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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 09:36

Voici une déclaration du Parti de Gauche sur le Front de Gauche qui mérite lecture et réflexion du plus grand nombre de ceux qui sont attachés à cette démarche d'alternative à une politique d'austérité., pour un rassemblement le plus large sur cette base. Je comprend et partage pour l'essentiel cette réflexion.

 Cela dit, les municipales ont aussi des caractéristiques locales spécifiques qu'il ne faut pas négliger, telle la position d'autres partenaires hors du Front de gauche ( voir la démarche de groupes EELV dans certaines villes pour constituer des listes "autonomes" du PS).

 Quand au PS, ne tirons pas à boulet rouge sur les militants de ce parti, dont nombre d'entre eux sont en pleine interrogation critique face à la politique actuelle de F. Hollande et des dirigeants solfériniens du PS. C'est aussi avec eux que nous pourrons constituer ue gauche alternative qui puisse, en toute démocratie, être majoritaire. Croire que le Ps peut être  aujourd'hui considéré comme quantité négligeable, à ignorer, voire à combattre, ne me semble pas la bonne méthode.

Ce que nous voulons, en tout cas ce que je souhaite, c'est de faire s'élargir le débat, et non agresser verbalement les militants socialiste, en particulier ceux qui sont attachés à des valeurs de gauche et il y en a des milliers dans ce pays et dans nos communes. 

Mais le débat doit continuer, tranquillement, fraternellement, car l'heure est grave et la "bête imonde" veille et grossit, au FN, mais aussi ailleurs. Qu'en pensez-vous?

Henri Moulinier

 

LE FRONT DE GAUCHE EST UNE STRATEGIE

 

La crise qui sévit dans l’Union européenne ne cesse de s’aggraver. La politique d’austérité appliquée sur le continent accroit en effet son caractère structurel qui engendre tout à la fois une crise économique et sociale majeure et une crise écologique d’ampleur. En France, seul François Hollande prédit la reprise quand la courbe du chômage continue sa progression mortifère partout.

A l’image du SPD allemand, qui préfère soutenir un gouvernement de droite plutôt que de rechercher une majorité de gauche et écologiste au Bundestag, la social-démocratie européenne applique sans hésiter la même politique économique et sociale que les libéraux de droite. Ces deux forces sont les piliers jumeaux du néo-libéralisme. En France, François Hollande applique d’ailleurs sans sourciller une politique de droite. C’est vrai sur le plan économique avec le recul de l’âge de la retraite et le budget d’austérité le plus grave depuis la Libération, c’est vrai aussi pour les questions d'immigration. Manuel Valls pratique la politique du bouc émissaire en durcissant encore les discours et les mesures de discrimination et d’exclusion vis à vis des populations étrangères les plus fragilisées, à commencer par les Roms.

 

Cette politique légitime le discours du FN.

 Elle désoriente l’électorat de gauche qui a permis la défaite de Nicolas Sarkozy. Les législatives partielles et la cantonale de Brignoles l’ont montré : d’un côté, le FN sur la base d'une campagne à contenu national mobilise tout son électorat et profite de sa banalisation pour en gagner sur la droite, de l’autre, l’électorat de gauche ne se déplace plus. A ce compte-là, le pire n’est plus à exclure. Le FN peut très bien arriver au pouvoir dans les bagages d’une droite de plus en plus dominée idéologiquement par le parti de Marine Le Pen. L’alliance gouvernementale entre le Parti conservateur et le parti d’extrême droite du progrès en Norvège, crédibilise des issues de ce type en Europe.

Ce que le FDG écrivait à ce propos en janvier 2013 dans son document d’orientation « Imposer une Alternative à l’austérité » a donc, malheureusement, gagné encore en pertinence : « Face à la crise, une course de vitesse est engagée entre deux types de réponses possibles : l’une, démocratique et solidaire et l’autre, autoritaire et porteuse de profondes régressions sociales. ».

Nos conclusions du coup n’ont pas varié depuis : « Nous avons donc, en tant que Front de gauche, un rôle historique : rassembler pour construire une alternative de gauche rompant avec les logiques libérales et social-libérales. Cet objectif est non seulement un enjeu important pour la France mais aussi pour l’Europe. Car nous sommes persuadés que si la rupture intervient en notre faveur dans un pays, elle sera au moins aussi contagieuse que l’austérité que nous subissons tous ».

Les événements ayant confirmé notre analyse, l’heure est venue d’en tirer toutes les conséquences. Le Front de Gauche doit aborder les élections municipales et européennes dans la clarté. Il nous revient de proposer à notre peuple un autre choix à gauche que celui de la ligne social-libérale qui entraîne la gauche et notre pays dans le mur. Tout autre choix ne serait qu’aggraver la confusion. Le Front de Gauche ne doit donc être en rien assimilé à une soumission à la politique du gouvernement. Ni de près, ni de loin.

Cette préoccupation n’est pas nouvelle vis à vis du social-libéralisme. Elle a conduit le Front de Gauche à proposer des candidatures autonomes du PS dans toutes les élections depuis les Européennes de 2009. Ce qui était nécessaire quand le PS était un parti d’opposition l’est évidemment encore plus lorsqu’il est le parti pivot d’une majorité soutenant un gouvernement qui applique une politique de droite. A l’inverse d’Europe Ecologie et malgré un mécontentement diffus de certains socialistes, rien n’indique en effet une prise de distance du parti socialiste en tant que tel avec le gouvernement. Au contraire, chaque réforme libérale voit la quasi totalité de ses parlementaires voter comme un seul homme.

 

La même stratégie pour les municipales et les européennes

C’est pourquoi le Front de Gauche, pour permettre à la gauche de transformation sociale et écologique de donner sens et espoir dans cette période politique de grande confusion, doit proposer la même stratégie dans les élections municipales et européennes que seulement deux mois séparent. Là encore ce n’est pas nouveau. Toutes les organisations du Front de Gauche l’ont déjà dit ensemble en liant élections municipales et européennes dans notre texte stratégique. La dimension spécifiquement nationale des municipales était même clairement énoncée : « Nous voulons faire de cette élection et des prochaines municipalités des points d’appui pour refuser la logique austéritaire du gouvernement, l'asphyxie des collectivités (…) Municipales et Européennes peuvent ainsi constituer deux moments importants pour faire évoluer le débat et les rapports de force, la perspective d'une autre issue politique que la politique d’austérité aujourd'hui menée par le gouvernement Ayrault en France tout comme par l’Union européenne ».

 

Il est évident que la première élection nationale après celle de François Hollande sera dominée, du moins dans les grandes villes, par des enjeux nationaux à commencer par le bilan du gouvernement. La politique est toujours une question de rapport de force et le Front de Gauche ne peut sans grand dommage se dissoudre derrière une alliance avec une liste gouvernementale. Les candidats aux élections locales et par la suite les élus sont les premiers médiateurs de la chose politique auprès des citoyens. Il importe donc que leur positionnement soit clair pour incarner la ligne alternative du Front de Gauche, faute de quoi nous ne ferions qu'augmenter la confusion.

 

Tout autre choix ferait reculer le Front de Gauche en le rendant inaudible.

 C’est pourquoi nous regrettons que le PCF 75 ait choisi de rallier une liste gouvernementale plutôt que celle du Front de Gauche à Paris. Ce sera vrai d’autres grandes villes comme Rennes, ou Nantes, ville ô combien symbolique du 1er Ministre, et peut-être Toulouse. Le tout enrobé dans un discours stratégique officialisé par le secrétaire national du PCF qui revient à donner la priorité à un rassemblement de la gauche pour battre la droite et l’extrême droite. Dire cela c’est d’abord ignorer volontairement que la gauche ne peut pas être éliminée des seconds tours puisqu'il ne faut que 10% des suffrages exprimés pour pouvoir y participer. Ensuite, dans les villes concernées, le Front National ne sera pas un danger. Si au 2e tour des alliances seront le plus souvent nécessaires pour battre effectivement la droite et l’extrême droite, elles ne pourront se réaliser que sur la base du rapport de forces obtenu au premier tour devant le suffrage universel. Toute autre solution sera comprise, à juste titre, comme un ralliement, au mieux critique, au camp gouvernemental.

 

Nous affirmons ainsi que le Front de Gauche n’est pas seulement un cartel, il est avant tout défini par une démarche, une stratégie, qui dépasse les partis qui le composent. Voilà ce qu’a été le Front de Gauche, voilà ce qu’il doit rester. Et fort heureusement des listes relevant de cette démarche et pouvant ainsi revendiquer le label Front de Gauche seront présentes dans la quasi totalité des villes françaises, dont bon nombre d'entre elles avec le PCF

Dès les municipales, le Front de Gauche doit également faire vivre dans le maximum de villes la majorité alternative qu’il appelle de ses vœux en réunissant toutes les forces et personnalités, y compris des partis de la majorité gouvernementale, qui acceptent de refuser la politique d’austérité menée par le gouvernement. Vis-à-vis de ces partenaires potentiels ce positionnement sans ambiguïté est donc là aussi essentiel. Plusieurs listes de rassemblement entre le FDG et EE-LV vont déjà dans ce sens, il nous appartient d’en favoriser partout le plus grand nombre y compris avec les socialistes critiques ou encore le NPA. C'est le sens de la démarche de rassemblement à laquelle le texte stratégique du Front de Gauche faisait référence. Il ne s'agit pas de se rassembler derrière le parti socialiste mais d'être le pivot d'un rassemblement d'une autre nature, porteur d'un autre projet qui assume sa divergence et la concurrence avec la ligne sociale-libérale du PS.

 

Étre fidèle au document stratégique élaboré par le Front de gauche

Le Parti de Gauche appelle donc à être fidèle au document stratégique élaboré par le Front de Gauche et en tirer toutes les conclusions pour les municipales. De même il doit en profiter pour renouer avec le texte sur le fonctionnement du Front de Gauche qui l’accompagnait et intitulé « le développement du Front de Gauche ». Car Municipales et Européennes sont de formidables campagnes politiques pour relancer l’émergence d’un Front du peuple. Cela passe par l’implication citoyenne qui est au cœur. Là encore, ensemble, nous avions vu juste : « Cela revient à poser la question de l’utilité du FDG.

C’est donc d’abord une réponse politique : la nécessité d’une stratégie claire, d’initiatives concrètes, de bonnes campagnes, du soutien aux mobilisations et, de notre progression dans l’ancrage de nos idées et à travers les élections » écrivions-nous.

Parce que les Municipales constitueront la première « initiative concrète », nous appelons à en profiter pour relancer des assemblées citoyennes les plus ouvertes possibles, y compris sous forme d’adhésions directes, pour soutenir et faire la campagne de nos listes autonomes. C’est le plus sûr moyen de rassembler sans œillères, le peuple de gauche dans le refus du libéralisme et du social libéralisme. Nous pourrions avoir l’occasion de porter nationalement ce grand mouvement avec l’organisation avant les municipales d’une Convention nationale, prévue également dans notre texte fonctionnement, des représentants de toutes les listes Front de Gauche donc autonomes des listes gouvernementales. Voilà qui serait le meilleur moyen d’ouvrir largement les portes du Front de Gauche. Ce serait aussi une bonne façon de préparer la mobilisation finale pour les Municipales. Dans la foulée le même dispositif citoyen et rassembleur appuiera nos listes aux Européennes qui doivent plus que jamais être l’élection où nous ambitionnons de prendre la tête de la gauche.

