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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 05:52
 Je dis ce que « je soutiens » et ce que « je condamne ». Comprenez-moi bien : mes lignes ici seront un panneau de signalisation pour les Mickey de la sphère médiatique. Allons-y : je ne soutiens pas Poutine. Ni les autorités de fait de l’Ukraine actuelles, ni les kleptocrates du gouvernement constitutionnel précédent. Mais, au contraire de Daniel Cohn-Bendit, je ne suis pas partisan de la guerre avec la Russie ! Et si je crois que les Russes n’ont rien à faire hors de leurs bases en Crimée, je condamne la tentative d’encerclement de la Russie par l’Otan qui en est la cause. Je condamne l’antisémitisme néonazi des ministres de fait au pouvoir en Ukraine, et je souhaite qu’ils soient rapidement expulsés de ce gouvernement.
Conformémént aux recommandations du Parement européen
Je le fais conformément aux recommandations de la résolution adoptée par le Parlement européen le 13 décembre dernier. J’en profite pour signaler que cette résolution « à propos de l’Ukraine » émane des sociaux libéraux, de la droite et des Verts, dont Daniel Cohn-Bendit.
Elle dit sans aucune ambiguïté : « le Parlement s’inquiète de la montée du sentiment nationaliste en Ukraine, qui s’est traduit par le soutien apporté au Parti « Svoboda », lequel se trouve ainsi être l’un des deux nouveaux partis à faire son entrée à la Verkhovnaz Rada ; rappelle que les opinions racistes, antisémites et xénophobes sont contraires aux valeurs et principes fondamentaux de l’Union européenne et, par conséquent, invite les partis démocratiques siégeant à la Verkhovna Rada à ne pas s’associer avec ce parti, ni à approuver ou former de coalition avec ce dernier ». Ainsi, voilà ce que Cohn-Bendit en personne a signé et voté. Soutenait-il Poutine à cette occasion parce qu’il condamnait les néo nazis Ukrainiens ? Non, évidemment ! C’est pourtant ce qu’il me reproche d’avoir fait.
Ce n’est pas fini. Je condamne aussi les provocations du gouvernement de fait de l’Ukraine que sont sa demande d’adhésion à l’OTAN ou le retrait du russe comme une des langues officielles de l’Ukraine, d’ailleurs parlée majoritairement dans le Donetz et la Crimée. Je pense que les Etats-Unis n’ont rien à faire dans cette zone, et je condamne leur activisme belliqueux.

Bref, mon camp est celui de la paix contre la guerre.
Car la guerre sur le vieux continent entraînant tout le monde comme par un enchaînement est redevenue possible. L’une des manières de l’éviter est de refuser de jouer avec des allumettes dans cette poudrière. C’est pourtant ce que font les va-t-en-guerre traditionnels de ce type de situation. Loin de faire le bilan des guerres qu’ils ont provoqué ou réclamé depuis 20 ans, ils en redemandent. L’Irak, la Lybie, l’Afghanistan, le Kosovo : ils n’ont rien appris, et ne veulent rien apprendre. Leur intérêt ce n’est pas la paix ou la guerre. C’est leur tropisme atlantiste fanatique.
En attendant, les faits ne sont pas ceux que vendent les marchands de papier va-t-en-guerre. Ainsi concernant la présence militaire des russes. Elle ne comporte aucune illégalité selon le Général français Vincent Desportes qui le déclare sur BFM TV, le 2 mars 2014. Il dit : "La Russie ne viole aucune loi, qu’elle soit internationale ou autre. Selon les accords signés avec l’Ukraine, la Fédération est autorisée à disposer d’une force de 25 000 hommes sur le territoire ukrainien. Actuellement, même avec les derniers mouvements de troupes, les forces russes ne s’élèvent pas à plus de 15 000 hommes en Crimée, nous sommes encore loin du compte. Et l’Ukraine ne fait ni partie de l’UE, ni de l’OTAN ; de ce fait, ni l’UE ni l’Otan ne sont disposées ou autorisées à intervenir en Ukraine. "

Se mettre à distance du gouvernement de fait de l’Ukraine ce n’est pas en faire autant avec le mouvement insurrectionnel qui a renversé le pouvoir kleptocratique précédent.
Au contraire. Pour moi, ce mouvement est riche de rebondissements, qui seront autant d’opportunités pour les forces qui pourront constituer une alternative. J’approuve les manifestations et l’insurrection de masse qui s’est dressé contre le pouvoir en place. Que les éléments les plus discutables aient pris la tête du processus contre les pouvoirs en place est tout simplement un fait de lutte commun à toutes les périodes révolutionnaires. Ce n’est peut-être qu’un mauvais moment à passer. Car il semble bien que les Ukrainiens de toutes les couleurs politiques conservent une grande énergie révolutionnaire intacte. Déjà plusieurs séquences révolutionnaires se sont enchainées sans que cette énergie se disperse. Or, que se doivent de faire les nouvelles autorités ? Une politique impopulaire au plus haut point pour rembourser la dette et faire face aux obligations du pays ?
Ne croyez pas que la situation va se détendre. Les intérêts engagés sont trop importants. Anglais, Français, Autrichiens, Allemands : les premières économies de l’Europe sont lourdement engagées en Ukraine et, en Russie, de toutes les façons possibles, les principales. Et j’ai bien noté qu’il est dorénavant accepté en Europe de chasser à coup de bâton un président élu et son gouvernement quand il est impopulaire, qu’il y a des ministres corrompus et que le peuple subi des sacrifices indignes tandis qu’une petite minorité s’enrichi indécemment. Je peux attester du fait que le message a été bien reçu sur le terrain ! En effet, dans la manifestation des cheminots européens à laquelle j’ai participé à Strasbourg, je ne compte plus ceux qui m’ont lancé : « alors il faut faire comme en Ukrainien pour être entendu ? ». C’est la première fois de ma vie politique depuis trente ans que j’ai entendu des travailleurs se référer à une insurrection populaire en cours hors de nos frontières. Que les révoltés ukrainiens en soient remerciés du fond du cœur !
Retour aux Mickeys des médias. Voici ma position en résumé. La révolte populaire Ukrainienne était légitime. Elle a été confisquée par un gouvernement illégitime et illégal dans lequel l’extrême droite a quatre ministres. L’énergie révolutionnaire des Ukrainiens n’est pas épuisée. La prochaine vague sera anti-européenne, c’est-à-dire hostile aux politiques que l’Union Européenne veut imposer là-bas pour récupérer sa mise bancaire et financière.

A l’heure actuelle l’enjeu numéro un est d’éviter la guerre.
Cela signifie empêcher par-dessus tout la partition du pays : on ne touche pas aux frontières en Europe ! Ni ici, ni nulle part.
La France devrait être un médiateur. Au lieu de cela, elle est enchainée derrière Merkel et les Etats-Unis. Elle s’est discréditée en s’alignant contre ses propres intérêts sur la position atlantiste. Le régime actuel est très provisoire. Il va discréditer la politique de l’union européenne sur place et provoquer de nouvelles vagues révolutionnaires. Mieux vaut être atteint par l’onde de choc d’une révolution populaire que par celle de la guerre.
Jean-Luc Mélenchon
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Il faut s'extraire de la logique de guerre et de ce tête-à-tête cynique « Occident » - Russie,

Par la voix de son secrétaire national, Pierre Laurent, sénateur de Paris, le Parti communiste français s'est adressé aujourd'hui au président François Hollande pour qu'aucune décision de la France dans la crise ukrainienne ne soit prise sans consultation en amont des chefs de partis et des présidents de groupe au Parlement.

L'Ukraine est sous le feu depuis trois mois d'une lutte sans merci pour le pouvoir de ses oligarchies, toutes plus avides et corrompues les unes que les autres et qui se sont enrichies grâce aux politiques néo-libérales soutenues tant par l'UE que par la Russie.

L'Union européenne, la Russie, les États-Unis par l'intermédiaire de l'OTAN ou directement ont versé dans la surenchère, la démonstration de force et l'escalade militaire. C'est le peuple ukrainien qui est pris au piège entre la peste et le choléra.

