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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 12:46

Par Roger Martelli| 31 mars 2014

Municipales : PC, l'autre Bérézina (Photo Martin Willms) Photo Martin Willms

 

À l’issue des municipales de 2008, un maire communiste ou apparenté était à la tête de 726 communes sur le territoire métropolitain. Parmi elles, 81 comptaient plus de 10 000 habitants et 28 plus de 30 000. Les déclarations officielles de la place du Colonel-Fabien portaient à 185 le nombre de communes métropolitaines de plus de 3 500 habitants dont le maire était considéré comme communiste.

En 2008, l’érosion municipale s’était atténuée. Comme il le fait continûment depuis 1983, le PC avait perdu quelques mairies, mais beaucoup moins que lors des scrutins précédents. Il pouvait penser, cette fois, que les malheurs du concurrent socialiste conforteraient sa stabilité relative. En outre, la direction communiste a tout fait pour protéger les restes non négligeables du communisme municipal. C’est ainsi qu’elle a eu recours, une fois de plus, à l’appel appuyé au rassemblement de toute la gauche, dans les espaces encore contrôlés par le PC.

Au soir du premier tour, 26 communes de plus de 3 500 habitants avaient déjà été perdues, comme nous le notions sur le site de Regards, dont 13 au profit de la droite et 8 au profit de la gauche socialisante. Ce soir-là, l’analyse des résultats laissait entendre qu’une vingtaine des mairies communistes de 2008 se trouvaient en ballottage délicat et qu’une poignée (9 cas) pouvait mathématiquement être gagnée. En fait, loin de provoquer un sursaut, le second tour a amplifié les pertes du premier.

Sans doute les communistes regagnent-ils Aubervilliers et Montreuil (dans ce dernier cas, après avoir dû se contenter de 18 % au premier tour), ainsi que Thiers (Puy-de-Dôme), Sérémange (Moselle) et Annay (Pas-de-Calais). Mais ces quelques cas ne compensent pas la saignée enregistrée ailleurs. Au total, le PC perd 57 villes de plus de 3 500 habitants et en regagne 5, soit un déficit de 52 villes, près de 30 % de l’effectif de départ. Il perd 7 villes de plus de 30 000 habitants sur 28 et 19 villes de plus de 10 000 habitants sur 81. Il faut remonter à 1983 et 1989 pour trouver un tel recul.

Sur les 57 villes perdues, 30 l’ont été sur la droite, 22 sur la gauche, 5 sur des « divers ». Ces pertes sont réparties sur tout le territoire national avec des zones de plus grande fragilité. Les départements les plus touchés sont le Nord (9) et le Pas-de-Calais (5), la Seine-Saint-Denis (6), le Rhône et le Morbihan (4), les Bouches-du-Rhône (3). Des bastions historiques sont tombés : Garchizy (Nièvre), Escaudain, Fenain et Vieux-Condé (Pas-de-Calais), Bagnolet, Bobigny, Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) étaient des villes « rouges » dès 1919.

Treize communes perdues l’ont été en Ile-de-France dont 7 en petite couronne. La « banlieue rouge » s’est une nouvelle fois effritée. Aubervilliers et Montreuil rentrent dans le giron communiste. Mais Bagnolet, Saint-Ouen, Bobigny, Le Blanc-Mesnil et Villejuif n’auront pas de maire communiste. Dans cette affaire, le PS aura joué le rôle de l’apprenti sorcier. Il a considéré que la petite couronne lui revenait, dans l’attraction parisienne, et que les terres rouges étaient par vocation les siennes. Il a ainsi patiemment détricoté le réseau communiste séquano-dionysien et il a cherché à porter l’estocade finale en 2014. À l’arrivée, c’est la droite qui tire les marrons du feu. Les socialistes ravissent certes Bagnolet aux communistes, à l’arrachée. Ils ne récupèrent pas Saint-Denis et Montreuil comme ils l’espéraient. Et ils perdent Aubervilliers, Aulnay-sous-Bois, Épinay, Livry-Gargan et Noisy-le-Sec. C’est la droite, inexistante du temps de l’hégémonie communiste, qui étend ses mailles sur l’ancienne terre par excellence du communisme urbain (quand le département de Seine-Saint-Denis est créé, ce sont 80 % de sa population qui sont gérés par une mairie communiste). Les socialistes rêvaient de la grande revanche sur les communistes ; ils ont servi de sas à une conquête à droite.

Le nouveau recul communiste surprend par son ampleur.

Et il est vrai que, dans plusieurs cas, la défaite du second tour s’est jouée sur une poignée de voix. La surprise ne devrait pas toutefois faire oublier le fond. Quand le PCF s’implante dans la périphérie parisienne, dans ces terres délaissées que l’on surnommait alors le « Far West français », il s’appuyait sur une espérance formidable de révolution et de république sociale. Il pratiquait en outre une gestion municipale originale, raccordée à une sociabilité ouvrière bien vivace, et qui parvenait, avant d’autres, à opérer une part de redistribution publique vers les catégories défavorisées et discriminées du monde ouvrier. L’expansion du communisme coïncidait avec celle de la banlieue, faisant corps avec une fierté populaire d’un temps où le prolétariat commençait à imposer sa dignité et la stabilisation de ses statuts.

La gestion communiste a ainsi été prise de plein fouet par le recul de l’État-providence, de la dépense publique et de la relative redistribution. Quant au PCF, il ne sut pas se renouveler avec assez de hardiesse, quand il avait les moyens de le faire. La gestion communiste a cherché à garder sa fibre constructive et populaire, mais dans un contexte de rétraction publique et d’une énorme frilosité interne. Pour une part, on dira que le roi est nu. Le communisme municipal s’est contracté, sans que l’on puisse encore en mesurer l’ampleur exacte. Là où le PCF n’est pas en tête de la gauche, il va être pénalisé par la débâcle socialiste. Au bout du compte, il y aura nettement moins de mairies et d’élus communistes. Ce n’est pas une bonne nouvelle, en ces temps difficiles pour les catégories populaires et pour la démocratie.

Front de gauche - Retour sur le premier tour [1]

Les données chiffrées présentées ici portent sur les communes de plus de 1000 habitants (9663). Des listes étiquetées à gauche sont présentes dans 5476, soit un peu plus que la moitié (56 %). Des listes officiellement désignées comme étant celles du Front de gauche ou de certaines de ses composantes sont présentes dans 607 communes, soit à peine un peu plus de 6 % de l’échantillon de communes. Par commodité, les sigles utilisés sont ceux du site officiel de l’Intérieur :

  • LEXG : Liste Extrême gauche
  • LFG : Liste Front de Gauche
  • LPG : Liste du Parti de Gauche
  • LCOM : Liste du Parti communiste français
  • LSOC : Liste Socialiste
  • LUG : Liste Union de la Gauche
  • LDVG : Liste Divers gauche
  • LVEC : Liste Europe-Ecologie-Les Verts

    On sait que les formations du Front de gauche se sont dispersées. Elles se sont encore intégrées dans des formules classiques d’union de la gauche, qu’elles soient ou non en position subordonnées. Dans les autres cas, on décompte 610 listes étiquetées LFG, LPG ou LCOM.

    Le total des listes à la gauche du PS regroupent 4,2 % et la gauche dans son ensemble atteint 40,9 %.

Si l’on s’en tient aux 607 communes ou le Front est présent, rassemblé ou au travers de certaines de ses composantes, les résultats sont alors :

  • LEXG : 1.0 %
  • LFG : 6,9 %
  • LPG : 1.1 %
  • LCOM : 2,9 %
  • LSOC : 8,1 %
  • LUG : 16,3 %
  • LDVG : 5,6 %
  • VVEC : 2,6 %

    Le total de la gauche de gauche atteint cette fois 12 % et la gauche tout entière est à 44,7 %.

Pour rappel, les résultats dans les villes de plus de 20 000 habitants où le Front de gauche était présent en tant que tel, contre des listes d’Union de la gauche ou contre des listes socialistes ont été les suivants :

  • LEXG : 1,3 %
  • LFG :
  • 6,4 %
  • LCOM : 0,5 %
  • LPG : 0 ;6 %
  • LSOC : 11,6 % LUG : 15,3 %
  • LVEC : 3,0 %

2. La comparaison avec 2012 est malaisée, les choix du PCF brouillant sévèrement les cartes.
Sans surprise, les progressions les plus nettes s’observent dans les communes où le maire est communiste et où il n’y a pas d’alliance avec le Parti socialiste (comme à Fontenay-sous-Bois, Ivry ou Saint-Denis). Des progressions s’observent dans une trentaine de villes où le maire n’est pas communiste. Dans plusieurs d’entre elles, comme Saint-Dizier, Calais, Sevran, Corbeil, Sète, Romainville ou Bourges, il s’agit de villes de sensibilité communiste forte, qui ont été gérées par des communistes.

Mais les pertes l’emportent largement sur la progression, dans près de 200 communes de l’échantillon. Dans 90 d’entre elles, ces pertes représentent plus de la moitié du pourcentage de 2012 et les deux tiers pour une vingtaine. Bien sûr, ces pertes sont particulièrement significatives dans les grandes villes où le PCF a choisi l’alliance avec le PS, comme à Paris, Toulouse ou Nantes.

Dans l’ensemble, s’observe incontestablement un problème propre aux grandes villes. Alors que le vote Mélenchon avait montré une spectaculaire percée dans les centres des principales métropoles, le vote municipal s’est effondré, notamment à Toulouse, Strasbourg, Bordeaux, Lille ou Reims.