 

Le 2 novembre 2013

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 10:05
action hopital lr2013-06-03 
La Rochelle le : 3 juin 2013

De réforme hospitalière, en réforme de la gouvernance, de la tarification à l'acte (T2A) à la Révision Générale des Politiques Publiques, c'est la même politique, hier, initiée sous la droite, qui est aujourd'hui poursuivie par le parti solférinien (PS) et ses alliés, avec les mêmes conséquences pour les personnels (qu'ils soient soignants ou pas), ainsi que pour les usagers du service public hospitalier.

Hier, il fallait maîtriser les budgets, aujourd'hui, il faut être « rentable » !
Investir ou maintenir l'emploi ? Les technocrates aux manettes de la gestion hospitalière ont fait le choix de casser l'emploi dans un centre hospitalier déjà en sous-effectifs.

Le Comité OUEST17 du Parti de Gauche condamne cette politique qui conduit salariés de la santé et patients dans le mur.

Aujourd'hui, il faudrait sacrifier 5 jours de RTT (1/2 H de travail gratuit par jour), 70 emplois, etc... pour continuer à moderniser l'Hôpital de La Rochelle et demain.... les congés annuels?

Le personnel est en lutte pour s'y opposer.
Le Parti de Gauche leur apporte tout son soutien et se tient à leur disposition.


Une autre politique est possible.

 
- Il faut d'urgence sortir de la logique de marchandisation du système de santé imposée par le traité de Lisbonne et appliquée de la droite à la gauche libérale, qui nous mène à une dégradation déjà entamée de la santé des plus démunis. Le financement n'est pas un problème, le manque de moyens, si ! Nous savons qu'une population en meilleure santé, grâce à la prévention et à un accès aux soins optimum et égalitaire cela « rapporte » gros ! En mieux-être, en bonheur, et donc en dynamisme, avec des effets induits sur l'économie. Une meilleure santé pour tous, c'est créateur de richesses ;

- Nous proposons également d'abroger la loi Bachelot HPST (Hôpital Patients Santé et Territoire) et la loi de 2003 ayant institué la tarification à l'activité et la convergence tarifaire entre établissements publics et privés hospitaliers qui ont conduit à asphyxier l'hôpital public. Les ARS (Agences régionales de santé) n'ont d'autre but que d'imposer autoritairement la limitation des dépenses. Nous mettrons fin aux fermetures et démantèlements d'hôpitaux, de maternités, de centres de soins et d'IVG. La tarification à l'activité (T2A) ne permet ni de consacrer du temps aux consultations, ni de valoriser les actes non médicaux, pourtant essentiels : actes infirmiers, psychologues, assistants sociaux notamment.

Tout ceci est ambitieux, créateur de mieux-être et d'emplois utiles au service des populations.

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Pour faire part de vos commentaires au PG 17 : pg17@lepartidegauche.fr
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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 21:28

 

Résolution du Conseil National du PG à propos des échéances de 2012

 

Une révolution citoyenne vient de commencer en Tunisie.

 Après l’Amérique Latine, la révolution citoyenne vient donc de fleurir sur les bords de la Méditerranée. En quelques jours le peuple en mouvement a contraint à la fuite un président en place depuis 23 ans. Membre de l’Internationalesocialiste, Ben Ali était régulièrement félicité pour sa politique économique par le FMI. Ben Ali nerechignait en effet jamais à imposer à son peuple de nouveaux sacrifices. Pour imposer un partageinégal des richesses qui condamnait le plus grand nombre à la misère, il s’est livré à des violations deplus en plus graves de la démocratie. Son départ est une grande nouvelle !

Le Parti de Gauche sereconnaît pleinement dans la lutte du peuple pour une Tunisie libre et laïque. Il y retrouve son proprecombat contre l’oligarchie au pouvoir en France. Celle-ci n’a d’ailleurs pas manqué de soutenir Ben Alijusqu’à ce que sa chute apparaisse inéluctable. Cette solidarité des puissants doit nous servir de leçon.



Dans les formes singulières qui distinguent chacun de nos pays, nous affrontons les mêmes logiques et les mêmes intérêts. Nous combattons la même « grande régression ».

L'année 2010 a été marquée en France par l'ampleur du conflit social contre le projet de loi sur les

retraites. Le gouvernement a certes réussi à imposer sa réforme mais il a en fait perdu la bataille

idéologique. La mobilisation a aussi exprimé la nécessité d'un autre partage des richesses, comme

l'atteste l'adhésion à la proposition d'un revenu maximum, Elle a aussi été caractérisée par un rejet

global des politiques néolibérales mises en oeuvre par Sarkozy au profit d'un groupe réduit de

profiteurs et d'accapareurs mêlant les plus grandes fortunes de France et une fraction de la classe

politique.

 

Mais cela n'arrête pas le gouvernement dans sa volonté de poursuivre l'offensive antisociale. Si cela nenous étonne pas venant de l'UMP, il est en revanche scandaleux que se soit trouvé un socialiste, Manuel Valls, pour lui faire la courte échelle dans sa remise en cause des 35 heures. Christian Jacob,nouveau président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale, voulant démontrer qu'il marchait dans lespas de son prédécesseur Jean-François Copé, a lui choisi de s'en prendre aux fonctionnaires. Après ladiminution massive de leurs effectifs, la droite veut maintenant remettre en cause leur statut. Ces

attaques s'inscrivent dans un climat alourdi par les dérives autoritaires marquées par les lois antiimmigration comme la loi Besson ou la 11ème loi sécuritaire LOPPSI2, porteuse d'un projet de société sécuritaire et liberticide.

 

Rien ne serait plus dangereux que de faire croire qu'il suffit d'attendre les échéances de 2012 pourchanger radicalement de politique.

D'ailleurs la droite le dit avec cynisme : l'expérience démontre que les reculs imposés par les gouvernements de droite sur les retraites n'ont jamais été remis en cause par

les gouvernements de gauche suivants. C'est pourquoi le patronat et l'UMP veulent continuer à marche

forcée jusqu'aux derniers jours du gouvernement Sarkozy pour imposer le plus possible de casse

libérale. Pour cela, ils cherchent à enfumer et démobiliser les citoyens en martelant que le déficit

budgétaire de la France n'autorise d'autre solution que la baisse des dépenses publiques. Nous en

mesurons les conséquences partout en Europe. Là où cette politique est menée sous la houlette de la

Commission européenne et du FMI, ce sont les travailleurs, les retraités, les chômeurs, les

fonctionnaires, les femmes, les jeunes qui en paient le plus lourd tribut pendant que les banques et toute

la finance continuent à spéculer et s'enrichir sans vergogne. Tout au service des politiques d’austérité,

le Conseil européen en vient même à s’accorder sur une mise sous tutelle des états telle que les

parlements nationaux seraient privés du pouvoir décisionnel sur leurs budgets, ce qu’avec le PGE (Parti

de la Gauche Européenne) nous refusons !

  

L'année 2011 doit donc être une année de résistance et de propositions alternatives.

Nous affirmons clairement notre volonté de battre la droite et de chasser Sarkozy. Nous voulons faire reculerl'abstention, mobiliser les classes populaires pour offrir non seulement une alternative crédible aux

politiques menées par l'UMP mais aussi aux politiques d’accompagnement du système proposées tant

par les sociaux-démocrates que les écolo-libéraux. La mode est à la croissance verte, pourtant

l’écologie libérale n’est pas une solution. C’est d’un changement radical qui prenne en compte les

limites de notre planète dont nous avons besoin alors que les catastrophes climatiques et leurs

conséquences sur la flambée des prix des matières premières dont les produits alimentaires frappent en

premier les plus pauvres.

  

Ne nous y trompons pas, la situation actuelle peut occasionner une nouvelle victoire de la droite et même ouvrir un espace aux droites extrêmes dont le Front national est l'expression en France.

Nous avons donc la responsabilité de construire l'espoir pour notre peuple pour empêcher de nous trouver dans une situation comme celle existant en Italie, aux Pays-Bas ou dans d'autres pays européens.

Pour cela nous avons un outil, le Front de Gauche, pour lequel nous affirmons l'ambition de bousculer le rapport de force au sein de la gauche et d'en être la première force. C'est en effet le seul pôle capableà la fois de contester le libéralisme et le social-libéralisme tout en portant l'ambition de rassembler unemajorité pour gouverner. Nous travaillons déjà à l'élaboration d'un programme de rupture avec lalogique du système capitaliste et des modèles productivistes.

C'est le rôle des forums pour un programme populaire et partagé qui, en démultipliant les débats localement, permettent d'impliquer desmilitants syndicaux, associatifs, des citoyennes et citoyens engagé-e-s ainsi que d'autres courants et organisations politiques bien au-delà des composantes actuelles du Front de Gauche. Nous disposerons ainsi sans nul doute de notre programme de gouvernement avant la fin du printemps.



Oui nous devons dépasser la construction originelle de cartel de partis et renforcer et élargir le Front de Gauche afin que par sa capacité d'initiatives, il devienne une force de rassemblement incontournable!

Pour ce faire nous soutenons l'idée d'Assemblées citoyennes du Front de Gauche. Dans le même esprit, nous nous félicitons de la décision de la FASE et de collectifs locaux du NPA de participer aux forums pour le programme partagé du Front de Gauche.

Les échéances électorales à venir doivent aussi être l'expression de ce renforcement et cet élargissement

du Front de Gauche. Les cantonales en mars prochain en seront le premier moment. Nous en ferons une

élection de portée nationale. Nous y afficherons une double ambition : infliger une première défaite à

Sarkozy et installer le Front de Gauche et ses alliés par un score électoral à deux chiffres. Nous en

aurons les moyens puisque ces élections verront des candidatures du Front de Gauche dans plus de

départements que lors des élections régionales ainsi que la poursuite et l'augmentation du nombre

d'alliances locales déjà tissées l'an dernier notamment avec la FASE, les Alternatifs, le M’PEP et le

NPA et la présence plus nombreuse d’acteurs de la vie associative et syndicaliste.

Nous disposerons ainsi d’une rampe de lancement formidable pour les élections gouvernementales de

2012 où nous aurons obligation de proposer une voie nouvelle à notre peuple. C’est l’ambition que

nous assignons au Front de Gauche.

 

C’est pourquoi nous nous réjouissons de la décision du Conseil national du PCF de soutenir des

candidates et candidats du Front de Gauche lors des élections présidentielle et législative de 2012,

comme nous le ferons dans les départements pour les cantonales. Les choix de programme, de stratégie,

de candidat doivent être faits dès que possible, dans le respect de la diversité des formations qui

composent le Front de Gauche. Notre rassemblement est un collectif. A chaque élection, dans chacune

des circonscriptions, il ne peut s’opérer autour d’une seule personne pas plus qu’autour d’un seul parti.

Nous comprenons que nos choix collectifs doivent également respecter les statuts propres à chacune de

nos formations.

 

C’est dans le cadre de ses statuts que le PCF demande aux autres partis du Front de Gauche de faire

connaître leurs candidats à l’investiture du Front de Gauche pour l’élection présidentielle afin de les

soumettre au libre débat des communistes.

  

C’est ce que nous faisons aujourd’hui en soutenant la proposition de la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle. La révolution citoyenne que nous appelons de nos voeuxnécessite une Constituante. Partisans d'un nouveau partage des richesses et d'une planification

écologique, cela suppose la sortie du Traité de Lisbonne. La paix exige, pour notre pays, la sortie de

l'OTAN et le retrait des troupes en Afghanistan.