Cette logique a pour toile de fond l'enjeu stratégique que représente l'Ukraine pour les grandes puissances qui s'affrontent dans une guerre économique féroce. 70 % du gaz et du pétrole russes transitent par l'Ukraine, et l'Europe représente 90 % des achats de pétrole russe. Ce n'est pas le retour de la Guerre froide à laquelle nous assistons mais bien à un conflit au sein du G8 entre, d'une part, les États-Unis, appuyés par l'UE et servis par l'OTAN, et, d'autre part, la Russie, pour sauver ou conquérir leur place parmi les puissances mondiales.

À l'instar de l'Allemagne qui met en place un groupe de contact, la France devrait jouer un rôle premier pour se démarquer significativement de l'OTAN et pour stopper l'escalade militaire. Le but de la France devrait être de contribuer à un processus qui mène au retrait à terme de toutes les forces militaires étrangères aujourd'hui présentes sur le sol ukrainien.

L'Ukraine ne doit pas servir de « zone tampon » ou de « zone militarisée », unique ou coupée en deux, où Américains, Européens et Russes se jaugeraient sur le dos des Ukrainiens.

La France doit aussi avoir pour objectif premier la mise en place d'un véritable processus démocratique en Ukraine permettant au peuple ukrainien de reprendre la pleine maîtrise de sa destinée.

La nouvelle faction oligarchique aujourd'hui aux affaires projette une élection présidentielle le 25 mai dans une situation hautement tendue, où l'extrême droite et les groupes néo-nazis dictent à l'opposition sa ligne politique et font régner la terreur dans le pays.

Ni la France, ni l'UE ne peuvent s'inscrire dans une telle démarche quand il s'agirait au contraire d'aider les forces démocratiques, en butte à la violence de l'extrême droite, à prendre le dessus pour que s'engage un véritable processus de réformes démocratiques, sociales et constitutionnelles. La France devrait appuyer les forces démocratiques et progressistes ukrainiennes qui plaident pour que le peuple ukrainien puisse se prononcer par voie référendaire sur les réformes à engager.

Il faut s'extraire de la logique de guerre et de ce tête-à-tête cynique « Occident » - Russie, et dans l'objectif d'appuyer les efforts de l'ONU et de son secrétaire général qui rencontre aujourd'hui le ministre russe des Affaires étrangères, la France devrait prendre l'initiative d'appeler à la tenue d'une table-ronde sous l'égide des Nations unies et de son conseil de sécurité réunissant autour de l'Ukraine, l'UE, les États-Unis et la Russie devant trouver un accord de sortie politique de crise sur deux points immédiats : l'arrêt de l'escalade militaire et la mise en place du processus démocratique.

La France, enfin, a une responsabilité particulière pour que l'Union européenne revoie de fond en comble ses relations avec la Russie et travaille avec elle à l'élaboration d'une politique de voisinage qui dépasse les tensions et ruptures du passé par la mise en place d'un partenariat de haut niveau fondé sur des échanges économiques, politiques et culturels dans un cadre de sécurité commune qui appelle au retrait des forces armées étrangères de l'Ukraine.

La France doit parler d'une voix qui lui est propre pour la paix et la démocratie.

 PCF - Pierre Laurent
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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 07:17

Mardi 3 décembre au soir est prévu le vote du budget de la Défense à l'Assemblée Nationale.
Nous y serons : rejoignez-nous au rassemblement à partir de 17 heures sur l'esplanade des Invalides, à la sortie du métro Invalides, à l'angle de la rue de Constantine et de la rue de l'Université.

D'ici là il vous reste le temps de participer à la cyber-action «pas un sou pour de nouvelles bombes atomiques».
Déjà 6000 signataires, aidez-nous à atteindre les 10000 !
  

Vers les 10 000 signataires

Nous avons dès le mois d’octobre fait connaitre notre rejet du  projet de loi de programmation militaire 2014-2019 d’un montant de 190 milliards d’Euros sur 6 ans, dont 23.3 milliards d’Euros pour les armes atomiques.
Ce projet de loi qui est en débat les 26-27 et 28 Novembre à l'Assemblée Nationale comprend des crédits pour la construction de nouvelles armes nucléaires.

D'anciens ministres, des élus, y compris de la majorité, des militaires, des experts etc, partagent totalement ou en partie notre point de vue. La commission des affaires étrangères semble vouloir donner son avis en particulier sur la question des armes nucléaires, alors que ce n'était pas prévu.

Les choses bougent notamment au plan international. Un débat semble pouvoir s’engager. C’est donc le moment d'agir!

Pour cela :

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 22:48

Le Point.fr - Publié le 16/03/2013 à 08:51 -

 

Syrie - Alain Chouet :

"Ce n'est pas en armant des salafistes qu'on trouvera une solution"

 

Ancien chef de poste de la DGSE à Damas, puis cadre supérieur des services secrets, Alain Chouet conteste la décision française de livrer des armes à l'opposition syrienne.http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/alain-chouet-ce-n-est-pas-en-armant-des-salafistes-qu-on-trouvera-une-solution-16-03-2013-1640727_53.php

Le président français François Hollande a souhaité vendredi que les Européens prennent "dans les prochaines semaines" une décision sur la levée de l'embargo sur la fourniture d'armes aux forces d'opposition syriennes. "Des armes sont livrées par des pays, dont la Russie, à Bachar el-Assad et son régime. Nous devons en tirer toutes les conclusions et l'Europe doit prendre sa décision dans les prochaines semaines", a déclaré François Hollande. Il a précisé que "toutes les conséquences de la levée de l'embargo" seraient examinées par les ministres des Affaires étrangères au cours d'une réunion prévue de longue date les 22 et 23 mars à Dublin. 

Une démarche jugée sévèrement par Alain Chouet, ancien chef de poste de la DGSE à Damas, puis cadre supérieur des services secrets. Il est l'un des meilleurs connaisseurs du monde arabo-musulman. Rencontre.

 

Le Point.fr : Est-il opportun que la France livre des armes à l'opposition syrienne ?

Alain Chouet : Je suis confondu par cette affaire. On se trouverait complètement en dehors de la légalité internationale, dans une situation sans précédent. Pour prendre une comparaison, c'est comme si la France, en 1992, avait décidé unilatéralement d'armer le GIA (Groupe islamique armé) et le FIS (Front islamique du salut) algériens, sous prétexte qu'ils avaient gagné les élections et que les militaires avaient interrompu le processus électoral. Dans le cas de la Syrie, nous armerions des groupes non représentatifs et reconnus par personne, si ce n'est par nous ! l'ONU n'a pas reconnu l'opposition, et d'ailleurs, de quelle opposition parlons-nous ? Elle est totalement hétéroclite et divisée, les militaires ne reconnaissent pas l'autorité des politiques et, à l'intérieur de la composante militaire, les milices djihadistes ont pris le pas sur les autres.

Quelles armes la France veut-elle livrer ?

Je ne le sais pas. J'entends parler d'armes "défensives", qui ne font pour moi aucune différence avec les armes "offensives". Quant à évoquer des armes "non létales", on joue sur les mots. Et je ne sais pas à qui on va les donner... Certains responsables politiques français affirment que nos services spéciaux savent parfaitement à qui il faut les donner. Je connais la Syrie depuis 40 ans, j'ai fait partie des services spéciaux pendant 30 ans et j'affirme qu'une telle certitude est totalement présomptueuse. Ce que je constate, c'est que, sur le terrain, celle qu'on appelle l'ASL (Armée syrienne libre) est composée d'officiers et d'hommes de troupe qui ont déserté vers la Turquie et qui se trouvent pour la plupart consignés dans des camps militaires quand ils n'ont pas donné des gages d'islamisme. L'un des fondateurs de l'ASL, le colonel Riad al-Assaad, se trouve pratiquement assigné à résidence avec l'interdiction de se rendre sur le territoire syrien. Tout cela pour laisser la place aux groupes salafistes et aux djihadistes. Je repose donc la question : quelles armes allons-nous donner et à qui ?

Si Londres et Paris veulent livrer des armes, c'est pour balayer Bachar el-Assad. Pourquoi bouger maintenant, après deux ans de quasi-immobilisme ?

Nous n'avons aucun mandat de l'ONU ou de qui que ce soit d'autre ni de légitimité juridique pour renverser le président Assad quels que soient ses torts. Ce n'est pas aux Français ni aux Anglais de le faire, mais aux Syriens. Depuis deux ans, la France a fourni aux opposants syriens une assistance logistique, technique, des entraînements organisés par les services spéciaux, également britanniques ou américains. Cette fois, en livrant officiellement des armes, on passe à un autre stade !

