins cavalier.
° De plus ces programmes ont été concoctés de manière totalement contraire à tous les usages démocratiques : le cabinet du ministre s'est constamment immiscé dans le travail de la Commission en charge de la rédaction et lui a au final imposé ses choix qui correspondent pour l'essentiel aux vœux de l'Institut de l'entreprise présidé par Michel Pébereau.


Une rupture sur le fond avec les programmes traditionnels
 ° Sur le fond, ces nouveaux programmes constituent une rupture avec l'enseignement traditionnel de la discipline. L'Association des professeurs de SES (APSES) leur reproche de faire la part trop belle à l'enseignement de la microéconomie centré sur l'étude de mécanismes abstraits comme l'élasticité-prix, les courbes d'offre et de demande, le prix d'équilibre...
° A la trappe donc l'étude des enjeux sociaux comme le chômage, la précarité, les inégalités, le partage salaires / profits, les conditions de travail, etc. Bref, l'enseignement passe sous silence les sujets qui fâchent, au point que l'APSES parle d'une « économie bisounours », aseptisée, débarrassée de ses conflits sociaux et de ses débats scientifiques.

° Sur son blog, Arnaud Parienty regrette le peu d'intérêt accordé à la simple « description » des faits économiques (Le chômage n'existe plus (le ministère l'a viré des programmes). Cette lacune reflète la réduction à la portion congrue des disciplines autres que l'économie, comme la sociologie,  reléguée au rang de thématique en option.
° Dernier argument, relevé sur le site de l'IDIES par Gérard Grosse, ce programme est « infaisable » en 54 heures de cours pour des élèves de 15 ans qui découvrent tout ou presque de ces disciplines nouvelles pour eux.


En réponse, l'APSES organise une soirée festive de soutien aux SES vendredi 29 janvier à 18h30 au Café Rive droite (2 rue Berger 75001 - plus d'infos ici), et appelle à participer à la manifestation du samedi 30 janvier 2010.


Manuel Domergue
Alternatives Economiques

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
L'importance de l'enseignement des Sciences Economiques et Sociales:

http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Repost 0
Published by henri Moulinier - dans Enseignement et service public
commenter cet article
26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 17:00
Appel national pour l’Ecole Publique (groupe officiel)

L’Ecole publique, laïque et gratuite crée le lien social indispensable pour faire face aux défis d’un monde en crise. C’est elle, et elle seule, qui permet de garantir la cohésion sociale. Elle est pourtant aujourd’hui menacée par des choix politiques qui favorisent le privé et encouragent le consumérisme éducatif.

Redonnons la Priorité à l’Ecole laïque !

Le service public et laïque d’éducation doit garantir à chaque élève une scolarisation de qualité sur tous les territoires. Il doit permettre à chacune et chacun, quelle que soit son origine culturelle ou géographique, quelle que soit sa condition, quel que soit son handicap, de bénéficier d’une éducation et de s’approprier « le vivre ensemble » dans un espace où la liberté de conscience est strictement respectée.

Aujourd’hui, le service public et laïque d’éducation n’est plus une priorité de l’État.

Les nombreuses décisions ministérielles le montrent :

-les dizaines de milliers de suppressions d’emplois qui ne cessent de le frapper durement, le fragilisent en zone rurale et l’asphyxient en zone urbaine.
-les aides publiques concédées aux établissements privés (à 95% catholiques) qui n’ont jamais été aussi élevées. Il s’agit de près de 7 milliards d’Euros octroyés chaque année par l’Etat, auxquels viennent s’ajouter les participations obligatoires versées par les collectivités locales.
-la loi Carle qui amplifie le financement de la concurrence au service public et conforte la logique de « marché » scolaire.
-la suppression de la sectorisation, qui transforme les parents d’élèves en consommateurs d’école.
-le développement du privé par le plan banlieue, là ou les besoins du service public sont les plus criants, là ou la ségrégation sociale est la plus forte ;
-les accords « Kouchner Vatican » (qui remettent en cause les règles de collation des grades universitaires au bénéfice des instituts catholiques) ainsi que les projets de financement par l’État de l’enseignement supérieur privé.

Nous, signataires de cette pétition, refusons l’affaiblissement organisé par l’Etat, de notre service public et laïque d’éducation.
L’éducation n’est pas une marchandise. La liberté de conscience doit être respectée partout et pour toutes et tous. L’argent de tous doit cesser de financer les choix de quelques-uns.
Nous exigeons une orientation politique qui fasse clairement le choix de l’Ecole publique, laïque et gratuite. Nous réaffirmons qu’il n’y a qu’une Ecole de la République.
Nous demandons que l’effort éducatif de la Nation soit réservé au développement de l’Ecole de la Nation.

Coordonnées

 

Adresse électronique :
Site web :
http://www.appelpourlecolepublique.fr
Bureau :
Appel pour l'Ecole Publique
Adresse :
Paris, France, 75 007

 

Pour signer directement en ligne (mise en ligne le 28 janvier) :

http://www.appelpourlecolepublique.fr

Vous pouvez aussi télécharger la pétition présente sur le site et la faire signer autour de vous.
Rien n'est interdit : repas familiaux, cercle d'amis, établissements scolaires; marchés, sorties d'églises, festivals, universités, entreprises...

Les signatures sont à retourner à
Appel pour l'Ecole Publique, 209 Bd Saint Germain, 75007 Paris

La liste des organisations nationales signataires sera publiée après la conférence de presse de lancement.
Une liste d'organisations locales signataires existera, si vous souhaitez la rejoindre, contactez nous
Repost 0
Published by henri Moulinier - dans Enseignement et service public
commenter cet article
19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 13:15
58 établissements privés d'enseignement supérieur sont en pass d'être contractualisés avec le Ministère de l'E.N.: dont les 5 instituts catholiques de Paris, Lille, Angers, Lyon et Toulouse avec leurs 35 000 étudiant(e)s, aux côtés de l'Essec, de l'Edhec ou de l'Esca.