Après avoir examiné avec soin les autres candidatures qui se sont déjà déclarées, nous pensons en effetqu’elle est celle qui exprime le mieux la dimension de rassemblement qui constitue la singularité du Front de Gauche. Cela d’autant plus que les élections législatives devraient voir désignée une majorité de candidats issus du PCF, qui par son nombre de sortants et son ancrage sur le territoire, jouera un rôle clé dans cette élection qui constitue le rendez-vous démocratique essentiel à nos yeux, nous qui militons pour une Sixième République parlementaire par la convocation d'une Assemblée constituante.



Les adhérentes et les adhérents du Parti de Gauche seront consulté-e-s sur la candidature à la

présidentielle dans le cadre du Front de Gauche. La date de cette consultation sera arrêtée lors du

prochain Conseil national prévu les 9 et 10 avril.

Le Conseil national du PG s’adresse donc aujourd'hui à tous les concitoyens qui partagent notre projet

et notre démarche pour qu’ils la renforcent dès maintenant.

Une nouvelle fois, unis, nous pouvons ensemble écrire une des grandes pages de notre histoire. Comme

nos frères et soeurs tunisiens viennent de nous le montrer, ayons les plus grandes ambitions. Si notre

peuple le veut : tout est possible !

Vive la révolution citoyenne !

Paris, le 22 janvier 2011

 

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 21:08

Communiqué de presse du Parti de Gauche

Paris, le 8 juillet 2009


Martine BILLARD, députée de Paris, a annoncé ce jour, lors d'une conférence de presse à l'Assemblée Nationale, en présence de Jean Luc Mélenchon, Président du Parti de Gauche (PG), sa décision de quitter le parti des Verts (voir ses raisons ci-dessous) et de co-organiser le Congrès fondateur du Parti de Gauche qui aura lieu en décembre
.


Le Parti de Gauche se félicite de cet événement politique majeur et inédit.

Dès le meeting de lancement du PG le 29 novembre 2008, Jean Luc Mélenchon avait appelé les « écolos de gauche » à contribuer au projet du PG en plaçant l'écologie politique au coeur des orientations du Parti de Gauche et en consacrant son tout premier Forum à la planification écologique.

Face aux menaces que fait peser la droite sur la démocratie, la justice sociale et les libertés publiques, face aux urgences écologiques, face à la crise dans laquelle nous plonge le système capitaliste et à l'incapacité de la social-démocratie à y répondre, il faut une nouvelle gauche synthétisant les apports de lécologie politique, du socialisme et de la république émancipatrice.
 Dans la crise de civilisation où se trouve l'humanité, la gauche doit se réinventer.

Parti creuset, le PG veut être au service de ce dessein.


Dans ce cadre, le Parti de Gauche avait annoncé qu'il ouvrait le comité de co-organisation de son Congrès fondateur, chargé d'adopter son programme, qui se tiendra en décembre 2009, à toutes les forces et personnalités désireuses de travailler ensemble à l'émergence d'une alternative crédible, fondée sur un projet ambitieux et radical de rupture avec le capitalisme et la logique productiviste.

C'est donc cette main tendue que Martine Billard a accepté de saisir, en indiquant que « l'heure n'est pas au repli ni à la négation du clivage gauche-droite prônée par Europe Ecologie mais au regroupement de tous ceux qui n'acceptent pas la logique du système capitaliste et du productivisme. »

Paul Aries, objecteur de croissance et directeur du Sarkophage, a indiqué suivre la même démarche.


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Pourquoi j'ai démissionné des Verts

Martine Billard


J’ai décidé de démissionner aujourd’hui d’une organisation dont le projet n’a plus que de lointains rapports avec celui auquel j’avais adhéré il y a 16 ans. A cela, il y a 3 raisons majeures :

 

1/ l’incompréhension des réalités du monde du travail

Du fait de leur composition sociale (très peu de salariés du secteur privé en dehors des secteurs de la communication et de l’informatique) et de leur vision restreinte de l'écologie, les Verts se préoccupent peu des questions sociales et encore moins du travail, en dehors de déclarations généralistes.

 A l'exception du champ environnemental, ce sont toujours les mêmes militants, ceux qu’on appelle la « gauche des Verts », qui sont présents depuis des années sans réel soutien du parti Verts et souvent même en opposition avec d'autres militants pour qui il est incongru de perdre son temps avec le social lorsqu'on est écologiste. Les Verts apposent leur signature sur beaucoup d’appels à mobilisations ou de déclarations de soutien mais, concrètement, sont très peu impliqués dans les collectifs et réseaux associatifs non-environnementaux et encore moins syndicaux.



2/ un parti de plus en plus institutionnel


J’ai rejoint les Verts en 1993 pour l’écologie, le féminisme et la politique autrement. C’était un parti bouillonnant, parfois imprévisible mais toujours vivant.

 Ce n’est plus le cas aujourd’hui où tout débat véritable est étouffé au profit d’un seul objectif, obtenir le plus d’élus possibles. Certains appellent cela du pragmatisme, malheureusement cela tourne souvent à l’opportunisme.


La politique autrement a aussi été rejetée au rang des vieilleries à jeter au rebut : le cumul des mandats s’étend et se revendique (la moitié des parlementaires nationaux, bon nombre de conseillers régionaux). La course aux postes est constante et manifestement déjà relancée par le récent succès d’Europe Ecologie. La démocratie interne s'est réduite à une peau de chagrin et le fonctionnement clanique imprègne beaucoup de décisions : la transparence est en net recul et nombre de demandes d’éclaircissements y compris au sein des instances de délibération des Verts (Conseil national interrégional) restent lettre morte.

 

3/ l’effacement du clivage droite/gauche

J’ai toujours été une femme de gauche et je le reste. Je sais que certains considèrent cela comme dépassé, archaïque, ringard. C’est vrai que les partis de gauche sont souvent désespérants et incapables de comprendre les enjeux du 21ème siècle. Mais, à droite, Nicolas Sarkzy est porteur d'un projet libéral-autoritaire pleinement assumé et il faudrait avoir honte d’être de gauche ? Lorsque la gauche se délite, comme dernièrement en Italie, c’est la droite dure et populiste qui occupe l’espace politique, et non le centre ou l’écologie.

J’ai été élue députée en 2002 sur la base d’une candidature écologiste soutenue par le Parti socialiste au premier tour et par l’ensemble des forces de gauche au second tour. J’ai été réélue en 2007 dans une configuration similaire (Verts-PS-PRG, au premier tour et toute la gauche au second).

Je ne peux donc me réjouir de la crise de la gauche alors qu’aucune force de gauche n’est encore prête à prendre le relais pour proposer un nouveau projet politique de transformation sociale, écologique et démocratique à la hauteur des réponses à apporter à la crise globale du système à l’échelle de la planète.

 

Mes convictions écologistes n’ont pas changé, elles se sont même renforcées. Mais justement, parce que l’urgence est de plus en plus grande, je ne peux me résoudre à une simple gestion environnementale du système, toute positive qu’elle soit, sans que cela ne s’articule à un projet global clair. Pour affronter la crise actuelle - économique, sociale, démocratique et écologique -, il faut apporter des réponses qui ne se contentent pas de changements à la marge. Les Verts n’ont plus cette audace : d’un parti pour la transformation de la société, ils sont devenus un parti d’accompagnement.


Les résultats des européennes constituent certes une bonne nouvelle pour l'écologie mais je suis en désaccord avec le projet politique d'Europe-Ecologie, tel que confirmé ces derniers jours par ses animateurs. En effet, je ne peux me retrouver dans un rassemblement qui entretient la confusion quant au clivage droite/gauche, au point, pour certains, de prôner un élargissement du rassemblement jusqu'à des environnementalistes membres du gouvernement UMP ou participant à des exécutifs municipaux de droite.

J’ai donc décidé de faire le pari de construire ailleurs la synthèse entre le social et l’écologie pour laquelle je me suis battue pendant 16 ans chez les Verts. C'est pourquoi, avec Paul Ariès, objecteur de croissance et directeur du journal Le Sarkophage, nous lançons un appel aux écologistes de gauche afin d'oeuvrer à l'évolution du Parti de Gauche en ce sens, en participant à la préparation de son congrès programmatique de fin d'année.

 

Face à l’hégémonie de la droite en Europe, c’est une force de gauche et écologiste qui est nécessaire, et non une force centriste.

Martine Billard

 ° Blog de Martine Billard: www.martinebillard-blog.org

   ° Site officiel de Martine Billard: http://martinebillard.org

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Paul Ariès,

 né le 11 mai 1959 à Lyon (France) est un politologue et écrivain. C'est un spécialiste des phénomènes liés à la mondialisation (mal-bouffe, sectes, pédophilie, etc). Il est également partisan de la décroissance économique.

Biographie [modifier]


Paul Ariès fut durant sa jeunesse l'un des dirigeants de l'Union nationale des comités d'action lycéens (UNCAL) puis de l'UNEF, il a participé à des actions de soutien aux dissidents des pays de l'Est (notamment par le transfert clandestin de matériels militants pour l'opposition tchécoslovaque et d'Allemagne de l'Est).

Pendant treize ans, il est l'un des acteurs de la lutte anti-sectes, cherchant en particulier des liens entre celles-ci et la mondialisation capitaliste mais aussi avec l'extrême droite[1]. Il expose notamment dans "la Scientologie laboratoire du futur", la proximité entre ce groupe et le fonctionnement des grandes sociétés transnationales (site UNADFI, Paul Ariès, révolution et décroissance. Il considère que les sectes sont autant un danger pour la démocratie que pour les individus. Il condense sa pensée en expliquant que les sectes ne sont pas un cancer sur un corps sain mais les métastases d'une société malade. Son ouvrage La scientologie, une secte contre la république fut préfacé par Alain Vivien, ancien ministre, président de la « Mission interministérielle pour la lutte contre les sectes » (MILS). Ses travaux nourrissent largement les rapports parlementaires et ceux de la MILS qui le citent directement. Il dénonce à cette époque en reproduisant des documents originaux des liens entre la scientologie et les multinationales de la mondialisation telles que McDo et Coca Cola [2].

Ces œuvres, tant sur la scientologie[3] que sur le satanisme[4] se voient néanmoins reprocher par une partie de la critique un manque de rigueur au profit du sensationnalisme alarmiste notamment par Nathalie Luca, membre de la MIVILUDES laquelle quittera, peu après, cet organisme jugé, lui aussi, trop offensif (le Monde 20 décembre 2005). Paul Ariès poursuit ses relations avec les grandes associations anti-sectes comme le CCMM et l'UNADFI. Il collabore largement avec Mathieu Cossu responsable du principal site de lutte contre les sectes. Il assurera également des interventions au sein de l'Ecole nationale de la magistrature, de L'Ecole Nationale de Santé Publique et même du Centre national de formation de la police nationale (les préfaces de ces livres). Suite à ces travaux, il affirme avoir reçu des menaces de mort et déposera plainte à plusieurs reprises. Le journal le Monde et Libération en feront notamment état. [1]. Il lança en 2005 un trimestriel, L'Immondialisation, dont le premier numéro était consacré à « la guerre perdue contre les sectes » et à une dénonciation de l'attitude gouvernementale depuis le 11 septembre 2001. Il affirme que depuis cette époque, pour la France, « l'islamiste a remplacé la Scientologie dans l'échelle des ennemis » [1]. Son dernier texte sur ce sujet est paru sous le titre "sectes, la guerre perdue" au sein de la revue de stratégie militaire dirigée par le général de la Maisonneuve (septembre 2007).