Ce n'est tout de même pas d'aujourd'hui que des services secrets soutiennent des groupes d'opposition armés au mépris des lois internationales !

Certes, et ces services sont même faits pour ça... On ne peut envoyer des militaires avec drapeaux, plumes et trompettes que lorsqu'on en a le mandat dans le cadre de la légalité internationale. Mais dès lors qu'un ministre des Affaires étrangères proclame qu'il va apporter une aide militaire à des étrangers désireux de renverser leur gouvernement, même si les instances internationales s'y opposent, on entre dans une forme nouvelle et dangereuse de l'illégalité internationale.

Vous connaissez extrêmement bien la Syrie, où vous avez longtemps été en poste et dont vous parlez la langue. Quelle est votre appréciation globale sur la situation ?

Depuis deux ans, la situation s'est gravement dégradée. On est dans un pays dévasté, ruiné, en proie à des affrontements ethniques et confessionnels, où rien ne sera plus jamais comme avant. On est entré dans une logique de guerre civile semblable à celle qui a ensanglanté le Liban pendant 15 ans. Mais je vous le dis nettement : ce n'est pas en armant des salafistes qu'on va arriver à une solution. D'une façon hypocrite, la France a appelé à une solution négociée en disqualifiant d'emblée une des parties sommée de ne pas se présenter à la table des discussions, en l'occurrence le pouvoir en place. Que reste-t-il alors à négocier ? Depuis le début de cette affaire, on se trouve dans le flou militaire, juridique, politique ou idéologique. J'ai le plus grand mal à m'y retrouver. On est dans une ambiguïté absolue en soutenant en Syrie ceux contre lesquels on lutte ailleurs.

Pouvez-vous être plus précis ?

J'évoque ici le Mali. Même si comparaison n'est pas raison et si les islamistes qui se manifestent au Mali ne sont pas les mêmes qui se battent en Syrie, ils ont les mêmes objectifs, les mêmes inspirateurs, les mêmes idéologues et les mêmes financiers. Je trouve ça tout à fait curieux. Et en tant qu'ancien responsable d'un grand service de l'État, je suis assez perturbé par ces choix bizarres et antagonistes de nos diplomates et de nos politiques. 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 13:32

Syrie: La Rochelle dit Stop vendredi 15 mars à 19h, Place de l'Hôtel de Ville

Le collectif national « La Vague Blanche pour la Syrie », www.vagueblanchepourlasyrie.orgagit pour sensibiliser les citoyens à la révolution syrienne engagée depuis 2 ans et ayant entrainé une terrible répression avec exactions, tortures, violences, pillages et près de 70000 morts. Différentes opérations de communication sont mises en place au niveau national. 20 films de 2 minutes sont diffusés sur les médias jusqu’au 20 mars reprenant des images de cette révolution, commentées par des personnalités françaises (Hessel, Arthus-Bertrand, Cluzet, Piccoli, Grinberg, Gaillot, Delanoë, Lavilliers, Cassadesus…).

Le site Internet du collectif www.vagueblanchepourlasyrie.org publie des messages et des photos de citoyens brandissant un écriteau blanc où est indiqué STOP. Afin de marquer aussi leur solidarité avec le peuple syrien, la Ville de La Rochelle, Amnesty International La Rochelle, la Ligue des Droits de l'Homme La Rochelle-Aunis, l’Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture Charente-Maritime se mobilisent pour relayer cette opération à La Rochelle. Pour dire collectivement stop aux massacres en Syrie, tous les citoyens sont invités vendredi 15 mars à brandir une pancarte avec l’inscription STOP et participer à « La Vague Blanche pour la Syrie » relayée partout dans le monde.

A la Rochelle, rendez-vous est donné Place de l'hôtel de ville de 19h à 19h30. D’ici là, il est possible de poster une photo via une page dédiée sur le site internet de la ville http://www.ville-larochelle.fr/decouvrir-la-ville/relations-internationales/vague-blanche-pour-la-syrie.html

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 10:52

"Sans aucun débat public préalable en France, ni consultation du Parlement, qui devra cependant ratifier certains volets de cet accord, le Président de la République vient d'engager la France dans une coopération militaire extrêmement poussée avec le Royaume-Uni. Nicolas Sarkozy a insisté sur le caractère exceptionnel de cet accord : « C’est une décision sans précédent qui montre le degré de confiance qui règne entre nos deux nations, inégalé dans l’histoire ». C’est exact ! Et c’est bien le problème

 

  Quand et où ce tournant a-t-il été discuté ?

Au fil des jours une politique se confirme, dans l’indifférence générale. Car après la décision de rejoindre le commandement intégré de l'OTAN en 2008, ce nouveau bond en avant vers les anglo-saxons aggrave l'alignement de la France sur l'appareil militaire de l'Empire états-unien. Le Royaume-Uni est le passe plat du système nord américain. Au cas présent il s’agit d’une victoire britannique. Car cet accord est largement contradictoire avec les engagements souscrits par ailleurs en faveur de « l'Europe de la Défense ». Une illusion plus que jamais sans effet achève de mourir. La France des droites qui vont se gargariser cette semaine avec la mémoire du général De Gaulle est en train de tourner la page de l’indépendance militaire « tous azimuts » qu’il avait constitué. Je ne suis pas d’accord du tout avec cette nouvelle doctrine de fait d’une défense franco anglaise, c'est-à-dire à mes yeux franco américaine, intégrée.

 

 Aucune référence a une quelconque politique mondiale de désarmement ni à l’objectif de réduction des arsenaux nucléaires.

L'accord signé par Nicolas Sarkozy avec David Cameron comprend trois principaux volets : un traité de coopération, un traité spécifique sur les installations nucléaires communes qui ont été décidées, une lettre d'intention des ministres de la Défense des deux pays. Il y a un silence total sur un point. Aucune référence a une quelconque politique mondiale de désarmement ni à l’objectif de réduction des arsenaux nucléaires. L’intention n’est clairement pas d’aller dans ce sens.

 

Le traité prévoit 13 domaines de coopération très variés. En termes de méthode, le point commun de tous ces domaines est le souci de mutualiser les moyens. L’argument est de réduire les dépenses de chaque pays, tout en continuant de renforcer et moderniser les capacités militaires.

 Avec un tel raisonnement où va-t-on ? Jusqu’au Etats-Unis, évidemment. Il est vrai que l’objectif du Grand marché transatlantique en 2015 surplombe toutes les politiques nationales des européens. Dans la plupart des domaines de coopération, le traité est plus intentionnel qu'opérationnel mais il l’est tout particulièrement dans deux domaines stratégiques. La gestion des arsenaux nucléaires et la formation d’un « corps expéditionnaire » commun. Rien de moins. 

Deux centres communs de gestion et de recherche sur les arsenaux nucléaires seront ouverts d'ici 2014, un en France et un au Royaume-Uni. L'objectif est de mutualiser les moyens pour « modéliser la performance des têtes nucléaires et des équipements associés, afin d’en assurer la viabilité, la sécurité et la sûreté à long terme ». Cette gestion commune portera donc aussi sur la simulation nucléaire. C’est central en la matière. Or, dans ce domaine, la France a une grande avance technique sur le Royaume-Uni. Elle dispose d'un des programmes de simulation les plus puissants au monde, grâce notamment au laser mégajoule, outil de simulation le plus énergétique au monde. Ce sera une aubaine pour les Britanniques. Ils vont dire merci ?

 

 Ce volet de l'accord ne modifie certes pas directement la compétence souveraine de chaque Etat et ses procédures d'emploi de l'arme nucléaire. Mais en prévoyant des outils communs de gestion et de développement des arsenaux, l'accord va permettre à chaque pays de disposer d'informations stratégiques sur l'arsenal de l'autre : son contenu, sa localisation, ses modalités de gestion, de maintenance et de surveillance etc.

 

Cela pose le problème de l'indépendance réelle de la dissuasion nucléaire française, notamment face aux USA.