3. Si l’on observe la globalité du scrutin municipal de premier tour, il révèle avant tout l’insuffisant ancrage du Front de gauche sur le terrain local. On sait que les municipales sont redoutables par la complexité des liens qui s’établissent entre les données nationales et le fait communal. Dans la France des 37 000 communes, les étiquettes qui dominent de façon écrasante sont celles des « divers gauche » et des « divers droite ». Mais, dans sa grande période, le PCF avait su, dans cet environnement a priori peu favorable, concilier l’enracinement local et l’identification politique. C’est lui qui, dans les années 1960 et 1970, a imposé une formule de l’union de la gauche qui contribua alors fortement à la déstabilisation de la droite et à la consolidation de l’espérance sociale en milieu populaire.

Pour l’instant, le Front de gauche est loin de cet équilibre. Dans les communes de plus de 1000 habitants, 9 % à peine des listes présentes correspondaient à une étiquette associée au Front de gauche. Les listes associées directement au PS représentaient à elles seules 15 % du total, 14 % pour les listes d’union de la gauche et 56 % pour les inévitables « divers gauche ».

Alors que la visibilité présidentielle du Front de gauche a été maximale, celle des municipales s’est diluée dans un océan de confusion. Or l’articulation complexe du national et du local suppose une base de clarification qui n’est pas encore accomplie.

Réflexions finales

1. Les élections municipales sont toujours un combiné de local et de national. Le Parti de gauche a eu raison de plaider pour une cohérence politique du Front de gauche, notamment dans les grandes agglomérations qui sont le cœur des redéploiements contemporains. Il a eu le tort de sous-estimer les dimensions locales, en privilégiant un discours avant tout critique à l’égard du Parti socialiste. Les communistes ont eu raison de souligner l’importance des enjeux locaux. Mais ils ont eu tort d’ignorer la place spécifique de la métropolisation, à la charnière du local et du national, qui a « nationalisé » massivement le scrutin.

2. À partir de 1965, le Parti communiste a imposé la méthode de l’union de la gauche dans le tissu local. Elle est en train de s’essouffler, notamment dans le cœur de la France métropolitaine. Il faut donc inventer des dynamiques permettant de concilier la clarté des débats de projet (adaptation ou rupture) et la nécessité de rassemblements à portée majoritaire. Il est vrai que le passage d’une méthode à une autre ne se décrète pas en claquant des doigts. Mais encore faut-il avoir la volonté de cultiver le nouveau, eu lieu de se cramponner à l’ancien. Depuis 1983, le PCF ne cesse de chercher à préserver ses municipalités, en s’inscrivant dans la continuation des dynamiques d’hier. Il a pu parfois (par exemple en 2008) freiner son déclin municipal. Il ne l’a jamais enrayé. Une nouvelle donne s’impose pour le rassemblement à gauche : il n’y a plus d’échappatoire.

3. Le médiocre résultat municipal au cœur de la France urbaine, après le brillant succès de Jean-Luc Mélenchon au printemps 2012, ne peut manquer d’interroger. Globalement, le Front de gauche a un problème d’implantation territoriale inégal. Dans les agglomérations, le problème est peut-être d’abord celui d’une inadéquation. Dans ces territoires refaçonnés par la mondialisation, il ne suffit plus de s’opposer aux choix globaux existants. Encore faut-il leur opposer des projets qui soient à la hauteur des enjeux et des attentes. Dans cette part du territoire national, où la polarisation des avoirs, des savoirs et des pouvoirs est maximale, c’est une vision métropolitaine qui peut faire le lien du local, du national et même du supranational. Sans doute le Front est-il bien fragile sur ce point.

4. Dans bien des cas, le Front de gauche apparaît trop institutionnel. Les résultats intéressants des listes souvent dites « citoyennes » ou « alternatives » disent à leur manière l’attente d’un vent nouveau. Que les Verts, alors qu’ils participent à l’exercice du pouvoir, aient bien passé le cap du premier tour dit quelque chose d’analogue. Que cela soit mérité ou non, ils incarnent chez beaucoup d’urbains un rapport différent à la politique et à la quotidienneté.

Il ne faut certes pas en tirer de conclusions hâtives, sous la forme d’un éloignement des enjeux institutionnels. Mais il faut savoir prendre du champ à l’égard de la mécanique essoufflée des institutions, pour y revenir plus efficacement, pour subvertir cette caricature de démocratie qu’est aujourd’hui la « gouvernance » des élites. Si le Front de gauche a une mission, c’est à retisser les liens désormais inexistants entre l’expérience sociale et le champ politique. Mais pour cela, il devrait apprendre à incarner décidément une autre façon de faire de la politique. C’est une clé majeure de la reconquête des catégories populaires. On ne lutte pas contre le ressentiment en attisant seulement la colère, mais en raccordant les pratiques pour améliorer l’existant à une nouvelle espérance.

5. Ainsi, le Front ne peut plus contourner l’exigence de la novation. Il faut rassembler, plus que jamais. Et plus que jamais il convient d’incarner un renouveau. Que cela plaise ou non, que cela soit juste ou non, le Front de gauche est perçu davantage comme une butte-témoin du passé que comme un vecteur d’avenir. Et sans doute, a-t-il involontairement contribué à cette image par la référence obsédante aux grandes heures du passé populaire. Par métier et par passion je vibre toujours intensément au récit de la grande geste révolutionnaire. Mais les jours heureux d’hier sont derrière nous, irrémédiablement. Si la mémoire populaire vient se greffer sur l’innovation démocratique et sociale, elle enfle une dynamique propulsive, en réarticulant le passé, le présent et l’avenir. Elle englue si, un tant soit peu, elle apparaît comme un substitut de sens et de repère.

Les jolis scores, au premier tour, de Sevran et de Romainville, ont été acquis par deux jeunes femmes, Clémentine Autain et Sonia Dauvergne. Toutes deux ont amplifié leur score au second tour. Le signal est heureux. Il rend exigeant sur la capacité d’initiative historique d’une gauche bien à gauche. Les jours heureux de la révolution émancipatrice sont devant nous. Encore faut-il les inventer.

Notes

[1] Les statistiques globales sont faites sur les communes de plus de 1000 habitants. Elles reposent sur les données du Ministère de l’Intérieur. Celles-ci sont imprécises, du fait des complexités de répartition des étiquettes. Pour les villes qui étaient communistes en 2008, la correction des étiquettes a été faite. Pour les autres, il faudra tenir compte d’une marge d’erreur qui n’invalide pas les grandes données du scrutin.

  • Bonnes analyses sur lesquelles je suis majoritairement d’accord, mais alors le titre... on croirait à un titre de Libé tellement il est racoleur.

    Akasha Le 31 mars à 12:51
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Published by henri Moulinier - dans Municipales La Rochelle 2014
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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 06:39

Le second tour des municipales amplifie le premier et marque une défaite, voire une déroute du PS. Sans compter le fort taux d'abstention qui n'a pas réellement reflué au second tour. Le FN gagne des mairies. Ce n'est cependant pas la vague annoncée par Mme Le Pen. Mais pour les européennes, cela sera une autre paire de manche.

Oui, c'est la défaite de la politique social-libérale de F. Hollande !

Il peut toujours faire haro sur son Premier Ministre et son gouvernement "pléthorique", il ne peut esquiver sa propre responsabilité, celle de sa politique qui se range du côté du Medef, qui aggrave le chômage et la pauvreté par sa politique d'austérité et de cadeaux au actionnaires, sous pretexte d'améliorer la "compétitivité " des entreprises. C'est cette politique qu'il faut changer!

A La Rochelle, vigilance!

La liste de JF Fountaine a gagné. Je n'ai pas voté pour elle, mais pour la liste de Nanou Jaumouillé et je regrette sa défaite, par ailleurs honorable et dûe à une capacité de JF Fountaine à regrouper large, dans une démarche attrape-tout.

Cela dit, je prend acte de l'élection à venir de JF Fountaine comme maire de La Rochelle. Je le félicite. La démocratie des urnes a parlé.

Mantenant, j'attend de voir les premiers actes, le respect des engagements, nombreux, le devenir des servicces publics municipaux, les nouvelles relations avec les associations, ...

Oui, vigilance de tous pour que la politique municipale demeure une politique de gauche, car Jean-François est un homme de gauche et il l'affirme. Qu'il le prouve avec son équipe.

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Au front camarades ! L'Humanité - 31 mars 2014)

Ce n'est pas une claque, c'est un lynchage, une humiliation, une rouste magistrale, un uppercut de la gauche, un désaveu sans appel. François Hollande, qui se voulait "Normal premier" au point de faire concurrence aux livreurs de pizzas en motocyclette, celui qui déclarait la guerre à la finance, est ce matin tout nu, "en pelotas", et son ralliement joyeux, toute honte bue, au néolibéralisme : vomi par le peuple de gauche.