Il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages concernant les « méfaits de la mondialisation ». Il est l'un des acteurs des grands mouvements sociaux de ces quinze dernières années : lutte contre la « malbouffe » et la « McDonaldisation », lutte contre le harcèlement au travail, lutte contre l'« agression publicitaire », lutte contre le Disneylandisation, lutte contre la TV-réalité, lutte contre les sectes et contre l'extrême droite, etc. Parmi ses livres, on trouve aussi Libération animale ou nouveaux terroristes ? (paru chez Golias en 1999), où il accuse le mouvement antispéciste de « saboter l'humanisme », de faire du « terrorisme », tout en critiquant les sévices subis par les animaux.

Il a été Président du Centre Europe Tiers-Monde (ONG habilitée à la commission des droits de l'homme de l'ONU) pour la France. Paul Ariès fut l'un des « grands témoins » lors du procès de José Bové à Millau (« démontage » du restaurant McDonalds). Il est aussi en juin 2006 témoin au procès des « déboulonneurs » (antipub) de Montpellier. Paul Ariès lance en octobre 2006 un Manifeste pour une grève générale de la consommation (in No Conso, Golias, 2006) conçu comme un mouvement social. Il oppose à la figure du consommateur celle de « l'usager maître de ses usages » et du citoyen. Cette campagne est relayée par plusieurs mouvements et réseaux tant en France qu'à l'étranger.

Paul Ariès enseigne la science politique mais aussi l'histoire et la sociologie de l'alimentation (prix littéraire de l'Académie nationale de cuisine). Il a été membre du jury international de l'association Slow Food.

Paul Ariès est membre de plusieurs comités de rédaction dont le journal La Décroissance dont il assume depuis janvier 2007 la responsabilité des pages « politiques » et « internationales » et la revue catholique de gauche Golias (lui-même est athée[5]). Il collabore régulièrement avec Le Monde diplomatique, « Alternatives non violentes » et est l'auteur de la notice « scientologie » et « enfants : les nouveaux droits » de l'Encyclopædia Universalis. Il est avec le journal La Décroissance, l'un des co-organisateurs du contre-Grenelle de l'environnement qui s'est tenu à Lyon le 6 octobre 2007 en réaction au Grenelle lancée par le ministère de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement Durables. Un second contre-Grenelle est organisé à Lyon le 2 mai 2009 sur le thème Contre le capitalisme vert.

Il lance le 14 juillet 2007 un nouveau journal d'analyses politiques vendu en kiosque « Le Sarkophage, contre tous les sarkozysmes[6] » qui se donne pour objectif d'analyser l'imaginaire, la théorie et la politique du sarkozysme et de travailler à l'émergence d'une véritable alternative en lui opposant un autre imaginaire, d'autres théories, d'autres politiques. Ce journal comprend les signatures de représentants des milieux gaullistes de gauche, des gauches historiques, de la gauche de la gauche, de l'écologie, de la décroissance.

Paul Ariès est l'un des porte-parole du Mouvement pour une rentrée sans marques. Il est aussi l'un des principaux animateurs du « Mouvement pour une décroissance équitable ». Il avait lancé en 2006 des États Généraux de la décroissance équitable (EGDE) en vue d'une participation des Objecteurs de croissance à l’élection présidentielle de 2007 sur le modèle de ce que fut la candidature René Dumont à l’élection présidentielle de 1974. Il a annoncé avoir renoncé à ce projet en raison de l'immaturité théorique et politique du mouvement. Il s'inscrit dans le cadre d'un accompagnement critique de la campagne de José Bové auquel il reproche d'être « seulement antilibéral » et de choisir une sur-médiatisation plutôt que la force des idées (in Politis du 10 mars 2007).

Le 8 juillet, Martine Billard, députée démissionnaire des verts annonce, à l'occasion d'une conférence de presse, son ralliement au Parti de gauche en même temps que celui de Paul Ariès et de plusieurs militants écologistes[7].

Œuvres

  • Le Retour du diable, éditions Golias, 1996.
  • La Fin des mangeurs, éditions Desclée de Brouwer, 1997.
  • Les Fils de MacDo, éditions L'Harmattan, 1997.
  • Déni d'enfance, éditions Golias, 1997.
  • La Scientologie, laboratoire du futur ?, éditions Golias, 1998.
  • Petit Manuel Anti-McDo à l'usage des petits et des grands, éditions Golias, 1999.
  • La Scientologie, une secte contre la république, éditions Golias, 1999.
  • José Bové, la révolte d'un paysan, éditions Golias, 2000.
  • Libération animale ou nouveaux terroristes ?, éditions Golias, 2000.
  • Les Sectes à l'assaut de la santé, éditions Golias, 2000.
  • Avec Gong Gang, Le Goût, éditions Desclée de Brower, coll. « Proches Lointains », Paris et Shanghai, 2000, 122 p. (ISBN 2-22004-405-X).
    Collection publiée dans le cadre de l’Alliance des éditeurs indépendants
     
  • Anthroposophie : enquête sur un pouvoir occulte, éditions Golias, 2001, ISBN 2-914475-19-5
  • Disneyland, le royaume désenchanté, éditions Golias, 2002.
  • Harcèlement au travail ou nouveau management, éditions Golias, 2002.
  • Putain de ta marque, éditions Golias, 2003.
  • Satanisme et vampirisme, le livre noir, éditions Golias, 2004.
  • Décroissance ou barbarie, éditions Golias, 2005.
  • Misère du sarkozysme, éditions Parangon, 2005.
  • No Conso, manifeste pour une grève générale de la consommation, éditions Golias, 2006.
  • Le Mésusage, essai sur l'hypercapitalisme, éditions Parangon/Vs, 2007.
  • José Bové, un candidat condamné, la décroissance dans la campagne, éditions Golias, 2007.
  • Pour repolitiser l'écologie: le contre-Grenelle de l'environnement, éditions Parangon, 2007
  • La Décroissance : un nouveau projet politique, éditions Golias, 2008
  • (avec Bernadette Costa-Prades) Apprendre à faire le vide : Pour en finir avec le "toujours plus", éditions Milan, 2009
  • Desobeir et grandir - Vers une société de décroissance, éditions Ecosociete, 2009
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Published by henri Moulinier - dans Parti de Gauche
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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 09:23
Les 29 premières mesures du Parti de Gauche face à la crise, pour répondre aux attentes populaires et ouvrir une autre voie.

La crise est là et frappe durement les classes populaires.

Il y a urgence à réagir. Si rien n'est fait cela va s'aggraver.

Depuis l'automne, le chômage explose. De nombreuses entreprises - même en bonne santé - licencient, suppriment des missions d'intérim, recourent au chômage partiel pour préserver les profits des actionnaires.

Les droits des chômeurs sont attaqués et le patronat pousse le cynisme jusqu'à demander une baisse de ses cotisations à l'Unedic. Les SDF sont toujours victimes de situations inacceptables. Les attaques contre la protection sociale et les services publics continuent. Le pouvoir d'achat se dégrade.

La pauvreté concerne de plus en plus de travailleurs victimes des bas salaires et des emplois précaires ; et particulièrement des femmes qui subissent le temps partiel imposé. Les conditions de vie deviennent plus difficiles pour beaucoup de citoyens. Les perspectives d'avenir se dégradent.

En présentant ses vœux, le Président de la République, a appelé à de nouveaux « efforts » et annoncé la poursuite des « réformes » pour assurer la « compétitivité » de l'économie française. Traduisons : le pouvoir d'achat va baisser, les licenciements se multiplier, le démantèlement de la protection sociale et des services publics se poursuivre !

Elles sont loin les promesses du candidat qui voulait provoquer un « choc de confiance », aller « chercher la croissance avec les dents » et atteindre « le plein emploi en cinq ans ».

Une autre politique est possible !

Il n'y a pas de fatalité du chômage et de la précarité, pas plus que des bas salaires et de la pauvreté.

De l'argent, il y en a, les gouvernements qui volent au secours des banques et du système financier à coup de centaines de milliards d'euros ou de dollars le démontrent chaque jour.
En 2007, les profits réalisés par les entreprises françaises ont atteint 650 milliards d'euros. En 2008, Arcelor Mittal distribue 4 milliards d'euros à ses actionnaires, autant que l'année précédente. Le groupe Total réalise 13 milliards d'euros de bénéfice.
Quant au « salaire » moyen des 50 premiers patrons, il est de 310 fois le SMIC. En dépit de la situation, des banques viennent d'annoncer des bénéfices pour 2008 : près de 3 milliards pour la BNP, 2 milliards pour la Société Générale, 1 milliard pour le Crédit Agricole par exemple ! On pourrait multiplier les exemples.

Il faut s'attaquer aux racines de la crise :

un partage inégalitaire des richesses résultant de la recherche effrénée du profit maximum pour quelques-uns au détriment des salaires du plus grand nombre. Depuis trois décennies, les politiques libérales mises en œuvre par les gouvernements et le patronat ont cherché à augmenter les profits au détriment des salaires.

Dans les entreprises, tous les moyens furent bon pour faire baisser le « coût du travail » comme ils disent : licenciements, précarité, flexibilité, gel des salaires. Et les gouvernements successifs y ont contribué avec des exonérations de cotisations sociales et la réduction des systèmes sociaux. La conséquence c'est une formidable modification de la répartition des richesses créées au bénéfice des détenteurs du capital et au détriment des travailleurs. La surexploitation du travail a permis la suraccumulation des profits : de 1983 à 2008, la part des travailleurs a été réduite de 71 % à 62 % de la valeur ajoutée créée par les entreprises ; soit plus de 170 milliards d'euros par ans transférés des salaires aux profits. Cela représente plus de 6500 euros par an (550 euros par mois) perdus par chaque travailleur. Cette logique a conduit au gonflement exorbitant des placements spéculatifs et au surendettement des ménages ; deux des causes majeures de la crise actuelle.

La politique de Sarkozy aggrave la situation.

Le paquet fiscal et le bouclier fiscal redistribuent aux riches des dizaines de milliards qui manquent pour des mesures en faveur de l'emploi. La liquidation des 35 heures, la libéralisation des heures supplémentaires, la perspective de travailler le dimanche et jusqu'à 70 ans, réduisent les possibilités d'embauche.

Les suppressions d'emplois dans les services publics - dont l'hôpital public et l'éducation - rétrécissent l'emploi et pénalisent les usagers. La protection sociale (assurance maladie, assurance chômage, retraite...) est réduite ce qui précarise les plus faibles et aggrave les inégalités. Dans le même temps, Sarkozy a trouvé des centaines de milliards pour renflouer le système bancaire. Difficile pour Sarkozy de s'exonérer de ses propres responsabilités en faisant croire que c'est seulement « la faute à la crise ».

Le plan de relance annoncé le 4 décembre est indigent et inadapté. Les 11,5 milliards de remboursements anticipés de quelques mois des dettes de l'Etat aux entreprises et l'avancement des 10,5 milliards d'investissements déjà décidés et dont tous ne pourront pas démarrer en 2009 ne changeront pas grand chose à la situation économique. Sur les 26 milliards d'euros annoncés, il n'y en a donc que 5 à 7 (soit 0,25 à 0, 35 % du PIB) qui soutiendront l'activité dès 2009. C'est 15 à 20 fois moins que les plans engagés aux Etats-Unis ou en Chine. Pire, rien n'a été prévu pour modifier la répartition des richesses et pour soutenir la demande par l'augmentation du pouvoir d'achat. Comment les entreprises embaucheraient-elles si la consommation est en berne et les carnets de commandes vides ?

Ça suffit comme ça ! Il faut résolument changer de cap !