 Dorénavant ces derniers disposeront à partir du Royaume Uni qui est leur succursale de précieuses informations sur les arsenaux français. Je ne suis pas d’accord du tout. Il faudra revenir sur tout cela aussitôt que possible et restaurer la plénitude de l’indépendance militaire de notre pays. Je suis un tenant ferme de l’indépendance « tous azimuts ». Pas question de laisser une autre puissance quelle qu’elle soit disposer du moindre moyen de pression sur nous. Pas de laisse non plus dans ce domaine ! 

 

Voyons la création d'une "force expéditionnaire commune interarmées".

 L'expression utilisée de "force expéditionnaire" indique la dimension de projection de cette force. Donc le cœur de notre défense n’est plus essentiellement défensif ? L'expression est d’autant plus mal choisie qu'elle reprend la formule employée en 1956 où un "corps expéditionnaire commun" avait été envoyé sur le Canal de Suez. Cet épisode calamiteux est d'ailleurs un des principaux précédents de coopération militaire opérationnelle entre la France et le Royaume-Uni. Beau souvenir colonialiste de référence ! Cette force commune sera composée de plusieurs milliers d'hommes, disposera de moyens dédiés dans les trois corps d'armée, y compris en terme d'état major, de logistique et de soutien. Ses missions sont définies de manière large et elle pourra aussi bien participer à des opérations strictement bilatérales qu'à des opérations multilatérales dans le cadre de l'OTAN, de l'ONU ou de l'UE. 

Dans une dizaine d'autres domaines, les projets de coopération sont moins opérationnels dans l'immédiat même s'ils ne manquent pas de portée symbolique et politique qui toutes vont dans le sens d’une intégration qui met en question au delà des bonnes paroles la souveraineté de chacun.

Exemple, la forme prévue d'intégration des forces aéronavales. L'idée est de rendre interopérables les porte avions. Il est prévu pour cela d'adapter rampes et catapultes. Dans ce domaine également l’accord va permettre dans un premier temps au Royaume Uni de se reposer sur l’équipement français. En effet depuis l’annonce par David Cameron du démantèlement immédiat du porte avion Ark Royal (pour raisons budgétaires), le Royaume Uni n’a plus d’ensemble aéroporté opérationnel et ne devrait pas en retrouver avant 2020, date à laquelle est prévue la mise en service d’un nouveau porte avions. Du côté français, le projet de 2ème porte avions est au point mort. Mais avec un seul porte avions, quand il est en maintenance ou réparation, on se retrouve régulièrement sans capacité d’action. L’interopérabilité avec les Britanniques peut permettre de résoudre par défaut le problème de la permanence aéroportée française. L’accord prévoit ainsi qu’à l'horizon 2020, la porte avion Charles de Gaulle servira de point d'appui pour se doter « de la capacité à déployer une force aéronavale d’attaque intégrée franco-britannique composée d’éléments des deux pays ». Ce n’est pas aussi simple qu’il y parait s’agissant de sujet de cette sorte. Au-delà du principe de cette intégration aéronavale, se pose le problème de la divergence stratégique pouvant exister entre les deux pays. Comment se reposer sur le porte avions de l’autre pays, si l’on n’est pas d’accord sur les missions qu’il doit accomplir ? Lors de l’invasion américaine en Irak les anglais ont collaboré et pas nous. Qui aurait eu l’usage du porte avion ?

 

Cet accord est aussi un mauvais coup pour le mythe de l'Europe de la défense.

Les textes de l’accord n’abordent presque pas l’Europe de la défense et, à la demande des Britanniques, les différents axes de coopération sont exclusifs. Ils ne sont pas ouverts à d’autres pays membres de l’UE. Cette exclusivité de la coopération militaire franco-britannique tourne le dos à l’esprit des accords de Saint-Malo signés en 1998 par Chirac et Blair. Eux avaient affiché une volonté d’ouverture à l’Europe de la Défense. Il n’en reste rien.

 

 Quand en a-t-on délibéré ?

En tous cas cette exclusivité percute maints projets européens en cours. Par exemple, l’A400 M il est évoqué dans l’accord alors que c’est un projet qui implique plusieurs autres Etats membres de l’UE. Surtout les Allemands, qui vont en être le principal acheteur. Pourquoi privilégier un entretien et une gestion commune des A400 M avec le Royaume Uni et pas avec l’Allemagne ? C’est d’autant plus aberrant que les Britanniques ne sont pas très investis dans le programme A 400 M. Ni sur le plan industriel, depuis le désengagement de British Aerospace d’Airbus ni sur le plan financier. En effet les anglais ont commandé 25 avions initialement (contre 50 pour la France et 60 pour l’Allemagne). Pire, la gestion commune de la flotte d’A400 M va permettre au Royaume Uni d’acheter moins d’appareils : 22 contre 25 initialement prévus. Ce qui fragilise le programme lui-même, dont la viabilité dépend d’un nombre suffisant de commandes. 

 

Mais cet accord est surtout une très bonne nouvelle pour l'OTAN.

 Donc mauvaise pour la France. En effet, l’accord ne se contente pas de manifester son attachement à l’OTAN. Il plaide pour que ses missions soient renforcées et son périmètre élargi. L’accord soutient également le dangereux projet de « défense antimissiles des territoires » impulsé par les USA.

En introduisant une vulnérabilité inégale entre les détenteurs de l’arme nucléaire ce bouclier est un facteur de déséquilibre avec les puissances nucléaires non membres de l’OTAN, à commencer par la Chine, la Russie et l’Inde.

Après lui le déluge, c’est ça ?

 

Jean-Luc Mélenchon

Extrait d'un article issu de son blog

www.jean-luc-melenchon.com

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 13:53
Obama annonce un renfort de 30 000 soldats en Afghanistan pour poursuivre "la guerre contre le terrorisme" au nom de l'intérêt national "vital" des Etats Unis. Et il réclame de ses alliés un accroissement de 5 000 à 10 000 hommes.
Ainsi, au nom du "rétablissement du leadership "U.S." promis durant sa campagne électorale, Obama emboîte le pas de son prédécesseur, en utilisant le même argument de "guerre contre le terrorisme". Une guerre dont majoritairement le peuple des Etats-Unis est de plus en plus las.

"Ce n'est pas le Vietnam"...
affirme Obama, mais les méthodes préconisées ressemblent à s-y méprendre à celles utilisées naguère.
 Cette méthode de "l'afghanisation" du conflit n'est-elle pas un leurre, dans un pays où les strctures étatiques, comme les bandes reelles, sont corrompues et pourries par le trafic de drogue?

Mérite-t-il de conserver son Prix Nobel de la Paix?
Personnement, j'en doute. Pour l'Afghanistan, mais aussi pour le conflit israélo-palestinien, alors que les dirigeants de ce pays continuent d'accèpter l'implantation d'habitations pour les colons                        

Et vous, qu'en-pensez-vous? je vous invite à vous exprimer en cliquant ici et en allant en bas pour un "commentaire"


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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 09:21


Nicolas Sarkozy devrait faire un pas de plus vers la réintégration de la France au sein de l'Alliance atlantique mercredi 11 mars à Paris à l'occasion d'un colloque sur "La France, la défense européenne et l'Otan au XXIe siècle" organisé par la Fondation pour la recherche stratégique. "Le président de la République ne fera pas d'annonce officielle sur la réintégration, ce sera une mise en perspective", assure-t-on à l'Elysée.







Le chef de l'Etat doit clôturer cette série de tables rondes auxquelles participeront le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer, Javier Solana, porte-parole de la diplomatie européenne, et les ministres français de la Défense et des Affaires étrangères, Hervé Morin et Bernard Kouchner.

Le retour de la France dans la structure militaire alliée, dont elle est absente depuis 1966 sur décision du général de Gaulle, doit être officialisé lors des cérémonies du 60e anniversaire de l'Otan les 3 et 4 avril à Strasbourg et Kehl.


Un choix dangereux

 
« La moitié des opérations extérieures françaises se font déjà avec l'Otan. Pour nous, cela ne va pas changer grand-chose", souligne-t-on de source militaire française.

Face aux vives critiques soulevées par la décision de Nicolas Sarkozy, de la gauche à l'UMP, François Fillon a proposé d'engager la responsabilité de son gouvernement le 17 mars devant l'Assemblée, où se déroulera un débat sur la fin de cette exception française.