La sanction est désespérante.
Les travailleurs n'aiment pas ceux qu'ils considèrent comme des repentis, et les apostats finissent toujours dans les trous noirs de l'histoire. Le vote de ce dimache est d'abord un carton rouge au bilan du hollandisme. Il n'est pas une adhésion tsunamique aux droites, mais un naufrage des espoirs soulevés par des promesses finalement non tenues.
Les trahisons aux valeurs de gauche, aux marqueurs de classe, aux intérêts du plus grand nombre, aux besoins des plus faibles, des plus démunis, des exploités, se payent cash tôt ou tard. A force de faire un indécent bisou-bisou permanent avec le patronat, de se vautrer avec le Medef, de ramper devant Mme Merkel, de mépriser les syndicats, d'avilir notre pays, d'en faire une serpillère "transatlantique", de prendre aux pauvres pour donner aux riches, on n'a plus rien de socialiste ni même de social-démocrate. On devient une sorte de nouvelle droite et les gens préfèrent toujours l'original à la pale copie du transfuge.
Tout cela serait méprisable si l'adversaire de classe n'en profitait pas pour s'emparer de centaines de municipalités, pour faire main basse sur leur potentiel, pour balayer des années de " bouclier social ", de gestion démocratique et populaire, même dans un contexte de plus en plus difficile.
Tout cela serait méprisable, si ceux qui allaient trinquer étaient les barons, les notables, les " élites socialistes ", les cumulards, les qui-relèvent-de-l'impôt-sur-les-grandes-fortunes...
Non, non, ceux-là continueront à s'empiffrer, à grossir leur portefeuille, à se repaître des désastres sociaux, qu'ils ont eux-mêmes provoqués.
Non, non, ceux qui vont trinquer encore plus, serrer la ceinture, pleurer les fins de mois, sacrifier leur santé, l'avenir de leurs enfants, ce sont les ouvriers, les fonctionnaires, les retraités, les chômeurs, les précaires, les travailleuses, les petits paysans, les intermittents, "ceux d'en bas"...
 
Rien que pour cela, ces " socialistes "-là, qui enterrent Jaurés, Allende, Negrin..., exigent d'être combattus et dénoncés comme il se doit.
Ils ne connaissent que le rapport de forces, et n'avancent que lorsque le peuple les bouscule. L'heure est au déploiement et à la structuration d'un vrai Front de Gauche, socialo-indépendant, sur des principes et des valeurs de classe, avec un objectif clair : aller vers une société nouvelle anticapitaliste, que nous sommes nombreux à appeler " le socialisme du XXIe siècle ". Cela n'est nullement contradictoire avec la nécessité d'un parti communiste cohérent, fort, combattif, créatif, unitaire... Le peuple et la perspective socialiste en ont plus que jamais besoin.

Face au champ de ruines de ce dimanche, il n'y a plus de temps à perdre.
Il n'y a pas de " plan B ", et il nous reste peu de cartouches. Le pire est devant nous si nous ne sommes pas capables d'affronter les défis à venir, notamment les Européennes, autrement que les municipales.
Ce n'est pas qu' Hollande n'a rien compris : il décline consciencieusement le programme du Medef, la politique de l'Union européenne, de la "troïka", avec conviction et sans scrupules. Et qu'importe quel sera le prochain premier ministre. Qu'il soit chasseur de Roms ou plus ratoureux, après avoir touché le fond, il ne touchera pas au fond.
La reconquête commence dès maintenant.

Jean Ortiz, universitaire communiste

 

 

 

  

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 07:39

  Observateur de la campagne des municipales de La Rochelle, j'ai pu comme chacun ( ou plus exactement comme ceux qui se sont exprimés, car l'abstention est forte) exprimer mon point de vue au premier tour. sans illusion, mais pour marquer le coup. J'ai voté pour la liste "Front de gauche".

Pour la clarté et la loyauté

Je vais voter pour la liste conduite par Nanou Jaumouillé au second tour, car je n'apprécie pas, chez JF Fountaine, le manque de respect de la parole donnée, comme lors des primaires socialistes et la politique des zig-zag: un coup avec le Modem, un coup avec EELV.Cela donne plus l'impression du parti attrape-tout que de celui de La Rochelle 

   J'ai voté pour la liste "Front de gauche" pour exprimer mon dépit face à la politique nationale de F.Hollande qui dérape à droite au service des grandes entreprises et de leurs actionnaires, alors que l'emploi et le pouvoir d'achat continuent à se dégrader. Cette politique prône une austérité qui ne peut qu'aggraver la situation, y compris pour les communes et autres collectivités locales, en réduisant les dotations d'Etat (un million pour La Rochelle cette année, deux millions pour chacune des 3 années à venir), alors que la pauvreté et la précarité s'aggravent alourdissant les dépenses sociales des communes et départements. Alors, réduire les impôts locaux ce ne peut être que de la foutaise, à moins de sabrer dans les services publics et le personnel municipal, de réduire les subventions aux associations voire d'en supprimer, de mettre en cause la politique sociale ? Aujourd'hui, sans renier cette analyse, je souhaite que La Rochelle reste la plus à gauche possible, vive une nouvelle phase à gauche, de vitalité, de renouveau avec un maire jeune, une femme loyale et progressiste.

Une campagne polarisée par deux listes à gauche

  Il y avait beaucoup de listes, beaucoup trop. j'étais pour une liste rassemblant EELV et le Front de gauche au premier tour. Ce ne fut pas le cas. Le résultat est triste. EELV s'en sort un peu mieux que le Front de gauche, mais aucune ne passe la barre des 10 % au premier tour. La dynamique a été autour des 2 listes de JF Fountaine et A.L.Jaumouillé qui ont marginalisé les autres. Il fallait s'y attendre dans une ville aux traditions de gauche.

Seules la liste de droite de Mme Morvant et celle du Front National ne sont pas écrasées. La droite bénéficie peut-être du contexte national très critique face à la politique actuelle, mais elle fait un score inférieur à 20 %, expression, je le pense, d'une fuite de voix de droite vers le liste Fountaine. j'en ai des témoignages précis.

Quant au FN, il progresse réellement, atteint presque 9 %, mais heureusement, ne passe pas la barre des 10 % pour avoir des élus. C'est une bonne chose pour La Rochelle. Cela ne peut faire oublier la percée de listes du FN dans trop de villes. C'est un danger pour la République et ses valeurs, mais c'est le prix d'une détresse sociale, d'une perte d'identité de la France dans une Europe cadenassée et ultra-libérale, qui profite à un parti qui agite le drapeau anti-immigré. C'est tellement facile pour évacuer les enjeux politiques réels. Cela dit, je trouve que les médias en font trop, se focalisent outre mesure sur des interviews répétés de candidats et de responsables FN, sur cette "tripolarisation". Ils oublient de parler des autres composantes politiques (de relativiser les résultats du FN que je sous-estime pas) tel le Front de gauche qui a déjà plus d'élus que le FN. Manipulation médiatique, quand tu nous tient!!

 

 

 

 


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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 09:03

Cet article, repris du site de l'Observatoire des inégalités - http://www.inegalites.fr (article n° 1619), montre un phénomène grave qui frappe toutes nos communes plus ou moins fortement. La Rochelle se situe à un taux de 18 %, dans le troisième tiers de la liste.

C'est un fait majeur, alors que des riches sont toujours plus riches. Cela relève de la politique sociale des collectivités, de la politique de l'emploi locale, régionale ET nationale, mais aussi européenne.

Les élections municipales ne peuvent faire abstraction de cette question du "vivre ensemble" en termes d'égalité et de solidarité. La dimension politique nationale est une évidence. C'est le produit des politiques néolibérales qui demeurent en place et que va renforcer le pacte dit "de responsabilité" de F. Hollande, qui ne réglera rien et ne permettra pas à des politiques locales de se développer avec efficacité. Mais certains ont tendance à ignorer ces dimensions nationales du débat municipal.

Henri Moulinier

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Premières estimations du taux de pauvreté des plus grandes communes de France

21 août 2012 - Roubaix, Aubervilliers et Saint-Denis de la Réunion sont les villes de France où le taux de pauvreté est le plus élevé. Il atteint 46 % à Roubaix. Pour la première fois en France, le bureau d’études Compas évalue la pauvreté au niveau local pour les 100 plus grandes villes.


Le taux moyen de pauvreté de 15 %, tel qu’il ressort de nos estimations [1] n’a pas grand sens pour les habitants au quotidien dans leur commune. Parmi les 100 plus grandes villes, les taux de pauvreté estimés vont de 7 à 46 % entre Neuilly-sur-Seine et Roubaix. De la même façon que l’on observe la pauvreté par âge, sexe, catégorie sociale ou niveau de diplôme, il faut l’observer en fonction des territoires.

Nos calculs montrent clairement que la pauvreté se concentre dans les villes les plus importantes. Les 100 plus grandes villes rassemblent un tiers des ménages pauvres, alors qu’elles ne regroupent qu’un cinquième de la population. La ville attire les plus démunis, notamment parce qu’on y trouve le plus de logements sociaux et d’emplois. Contrairement à un discours aujourd’hui répandu, les villes de plus petite taille, l’espace périurbain ou rural n’est pas celui où l’on trouve le plus de ménages pauvres, même si les deux tiers des ménages pauvres n’habitent pas dans les 100 plus grandes villes.

On voit apparaître plusieurs types de villes. Il s’agit de schémas types, chaque commune pouvant appartenir à différentes catégories.

On trouve d’abord les villes des départements d’Outre-mer, comme Saint-Denis de la Réunion (39 % de pauvres) ou Fort-de-France (34 %). Des départements aux ressources économiques très faibles et où la part des familles est plus élevée, qui demeurent très dépendants de la métropole. Entre un tiers et 45 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Il faut noter que nous utilisons pour calculer ce taux le niveau de vie médian de la France entière et non de ces départements, comme c’est généralement le cas.

On trouve ensuite des villes en difficulté du fait de leur passé industriel : comme Roubaix (46 % de ménages pauvres), Mulhouse (32 %) ou Calais (30 %). Ces villes ne figurent pas parmi les plus grandes villes, ce sont des espaces refuges pour des populations à très faible niveau de vie. Mulhouse est situé dans un bassin où le niveau de vie est plutôt riche, ce qui n’est par contre pas le cas de Calais ou de Roubaix.