Cette crise signe la faillite du système libéral mis en œuvre depuis trois décennies. Elle révèle les impasses du capitalisme et de sa logique dominante : la recherche effrénée du profit maximum à n'importe quel prix par la surexploitation du travail et de la planète. Dans ce contexte, un simple « plan de relance » qui ne s'attaque pas aux causes de la crise et n'introduit pas des ruptures dans les mécanismes économiques actuels, ne sert qu'à conforter le capitalisme ... jusqu'à la prochaine secousse ! Cette crise appelle une rupture avec les logiques qui ont conduit à la catastrophe et la mise en œuvre d'un nouveau modèle de développement.


Ce nouveau modèle doit combiner les réponses à une triple urgence : sociale, écologique et démocratique.
 Il donne la priorité à la satisfaction des besoins sociaux du plus grand nombre en relevant le défi de la redistribution des richesses et fait du retour au plein emploi sa première exigence. Il développe un nouveau mode de production et de consommation, soutenable et respectueux des équilibres écologiques. Il fait de la souveraineté populaire l'outil de la maîtrise par les citoyens de leur avenir.

Les mesures proposées par le PG visent à commencer à relever ce défi global en apportant de premières réponses et en amorçant de premières ruptures avec les logiques économiques dominantes. Au-delà d'un ensemble de mesures constituant un « bouclier social » pour protéger les citoyens des conséquences de la crise, ce sont des réformes de structures profondes qui sont proposées pour s'attaquer aux racines de la crise, empêcher le renouvellement des pratiques qui ont conduit à la catastrophe et engager la mise en œuvre d'un nouveau modèle de développement.

Nos propositions s'articulent autour de 5 grands axes :

I - combattre les licenciements et les délocalisations,
II - faire reculer la précarité du travail et la précarité sociale,
III - augmenter le pouvoir d'achat et modifier le partage des richesses,
IV - développer l'emploi et amorcer un alter-développement,
V - assurer une maîtrise publique du système financier.

I - Des mesures pour combattre les licenciements et les délocalisations

1 - Droit de veto suspensif pour les représentants des salariés permettant l'examen de la situation de l'entreprise et des alternatives économiques possibles. Les salariés doivent pouvoir s'opposer aux décisions patronales ; les actionnaires ne doivent pas pouvoir dicter unilatéralement leur loi.

2 - Commissions régionales et départementales de l'emploi et du développement économique (employeurs, syndicats, élus et collectivités territoriales, préfecture), chargées d'examiner les alternatives aux licenciements et aux délocalisations. Les suppressions d'emplois ont des conséquences au-delà de l'entreprise. Il faut impliquer tous les acteurs locaux concernés, notamment les collectivités territoriales, dans la recherche de solutions.

3 - Contrôle administratif permettant d'interdire les licenciements abusifs sans justification économique sérieuse : licenciements boursiers, licenciements dans les entreprises largement bénéficiaires qui distribuent des dividendes, licenciements destinés à rehausser le taux de rentabilité du capital. Les effectifs de l'Inspection du Travail doivent être doublés pour assurer un contrôle efficace et rapide et évaluer les difficultés réelles des entreprises.

4 - Droit de reprise par les salariés, avec l'aide du secteur public bancaire à constituer, des entreprises qui voudraient délocaliser ou déposer leur bilan, notamment sous des formes coopératives ou d'économie sociale. Les salariés doivent pouvoir reprendre à leur compte la production de ces entreprises avec le soutien des pouvoirs publics.

5 - Mise en place au sein de l'Union Européenne d'un dispositif d'harmonisation sociale et fiscale pour lutter contre le dumping et les délocalisations. Protection des salariés contre le dumping social et environnemental grâce à la mise en place d'un « bouclier douanier » aux frontières extérieures de l'Union Européenne. Il ne s'agit pas d'empêcher les importations et de s'opposer au développement des pays pauvres mais de contrer les stratégies de dumping et de délocalisation des multinationales, tout en réorientant la politique commerciale de l'Union dans une logique de co-développement dans l'intérêt mutuel des peuples. Cela passe par l'utilisation du tarif extérieur commun pour alléger la pression de la concurrence et lutter contre le dumping social et le protectionnisme pratiqué par les autres zones commerciales. Les recettes dégagées par cette taxation permettront pour une part de financer les conséquences des délocalisations, et pour l'autre part, d'accroître l'aide au développement des pays à faible coût du travail. Cela implique aussi la mise en œuvre d'une protection non-tarifaire : il s'agit de moduler l'ouverture aux importations en fonction du respect progressif de normes sociales et environnementales dans les pays producteurs, tout en soutenant financièrement l'effort des pays pauvres pour améliorer leurs standards sociaux et environnementaux. La France doit agir en ce sens dans l'Union Européenne.

II - Des mesures pour faire reculer la précarité du travail et la précarité sociale

6 - Nouveau statut du salarié avec une sécurité sociale professionnelle financée par un fonds patronal mutualisé, garantissant la continuité des droits en cas de perte d'emplois ou de chômage partiel. C'est une nouvelle branche de protection contre le risque économique qu'appelle la profondeur de la crise et l'aggravation du chômage qui en résulte.

7 - Réaffirmation du CDI comme norme du contrat de travail ; encadrement strict du recours aux CDD, à l'intérim et aux temps partiels ; surcotisation patronale pour les contrats précaires.

8 - Droit à la journée continue pour empêcher l'imposition du travail fractionné à l'exemple des secteurs comme la grande distribution et requalification en CDI à temps plein des contrats à temps partiel fractionné.

9 - Droit à un logement pour tous, par des mesures d'urgences : recours aux logements vacants, suppression du dépôt de garantie pour les locataires et garantie du maintien dans les lieux, moratoire sur les prêts-relais. Blocage des loyers pour deux ans. Baisse des loyers de 10% dans les zones ayant enregistrées les plus fortes hausses depuis cinq ans. Indexation des loyers sur le coût de la vie. Construction de centres d'hébergement d'urgence en chambre individuelle ou familiale. Substitution immédiate de l'État aux municipalités pour la mise en application effective de la loi SRU, quand celles-ci ne votent pas un plan visant les 20% de logements sociaux. Tout de suite, il faut répondre aux situations de détresse ; pour la suite c'est une nouvelle politique du logement qui est nécessaire. Revalorisation des aides de l'Etat aux collectivités locales pour le logement social et mise à disposition, à des conditions avantageuses, des terrains de l'Etat pour la construction de logements sociaux.

10 - Droit d'accès à l'eau, à l'électricité et au gaz, gratuit sur une première tranche de consommation pour les ménages à faible revenu.

III - Des mesures pour augmenter le pouvoir d'achat et modifier le partage des richesses

11 - Abrogation du paquet fiscal favorable aux plus fortunés et redistribution des 15 milliards d'euros libérés sous forme d'une prime au profit des 60 % des ménages les moins riches, avec un taux de redistribution d'autant plus élevé que le revenu est faible et les charges de familles élevées. Cela permettrait de verser en deux fois dans l'année une prime allant de 1500 euros (pour les 10% les plus pauvres) à 500 euros (pour la tranche supérieure de revenu concernée).

12 - Augmentation du SMIC - pour atteindre 1500 euros net - de 10% au 1er mars 2009, 10% au 1er juillet 2009 et 10% au 1er juillet 2010, avec un fonds de compensation temporaire pour les PME qui maintiennent l'emploi. Revalorisation des salaires par accord salarial majoritaire sous peine de sanction pour les entreprises contrevenantes. Indexation des salaires, pensions, et minima sociaux sur les prix pour assurer le maintien du pouvoir d'achat. Injonction immédiate aux entreprises d'appliquer strictement le principe d'égalité de salaires hommes/femmes sous peine de sanction aggravée. Il faudra progressivement restituer à la rémunération des salariés les 10% de la valeur ajoutée détournés vers la rémunération du capital au cours des années précédentes.

13 - Augmentation du minimum de pension de retraite et des minima sociaux de 300 euros ; vers la mise en place d'un minimum retraite au niveau du SMIC. Augmentation des bourses d'études et mise en place d'une allocation d'autonomie pour les jeunes. Ceux qui ont les plus faibles revenus sont les plus vulnérables dans la crise et doivent être soutenus en priorité.

14 - Mise en place d'une rémunération maximum pour limiter les écarts de rémunération dans les entreprises, plafonnement des dividendes des actionnaires et suppression des « bonus » des dirigeants d'entreprises. Suppression des stock-options, sauf pour les petites et moyennes entreprises nouvellement crées et durant les 5 premières années. Il faut réduire les profits en même temps que l'on augmente les salaires pour maintenir la compétitivité des entreprises.

15 - Abrogation des lois de régression sociale prises par la droite contre les retraites, l'assurance maladie et les droits des chômeurs. Financement accru pour améliorer la protection sociale (assurance maladie, retraite, chômage) par une taxation de la spéculation et des profits financiers non réinvestis. Suppression des franchises médicales, rétablissement des conditions du droit à la retraite à 60 ans à taux plein, amélioration de la couverture chômage et revalorisation des indemnités en attendant la mise en place de la sécurité sociale professionnelle.

16 - Conditionnement de toutes les aides publiques aux entreprises (y compris exonérations de cotisations sociales) à la conclusion d'un accord comprenant une revalorisation des salaires signé par une majorité syndicale appréciée en regard des résultats des élections professionnelles dans l'entreprise concernée. Il faut plus généralement remettre à plat de tout le système d'aides aux entreprises qui est très coûteux et largement inefficace.

17 - Abrogation du bouclier fiscal, rétablissement de la progressivité de l'impôt sur le revenu permettant de plafonner un revenu maximum. Lutte contre l'évasion et la fraude fiscale. La fiscalité doit redevenir un outil au service de la redistribution des richesses et de l'intérêt général.

IV - Des mesures pour développer l'emploi et amorcer un « alter-développement »

18 - Abrogation des mesures qui ont vidé de sa substance la loi sur les 35 heures et libéralisé le régime des heures supplémentaires. Réduction à 130 heures du contingent annuel d'heures supplémentaires. Réduction des durées hebdomadaires maximales de travail et, en particulier, réduction de 48 à 44 heures de la durée maximale sur une semaine. Garantie du repos hebdomadaire de 2 jours consécutifs (dont le dimanche) sauf nécessités absolues (hôpitaux, transports, activités continues...). Pour élargir les possibilités d'emplois, il faut abroger les mesures qui ont conduit à allonger la durée d'activité de ceux qui ont un emploi au détriment des embauches.

19 - Arrêt des plans de suppression d'emplois publics et de privatisations ; création d'emplois dans les services publics pour combler les déficits patents (hôpitaux, service public de l'emploi, éducateurs spécialisés, police de proximité, tribunaux, inspection du travail, éducation, culture, audiovisuel public, etc.). Dans le cadre européen, action pour l'abrogation des directives imposant la mise en concurrence des services publics. En temps de crise, les services publics sont un élément de solidarité encore plus indispensable et ils doivent avoir les moyens d'exercer leurs missions.

20 - Un plan d'investissements publics sur deux ans, animé par le triple souci de relance de la demande et de l'emploi, de satisfaction des besoins sociaux et de réorientation écologique de notre mode de production. Combiné aux autres mesures évoquées par ailleurs, ces investissements devraient amener à 100 milliards d'euros (env. 5% du PIB) le soutien public à l'activité économique.