° "Notre pleine participation à la structure militaire de l'Otan n'est pas une fin en soi mais un moyen parmi d'autres de faire prévaloir les intérêts et les objectifs de notre pays sur la scène internationale", justifie-t-il dans une lettre à Jean-Marc Ayrault et Jean-Pierre Bel, respectivement présidents des groupes socialistes à l'Assemblée et au Sénat.

° Pour Jean-Marc Ayrault, "le retour de la France dans l'Otan n'est pas un événement banal. Ce n'est pas "un moyen parmi d'autre de faire prévaloir les intérêts du pays sur la scène internationale' comme l'affirme le Premier Ministre". "C'est un acte politique majeur qui altère l'autonomie de décision stratégique de la France et sa capacité à faire entendre une voix différente", dit-il dans un communiqué.

° Roland Muzeau, porte-parole des députés communistes, estime qu'en engageant la responsabilité du gouvernement, l'exécutif veut "imposer un choix particulièrement dangereux, celui d'un renforcement de la logique des blocs, celui des tensions internationales et de la guerre".

° Au sein de la majorité, les gaullistes, du souverainiste Jacques Myard au villepiniste Jean-Pierre Grand, estiment que l'indépendance de la France est menacée."C'est un mauvais signal, parce que nous donnons le signal de l'enfermement alors que nous devons au contraire être dans une logique d'ouverture dans un monde qui change. La France va se trouver rétrécie sur le plan diplomatique", estimait le 9/2 l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin.

° Pour le centriste François Bayrou, président du Mouvement démocrate (MoDem), la normalisation des relations entre la France et l'Otan est "une défaite pour la France et l'Europe".


Si, « concrètement, ça ne change rien » comme le dit Hervé Morin,
         ... alors pourquoi changer !?


  
 Hervé Morin n'a de cesse depuis de réfuter les accusations de "dérive atlantiste". "Cessons de considérer que retourner dans le commandement intégré de l'Otan menace notre indépendance". "Concrètement, ça ne change rien, nous décidons de participer aux opérations que nous voulons, avec les moyens que nous voulons".

Hubert Védrine, dans une tribune libre du Monde du 6/3, intitulé « pourquoi il faut s’opposer à une France atlantiste – L’intégration à l’ Alliance atlantique ne nous donnera pas plus d’influence ». Il précise que le Général de Gaulle avait décidé, en 1966,  d’en sortir « après 8 années de demandes infructueuses auprès des américains pour que les alliés européens puissent se faire entendre au sein de l’Alliance, et pour ne pas cautionner la nouvelle et dangereuse stratégie nucléaire de « riposte graduée » ».



Le monde, lui,  a changé 



 
Ce sont toujours les Etats-Unis qui dominent l’Otan. Mais le monde a changé. En 1966, c’était la guerre froide. Aujourd’hui, « tout a changé » écrit Hubert Védrine. Le pacte de Varsovie est exit. C’est donc l’Otan elle-même qui devrait être remise en cause !

Oui, cette décision de Nicolas Sarkozy, à l’ère d’Obama, n’a aucun fondement positif pour la France, et donc pour l’Europe. Pensez à ce qu’aurait été la position de la France lors de la décision des Etats-Unis d’intervenir en Irak ! Elle a pu affirmer une autre voix, celle d’une France qui n’a pas accepté la soumission aux Etats-Unis, devant les mensonges de l’administration US et qui a eu raison.

 Aujourd'hui, des espoir d'une autre politique américaines se lèvent. Mais nous pouvons travailler avec les Etats-Unis d'Obama, sans pour autant intégrer l'appareil militaire de l'Otan, dans le plein respect de notre souveraineté nationale et d'une politique européenne de sécurité qui elle aussi doit être indépendante et non inféodée à l'Otan comme le prévoit(yait) le Traité européen de Lisbonne     

   Oui, un référendum du peuple français s’impose, comme le propose le Mouvement de la Paix !

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Réintégration de la France dans le Haut-commandement militaire intégré de l'Otan ?
Le Mouvement de la Paix demande un référendum




Le Président de la République Nicolas Sarkozy a annoncé que la France réintégrerait le Haut Commandement militaire de l'Otan lors du prochain Sommet de l'Organisation à Strasbourg, le 4 avril prochain.



Cette décision - qui ne figurait pas dans le programme du candidat Nicolas Sarkozy - soulève de nombreuses réactions de doute, voire d'inquiétude et même d'indignation émanant de toutes les sensibilités politiques de notre pays, jusque dans la majorité présidentielle.




 



Réintégrer le Commandement militaire de l'OTAN: 
                                    pas d'une simple formalité, mais un engagement majeur!

Si les approches sont diverses, l'unanimité se fait sur une question : il ne s'agit pas d'une simple formalité, mais bien d'un engagement qui a des conséquences politiques et stratégiques fortes pour la France, l'Union européenne et le monde.

Le Mouvement de la Paix estime qu'« une telle décision ne saurait être prise sans un large débat national qui devrait déboucher sur une consultation populaire sous la forme d'un référendum ».



Le Général de Gaulle accompagnant la volonté populaire, a retiré la France de l'organisation militaire intégrée de l'OTAN en 1966

 Cette décision s'inscrivait dans l'ambition d'indépendance de la France à l'égard des blocs militaires et dans le souci de sa souveraineté.

Pour l'organisation pacifiste « les français sont en droit d'exprimer leur opinion sur une question d'une telle importance pour l'indépendance de la France, sa souveraineté, sa place internationale spécifique dans l'Union Européenne et dans le monde ».

L'association pacifiste prendra dans les jours à venir les contacts nécessaires pour permettre de rassembler dans une expression large et unitaire tous ceux qui partagent cette demande de consultation populaire.

 

Saint-Ouen, le 27 février 2009

 

                         Site du Mouvement de la Paix: http://www.mvtpaix.org

 

 

 

 

 

 

 

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 09:04
Israël a bien utilisé dans la bande de Gaza des armes à Uranium Appauvri

12 février 2009
Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN)
http://acdn.france.free.fr/spip/article.php3?id_article=490〈=fr


Dans un article publié le 4 janvier 2009 sur son site www.acdn.net
<http://www.acdn.net> , article largement diffusé et repris par de nombreux sites, ACDN dénonçait l’emploi de bombes GBU-39, dès le début de « Plomb durci », par l’armée de l’air israélienne, en affirmant qu’elles contenaient de l’uranium appauvri.

Métal radioactif et poison chimique, l’uranium appauvri, lorsqu’il est inhalé ou ingéré sous forme de micro- ou nanoparticules, s’attaque à l’ADN des cellules et au génome humain.

Utilisé pour durcir des munitions, il est pyrophorique (incendiaire) à l’impact, mais aussi gravement pathogène, cancérigène et tératogène à moyen et à long terme. Employer de telles armes au sein d’une population sans tenir compte de ces effets bien connus de l’UA, c’est prendre sciemment le risque d’un génocide. D’où le titre de l’article du 4 janvier : A Gaza, le génocide à l’Uranium Appauvri a commencé <http://acdn.france.free.fr/spip/article.php3?id_article=468%E2%8C%A9=fr> , et l’appel d’ACDN à cesser le massacre.

Réactions

La « communauté internationale », officielle comme antinucléaire, ne semblant pas réagir à ce cri d’alarme, sinon pour le mettre en doute, ACDN a constitué et publié dès le 14 janvier un dossier plus complet sur les GBU-39 Génocide à l’Uranium Appauvri à Gaza : le dossier <http://acdn.france.free.fr/spip/article.php3?id_article=474%E2%8C%A9=fr> .

Le 18 janvier, le cessez-le-feu venant d’être proclamé par Israël, le président d’ACDN écrit au Secrétaire général de l’ONU <http://acdn.france.free.fr/spip/article.php3?id_article=472%E2%8C%A9=fr> , M. Ban Ki-Moon, pour lui demander d’ouvrir au plus vite une enquête sur la présence de matières radioactives dans la bande de Gaza et de prendre, s’il y a lieu, des mesures d’urgence pour neutraliser si possible ces matières ou du moins protéger les Gazaouis et leurs voisins de la radioactivité. Il suggère de confier cette enquête au Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), qui a déjà enquêté sur ce sujet dans les Balkans et qui a su trouver de l’uranium appauvri là où il y en avait.