Viennent ensuite les villes périphériques des grandes agglomérations, notamment autour de Paris, où l’emploi se développe peu et où la proportion de familles immigrées est élevée. On trouve dans cet ensemble des villes comme Aubervilliers (39 %), Saint-Denis (Seine-Saint-Denis, 35 % de pauvres) ou Vénissieux (32 %). Elles accueillent ceux qui n’ont plus les moyens de se loger à Paris et y travaillent. A noter : nous raisonnons en communes et non en agglomérations, notre échantillon, obligatoirement restreint, écarte un grand nombre de communes de banlieue de ce type.

Une partie des villes de grande taille connaissent des difficultés économiques mais sont aussi devenues des pôles qui attirent la main d’œuvre. On peut y trouver à la fois une pauvreté importante et un certain dynamisme économique : c’est le cas par exemple de Montpellier et Lille (27 % de pauvres) ou Marseille (26 %). D’autres villes importantes, comme Dijon (13 % de pauvres) ou Aix-en-Provence (14 %) se situent autour de la moyenne. Ce sont des villes où les ménages pauvres peuvent aussi être accueillis soit en périphérie immédiate - c’est le cas pour Dijon avec des villes de sa banlieue qui ont une offre de logements sociaux importante - ou vers une autre grande ville du département (effet notamment des relations entre Marseille et Aix). C’est le cœur des villes en bonne santé, ce qui ne signifie pas que tout aille pour le mieux : nos données masquent des écarts par quartier et, encore une fois, elles écartent les communes de petite taille de l’agglomération. Une partie des plus grandes villes de France, comme Paris (16 % de pauvres), Lyon (15 %), Nantes (17 %) ou Bordeaux (18 %) se situent autour de la moyenne nationale. Elles jouent un rôle de pôle d’attraction, mais les prix de l’immobilier ne permettent plus aux plus démunis de s’y loger hors du parc social : ils se contentent de leurs banlieues ou alors de logements de centre-ville en très mauvais état.

Certaines villes du Sud de la France connaissent une situation économique très dégradée avec un niveau de chômage élevé, une proportion de population immigrée relativement importante, comme Nîmes (29 % de pauvres), Perpignan ou Béziers (32 %) ainsi qu’Avignon (30 %).

A l’opposé, on trouve les villes riches de l’Ouest parisien : Neuilly-sur-Seine, Rueil-Malmaison, Versailles, où le taux de pauvreté se situe autour de 7 %. Les sept villes de France où le taux de pauvreté est le plus faible sont dans ce cas. On y trouve une concentration de populations aisées, de cadres supérieurs, peu de logements sociaux et des prix de l’immobilier qui ont repoussé une grande partie des plus démunis voire des couches moyennes. La richesse et les centres de décisions se concentrent dans ces villes.

Des villes de taille moyenne qui ne font pas partie de la banlieue d’une grande ville font mieux que la moyenne nationale comme Quimper (13 % de pauvres) ou Cholet (14 %). Des villes qui maintiennent un certain dynamisme économique, où la part de l’immigration reste modeste, où les niveaux de vie ne sont pas forcément très élevés mais qui comptent moins de pauvres du fait d’inégalités de revenus moins importantes.

Un travail à compléter

Cette analyse exploratoire dresse le premier portrait de la pauvreté des villes en utilisant le concept de pauvreté monétaire. Il illustre la diversité des territoires et l’importance de considérer avec précaution les moyennes, qui masquent des réalités sociales divergentes. Il permet de comprendre comment un même discours public sur la situation sociale peut être reçu de façon différente, à Nantes, Mulhouse ou Roubaix.

Ce travail demande à être complété. D’abord en observant encore plus finement la situation des communes, quartier par quartier. Les villes riches ne sont pas des îlots de richesse et n’ont pas éradiqué la pauvreté : vivre pauvre parmi les riches peut être ressenti de façon plus violente que parmi une population moins favorisée, et rendu encore plus difficile du fait des prix de l’immobilier. Les écarts entre quartiers en disent long sur la mixité de la ville. La faiblesse de la pauvreté dans certaines communes n’est parfois que le transfert des populations démunies vers des territoires extérieurs qui ont un habitat adapté [2]. Familles nombreuses, travailleurs pauvres, personnes seules… les formes même de la pauvreté varient selon les territoires et mériteraient d’être étudiées de façon plus détaillée.

Il faudrait aussi explorer des communes de plus petite taille : notre travail s’arrête environ au seuil de 50 000 habitants, descendre plus finement nous permettrait de compléter notre panorama. On y trouverait notamment des communes périphériques de grandes villes, qui viendraient nuancer les résultats obtenus, certaines communes riches étant environnées de « satellites » moins favorisés, et inversement. Au fond, la question de la bonne échelle et des frontières de l’observation sociale locale mérite en permanence d’être interrogée. Nous raisonnons dans un cadre communal, alors que la question de la pauvreté dépasse les frontières de la ville.

François Cousseau, Louis Maurin et Violaine Mazery

Cette note est reproduite du site Internet du Compas : télécharger le PDF. Pour en savoir plus, voir aussi www.lecompas.fr

La méthode utilisée
Nous utilisons le taux de pauvreté estimé à 60 % du revenu médian. Il s’agit du pourcentage de ménages qui perçoivent moins de 60 % du revenu médian national, pour lequel la moitié de la population dispose de ressources supérieures et l’autre moitié inférieures.

Les estimations du Compas sont réalisées à partir des données fiscales communiquées par l’Insee au niveau de toutes les communes, pour l’année 2009. Mais l’Insee ne fournit pas le niveau des prestations de façon aussi fine. Pour déterminer ce niveau de prestation, nous avons considéré que l’on pouvait associer aux niveaux de vie locaux l’équivalent de ce qui était perçu au niveau national. Il s’agit donc d’une approximation qui ne reflète pas les revenus réellement perçus par les ménages de chaque ville, mais qui
est plus fidèle à la réalité que de se contenter de revenus hors prestations. Les prestations varient peu au niveau local. L’écart entre les niveaux de vie réels et nos données peuvent provenir essentiellement de la composition des ménages, différente selon les villes (plus ou moins de familles, de personnes seules, de jeunes ou de plus âgés, etc.).

L’analyse des communes situées en Outre Mer est particulière. En effet, l’Insee utilise pour chacun des Dom le niveau de vie médian local pour évaluer le seuil de pauvreté, alors que nous considérons le seuil de pauvreté national, traitant ces départements comme tous les autres. Le niveau de vie médian national est supérieur au niveau de vie médian des Dom, le seuil de pauvreté que nous utilisons l’est donc aussi. En Martinique par exemple, l’écart est de 300 euros. Au final, les taux de pauvreté que nous observons dans les Dom sont très supérieurs à ceux diffusés par l’Insee.

Photo / © mat75002 - Fotolia.com

Notes

[1Le chiffre de l’Insee est de 13,9 %.

[2Il serait intéressant à ce titre de faire le lien entre la part des ménages pauvres et le niveau de vie des personnes vivant dans des logements sociaux.

Date de rédaction le 21 août 2012

Dernière révision le 27 janvier 2014

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 13:21

 

 

 


APPEL AU RASSEMBLEMENT !


Il ne doit pas y avoir deux listes porteuses du même programme à la gauche du PS sur la Rochelle au premier tour des élections municipales ! 

En effet, le PG, le NPA, des communistes FdG, des syndicalistes, etc...:

* se sont engagés dans une démarche d'assemblées citoyennes (http://assembleecitoyenne.larochelle.over-blog.com/

*ont mis en débat des propositions novatrices en rupture avec les politiques austéritaires (http://assembleecitoyenne.larochelle.over-blog.com/nos-propositions.html )

*ont élaboré un document politique intitulé"Non à l'austérité, prenons le pouvoir" ( http://assemblee-citoyenne.larochelle.over-blog/2013/12/1-assemblee-citoyenne-a-vote-le-2-decembre-2013.html  )  dont chacun reconnaît le sérieux et la pertinence.

 
Lors de l'Assemblée citoyenne du 11 janvier, le représentant d'EELV a notifié l'accord quasi total d'EELV avec les travaux et propositions de l'Assemblée Citoyenne et a proposé un accord politique resté sans suite. Aujourd'hui, EELV renouvelle publiquement sa proposition d'accord pour le premier tour des élections municipales afin de "regrouper nos forces et de faire liste commune comme cela s'est fait à P
oitiers: http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Actualite/Politique/n/Contenus/Articles/2014/01/11/

 ou Rennes: http://www.lepoint.fr/municipales-2014-alliance-rouge-verte-a-rennes-18-01-2014-1781666_1966.php

 

 

L'heure n'est pas au repli identitaire et partisan !

L'heure est au rassemblement dés le premier tour, des forces de gauche en toute indépendance du parti socialiste pour combattre les conséquences locales des retombées de la politique austéritaire menée par le gouvernement, et contribuer à jeter les bases, à partir des réalités locales, de la construction d'une nouvelle majorité politique à gauche en alternative au social libéralisme.
Pour notre part nous mettrons tout en œuvre pour ne pas ajouter de la confusion à la situation locale déjà particulièrement compliquée ce qui alimente l’abstention, le vote d'extrême droite. La Rochelle ne doit pas être livrée à nos adversaires de classe !

 

Premier et second tour
Dans ce cadre, nous appelons toutes les rochelaises et les rochelais attachés aux valeurs de la gauche de transformation sociale à ne pas céder à la facilité de la division artificielle et à œuvrer, au premier tour, pour la construction d'une liste unitaire indépendance et, au second tour, agir pour le rassemblement, faire échec à la droite et à l’extrême droite et mettre en œuvre tout ou partie de notre programme !