• Rénovation écologique du parc de logements sociaux,
• Mise en chantier de 300 000 logements sociaux par an,
• Rénovation des établissements publics d'enseignement,
• Construction de centres d'hébergement d'urgence et de foyers de jeunes travailleurs,
• Création d'un service public de la petite enfance et développement des crèches publiques,
• Remplacement progressif du parc automobile des collectivités publiques par des véhicules propres (électriques ou hybrides),
• Rénovation du réseau ferroviaire et développement, d'infrastructures pour le ferroutage,
• Extension réglementaire des exigences en matière de recyclage et aide à l'investissement dans ce secteur,
• Soutien à la création et aux activités culturelles,
• Plan spécial de soutien pour les Antilles et territoires d'outre-mer en difficulté.
Les investissements publics pour soutenir l'activité doivent répondre aux besoins sociaux et aux exigences environnementales.

21 - Effort massif d'investissements en recherche et développement vers le secteur des énergies renouvelables. Politique résolue d'économie d'énergies dans le logement, les transports, etc. et diversification des sources d'énergie pour garantir la sécurité des approvisionnement du pays et créer les conditions d'une sortie réfléchie et progressive des énergies polluantes productrices de gaz à effets de serre et du nucléaire.

22 - Création du pôle public de l'énergie autour de EDF, GDF, (dont il faut remettre en cause l'ouverture du capital) et Total (qui doit être nationalisé). Développement des coopérations entre les entreprises de l'énergie au sein de l'Union Européenne pour renforcer la sécurité des approvisionnements et préparer un pôle public européen. Mise en place d'une fiscalité environnementale de type taxe carbone. La sécurité de la production et de la distribution de l'énergie ne peut être laissée aux aléas du marché, de la concurrence et du profit.

23 - L'urgence est aussi dans les campagnes. Abandon de la « référence historique des aides » qui fige les revenus des paysans. Réorientation des aides de la PAC : la politique de subventions qui profitent essentiellement aux plus gros agriculteurs doit être réorientée en faveur d'une agriculture locale, paysanne, vivrière, biologique. Soutien aux filières de qualité et au mouvement coopératif. Moratoire sur la commercialisation et la mise en culture des OGM. Interdiction des insecticides systémiques qui détruisent les insectes pollinisateurs.
V - Des mesures pour une maîtrise publique du système financier afin de contrer la spéculation et de maîtriser le développement.
24 - Création d'un pôle financier public élargi pour les entreprises autour de la Caisse des Dépôts et Consignation. Il s'agit de disposer d'un instrument pour une autre politique d'investissement au service de l'emploi, du logement social, des services publics, des projets écologiques et pour lutter contre les fonds spéculatifs prédateurs d'entreprises privées d'intérêt stratégique pour notre pays.

25 - Création d'un service public bancaire élargi pour les particuliers autour de La Banque Postale et des Caisses d'Epargne. Il s'agit de garantir un accès au crédit à taux favorable pour les particuliers (logement notamment) et d'assurer l'accès des plus démunis aux services bancaires de base.

26 - Création d'un réseau de banques régionales publiques pour l'emploi et l'alter-développement autour d'OSEO et du réseau des banques mutualistes et coopératives. Elles seront un instrument de proximité au service des PME, de l'innovation, des projets environnementaux, du développement rural.

27 - Toute aide financière aux banques privées s'accompagnera d'une participation de l'Etat au Conseil d'administration, d'un contrôle public en faveur d'une politique sélective du crédit qui favorise les prêts aux secteurs prioritaires (recherche, nouvelles énergies, rénovation écologique, services publics, création d'entreprises, reprises d'entreprises par les salariés, etc). Interdiction de versement de dividendes aux actionnaires et plafonnement des rémunérations des dirigeants tant que le remboursement n'aura pas été effectué. Les commissions bancaires doivent être plafonnées, et les règles de tenue des comptes courant (date de valeur) fixées par la
réglementation. Il est hors de question de donner des milliards d'euros d'argent public aux banques sans contrôle de leur utilisation ni contreparties.

28 - Lutte contre les paradis fiscaux, y compris sur le territoire européen. Mise en place à l'échelle européenne d'un dispositif d'harmonisation fiscale et d'une taxe de type « Tobin » pour lutter contre la spéculation. Contrôle sur les mouvements de capitaux pour interdire les mouvements vers les paradis fiscaux et les opérations sur les instruments financiers toxiques inscrit sur une liste noire. À terme, la circulation des capitaux n'est libre que pour les opérations contreparties d'une opération réelle (échange commercial, investissement direct...). Les mouvements de capitaux à court terme pour des placements financiers (investissement de portefeuille) sont soumis à une réglementation et taxés. Actions pour lever toute pratique de secret bancaire qui ferait obstacle à l'application de ces réglementations.
A la lumière des leçons de la crise, la France doit agir au sein de l'Union Européenne et des instances internationales en faveur de mesures fortes de régulation financière et commerciale internationale.

29 - Réforme de la Banque Centrale Européenne et Abandon de l'actuel Pacte de stabilité. Un nouveau statut de la BCE doit prévoir qu'elle vise simultanément le soutien à l'activité des secteurs jugés prioritaires d'un point de vue social, économique et écologique, le plein emploi, la stabilité des prix (en fonction des priorités économiques du moment et dans le respect des contraintes environnementales), et qu'elle apporte son concours à la politique de change définie par le Conseil européen. La BCE doit en outre rendre compte de la conduite de sa politique monétaire, trimestriellement devant le Conseil européen et annuellement devant le parlement européen. La BCE doit être autorisée, en cas de récession a acheter des bons du Trésor en vue de faire baisser les taux d'intérêt à long terme.
Les règles du Pacte de stabilité (déficit public...) sont d'ores et déjà abandonnées par tous les pays ; la politique de la BCE a été obligée de s'adapter à la crise ; maintenant, de nouvelles règles plus favorables à l'emploi, au système productif et aux services publics doivent être édictées. Une institution qui commande un levier essentiel de la politique économique ne peut plus rester indépendante de tout contrôle démocratique.

CONCLUSION: Il y a urgence à agir !

La crise ne fait que commencer.

Les conséquences sociales se font durement sentir et vont encore s'aggraver si rien de nouveau n'est fait. La crise financière est devenue économique et sociale. Elle peut demain devenir crise démocratique comme ce fut le cas dans les années 30. Il n'y a pas de fatalité, rien n'est écrit d'avance. Tout dépend des politiques qui seront proposées au pays.

L'alternative est claire.

Pour Sarkozy, c'est la poursuite d'une politique visant à renflouer avec de l'argent public les financiers et les industriels sans contrôle ni exigences. Il veut socialiser les pertes, privatiser les profits, et faire payer la facture aux simples citoyens. Pour faire taire les mécontentements, il veut restreindre les libertés et durcit la répression contre les mouvements sociaux.

Pour le Parti de Gauche, c'est la volonté de modifier profondément la redistribution des richesses pour répondre aux besoins sociaux, développer l'emploi, renforcer les services publics, investir dans les projets écologiques, maîtriser la finance et combattre la spéculation.

Il y a urgence à construire une alternative à gauche !

Pour le Parti de Gauche, il faut construire un Front de Gauche avec toutes les forces qui veulent rompre avec le modèle libéral et mettre en œuvre un nouveau type de développement plus social, plus solidaire, plus respectueux de l'environnement, plus démocratique enfin.

À l'occasion des élections européennes, ce Front de Gauche agira pour une rupture avec les traités et directives libérales, et une réorientation profonde des politiques européennes afin de répondre aux besoins du plus grand nombre.

La crise du capitalisme est un défi pour la gauche
.

L'alternative immédiate est entre « rénovation du néo-libéralisme » ou « extension de la démocratie et de la République » c'est-à-dire de la maîtrise collective de l'avenir, aujourd'hui accaparé par les forces aveugles du marché. C'est la perspective qu'entend développer le Parti de Gauche dans les mobilisations sociales et les luttes politiques à venir.

Congrès constituant du Parti de Gauche - 30, 31 janvier et 1° février 2009.

 

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 13:23
J'ai choisi de contribuer au Front de gauche. Je le fais, en ce qui me concerne, en rejoignant le Parti de Gauche. Chacun peut faire son choix, un autre choix. Mais notre diversité n'est pas, ne doit pas être une cause d'éparpillement. L'union la plus large d'une gauche bien à gauche est vitale face à Sarkozy et à l' Europe du fric.



Trois priorités me semblent essentielles:


- le besoin de faire bouger la gauche, toute la gauche, face à une crise globale du capitalisme mondialisé, financiarisé. Alors que le Parti Socialiste ( à une très forte majorité), mais aussi les Verts et les Radicaux de Gauche, ont choisi de soutenir le Traité européen de Lisbonne qui signe des politiques ultralibérales pour l'Union Européenne et les Etats membres.

- l'urgence s'unir sur des bases réellement de gauche, pour ouvrir une alternative politique pour une autre Europe et pour une autre politique pour la France que celle, ultraréactionnaire, autoritaire et antisociale de N Sarkozy. Son Premier Sinistre, François Fillon, de ce point de vue, persiste et signe en affirmant, après le large mouvement du 29 Janvier, que " rien ne serait pire qu'un changement de cap"!!! La droite entend continuer à aggraver sa politique.

Fillon voyant même dans la "colère" qui s'est exprimée dans les cortèges "une forme de soutien exigeant aux initiatives que la France a prises pour engager la refonte des institutions financières internationales"!!! Pour un peu, nous aurions manifesté pour ... soutenir Sarkozy! De qui se moque-t-on???

- la perspective d'une démarche de rassemblement de toute la gauche de gauche, avec, dans l'immédiat, la proposition d'un Front de gauche pour les élections européennes de Juin 2009. PCF et PG sont d'accord. D'autres ne disent pas non, tels les Alternatifs; le M'pep dit oui.

  ( Ajout au 13/2/09: LO vient d'annoncer ses têtes de listes pour les européennes. la "secte politique" préfère continuer seule, pour diviser un peu plus le paysage politique à gauche et pour se compter - autour de 1 ou 2% - en attendant la ... révolution!!!??? Le NPA va -t-il faire pareil? IL faut continuer à discuter, discuter pour rassembler)

Reste que la position du Npa me laisse perplexe!


A l'issue de son Congrès, le Npa ne me semble pas respirer la volonté d'union. Le NPA sera "une force anticapitaliste incontournable demain", affirme Alain Krivine, un des "anciens" du nouveau parti. A gauche, "il y a le pôle PS d'un côté, le pôle NPA à l'opposé et au milieu, des groupes qui se cherchent un peu", "le NPA, c'est une vraie recherche à l'opposition à Nicolas Sarkozy", a-t-il dit à l'AFP. Krivine ne me semble donc pas avoir en vue de former un vrai "pôle" avec d'autres, avec ce qu'il appelle de manière un peu méprisante des "groupes qui se cherchent un peu".


Le NPA ne compte-t-il pas plutôt sur la popularité de son leader, Besancenot, pour se ... compter seul lors des élections européennes? Il a confirmé dimanche, lors de son Congrès, sa réticence à rejoindre le "front de gauche" proposé par le PCF et le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon. Selon lui, l'alliance serait ponctuelle, et le PCF rejoindrait le Parti socialiste "pour sauver ses élus" lors des régionales (2010).

Besancenot se dit favorable à un front électoral "durable". Mais alors, ne faudrait -il pas aussi parler des présidentielles et des législatives, pour que 'ça dure"!? N'est-ce pas un prétexte pour ne rien faire dès maintenant pour les élections européennes?