De leur côté, les ambassadeurs des pays arabes accrédités en Autriche font remettre le 19 janvier, par le Prince Mansour Al-Saud, une lettre à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique <http://acdn.france.free.fr/spip/ecrire/articles.php3?id_article=480>  dans laquelle ils s’inquiètent de l’information « médicale et médiatique » selon laquelle « des traces d’uranium appauvri ont été trouvées dans des victimes palestiniennes ».

C’est en effet ce que le Dr Mads Gilbert, l’un des médecins norvégiens travaillant à l’hôpital Al-Chifa de Gaza, avait affirmé dès le 31 décembre 2008. Ils demandent à l’AIEA de mener « une enquête radiologique et physique en vue de vérifier la présence d’uranium appauvri dans les armes utilisées par Israël dans la bande de Gaza. » L’AIEA fait rapidement savoir qu’elle agrée la demande et va mener l’enquête. Ce qui écarte le PNUE de cette mission.

A ce jour (12 février 2009), l’AIEA n’a pas encore remis de rapport.

Il est vrai qu’avant même la venue des enquêteurs sur le terrain, le porte-parole du gouvernement israélien a assuré qu’ils ne trouveraient rien. Précédemment, le chef d’état-major de Tsahal avait commencé par nier, le 13 janvier, l’usage de bombes au phosphore blanc avant d’être obligé de le reconnaître le 20 janvier, en se repliant sur une deuxième ligne de défense : "ce sont des armes autorisées". Oui, tout juste tolérées, mais pas sur des civils.

Sans attendre les résultats d’expertise de l’AIEA, ACDN a poursuivi son enquête sur les GBU-39, et abouti à rassembler les précisions suivantes.

Précisions

De « source bien informée », les GBU-39 livrées à Israël représentent une toute nouvelle génération de bombes guidées. Leur enveloppe est constituée d’un alliage métallique C/UA à base d’uranium appauvri (80 %), dans lequel le tungstène est remplacé par du carbone (20 %). A première vue, le carbone peut sembler plus fragile et plus friable que le tungstène, donc moins recommandé pour entrer dans la composition d’une enveloppe métallique chargée d’assurer la pénétration des bombes en profondeur, dans un terrain, un immeuble ou un bunker, à travers du béton armé et d’autres obstacles multiples et résistants. En fait, c’est l’inverse.

D’une part, en effet, il s’agit d’un carbone très particulier, issu directement des laboratoires militaires de Los Alamos, en liaison avec la recherche en nanomatériaux et structures de métaux, tant universitaire que privée, qui a mis au point un nouveau "type de carbone" à structures moléculaires renforcées : les fullerènes. Aussi résistants que le diamant, les fullerènes se présentent extérieurement sous forme de suie noire et se mélangent aisément à d’autres métaux, en l’occurrence l’uranium appauvri.

D’autre part, la « friabilité » du carbone permet d’obtenir un alliage métallique formant des milliers d’échardes, selon un tout nouveau procédé de fabrication qui fait intervenir ce qu’on nomme le "frittage fragmentaire". Le métal (alliage 20/80 C/UA) ne présente pas une véritable "masse homogène" ; un réseau de microfissures volontaires facilite sa fracture en éclats minuscules ou « échardes de métal », dont le « rayonnement » se trouve en outre renforcé par le type d’explosif utilisé dans les GBU.

Selon les dernières informations obtenues par ACDN, la charge explosive des GBU-39 utilisées par Israël lors de l’opération « Plomb durci » ne serait pas de même composition que le DIME (Dense Inert Metal Explosive) qui se trouve, à raison de plus de 80 kg par unité, dans les Mk-82, des bombes de 500 livres ayant servi de base aux GBU-39, et qui ont aussi été utilisées à Gaza.

La confusion entre les deux est possible, et le sort des victimes, quasiment identique. L’explosif de ces GBU-39 serait une nouvelle formulation de perchlorate (produit hautement cancérigène) avec un ajout de poudre de carbone micromolléculaire (à la place de l’alumine) et d’un « booster » à base de poudre d’UA. Le rôle de cet explosif hyper puissant est d’assurer une grande vélocité aux "échardes de métal", lesquelles s’enflamment du fait qu’elles contiennent de l’Uranium Appauvri pyrophorique, mais seulement après impact sur leur « cible », où le frottement fournit l’élévation de température nécessaire. "Préformatées en forme d’aiguilles", les minuscules échardes s’enfoncent dans tout de ce qui se trouve sur leur passage. Elles traversent les corps humains de part en part et seul le béton les arrête à une profondeur d’environ un mètre (de 0,85 m à 1,15 m). Ensuite, elles brûlent, en dégageant un maximum de chaleur et un minimum de fumées... et ce en raison des "mini impacts largement répandus autour de la cible".

Les GBU-39 utilisées lors de l’intervention israélienne, ont une propriété supplémentaire : elles disposent d’un système de mise à feu complémentaire qui force l’explosion en cas de mauvais fonctionnement du système primaire d’armement à l’impact. La bombe explose donc de toute façon dans les secondes ou les minutes qui suivent son contact avec la cible, quelle que soit celle-ci. Ainsi, le matériel est-il assuré de disparaître après intervention. On ne pourra trouver aucun reste de GBU-39, ni intacte, ni en morceaux. Juste un peu de poudre noire.

Ces nouveaux matériaux composites, les autres caractéristiques des GBU déjà décrites dans nos articles précédents, et l’ensemble du dispositif de mise en œuvre, assurent aux GBU un "service multiple" de destruction et de morbidité : - pénétration en profondeur des cibles les mieux protégées (bétons à hautes, très hautes ou ultra hautes performances ; blindages épais en acier, ou en acier renforcé à l’UA) ;
  • explosion différée jusqu’à la profondeur voulue et programmée ;
  • explosion ultérieure et autodestruction de l’engin, dans le cas où le  dispositif primaire de mise à feu a échoué ;
  • destruction « classique », par effet de souffle, de la cible, depuis  l’intérieur même ;
  • projection d’échardes métalliques dans les corps inertes ou vivants situés  à l’intérieur ou à la périphérie de la cible, avec effet de « décapitation »  ou d’ « amputation » sur les corps humains ;
  • crémation externe et interne des corps, les échardes métalliques devenant  elles-mêmes des brandons ;
  • chez les blessés survivants, impossibilité de distinguer les éclats  métalliques et de les extraire par une opération chirurgicale ;
  • réduction de la durée de survie des blessés et des brûlés, par  empoisonnement interne, radiotoxique et chimique, dû à l’uranium appauvri ou à  ses descendants ;
  • contamination radioactive de l’environnement naturel par dispersion, sur  les lieux mêmes des explosions et au-delà, de nanoparticules d’uranium  appauvri et d’autres radionucléides issus de l’uranium ;
  • atteintes au génome de la population cible. L’innovation meurtrière des  marchands d’armes défie l’imagination. Tout comme leur capacité à faire  disparaître l’uranium appauvri de leurs nomenclatures, à esquiver les  questions embarrassantes, voire à se trouver des alliés inattendus.
L’art de l’esquive

Les GBU sont construites aux Etats-Unis par la firme Boeing dans son usine de Saint Louis (Missouri). Sachant cela, un citoyen américain resté « sceptique » devant les assertions d’ACDN a demandé au Ministère de la Défense (DOD) des Etats-Unis s’il y avait ou non de l’uranium appauvri dans les GBU-39.

En attendant la réponse du ministère - qui n’est toujours pas arrivée - il a posé au responsable de la communication de Boeing la question suivante : « L’usine Boeing de Saint Louis a-t-elle une licence du Ministère de l’Energie (DOE) pour détenir ou traiter de l’uranium appauvri ? » (« Does the Boeing facility in St. Louis have a DOE license for holding or handling depleted uranium ? »). Il a reçu cette réponse : « Boeing n’a pas de licence, étant donné qu’il n’y a pas d’activité relative à l’uranium appauvri dans notre usine de Saint Louis/Saint Charles. » ("Boeing does not have a license as there is no depleted uranium activity at our St. Louis/St. Charles facility.")