PREMIERS SIGNATAIRES :
Eric DURAND membre du Parti de Gauche ; René BLANCHEMANCHE ; Henri MOULINIER

 

Pour l'appel : un mail à <edurand4@free.fr> ou <rene.blanchemanche@gmail.com>

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 13:09

Après avoir refusé un vote interne au PS, JF Fountaine a proposé une primaire citoyenne, ouverte. C’est ce qui s’est fait. Apparemment sans réelle bavure, contrôle des 2 groupes oblige, sans plainte déposée par JF Fountaine et ses amis.

Et aujourd’hui, il est manifestement mécontent d’avoir été battu par une jeune, une femme qui plus est, pour ne pas dire une « inconnue » ! Sacrebleu, lui, le déjà vétéran, le grand sportif, le chef d’entreprise, le gagneur, battu ! Et à seulement 34 voix.

Alors, sans respect pour la parole donnée et signée lors de la décision d’organiser les primaires, il passe outre le vote citoyen (formule très discutable, certes, mais acceptée par les 2 candidats), et se présente en candidat «indépendant » aux municipales

Michel, réveille-toi, il sont devenus fous !

Michel Crépeau doit se retourner dans sa tombe, lui qui a été élu maire grâce à une triangulaire, face à 2 candidats de droite ! Aujourd’hui, ce peut être le scénario à l’envers. Une telle situation risque de dégouter nombre de citoyen-ne-s rochelais-es, de provoquer de l’abstention, du vote à droite, voire pire à l’extrême-droite.

Sur fond de déception forte vis-à-vis d’une politique gouvernementale qui ne change pas grand-chose, les socialistes de cette ville ne sont-ils pas en train de dilapider l’acquis de 40 ans de gestion de gauche dans cette ville ? Car le feuilleton continue, après l’épisode des législatives et du duel Falorni-Royal. .

Pour un sursaut citoyen

Que J F Fountaine le veille ou non, Nanou Jaumouillé a été désignée comme tête de liste socialiste. S’il ne veut pas travailler avec elle, comme elle le lui a proposé, qu’il se retire ! A moins qu’il ne compte sur les voix de droite ? Oui, mais voilà, les élections municipales ne sont pas de même nature que les législatives ! S’il y a un second tour, fort prévisible, la droite a besoin de toutes ses voix pour avoir des élus. Elle n’a donc pas intérêt à perdre des voix au premier tour pour dépasser les 10 % d’exprimés et pouvoir se maintenir et de faire le maximum de voix au second tour pour avoir un groupe d’élu le plus grand possible. Donc, l’appel du pied à des gens de droite, même non encartés, a peu de chance de marcher cette fois-ci.

Oui, décidemment, Jean-François Fountaine, si tu es un démocrate, acceptes le verdict des urnes et retires toi, en toute « moralité » ! Ou alors démontres la tricherie de tes opposants, mais avec d'autres "arguments" que ceux, bien pauvres" rapportés par Sud-Ouest de samedi 7-11 (ci-dessous). Mais de grâce arrêtons ce cirque !  Réagissons !

Qu'en pensez-vous ?

Henri Moulinier

Adjoint au Maire honoraire de La Rochelle 

A titre tout à fait personnel

Attaché à cette belle ville

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Sud-Ouest - 7 déc. 2013

Municipales à La Rochelle : des amis de Fountaine se manifestent

Des proches du candidat perdant ont écrit à la Haute Autorité. La fédération répond.

Jean-François Fountaine, candidat aux municipales de La Rochelle, en

Jean-François Fountaine, candidat aux municipales de La Rochelle, en "candidat indépendant". (P. C.)

Sans qu’il s’agisse à proprement parler d’un recours, hier, des militants et sympathisants du PS et du PRG dont des élus comme Soraya Ammouche, Nathalie Garnier, Pierre Malbosc et Marylise Fleuret-Pagnoux, ont adressé un courrier à la Haute Autorité des primaires. Les signataires étaient membres de bureaux de vote et représentaient Jean-François Fountaine, désormais candidat « indépendant » aux municipales.

« Nous avons été en permanence espionnés, soupçonnés dès qu’une personne de notre connaissance venait nous saluer », écrivent-ils.

« Nous avons également constaté que les “observateurs” de Solférino montraient une certaine complaisance envers les représentants d’Anne-Laure Jaumouillié. D’ailleurs, “d’observateurs”, ils sont devenus acteurs à l’intérieur des bureaux et ont participé, sans qu’ils y soient invités par les présidents, à l’accueil des électeurs reprenant le désormais récurrent slogan “vous reconnaissez-vous dans les valeurs de la gauche ?”. »

Ils disent aussi que le climat « malsain » a été « savamment orchestré par nos “camarades socialistes” à la solde de la candidate, comme l’ont été la direction fédérale, la direction nationale et une majeure partie de l’équipe municipale ». Par ailleurs, Jean-François Fountaine a souvent expliqué (notre édition d’hier) que des « flots de votants » étaient soudain venus dans certains bureaux, de 16 heures environ à 19 heures.

  • Objection

De son côté, des relevés de participation ayant été réalisés à midi et à 17 heures, la fédération départementale du Parti socialiste a observé que le bureau où la participation a été la plus forte est celui de la Genette, à l’Oratoire, où 18,60 % d’électeurs en plus ont été dénombrés entre 17 et 19 heures.

On sait que ce bureau a donné une majorité de votes à Jean-François Fountaine (52,77 %.).

Les bureaux les plus favorables à Anne-Laure Jaumouillié sont Mireuil 1 (64,5 %, la participation a progressé de 12,8 % en fin de journée) ; Villeneuve 1 (63,99 %, augmentation de la participation, 17,47 %). Or, la progression de la participation entre 17 et 19 heures sur l’ensemble des bureaux est de 15 %. Donc pour la fédération, l’argument de Jean-François Fountaine n’est pas recevable.

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 23:47

Je ne suis pas, personnellement, même non socialiste, indifférent au choix de ces primaires.

Car le nouveau maire de La Rochelle sera l'un/l'une des deux, ou alors de droite ce que je ne crois pas et ne veut surtout pas ! Et j'avoue avoir de l'amitié pour Nanou Jaumouillé avec qui j'ai travaillé comme élu municipal, avec qui j'ai parrainé une famille d'immigrés sans-papier, qui a des convictions de femmes de gauche, y compris récemment pour avoir signé l'appel national de militants et responsables socialistes contre la réforme des retraites telle que le propose le gouvernement actuel. Un certain courage politique! Et des valeurs fortes.

Cela n'enlève rien à mes convictions qui sont, sur le plan personnel, un soutien clair au Front de gauche, pourquoi pas à une liste Front de gauche-Npa-EELV ???

Mais de toute manière il y a 2 tours aux municipales et au second tour, il nous faudra nous rassembler pour gagner à gauche et faire fructifier les acquis de 40 ans de gestion de gauche à La Rochelle, mais aussi apporter un souffle nouveau: renouveau citoyen, jeunesse, convictions.

Cela n'enlève rien au travail des équipes municipales de gauche sortantes et au travail de leurs animateurs, Michel Crépeau et Maxime Bono, avec qui j'ai travaillé, avec qui nous avons, je crois, fait de très belles choses à La Rochelle, dans la richesse de nos différences, voire de nos divergeances. Et j'en partage la fierté.

Aujourd'hui, il faut mesurer le nouveau contexte politique national et européen, celui d'une austérité accrue et qui risque encore de s'accroître, qui frappe les populations les plus précaires, augmente le chômage et la pauvreté, réduit les dotations aux communes, alors que l'aide sociale des CCAS est plus que jamais nécessaire. C'est cette politique que nous devons clairement combattre, y compris dans le cadre municipal et lors de la campagne des municipales. C'est d'ailleurs le sens de la manifestation à l'initiative du Front de gauche ce dimanche 1er décembre à Paris.

Je pense dimanche, à la réflexion, aller donner mon avis à ces primaires socialistes de La Rochelle, en toute amitié pour les 2 prétendants, mais avec une petite idée de mon choix.

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 22:44

L'homme de la revanche

par Pierre Garrat

 En annonçant à la fin du second débat de la primaire qu’il ne veut pas d’Anne-Laure Jaumouillié sur sa liste en cas de victoire le 1er décembre, Jean-François Fountaine a confirmé ce que disait Maxime Bono mi-novembre : il n’a pas voulu, et ne veut pas, rassembler.