74% des délégués ont voté contre cette démarche de Front de gauche
pour les européennes

Cela a fait dire à Christian Piquet, qui défendait au sein du Npa la démarche de Front de Gauche pour leseuropéennes: "que le congrès fondateur se termine sur une fin de non-recevoir polie au front de gauche et l'élimination, au terme d'un coup de force, de certains de ses animateurs"

Le Npa a jusqu'ici défendu une unité à gauche "pour les luttes", Mais cette unité à gauche ne lui semble pas relever de la même nécessité pour les élections. Pourtant, les 2 me semblent nécessaires: les luttes sociales
ont besoin d'un débouché politique, sauf à continuer à supporter longtemps encore Sarzozy et sa politique réactionnaire.
                                Lire le texte des minoritaires du NPA, qui prônent la participation au Front de gauche

Pourtant l'unité dans le cadre d'un Front, ce n'est pas le fusion, ni la confusion, mais la volonté de faire front ensemble, pour enclencher une dynamique politique.

J'ose encore espérer que le Npa peut bouger en ce sens, sinon, il prendrait une lourde responsabilité, celle de casser toute démarche unitaire sur le champ électoral d'une gauche de gauche.


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Point de vue

Pour un front de gauche aux élections européennes, nous persistons, par Alain
Faradji, Catherine Jouanneau et Christian Picquet (membres du Npa)
LE MONDE | 25.02.09 |

Issus d'histoires différentes, mais partisans d'un front de la gauche de gauche aux prochaines élections européennes, nous nous sommes retrouvés dans la "sensibilité unitaire" qui a obtenu le soutien d'un délégué sur six au congrèsfondateur du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA). Nous l'avons d'ailleurs payé de notre éviction brutale des instances dirigeantes de ce dernier. L'heure n'est pourtant pas, pour nous, au découragement ou à la déploration. Nous ne nous résignons pas à voir notre formation, à peine née, commettre un faux pas
irrémédiable.

En juin, à l'instant même où les citoyens de l'Union européenne se verront convoqués aux urnes, la crise du capitalisme aura déjà produit des centaines de milliers de nouveaux chômeurs, des fermetures d'entreprises et des délocalisations en série, des régressions sociales et des dégradations dramatiques des conditions d'existence du plus grand nombre.

Les profits faramineux de ces actionnaires dont l'avidité a placé la planète tout entière au bord d'une catastrophe, mais qui n'en continuent pas moins à s'enrichir cyniquement, ne seront jamais apparus si insolents. La construction libérale de l'Europe ne pourra plus dissimuler sa totale vacuité, nul ne s'aventurant plus à défendre l'idée que la "concurrence non faussée", l'autorégulation des marchés ou l'indépendance consentie aux banques centrales
puissent, d'une quelconque manière, conduire à une "mondialisation heureuse".

Ici même, face à un régime de plus en plus oligarchique dans sa pratique, la
colère aura encore grandi, pouvant à tout moment se transformer en une
explosion, dont la situation aux Antilles peut être un signe précurseur.

L'exaspération populaire, l'angoisse qui saisit la société, l'ampleur d'une
attente sociale, qui vient de faire descendre 2,5 millions de travailleurs dans
la rue le 29 janvier, demeurent toutefois orphelines d'une perspective
politique. Rarement, le besoin d'une réponse de gauche, plus précisément de
cette gauche qui n'a pas renoncé à contester la domination destructrice du
capital, se sera-t-il fait à ce point sentir.

Le Parti Socialiste est englué dans son soutien au traité de Lisbonne,

Ce Traité de Lisbonne qui grave dans le marbre des orientations dont la faillite n'est plus discutable, le Parti socialiste, englué dans son soutien à ce Traité,  se montre durablement incapable de porter une alternative à la hauteur du moment historique présent.

C'est la raison pour laquelle il importe tant de renouer le fil brisé du rassemblement de la gauche du "non", qui avait conduit au succès que l'on sait la campagne de 2005 contre le traité constitutionnel européen.

Au printemps, c'est notre conviction, une nouvelle offre radicale doit voir le jour, porteuse d'une ambition majoritaire au sein de la gauche, commençant de ce fait à changer la donne politique, se faisant l'écho des recompositions qui
s'amorce sur notre continent.

D'un même mouvement, des millions d'hommes et de
femmes doivent pouvoir émettre un vrai vote de gauche.

° Sanctionner la sainte-alliance du pouvoir sarkozyste et d'un patronat de combat.
°  Prolonger politiquement les mouvements sociaux.
° Défendre les mesures d'urgenceanticapitalistes qui s'imposent pour protéger le monde du travail des retombées
de la tourmente financière.
° Dessiner les contours d'une autre Europe, au service de peuples qui récupéreraient enfin leur souveraineté, plaçant la satisfaction des besoins sociaux au coeur des politiques publiques, se réappropriant le système bancaire et le crédit, redistribuant audacieusement les richesses au moyen d'une harmonisation sociale et fiscale, stoppant les privatisations pour réhabiliter les services publics, instaurant une planification écologique afin
de lutter contre la dévastation menaçante de notre cadre de vie, défendant une démarche de paix par la rupture avec le bellicisme de l'Otan.

Aucune des composantes de la gauche de gauche ne peut, isolément, porter ce
programme avec la crédibilité suffisante
.

Le risque est même que leur concurrence absurde n'aboutisse à les priver toutes d'une représentation au
Parlement de Strasbourg.
Voilà pourquoi nous ne renonçons pas à faire prévaloir la raison sur les calculs à courte vue.

Nous ne pouvons nous satisfaire des faux prétextes ou des arguments de
circonstance qui conduisent immanquablement à briser l'unité, donc à détruire
tout espoir à gauche.

 
S'il faut, bien sûr, un front durable de la gauche de combat, dans les luttes comme dans les élections, autant ne pas louper la première marche et commencer à le bâtir à l'occasion du rendez-vous d'importance
qui se présente.
Le NPA doit faire le pari dynamique que les approches
divergentes de la question des alliances gouvernementales à conclure dans le
futur se clarifieront à la chaleur des expériences réalisées en commun.

Rien n'est encore joué. A l'heure où vont s'ouvrir les discussions sur la mise
en place d'un front de gauche, il importe que se fasse entendre partout la voix
de celles et ceux, engagés dans des partis ou simples citoyens, acteurs sociaux
ou militants de terrain, qui ne veulent pas que soit une nouvelle fois sacrifiée
la possibilité qu'une autre gauche émerge enfin dans ce pays. Nous serons à
leurs côtés...


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Alain Faradji, Catherine Jouanneau et Christian Picquet sont membres du NPA.

   °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°


    Je vous invite au débat citoyen sur ces questions, particulièrement sur cette perspective de Front de gauche, en "ajoutant un commentaire" au bas de cet article

  Eléments de réflexion:

               - Jean Luc Mélanchon: " Front de gauche contre eurolibéralisme" 
                       
               - Site national du Parti de Gauche: http://www.lepartidegauche.fr
                 
               -  Projet de texte d'orientation pour le 1er Congrès national du PG

        

             -  Appel pour une autre Europe: créer une dynamique unitaire


           -  Un Front de gauche obtiendrait 14,5% des voix aux européennes


             -  Rien ne peut empêcher l'union aux prochaines élections européennes ( R Martelli)

                                                                                                                           -
             -  Traité de Lisbonne: décryptage     
 
             -  Institutions politiques de l'Union européenne: décryptage


             -  Question à Martine Aubry: pourquoi cachez-vous
 votre  position  sur le Traité de Lisbonne?

  
             -
 Sondage Ifop: 53% des français voteraient NON
au Traité de Lisbonne!  

            -  Parti de Gauche: projet de note sur les européennes


              -
Peut-on changer la construction européenne?
                                                                                                                                                   

         


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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 08:02

Jean luc Mélenchon Front de gauche contre eurolibéralisme ( entretien publié par l'Humanité du 19/1/09)

Pour Jean-Luc Mélenchon, dont le Parti de gauche tient son congrès la semaine prochaine, « un projet de rupture avec le capitalisme n'est pas compatible avec les traités européens en vigueur ».

° L'année 2009 est pour vous celle de tous les dangers ?

Jean-Luc Mélenchon. Ce sera à coup sûr une année terrible pour la France et pour le reste de l'Europe. Nous nous dirigeons à la fois vers une situation de tension sociale et économique sans précédent et vers une situation d'impuissance politique des gouvernements également sans précédent. Mais cette dernière résulte aussi de l'incapacité de la gauche à proposer une alternative.


° Quel devrait être le rôle des partis politiques dans les mouvements sociaux tels que la journée du 29 janvier, qui semble une date déterminante pour la riposte ?

Jean-Luc Mélenchon. Il ne faut pas considérer le mouvement social comme un supplétif de l'action politique. Les partis doivent offrir une perspective politique aux actions. On entre plus difficilement dans la lutte quand celle-ci ne semble pas avoir de débouché politique. Le paysage est en train de bouger dans la mesure où les communistes et le Parti de gauche commencent à proposer une alternative qu'est le front de gauche, en rupture avec l'Europe libérale.


° Mais au-delà du front uni pour les européennes, quel projet entendez-vous construire Die Linke à la française ?

Jean-Luc Mélenchon. Vous allez trop fort. Le front de gauche est inscrit dans une réalité politique, électorale, marquée par des rendez-vous. Un projet formulé dans le vide, sans tenir compte des étapes et des réalités politiques, serait sans issue. Quelle est la clé de la situation pour des gens qui croient à une transition démocratique ? Il faut d'abord vouloir une transition, si l'on se contente uniquement de la réformer à la marge...


° Vous n'êtes pas un réformiste alors ?

Jean-Luc Mélenchon. Je n'accepte pas l'opposition révolutionnaire-réformiste. Se disent réformistes ceux qui veulent laisser entendre qu'ils ne toucheront à aucune des règles de base du capitalisme. Mais est-ce cela le réformisme ? Il existe des réformes radicales, comme, par exemple, constituer un pôle financier public en nationalisant toutes les banques. Il faut être en rupture avec le capitalisme. Pour que ce projet commence à prendre corps, il faut trouver les forces pour le porter. Ce projet-là n'est pas compatible avec les traités européens en vigueur. 80 % de nos lois sont transposées de directives européennes et 100 % de nos lois doivent être en accord avec les traités européens. Qui accepte ces derniers en accepte les conséquences nationales. C'est pourquoi ce n'est pas un acte artificiel que de dire que la constitution d'un front de gauche proposant une alternative à la situation actuelle en France commence par le refus du traité de Lisbonne. La domination sociale-libérale sur la gauche est un empêchement à la victoire de la gauche.


° Comment entendez-vous renverser la domination sociale-libérale ?

Jean-Luc Mélenchon. Tout simplement en la battant sur le plan électoral. Le NPA (Nouveau Parti anticapitaliste, appelé à succéder à la LCR) répond qu'il n'y a pas d'urgence à l'élection européenne et qu'il n'est pas envisageable de gouverner avec les socialistes. Or, il n'est pas question de gouverner sous la domination des sociaux-libéraux. Donc, pour cela, l'opinion, les citoyens doivent intervenir. Et ils peuvent le faire dans le cadre des élections européennes. Nous ne connaissons pas d'autres manières de renverser la tendance que le suffrage universel. Le front de gauche a pour vocation de battre la droite et de passer en tête de toute la gauche. Pour y arriver, il n'y a pas mieux que le rassemblement de toute l'autre gauche. Un rassemblement le plus large possible inclut tous ceux qui ont refusé clairement le traité de Lisbonne. Je suis opposé à tout accord avec le PS aux européennes, puisqu'il réclame la ratification du traité de Lisbonne dans son programme.


° Die Linke, parti de la gauche allemande né de la fusion entre le PDS, de tradition communiste, et des sociaux-démocrates de gauche, est une formule politique à laquelle vous vous référez souvent. Est-elle un modèle pour vous ?