Cependant, malgré ses allures de démenti, cette réponse n’implique nullement qu’il n’y ait pas d’uranium appauvri dans les GBU-39 : leur « construction » à Saint Louis peut se limiter au montage de pièces détachées, elle n’implique ni hauts fourneaux, ni fonderie pour les alliages métalliques, ni même l’usinage des pièces. S’il fallait remonter la piste de l’uranium appauvri présent dans l’enveloppe des GBU-39 jusqu’aux lieux où il est fondu en alliage et où la coque est usinée, sans doute faudrait-il s’adresser d’abord aux laboratoires de l’armée américaine (en particulier à ceux de Los Alamos, en pointe dans la métallurgie et les nano-technologies), à la firme Westinghouse qui fournit l’uranium des centrales nucléaires, ou encore à l’un de ses sous-traitants. Gageons que le « secret défense » ou le « démenti » pur et simple trouveront alors à s’exercer. Aux Etats-Unis comme ailleurs, ce sont les militaires qui financent, gèrent et contrôlent tout ce qui a trait aux armements. Y compris par le mutisme ou la désinformation.

Retour à l’humain

Phosphore blanc, DIME, tungstène, uranium appauvri... Les médecins pensent différemment des militaires et de leurs donneurs d’ordres. Seulement soucieux d’humanité, les chirurgiens présents à Gaza ont décrit les effets <http://www.ism-france.org/news/article.php?id=11185&amp;type=analyse&amp;lesujet=Rapports>  sur les victimes des "nouveaux types d’armes" employés : « A 2 mètres, le corps est coupé en deux ; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres d’aiguilles. » Les blessés survivants « n’ont aucune trace de métal dans le corps, mais des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort, nous ne pouvons rien faire. » (Dr Mads Gilbert, Le Monde, 12 janvier) « Quand on commence à opérer, tout semble en ordre... Mais ensuite on découvre des dizaines de minuscules particules dans tous leurs organes. On dirait qu’un certain type d’explosif ou d’obus les a dispersées partout, et ces blessures miniatures, impossible de les opérer. » (Dr. Jam Brommundt, médecin allemand travaillant à Kham Younis, au sud de la bande de Gaza)

Comment ne pas se demander avec le Dr Gilbert : « Se peut-il que cette guerre soit le laboratoire des fabricants de mort ? Se peut-il qu’au XXIe siècle on puisse enfermer un million et demi de personnes et en faire tout ce qu’on veut en les appelant terroristes ? »

Et comment qualifier cette "guerre" qui fait d’un côté 14 tués (11 soldats israéliens, dont 4 victimes d’un "tir ami", et 3 civils, victimes d’un tir de roquette) et 50 blessés, et de l’autre côté, au moins 1330 tués et 5450 blessés, pour la plupart des civils, dont une moitié d’enfants ? (Source : Foreign Policy In Focus <http://www.fpif.org/fpiftxt/5862> )

A un contre cent, est-ce encore un combat, ou un jeu de massacre ? Une collection de crimes de guerre ? Le début d’un génocide qui n’ose pas dire son nom et se cache derrière la mémoire d’un autre génocide ?

Un crime contre l’humanité, donc ? Israël, en tout cas, est allé trop loin.

Une guerre trop loin.

Les prochains responsables israéliens devront, dans leur propre intérêt et dans celui de leur peuple, se hâter de reconnaître -indépendamment du Hamas, qui le devrait aussi- et réparer, si tant est qu’ils soient encore réparables, les dommages humains, écologiques, économiques et politiques subis du fait de "Plomb durci" par les Palestiniens - ainsi que ceux subis par les Israéliens eux-mêmes, par effet boomerang.

Si Israël n’y vient pas de lui-même, il faudra que la justice et la "communauté internationale" l’y obligent. Sinon, ce sera la porte ouverte à toutes les folies militaires, massacres nucléaires compris.

Nous en appelons au bon sens, au sens de la justice et à l’humanité de chacun.


"Enquête : Israël a bien utilisé dans la bande de Gaza des armes à Uranium Appauvri ? <http://acdn.france.free.fr/spip/article.php3?id_article=490%E2%8C%A9=fr> ", ©ACDN, 12 février 2009.

Reproduction partielle ou complète de cet article autorisée sous réserve de renvoyer à la source : www.acdn.net <http://www.acdn.net/> , d’activer les liens et d’en informer la rédaction <mailto:contact@acdn.net> .

Signer la pétition pour l’abandon et l’interdiction universelle des armes à UA <http://acdn.france.free.fr/spip/article.php3?id_article=41%E2%8C%A9=fr>
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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 15:50
La guerre et le gaz naturel : l'invasion israélienne et les gisements de Gaza en mer

par Michel Chossudovsky

Mondialisation.ca, Le 12 janvier 2009

 

L'invasion militaire de la Bande de Gaza par les Forces israéliennes, est directement liée à la possession et au contrôle de réserves stratégiques de gaz en mer.


Il s'agit d'une guerre de conquête: on a découvert de vastes réserves de gaz au large du littoral de Gaza en 2002
.


Dans un accord signé en novembre 1999, l'Autorité palestinienne (AP) a garanti des droits de prospection de gaz et de pétrole d'une durée de 25 à British Gas (BG Group) et son partenaire situé à Athène Consolidated Contractors International Company (CCC), une propriété des familles libanaises Sabbagh et Koury.

Ces droits sur les gisements de gaz en mer sont de 60 % pour British Gas, de 30 % pour Consolidated Contractors, et de 10 % pour le Fonds d'investissement palestinien. (Haaretz, 21 octobre 2007)

L'accord AP-BG-CCC inclut l'exploitation des gisements et la construction d'un gazoduc. (Middle East Economic Digest, 5 janvier 2001)

La licence de BG couvre toute la zone maritime située au large de Gaza, laquelle est contigüe à plusieurs installations gazières israéliennes. (Voir la carte ci-dessous). Il convient de souligner que 60 % des réserves de gaz le long du littoral de Gaza et d'Israël appartient à la Palestine.

BG Group a foré deux puits en 2000 : Gaza Marine-1 et Gaza Marine-2. British Gas estime que les réserves sont de l'ordre de 1,4 billions de pieds cubes, évaluées à environ 4 milliards de dollars. Ce sont les chiffres publiés par British Gas. La dimension des réserves de gaz palestiniennes pourrait s'avérer largement supérieure.


Qui possède les réserves de gaz?




La question de la souveraineté sur les gisements gaziers de Gaza est cruciale. D'un point de vue légal, ces réserves appartiennent à la Palestine.

La mort de Yasser Arafat, l'élection du gouvernement du Hamas, ainsi que la débâcle de l'Autorité Palestinienne ont permis à Israël de prendre de facto le contrôle de ces réserves.

British Gas (BG Group) a négocié avec le gouvernement de Tel-Aviv. En revanche, le gouvernement du Hamas n'a pas été consulté en ce qui a trait à la prospection et l'exploitation des gisements gaziers.

L'élection du premier ministre Ariel Sharon en 2001 fut un tournant majeur dans cette affaire. À l'époque, la souveraineté de la Palestine sur les réserves gazières en mer était contestée à la Cour suprême d'Israël. M. Sharon affirmait sans ambiguïté qu´« Israël n'achèterait jamais de gaz de la Palestine», suggérant ainsi que les réserves marines de Gaza appartenaient à Israël.

En 2003, Ariel Sharon a opposé son veto à un premier accord, qui aurait permis à British Gas d´approvisionner Israël en gaz naturel provenant des puits marins de Gaza. (The Independent, 19 août 2003).

La victoire électorale du Hamas en 2006 a contribué à la chute de l'Autorité Palestinienne, par conséquent confinée à la Cisjordanie sous le régime mandataire de Mahmoud Abbas.

En 2006, British Gas «était sur le point de signer un accord pour acheminer le gaz en Égypte. » (Times, 28 mai 2007). Selon les reportages, le premier ministre britannique de l'époque, Tony Blair est intervenu pour le compte d'Israël pour faire capoter l'accord avec l'Égypte.

L'année suivante, en mai 2007, le Cabinet israélien a approuvé une proposition du premier ministre Ehud Olmert, « d'acheter du gaz de l'Autorité Palestinienne.» Le contrat proposé était de 4 milliards de dollars et les profits envisagés à 2 milliards de dollars, dont un milliard irait aux Palestiniens.


Toutefois, Tel-Aviv n'avait aucune 'intention de partager ses recette avec la Palestine
.

Une équipe de négociateurs israéliens a été constituée par le Cabinet israélien afin d'arriver à un accord avec le BG Group en écartant à la fois le gouvernement du Hamas et l'Autorité Palestinienne:.