 

était la sécurité. Il lui fallait aussi tenir ses nerfs pour ne pas être trop méprisant avec son adversaire et montrer sa bonne volonté. De ce point de vue, sur l’heure de débat organisée par les différents médias locaux cette semaine, tout s’est plutôt bien passé...pendant les 58 premières minutes. Jusqu’à cette phrase où il annonce qu’en cas de victoire, il ne proposera pas à Anne-Laure Jaumouillié d’être sur sa liste.
Quel que soit le vainqueur du 1er décembre, c’est une faute politique majeure, pour plusieurs raisons.
D’abord sur le résultat de la primaire lui-même. Celui-ci est si incertain qu’on se gardera bien de dire, à cette heure, si l’erreur de JFF est fatale ou pas. Mais elle a tout pour mobiliser au maximum l’électorat potentiel d’ALJ. Cette semaine la candidate risquait gros : son programme, son grand meeting et les deux débats où elle était attendue au tournant. Sans être flamboyante, elle a fait le job et garde la main dans la campagne. Cette dernière phrase du débat lui donne, en plus, les armes pour la dernière semaine.
Rassemblement : clef de la réussite d’une primaire ouverte
 Ensuite, le candidat soutenu par le PRG donne lui même du crédit à ce qu’a dit Maxime Bono mi-novembre pour expliquer son soutien à son adjointe aux finance plutôt qu’à son ami : Jean-François Fountaine ne veut pas rassembler. Or, comme dans les autres primaires ouvertes, quelque soit le vainqueur, quelque soit l’écart, le rassemblement, dès le soir du vote, est la clef de la réussite d’une telle consultation.
L’image de la primaire de 2011, c’est François Hollande et Martine Aubry main dans la main sur le perron de Solférino juste après les résultats. On sait que l’un a battu l’autre, on sait qu’ils ne s’aiment vraiment pas. Mais une fois la campagne de désignation terminée, il s’agit de faire bloc. Et de travailler ensemble et dans le même sens. Car c’est ce qu’attendent les militants et électeurs de la primaire. Si non le processus n’est pas crédible.
En fait, Jean-François Fountaine et son équipe nient tout l'intérêt de la primaire ouverte à La Rochelle. Elle est (ou était) une vrai chance pour la gauche rochelaise. Pour nous, c’était même la meilleure chose qui pouvait lui arriver : l’affrontement entre les deux gauches rochelaises était enfin assumé. Car la fracture dépasse celle de 2012, dépasse le seul Parti Socialiste et dépasse une traditionnelle opposition centre-gauche / gauche. Et les deux candidats ont des styles, des visions, des stratégies si différentes qu'ils incarnent à merveille cette fracture.
S’en remettre aux électeurs de gauche (même si le “de gauche” est le plus souvent dit en chuchotant chez JFF), c’était se donner l’occasion de régler le problème plus ou moins sereinement, et, peut-être, dans la durée. Et cela que le vainqueur soit Anne-Laure Jaumouillié ou Jean-François Fountaine.
Un bras d’honneur
 Or, s'il gagne, en faisant un bras d’honneur à ceux qui n’ont pas voté pour lui, “le patron” ferait littéralement exploser une gauche rochelaise, déjà mal en point. Sait-il seulement que sa liste, s’il sort vainqueur le 1er décembre, il devra la faire valider par les militants socialistes ? Et que s’il ne fait pas le rassemblement, on ne fera, cette fois oui, que rouvrir les plaies de 2012 ? Jean-François Fountaine nous dit en fait qu’il n’a aucune envie de mettre fin à la guerre des gauches.
Jean-François Fountaine et son camp font parti des vainqueurs de la législative, puisqu’ils étaient pour la plupart des soutiens d’Olivier Falorni contre Ségolène Royal. Et pourtant depuis le début de la campagne primaire, c'est lui qui endosse le costume du candidat de la revanche. C'est lui qui ne cesse de ressasser 2012 en agitant à tout les instants le scalpe de Ségolène Royal. L'antéchrist !
Un choix risqué, car il y a bien que les électeurs falornistes du premier cercle qui ne sont pas passé à autre chose. Un choix d’autant plus risqué dans une primaire de gauche quand on sait que les deux tiers des électeurs de cette même gauche ont voté Ségolène Royal lors du second tour de la législative de 2012.
Crépeau ! Crépeau ! Crépeau ! Avant d’utiliser l’ancien député-maire à tort et à travers, il faudrait se souvenir de son principal héritage politique : l’union de la gauche rochelaise, contre vents et marées, mère de toutes les victoires. Et aujourd’hui, c’est dit très clairement, ceux qui ont brisé ce talisman en 2012 ne veulent qu’une chose : marcher encore une fois dessus.Plus que jamais en votant Falorni le 17 juin 2012, la droite rochelaise a fait un bon investissement sur l’avenir. Charge aux électeurs de gauche de leur donner raison ou pas.
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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 19:55

 

 

La récente sortie de François Fillon, proposant de choisir "le moins sectaire" entre le FN et la gauche lors d'un second tour des municipales, traduit une volonté de redéfinition du profil républicain de la droite classique qui devient ouvertement autoritaire, sécuritaire, nationaliste, xénophobe et s'articule à un « pays profond », comme l'ont montré les manifestations contre le mariage pour tous. Cette droite tente de courir après le FN et en définitive fait son jeu.

 Ce mouvement de radicalisation affecte aussi des forces à gauche, telles les sorties insupportables du Ministre Manuel Valls contre les Roms et la multiplication des expulsions de ceux-ci (5482 personnes ont été évacuées de force par les autorités durant le 2e trimestre, contre 2883 durant le 1er trimestre de 2013). Le pays est irrigué par des mouvements d'extrême droite nombreux et divers, lesquels servent de réceptacle au sentiment d'abandon qu'éprouvent les classes populaires et les classes moyennes.

 

Nous assistons à une ethnicisation des enjeux et débats  politiques, pour tenter de dévoyer la recherche de solutions réelles à la crise, le chômage, l'austérité,. CC'est devenu pour ceratian(ne)s une seconde ou plutôt une vraie "nature"la réaction de Madame Le Pen à la vue des otages libérés au Mali, où l'image caricaturale sur internet pour monter  Christiane Taubira (un chimpanzé).

 

Les municipales : un terrain pour monter du doigt des boucs émissaires 

 

Le débat pré-électoral municipal dans la ville de La Rochelle illustre la volonté du FN de pointer du doigt des boucs-émissaires. Ainsi, sous couvert d’un « grand sondage », le Front National a diffusé un questionnaire nauséabond où à chaque grande question apparaissent leurs boucs émissaires désignés : les immigrés. « Stopper l’immigration » voilà la solution miracle pour créer des emploi, de même que le couplage « insécurité » et « immigration incontrôlée » est fortement suggéré. Revient aussi « le droit de vote des étrangers non européens aux élections municipales » et ce qui semble tellement « normal » : « que les emplois, logements et aides sociales soient prioritairement réservées aux français ». Comme pour mieux enfoncer le clou, reviennent les questions qui pointent du doigt les immigrés : « Pensez-vous que les différentes aides et prestations sociales accordées par le CCAS devraient être réservés en priorité aux Français » ou encore « Êtes-vous favorables à l’intrusion d’interdits alimentaires religieux (halal par exemple) dans les cantines scolaires ».N'est-il pas temps de réagir pour contribuer à la réflexion citoyenne, contre cette pensée perverse du FN.

 

 Et que dire d'une autre liste qui se profile pour les municipales rochelaise: que conduit Thierry Sagnier, « Osons pour agir », qui de manière populiste, s’essaie sur le même terrain, « fatigué d’assister aux conflits stériles droite-gauche, droite-droite et gauche-gauche », propose entre autre « la mise en place de la vidéo protection » en sus de l’augmentation des effectifs de la police municipale « pour lutter contre les comportements inciviques », dénonçant une « ville sale », mettant en cause « l’action sociale [qui] doit être guidée par un principe de solidarisme et non de misérabilisme », face à une « partie de la population entretenue dans la misère ».

 

Tout cela ne mérite-t-il pas débat, ici et partout pour ne pas laisser de répit aux idées nauséabondes ?

 

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 17:00
    Je publie ce texte du Parti de Gauche de La Rochelle à la veille d'un débat sur les Municipales à la Fête de l'Humanité organisée par la Fédération du PCF 17(*) ce Samedi 29 juin (où sont invitées les seuls représentants du PS, du MRG et d'EELV, mais aucunement les autres formations membres du Front de Gauche; c'est tout ... un programme!) et alors que nous venons d'apprendre avec stupeur qu'un incendie a ravagé une partie de l'Hôtel de Ville de La Rochelle, lieu de démocratie locale et élément fort de l'histoire de la ville, ce qui est une catastrophe patrimoniale pour tous les rochelais et bien au-delà pour notre pays.
   
   J'ai alors hésité à ouvrir ce débat à un tel moment de notre vie rochelaise, à laquelle je suis attaché parce que j'habite cette belle ville et que j'en ai été un élu municipal.
Je formule le voeu d'une rapide et belle reconstruction de la partie de l'Hôtel de Ville qui a brulée, à l'image du Parlement de Bretagne à Rennes qui avait été ravagé par un incendie encore plus grave et qui a été magnifiquement reconstruit. Je me sens solidaire des élus de notre ville et des employés municipaux qui travaillent à la Mairie.
   
   La vie municipale et et le débat citoyen doivent continuer, me semble-t-il. La Rochelle doit continuer à être "belle et ... rebelle"! C'est à dire à gauche, bien à gauche, non ? Pour autant, cela passe-t-il par une liste "autonome" au Ier tour ? Lire l"article ci-dessous  de Bora Yilmaz

 

Gauche Unitaire

 

Nancy, le 6 septembre 2013 


H Moulinier
 
   Voir sur ce blog:
                Un débat nécessaire sur la stratégie du Front de gauche -Bora Yilmaz
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Extrait de l'interview de Brahim Jalji, Secrétaire du PCF La Rochelle,
Sud-Ouest, 23-6-2013

               Le PC prêt à travailler avec le PS

« Nous n’avons pas à rougir, estiment Brahim Jlalji(1) et ses collègues. Notre approche laisse des traces. Par exemple, on peut parler de la Régie municipale de l’eau. Ou de la politique du Centre communal d’action sociale. Ou encore de la politique en faveur du logement. Et il y a aussi tout ce que notre présence empêche de faire. Par exemple, nous nous sommes toujours battus contre l’augmentation des prix du service public au-dessus de l’inflation, sinon ce sont les plus démunis qui en pâtissent ».