Une stratégie globale de recomposition de l'enseignement supérieur

C'est une démarche voulue, cohérente de ce gouvernement  avec la mise en place de la Loi L.R.U. ( loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités), loi votée à l'été 2007, juste après l'élection de Nicolas Sarkozy.

Mais ce n'est pas une démarche  nouvelle: elle prend sa source dans le protocole d'accord conclu en 2002 par le Ministre socialiste Jack Lang de l'E.N. avec l'Union des établissements supérieurs catholiques (Udesca) et la Fédération d'écoles supérieures d'ingénieurs et de cadres (Fesic), accord qui visait "à engager une politique claire et équitable de contractualisation et de pleine association de l'enseignement supérieur privé".
 
Mais "le système actuel ne finançait pas la recherche, remarque Michel Quesnel, recteur de l'Université catholique de Lyon et Président de l'Usesca. Avec une contractualisatioon pluriannuelle, nous pourrons engager les moyens qui lui sont nécessaires, sans négliger la pédagogie ety l'accompagnement des étudiants. Des points qui restent les marqueurs de nos établissements". ( Nb: le Ministère finançait déjà ces établissements: environ 1 000 euros/étudiant/an pour ceux qui préparaient un diplôme reconnu par l'Etat)

Plus pour le privé, moins pour le public!
Cet accord devrait être signé dès le 1er semestre 2010. Ce sont pas moins de 66,4 millions d'euros qui devraient être alloués à ces établissements privés, alors que le budget 2010 pour l'enseignement public prévoit une nouvelle saignée de plus de 1 000 postes!

En instaurant l'autonomis des établissements, avec la loi L.R.U. déjà évoquée, le gouvernement a d'abord fait le choix de les mettre en concurrence et d'ouvrir leurs financements au secteur privé.

Il y a quelques mois, l'Accord Vatican-Kouchner ( Ministre des Affaires Etrangères) complétait le dispositif en reconnaissant l'ensemble des diplômes de l'enseignement catholique en France, à l'égal de ceux du public.

Par transitivité et au nom de la "concurence libre et non faussée" du Traité de Lisbonne, c'est l'ensemble des diplômes du privé qui pourraient bénéficier de cette reconnaissance.

Ne restait plus qu'à financer sur fonds publics ces mêmes établissements, ainsi que la recherche en leur sein. Et ce financement s'accompagne, en outre, d'une contractualisation qui voudrait faire croire que ces établissements sont les plus à même de remplir les missions de service public qu'on leur délègue!!!

Le supérieur: un "galop d'essai" avant le lycée!
La réforme annoncée par le duo Sarkozy-Châtel vise a donner aux lycées une plus grande ... "autonomie", à mettre fin au caractère national du bac pour, à n'en pas douter, aider demain le secteur privé à s'implanter plus encore à ce niveau.

Après la loi Carle pour les écoles primaires: un nouveau coup porté à la laïcité !
Cette loi Carle oblige les Mairies à financer l'inscription d'enfants de leur propres communes dans des écoles primaires privées situés sur d'autres communes!

Un nécessaire combat pour le service d'enseignement, public et laïque s'impose!  
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°


* Je suis prof... J'improvise" gràce à la réforme sarkoziste!

* Les députés de droite ont voté le chèque éducation pour l'école privée! Scandaleux


Repost 0
Published by henri Moulinier - dans Enseignement et service public
commenter cet article
9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 20:48

Pétition lancée par l'Association des Professeurs d'Histoire et Géographie

 

Appel pour le maintien d'un enseignement obligatoire d'Histoire et de Géographie en Terminale scientifique

L'Assemblée Générale de l'Association des Professeurs d'Histoire et de Géographie (APHG), réunie le dimanche 29 novembre 2009 au Lycée Saint Louis à Paris.

· Condamne et rejette tout projet de réforme des Lycées aboutissant à la disparition de l'Histoire et de la Géographie dans les classes de Terminale scientifique

· Exige le maintien d'un enseignement obligatoire en Terminale scientifique (TS) débouchant sur une épreuve au Baccalauréat

Souligne combien l'Histoire et la Géographie éclairent fondamentalement les débats contemporains sur les identités, les cultures, les territoires et la mondialisation.

L'APHG invite toutes celles et tous ceux qui approuvent cet appel à le signer et à le faire signer.

L'adresse pour s'y rendre est
http://spreadsheets.google.com/viewform?formkey=dEpuSnVqaTQzSFJYZll...
Quand vous recevez confirmation que vous êtes bien enregistré la formule "ma feuille de calcul" s'adresse à moi, c'est à partir d'elle que nous publierons sur le site national la liste des signataires.

Soyez nombreux à signer et faites signer.
-
Jacques SAPIR
Directeur d'Études (économie) à l'EHESS / Professor (economics) at EHESS-Paris
Directeur du CEMI-EHESS / Director CEMI-EHESS
http://www.ehess.fr/centres/cemi/
Tel : 33-(0)1-49 54 20 04
Fax : 33-( 0)1-49 54 21 33

Repost 0
Published by henri Moulinier - dans Enseignement et service public
commenter cet article

Présentation

  • : Henri MOULINIER
  • Henri MOULINIER
  • : Espace de débat pour contribuer à l'élargissement du Front de gauche, la victoire de la gauche pour une réelle alternative au néolibéralisme et au capitalisme
  • Contact

Profil

  • henri Moulinier
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.

Recherche

Pages

Catégories