«Les autorités de la Défense israéliennes veulent que les Palestiniens soient payées en biens et en services, et insistent pour que le gouvernement du Hamas ne reçoive aucun argent.» (Ibid, souligné par l'auteur.)

L'objectif était avant tout de rendre caduc le contrat signé en 1999 entre le groupe BG Group et l'Autorité Palestinienne., alors sous Yasser Arafat.

En vertu de l'accord proposé en 2007 avec BG, le gaz palestinien des puits marins de Gaza devait être acheminé au port israélien d'Ashkelon par un gazoduc sous-marin, transférant ainsi à Israël le contrôle de la vente du gaz naturel.

Le plan a échoué et les négociations ont été suspendues :

«Le chef du Mossad, Meir Dagan, s´est opposé à la transaction pour des raisons de sécurité, craignant que les recettes engrangées ne servent à financer le terrorisme (Membre de la Knesset Gilad Erdan, allocution à la Knesset sur « Les intentions du vice-premier ministre Ehud Olmert d'acheter du gaz des Palestiniens alors que les paiements profiteront au Hamas», 1er mars 2006, cité dans l´article du lieutenant-gé néral (à la retraite) Moshe Yaalon, Does the Prospective Purchase of British Gas from Gaza's Coastal Waters Threaten Israel's National Security? Jerusalem Center for Public Affairs, octobre 2007)

L'intention d´Israël était d'éviter la possibilité que des redevances soient payées aux Palestiniens. En décembre 2007, BG Group s´est retiré des négociations avec Israël, et, en janvier 2008, ils ont fermé leur bureau en Israël. (site Internet de BG).


Le plan d'invasion à l´étude


Selon des sources militaires israéliennes, le plan d'invasion de la bande de Gaza, nommé l'«Opération Cast Lead» (Opération Plomb durci) a été mis en branle en juin 2008 :

"Des sources de la Défense ont déclaré qu'il y a six mois [en juin ou avant], le ministre de la Défense Ehoud Barak a demandé aux Forces Israéliennes de se préparer pour cette opération, bien qu´Israël ait commencé à négocier un accord de cessez-le-feu avec le Hamas. (Barak Ravid, Operation "Cast Lead": Israeli Air Force strike followed months of planning, Haaretz, 27 décembre 2008)

Durant ce même mois, les autorités israéliennes ont contacté British Gas afin de reprendre des négociations cruciales relativement à l'achat du gaz naturel de Gaza :

« Les directeurs général du Trésor et du ministère des Infrastructures nationales Yarom Ariav et Hezi Kugler ont convenu d'informer BG qu'Israël souhaitait renouer les pourparlers.


Les sources ont ajouté que BG n'a pas encore répondu officiellement à la requête d'Israël, mais que des cadres de la compagnie viendraient probablement en Israël dans quelques semaines afin de discuter avec des officiels du gouvernement. » (Globes online- Israel's Business Arena, 23 juin 2008)


Chronologiquement, la décision d'accélérer les négociations avec British Gas (le Groupe BG) coïncidait avec la planification de l'invasion de Gaza amorcée en juin.
Il semble qu'Israël s'empressait de conclure un accord avec BG Group avant l'invasion, dont la planification était déjà à un stade avancé.


Qui plus est, ces négociations étaient menées par le gouvernement d'Ehoud Olmert, qui était au courant qu'une invasion militaire était planifiée. Selon toute vraisemblance, le gouvernement israélien envisageait aussi un nouvel accord politico-territorial « d'après-guerre » pour la bande de Gaza.


En fait, les négociations entre British Gas et les officiels israéliens étaient en cours en octobre 2008, soit 2 à 3 mois avant le début des bombardements le 27 décembre.


En novembre 2008, les ministères israéliens des Finances et des Infrastructures nationales ont sommé Israel Electric Corporation (IEC) d'entamer des négociations avec British Gas concernant l'achat de gaz naturel de ses concessions en mer à Gaza. (Globes, 13 novembre 2008)


Yarom Ariav, directeur général du ministère des Finances, et Hezi Kugler, directeur général du ministère des Infrastructures Nationales, ont écrit récemment à Amos Lasker, chef de la direction d´IEC, l'informant de la décision du gouvernement de permettre aux négociations d'aller de l'avant, conformément à la proposition cadre approuvée plus tôt cette année.


Il y a quelques semaines, le conseil d´administration d´IEC, dirigé par le président Moti Friedman, a approuvé les principes de la proposition cadre. Les pourparlers avec BG Group commenceront dès que le conseil d´administration approuvera l'exemption pour l´offre. (Globes, 13 novembre 2008)



Gaza et la géopolitique de l'énergie


L'occupation militaire de Gaza a pour but de transférer la souveraineté des gisements gaziers à Israël, en violation du droit international.


À quoi pouvons-nous nous attendre après l'invasion ?


Quelle est l'intention d'Israël en ce qui concerne le gaz naturel de la Palestine ?


Y aura-t-il un nouvel arrangement territorial, avec le stationnement de troupes israéliennes et/ou la présence de « forces de maintien de la paix » ?


Assisterons-nous à la militarisation de la totalité du littoral de Gaza, lequel est stratégique pour Israël ?


Les gisements gaziers palestiniens seront-ils purement et simplement confisqués, et la souveraineté israélienne sur les zones maritimes de la bande de Gaza sera-t-elle déclarée unilatéralement?

Si cela devait arriver, les gisements gaziers de Gaza seraient intégrés aux installations adjacentes d'Israël en mer. Ces diverses installations en mer sont aussi reliées au couloir de transport énergétique d´Israël, qui se prolonge du port d'Eilat, port maritime terminal du pipeline sur la Mer Rouge, au terminal du pipeline à Ashkelon, et vers Haïfa au nord. Le corridor se rattacherait éventuellement par un pipeline israélo-turc, actuellement à l'étude, au port turc de Ceyhan.


Ceyhan est le terminal du pipeline Trans-Caspien Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC). « On envisage la liaison du pipeline BTC au pipeline Trans-Israel Eilat-Ashkelon, aussi connu sous le nom d'Israel´s Tipline. » (Voir Michel Chossudovsky, The War on Lebanon and the Battle for Oil, Global Research, 23 juillet 2006).


      
http://www.mondialisation.ca
 

Lire l'article original en anglais : War and Natural Gas: The Israeli Invasion and Gaza's Offshore Gas Fields

Traduction: Pétrus Lombard. Révisée par Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.
Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d'économie à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 11 langues).


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Published by Jean et Annick Azéma - dans Paix et désarmement nucléaire
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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 16:48

Mesdames et messieurs les parlementaires, refusez le budget militaire 2009

 

 

 Site du Mouvement de la Paix: http://www.mvtpaix.org



Vous êtes appelés à voter un budget de la Défense en hausse de 5,4%.

  • Dans ce budget figure une baisse significative des effectifs, du fait des restructurations en cours, au profit des crédits d’équipements qui explosent de plus de 10%. Pourquoi ? Contre quels ennemis ?
  • Alors que tout le monde s’accorde sur le danger que font courir les armes nucléaires à la planète et que les Etats se sont engagés à œuvrer à leur élimination, comment justifier que 10 millions d’euros par jour leur soient consacrés dans ce projet de budget ?
  • Dépenser plus pour les armes et moins pour les besoins vitaux des femmes et les hommes n’apporte ni la paix, ni la sécurité. Au contraire, à force de préparer la guerre, on finit par la faire. C’est le cas en Afghanistan, où l’on dépense 10 fois plus pour les opérations militaires que pour la reconstruction. Quelles autres aventures militaires prépare ce budget de guerre ?

Conséquence de l’alignement de la France sur l’Otan et la théorie du choc des civilisations, ce budget n’est pas acceptable. Pour la sécurité et la paix, c’est aux besoins vitaux des habitants de notre pays et de la planète qu’il faut consacrer les moyens !

Mesdames et Messieurs les parlementaires, nous vous demandons de ne pas voter en l’état le projet de budget de la Défense 2009 et de consacrer tout de suite 10 % de ce budget et les sommes prévues pour faire la guerre, à la satisfaction des besoins sociaux (en particulier pour l'école, la jeunesse , la santé...), au développement de l’action publique au service de la cohésion sociale et à la promotion de la paix.

 


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  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
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