Les communistes(2) considèrent donc qu’ils ont une utilité et, fort de ce constat, ils sont tout à fait d’accord pour agir encore au sein d’une union municipale de la gauche. Ils préfèrent travailler ainsi plutôt que de « se compter » en se lançant seuls sur le front de ces élections.

Alors avec Jean-François Fountaine avec Anne-Laure Jaumouillié ?

On ne s’attend pas à ce qu’ils répondent catégoriquement à une telle question. On a raison. « Ce n’est pas nous de choisir le cheval qui tirera la charrette, plaisante Brahim Jlalji. Ce qui nous importe, c’est le programme proposé. Ce qui compte, ce sont les solutions pour que les plus fragiles ne soient pas oubliés. Nous sommes en train d’y travailler. On pense aussi que les politiques municipales peuvent atténuer(3) la politique d’austérité du gouvernement. Si le PS ne tenait pas compte de nos propositions, on ne s’interdit rien. Mais pour l’instant, nous n’en sommes pas là. Et il faut aussi éviter de favoriser le retour de la droite ou de l’extrême droite ».

(1) Brahim Jalji est l'actuel Secrétaire fédéral du PCF 17, Adjoint au Maire de La Rochelle, SEcrétaire de la Section du PCF de La Rochelle et Attaché (Collaborateur d'élus permanent) du groupe PC à la Communauté d'agglomération présidée par Maxime Bono, Maire de La Rochelle [Note d'H. M.).

(2) Brahim Jalji parle au nom d'une partie des "communistes" de Charente -Maritme, "majoritaires" à La Rochelle grâce à un vote qui est contesté par un grand nombre de militants.(H.M.)

 

(3) "Atténuer", tel est le mot que lui prête la journaliste de "Sud-Ouest", ne signifie pas combattre la politique d'austérité du gouvernement Hollande/Ayrault. Cette démarche d'atténuation des positions du PCF et du Front de gauche ne permet-elle pas tous les compromis(sions)? (H.M.)

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Ouvrir le débat !

Le municipal, le national sont liés : il faut une liste autonome Front de Gauche élargi à La Rochelle !

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Déclaration politique du 

Comité Ouest 17 du Parti de Gauche

La Rochelle le 27 juin 2013

 
Les prochaines élections municipales auront lieu les 9 et 16 mars 2014 dans toutes les villes de France. Ces échéances doivent être perçues par les citoyens comme des moments de lutte au même titre que les luttes sociales et politiques actuelles. En la matière, notre message est clair : nous ne voulons pas déconnecter les échéances électorales des échéances sociales et politiques.

. Ces élections sont importantes et structurent la vie politique.
Notre tâche doit être de concrétiser les espoirs des luttes, des attentes et exigences actuelles. A La Rochelle, nous n'entendons pas jouer les seconds rôles ou les vassaux. Pour ces élections, notre ambition est citoyenne et sans limite, notre stratégie est claire : « autonomie conquérante » ! Nous la proposons à toutes les forces de gauche disponibles qui refusent l'austérité et ses implications locales. A La Rochelle comme ailleurs, nous sommes déterminés à présenter autant que possible une liste autonome et indépendante du PS et de ses satellites.
Notre stratégie va être discutée et faire débat chez nos amis et partenaires. Pas de problème ! Nous souhaitons qu'un débat constructif intervienne avec eux. Que chacun prenne le temps de la réflexion.

Nous pensons notamment à nos camarades du PCF Rochelais. Nous leur disons de manière directe et fraternelle : nous voulons une liste Front de Gauche élargi à des citoyens et d'autres forces de gauche opposés à l'austérité et partageant nos analyses. Tout en respectant le calendrier de chacun dans l'élaboration de son projet, mais sans perdre de temps, nous sommes convaincus que cette stratégie sera payante. En effet nos forces peuvent acquérir un poids politique réel au sein du Conseil Municipal. Nous avons donc un grand intérêt commun à la construire. Mais quelles que soient les décisions finales des uns et des autres, le PG sera partie prenante d'une liste indépendante de celle du PS. Pour cela nous sommes en train de nous organiser: les choses avancent bien. Nous sommes en désaccord de fond avec ceux qui soutiennent ce gouvernement austéritaire.

Et que l'on ne vienne pas nous dire que le national et le local ne sont pas liés !
En premier lieu, il convient d'écarter l'argument du bilan annoncé par certains, car des acquis vieux de 10 ou 20 ans, voire plus, ne sauraient à eux seuls, justifier la « non-autonomie » pour la mandature municipale à venir au regard des orientations et choix politiques du gouvernement sur le plan national, européen et leurs conséquences locales.

En effet, il faut répondre à une question plus fondamentale. Pourquoi présenter une liste indépendante du PS ? D'abord pour des raisons de programme donc de choix politiques! 

Ainsi, la constitution d'une liste aux élections municipales à La Rochelle répond à une réalité sociale et politique qui ne peut être résolue que par un programme de gauche donc anti-libéral et anti-austéritaire.

Quelques exemples :
- l'Hôpital, premier employeur de La Rochelle :
De réforme hospitalière en réforme de la « gouvernance », de la tarification à l'acte (T2A) à la Révision Générale des Politiques Publiques (R.G.P.P.), c'est la même politique, initiée sous la droite et aujourd'hui poursuivie par le parti solférinien (PS) et ses alliés, avec les mêmes conséquences pour l'ensemble du personnel et des usagers du service public hospitalier.mairie01_2013-06-17

Hier, il fallait maîtriser les budgets. Aujourd'hui, il faudrait être rentable ! Investir ou maintenir l'emploi demandent les technocrates aux manettes de la gestion hospitalière. Ils font le choix de casser l'emploi dans un centre hospitalier déjà en sous-effectif et pliant sous le poids d'une dette illégitime. Aujourd'hui, il faudrait sacrifier 5 jours de RTT (1/2 H de travail gratuit par jour), 70 emplois, etc... pour continuer à moderniser l'Hôpital de La Rochelle. Et demain quoi d'autre ?

Désormais, le PS possède tous les pouvoirs : Gouvernement, Assemblée nationale, Sénat, Région, Mairie... Que lui faut-il de plus pour agir et prendre des mesures énergiques : abroger la Loi Bachelot HPST et la tarification à l'acte (T2A) ? Qu'attend le président du conseil de surveillance de l'Hôpital (par ailleurs Maire PS de la Rochelle) pour s'opposer à cette casse humaine et sociale ? Il la cautionne, il la défend même ! Que disent ses amis candidats déclarés ou pas ? Rien !

- la fiscalité :
Qui osera nous dire que la politique austéritaire du gouvernement, la "Modernisation de l'Action Publique" (ex-RGPP), et autres transferts de compétences sans compensation n'ont pas de conséquences locales au moment où les « directives budgétaires 2014»viennent d'être envoyées avec un nouveau palier dans l'austérité dont la moitié sera à la charge des collectivités ?

L'adjointe PS aux finances de La Rochelle, potentielle candidate socialiste n'écrit-elle pas dans son blog, pour justifier la rigueur à venir et déjà perceptible « la raréfaction de l'argent public »,...« Toutefois, nous devons prendre conscience de la nécessité de certains changements. D'abord, la crise économique qui secoue notre pays n'est sans doute pas conjoncturelle »,... «Les contraintes financières et nos choix stratégiques devront être systématiquement présentés et expliqués aux Rochelais. »

alternative austritOui, les Rochelais subiront les conséquences des contraintes financières liées à la politique de Sarkozy aggravées par la politique budgétaire du couple Ayrault/Hollande et notamment pour le budget 2014.
Manifestement la candidate socialiste entend appliquer localement la doctrine social-libérale d'accompagnement du capitalisme puisqu'elle écrit dans le même billet « Si une collectivité ne peut lutter à elle seule contre le chômage de masse et la précarisation des citoyens, elle a
en revanche le devoir de les accompagner au mieux.»

Ainsi, le rôle des futurs élus municipaux socialistes et « partenaires » sur une liste commune serait limité à tenter d'accompagner les conséquences de la politique nationale du PS. Pour le parti de Gauche, c'est inacceptable.

On pourrait continuer à pointer nos autres thèmes de désaccord avec le PS, du national..... au local.

- Où en sont les services publics pour les usagers ?
- Dans quels secteurs avons-nous progressé en termes de gratuité ? Aucun. 
- Pire, en le passant en Société Publique Locale (SPL) ils ont privatisé le service des Pompes funèbres et du Crématorium de La Rochelle.
 
- Comment ne pas prendre en compte les difficultés croissantes des personnels de la Ville de La Rochelle sans lesquels aucun service public de qualité n'est réellement possible ? La précarité, les bas salaires et les conditions de travail difficiles restent de mise.
- On peut aussi souligner les bonnes opérations pour les groupes privés comme Veolia Transport Transdev avec Yelo et comme Urbaser avec la collecte en porte à porte des ordures ménagères et le ramassage des conteneurs enterrés.
La qualité du ramassage des déchets ménagers recule et le coût augmente pour les usagers, le service des déchetteries se détériore et s'éloigne des lieux de vie (passage de 12 à 4 déchetteries).
- Que dire de l'extension des transferts vers le privé par des délégations de services publics (DSP) pour assurer la gestion des équipements publics ?
En la matière, une circulaire de la Direction Générale des Finances Publiques du 3 juin 2013, adressée à ses cadres territoriaux, les incite à convaincre les élus locaux de ne pas « remunicipaliser » les services publics qui auraient fait l'objet d'une délégation au privé. Qui osera encore prétendre que les élections municipales ne sont qu'une affaire locale ? 
holcim1- Que dire du financement pour 170 000€ d'entreprises low-cost (dont Ryanair) qui viennent non seulement concurrencer nos entreprises publiques de transport mais qui, pour l'une d'entre elles, est poursuivie devant la justice française pour ses pratiques instaurées visant à contourner les cotisations sociales et règles fiscales ainsi que le droit du travail français. Qui peut prétendre qu'ils ne savaient pas !

- Et la politique environnementale et industrielle ?
- Peut-on oublier la politique industrielle calamiteuse qui laisse s'installer ou s'agrandir, sans contrainte d'aucune sorte, des entreprises (comme HOLCIM ou Picoty) venant concurrencer les productions locales ou régionales, polluer notre environnement, détériorer nos infrastructures routières et remettre en cause le cadre de vie des populations riveraines ?

. La construction locale d'une vraie force de gauche lors des municipales est le meilleur moyen de combattre la droite et d'empêcher que l'UMP ne s'empare de la ville.
NON, La Rochelle ne doit surtout pas passer entre les mains de l'UMP et du FN. Cette menace de retour de la droite n'est pas suffisamment crédible pour abandonner notre feuille de route.

- Le PG et le FRont de Gauche n'ont à nourrir aucun complexe dans la lutte contre la droite et l'extrême-droite. En plaçant l'Humain d'abord, nous restons les meilleurs adversaires politiques et idéologiques de l'UMP, du FN et consorts.

     

De plus en plus de femmes et d'hommes aspirent à un véritable changement. C'est cela qu'il faudra incarner dans cette campagne en parlant au cœur et à l'intelligence des Rochelais dont, pour beaucoup d'entre eux, le cadre de vie se détériore et les problèmes s'additionnent.

. Le municipal et le national sont donc liés : il faut une liste autonome !
fdg_largiIl est même fondamental de faire une liste indépendante du PS car :

  • c'est ce parti qui, par ses choix politiques, est aujourd'hui responsable de l'austérité y compris pour les collectivités locales notamment en poursuivant la RGPP, devenue aujourd'hui, sans rien avoir changé au fond, la MAP dite « Modernisation de l'Action Publique » ;
  • c'est ce parti qui, par ses choix politiques, va encore l'aggraver via « l'acte III de la décentralisation », et le « Grand Marché Transatlantique » s'il était mené à son terme.

 Il faut une liste autonome parce que le Front de Gauche a aussi l'ambition de dépasser le PS le plus tôt possible. Chaque étape électorale doit être vécue comme un pas décisif dans ce projet accessible et cohérent. 

C'est une exigeance de clarté. Les conséquences de la politique de Holland/Ayrault, subordonnée aux coups de menton et réprimandes de la Commission européenne, pèsent quotidiennement sur les Rochelais comme sur l'ensemble des Français. Les problèmes de pouvoir d'achat, d'emploi, d'environnement... se font sentir tous les jours à La Rochelle comme partout en France.

Que faire? Comment mettre un coup d'arrêt à cette politique absurde qui produira encore plus de chômage dans les mois à venir? Est-ce possible en votant aux municipales pour les listes du parti qui les met en oeuvre? Qui peut croire cela ? Comment peut-on refuser la scandaleuse agression contre les retraites que prévoient F. Hollande et J.M. Ayrault tout en défendant leurs candidats aux municipales ?

couv_lhumain_dabord Le Front de Gauche s'est construit autour d'un projet de société radicalement.
Qui peut croire qu'il existe deux mondes totalement distincts : le national et le municipal ? Que les actes des uns n'auraient pas de conséquence sur ceux des autres ? Les Rochelais ne sont pas stupides !  

Dans cette ville, comme ailleurs, les débats nationaux induisent les choix politiques locaux. Si, de plus en plus de Rochelais désapprouvent la politique du gouvernement, il n'y a pas de raison qu'ils votent pour les listes que ce dernier soutient.

- Seule, la construction d'une force politique locale résolument à gauche permettra de lutter contre l'abstention et évitera dans l'esprit des citoyens le recours trompeur au Front National.
- Non, nous ne divisons pas la gauche ! C'est la politique désastreuse, et parfois pire que celle de la droite (ex avec l'ANI), suivie par le pouvoir en place qui divise la gauche, renforce l'abstention et alimente le Front National. 

Le résultat serait exactement le même si nous donnions de nouveau le sentiment que nous sommes en train de nous accorder, de faire notre popote, avec les solfériniens « un jour on se dispute, le lendemain on exécute ». Nous serions balayés comme les socialistes eux-mêmes le seront, anéantissant dans le même mouvement, tout espoir pour le Front de Gauche de constituer une perspective politique crédible.

D'ailleurs, après les législatives partielles de la dernière période, il faut bien admettre que le Front de gauche est pour nombre de nos concitoyens, assimilé au Parti socialiste. dsc_5142_1Beaucoup trop d'entre eux considèrent que le PS reste un parti de gauche et, ce faisant, tirent un trait d'égalité, conscient ou inconscient, entre le parti majoritaire et le Front de Gauche. Le rejet du Parti socialiste est vécu par bon nombre comme un rejet de la gauche dont il est la principale composante, ce qui, par ricochet affecte la gauche alternative.

Ce dont nous avons donc besoin, ce n'est pas de nous noyer dans un prétendu « rassemblement de la gauche » dont le PS serait le centre, mais d'une autonomie politique et programmatique conquérante.

Bref, de manière générale, si l'on est convaincu par l'analyse du FdG sur la politique désastreuse de Hollande tout montre que le PS sera sanctionné lors des prochaines élections municipales. Dégoûtés par le gouvernement, désorientés, en colère, beaucoup de citoyens de gauche risquent de s'abstenir.

. Il est donc déterminant que le Front de Gauche soit uni.
Ce sera essentiel à deux mois des élections européennes que nous jugeons si importantes et où le Front de Gauche pourrait passer devant le PS.

Nous n'avons pas à faire les frais de la politique de Hollande et de la gestion socialiste de La Rochelle en créant une liste artificiellement « rassemblée ».

A l'inverse, tout montre (si on s'appuie sur les résultats des quatre derniers scrutins) qu'à La Rochelle, une liste FdG autonome peut obtenir plusieurs élus. Les résultats obtenus à La Rochelle lors de l'élection présidentielle par Jean-Luc Mélenchon ainsi que ceux des cantonales, (là où la campagne a été menée dans une dynamique Front de Gauche), nous permettre d'être optimistes.


_dsc10661- Ceux qui souhaiteraient faire liste commune avec le PS se trompent en pensant qu'ils pourraient consolider significativement leur position, devenir« un groupe charnière » incontournable et peser sur les choix politiques locaux !

- Ainsi, après avoir été contraints de voter le budget (obligation politique quand on fait partie de la majorité municipale) ils n'auraient que le droit de se taire, de s'opposer, sans rien remettre en cause sur le fond... sous peine d'être déchus de toute délégations au sein de l'exécutif municipal.

En effet, le budget municipal est, il faut le rappeler, conditionné par la politique nationale austéritaire mise en oeuvre par le couple Hollande/Ayrault dans le cadre des choix européens issus notamment du TSCG (Traité de Stabilité Monétaire Européen) et du Traité de Lisbonne, que les solfériniens ont eux-mêmes contribué à faire adopter en bafouant la volonté populaire exprimée par référendum en 2005.60_ans

. Le PS va désigner sa candidate ou son candidat.
Depuis des mois, cela n'a occasionné finalement aucun suspens ! Fountaine ou Jaumouillié ? Jaumouillié  ou Fountaine ? Les deux sont déjà les représentants locaux d'une politique mise en œuvre au niveau national et européen de plus en plus contestable et contestée, y compris dans leurs propres rangs.

- Les Rochelais, adhérents du PS ou non, en ont assez de cette prétendue gauche qui se donne en spectacle, des manœuvres d'appareils qui gangrènent la vie politique locale notamment depuis l'épisode « Falorni », lorsque que les conséquences d'une gestion municipale largement contestée, cumulée à une politique nationale austéritaire et néolibérale, se font de plus en plus ressentir.

- La tête de liste socialiste, quelle qu'elle soit, va sans doute essayer de faire entendre que nous sommes face à des choix exclusivement locaux, qu'elle n'est pas responsable, ni même tout à fait d'accord, avec la politique injuste du gouvernement Hollande/Ayrault. Les Rochelais ne seront pas dupes !

. Les Rochelaises et les Rochelais méritent une campagne claire consacrée aux vrais enjeux.
Cette confrontation politique nécessaire, partant des vraies difficultés et des enjeux individuels et collectifs, doit aussi et surtout permettre de conquérir des avançées locales concrètes issues d'un programme politique réellement de gauche.

Construisons-nous un avenir nouveau à La Rochelle!

Car la vraie question qui traverse ce débat nécessaire est celle, fondamentale, du projet écologique, social et solidaire, réellement démocratique pour La Rochelle de demain en réponse aux espoirs des Rochela ises et des Rochelais pour leur ville et leur agglomération.

 

Nous défendons le programme l'Humain d'abord qui doit servir de support pour aller à la rencontre des Rochelaises et des Rochelais et ainsi répondre à leurs attentes.

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Pour faire part de vos commentaires au PG 17: pg17@lepartidegauche.fr

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29 juillet 2013

 

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Published by henri Moulinier - dans Municipales La Rochelle 2014
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  • : Henri MOULINIER
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  • : Espace de débat pour contribuer à l'élargissement du Front de gauche, la victoire de la gauche pour une réelle alternative au néolibéralisme et au capitalisme
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  • henri Moulinier
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.

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