Jean-Luc Mélenchon. Il faut s'en inspirer, en effet. Pas le recopier, car c'est impossible. S'en inspirer sur ce qui est transposable : la rupture avec la social-démocratie et la constitution d'un front. Die Linke a commencé par être un front et il n'est devenu un parti fusionné que parce que la loi électorale allemande lui en a fait obligation. Donc rompons pour notre part, affirmons notre indépendance à l'égard de la social-démocratie et formons un front qui soit une alternative gouvernementale, je dis bien gouvernementale. Le projet politique du front à terme doit être de constituer une majorité pour gouverner le pays.


° L'élection de Martine Aubry au poste de première secrétaire du PS ne marque-t-elle pas, du moins dans la volonté des militants, une volonté d'ancrer le parti à gauche ?

Jean-Luc Mélenchon. Le PS est traversé de toutes sortes de courants et de tentations, avouées ou cachées. Mais je n'oublie pas qu'il est un parti de gauche. Et il n'y a pas une majorité de gauche possible dans ce pays sans le Parti socialiste. La question est de savoir sur quelle orientation. Or, celle qui l'a emporté actuellement est celle de l'alignement de sa politique et de son programme gouvernemental sur les orientations de la social-démocratie européenne, laquelle repose tout entière sur l'acceptation du traité de Lisbonne. Le courant de Martine Aubry est classiquement social-démocrate de centre gauche. J'en veux pour preuve sa première déclaration disant que le PS se situe à gauche, mais demeure réformiste et que, pour elle, l'Europe est un projet en soi. Le mot réformiste est utilisé pour signifier que l'on ne touchera pas au capitalisme et le mot Europe est un signal pour dire qu'elle reste dans le camp du « oui », avec la droite, au traité de Lisbonne.


° Vous souhaitez construire une majorité de gauche qui inclut le Parti socialiste, mais comment, dans ce cas, ne plus subir la domination sociale-démocrate ?

Jean-Luc Mélenchon. Il n'y a que deux manières de déplacer le centre de gravité : par l'intérieur du PS en essayant de le faire évoluer, j'y ai consacré vingt ans de ma vie, pour quel résultat ! J'en tire la leçon. La seconde possibilité est de passer par le débat public et par l'arbitrage des électeurs. C'est au peuple français et aux électeurs de gauche de régler le problème. Si l'autre gauche part éparpillée sans un minimum de plate-forme commune, je comprends que, comme à la présidentielle, les électeurs de gauche lui tournent le dos. Mais à présent le front de gauche n'est plus un projet mais une réalité : c'est le PCF plus le PG. Une réalité insuffisante certes, mais on ne peut reprocher ni aux communistes ni à nous-mêmes de vouloir rester en tête-à-tête. Ceux qui formulent ce reproche peuvent nous rejoindre ! Mais on ne doit pas minorer que le front existe. C'est un point d'appui essentiel !


° Au-delà du front, comment envisagez-vous vos rapports avec le PCF. À terme, ne rêvez-vous pas d'une OPA sur ce parti ?

Jean-Luc Mélenchon. Non. Les relations sont d'autant plus faciles que le Parti communiste choisit d'être le Parti communiste. Chacun reste dans son identité. Le PCF se réclame de l'histoire du communisme et la prolongation de cette histoire dans l'avenir. Nous, nous sommes dans une logique de république sociale et de parti creuset, qui se donne comme objectif de reformuler l'idéal de gauche. Nous ne sommes pas en compétition avec le PCF, pas plus qu'avec le NPA. Il faut savoir combiner identité et unité. Il ne faut lâcher ni l'un ni l'autre terme. On se comprend bien avec le PCF à ce sujet aussi.


° Comment expliquez-vous que le NPA veuille jouer cavalier seul pour les européennes ?

Jean-Luc Mélenchon. La discussion n'est pas terminée entre eux sur cette question. Les camarades du NPA disent qu'ils veulent créer un parti révolutionnaire. Ce n'est pas notre problème. Nous, nous proposons un front, constitué forcément de militants et d'opinions différents. Souvent le NPA met en avant ce qui nous distingue et parfois nous oppose. Il ne fait là que constater une évidence, sinon nous serions tous dans le même parti. J'espère que la rencontre que nous avons eue avec le NPA aura contribué à dissiper les malentendus. Je suis certain que nous pouvons aboutir dans le respect de chacun.


Entretien réalisé par Mina Kaci et Rosa Moussaoui

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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 06:07

Extrait du discours de Jean-Luc Mélenchon au meeting de lancement du Parti de Gauche samedi 29 novembre à St Ouen


« ......

La stratégie du front de gauche


Quelle est notre stratégie ?

Nous pouvons la résumer.

Nous voulons rassembler une nouvelle majorité de Français pour former une nouvelle majorité politique de gauche au Parlement et un gouvernement qui applique ce programme.

Comment rassembler cette nouvelle majorité ? Quel est le moyen concret ?


Ce qu'il ne faut pas faire


Il y a plusieurs façons de rendre cela totalement impossible. La première est d'utiliser les méthodes qui ont déjà échoué. Cette méthode, on la connaît :


Annoncer que l'on est ancré à gauche puis dire que l'on est « réformiste » pour dire qu'on ne touchera pas aux fondamentaux du système capitaliste. Enfin proclamer que comme l'Europe est « un projet en soi », on accepte n'importe quel traité avec évidemment l'engagement d'appliquer la politique, économique, sociale et écologique qu'il contient. Car c'est la ligne de toute la social-démocratie européenne. C'est le nœud coulant avec lequel la gauche s'étrangle elle-même. Et ça évidemment, on ne le répétera jamais assez, c'est le contraire de ce qui est nécessaire à notre pays et le contraire de ce que veut la quasi-totalité des électeurs de gauche comme on a pu le constater au référendum de 2005. Il est donc vain de croire que l'on peut rassembler une majorité de Français de cette façon. Et il est absolument impossible de pratiquer une politique gouvernementale de gauche qui s'attaque aux racines de la crise sociale et de la crise écologique dans ce cadre européen.

C'est pourtant à cette ligne que s'accroche le parti aujourd'hui majoritaire à gauche. C'est pour cela que nous l'avons quitté.


Mettre en quarantaine le social libéralisme


De tout cela et de ce qui s'en déduit, les fondateurs du Parti de Gauche tirent une conclusion simple à énoncer : il faut mettre en quarantaine le social libéralisme.

1) on ne peut pas rassembler une majorité de transformation sociale sur la ligne sociale libérale.

2) on ne doit pas gouverner sous la domination de cette ligne parce qu'elle conduit à l'échec social et politique.

Pour autant, n'y a-t-il aucune issue ? Faut-il se résigner à n'être qu'une parole de témoignage? Nous ne le croyons pas.


Passer en tête de la gauche


Voici quelle est notre proposition. Pour rassembler une nouvelle majorité dans notre pays il faut changer de majorité à gauche. Il faut le proposer de manière responsable et crédible. Qui marche en tête de la gauche ? Il faut régler cette question par la méthode de la démocratie, c'est-à-dire expliquer, argumenter et convaincre. Et il faut que le suffrage universel tranche ! Il faut donc accepter la compétition. Il faut la vouloir. Il faut la gagner. Il faut mener cette compétition devant le peuple et la gagner dans des conditions qui ne compromettent pas les chances de la gauche pour l'avenir. C'est dire qu'il faut mener cette bataille sans anathème ni mise au pied du mur ! Par la seule force de la raison et l'argumentation tolérante.


Le calendrier nous offre cette possibilité. En juin prochain auront lieu les élections européennes. Ce sont les dernières élections générales avec un contenu hautement politique avant l'élection présidentielle.


Nous devons faire des élections européennes un référendum politique sur le Traité de Lisbonne. Le référendum dont une majorité de députés de droite mais aussi socialistes, radicaux et verts nous ont privés ! De cette façon nous réglerons deux questions politiques d'un coup.

D'abord la question de fond : faire la preuve que la majorité des Français confirme son opposition à l'Europe libérale et son exigence d'une Europe sociale, démocratique et pacifique.

Ensuite que cette orientation est dominante à gauche, mais pas seulement dominante. Il s'agit de prouver qu'elle constitue une alternative. C'est la condition pour être crédibles et porteurs d'avenir.

C'est pour cela que le Parti de Gauche et le Parti communiste, ensemble et chacun avec notre identité et nos arguments spécifiques, nous avons fait le premier pas. Nous avons commencé le Front de gauche pour les prochaines élections européennes. Nous offrons un magnifique levier pour soulever la montagne qui est devant nous Le front de gauche existe. Mais il est incomplet.

Ce front n'est pas un tête à tête. Ce n'est pas son projet. Notre projet est que participent à ce front tous ceux qui, à gauche, s'opposent au Traité de Lisbonne et à l'application des politiques économiques et sociales qu'il contient. Tous. Personnalités, Partis, organisations. Sous la forme qui paraît à chacun d'entre eux la mieux adaptée et la plus efficace pour le résultat à atteindre ensemble.

L'objectif de ce front s'il parvient à nous réunir tous, l'objectif est clair.

Il s'agit de passer en tête de toutes les listes, devant toutes celles de la droite, mais aussi devant celle du Parti socialiste, devant celle de Cohn-Bendit et Waechter. Bref devant tous les partisans du Traité de Lisbonne. Nous le pouvons, c'est à portée de main.

Si nous le faisons nous aurons renversé la table et révolutionné le paysage politique. C'est notre proposition. Nous allons rencontrer tous ceux à qui s'adresse cette proposition. C'est-à-dire tous ceux qui ont fait campagne à gauche pour le Non en 2005.


A propos du NPA


Dans cet esprit, il faut dire un mot particulier à propos du NPA, compte tenu de la position forte qu'il occupe. D'abord soyons clairs : nous ne proposons pas au NPA de fusionner ou de se dissoudre dans une nouvelle force politique. Nous proposons et nous souhaitons que le NPA participe à la constitution du Front de Gauche et y prenne toute sa place.

Dans le front de Gauche, aucun parti n'est dissout, aucun ne renonce à son identité ni à son programme spécifique. Le front est construit pour un objectif précis. En vue d'une victoire précise contre la droite et contre le social-libéralisme. Nous croyons que notre raisonnement peut être entendu par le NPA. Nous croyons qu'il peut être accepté. Nous allons le présenter directement au NPA. Nous sommes encouragés dans l'idée que nous pouvons avancer en lisant ce qu'Olivier Besancenot a déclaré au Journal l'Express.

D'ores et déjà, puisqu'il y fait une proposition d'actions communes, m'exprimant au nom du comité fondateur du Parti de Gauche, je réponds.

Je réponds d'accord !

D'accord.

Ensemble dans l'action politique contre la politique de la droite ?

D'accord.

Maintenant ?

D'accord !

Et en même temps, on ouvre la discussion à propos du Front de Gauche pour les élections européennes. On fait la liste des points d'accords et de désaccords. Des éclaircissements et des garanties que chacun demande à l'autre.

.... »


Source : site du Parti de Gauche où le texte du discours est disponible dans son intégralité

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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 11:59


Jean-Luc Mélenchon a lancé samedi son Parti de Gauche lors d'un meeting à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), où il a invité à "affronter le capitalisme" tout en dénonçant "l'impuissance" du social-libéralisme.

 Le sénateur et le député Marc Dolez ont quitté le Parti socialiste au début du mois, mus par le désir de créer une "force nouvelle" clairement à gauche en vue des élections européennes du printemps 2009.

"La France des rébellions et des révolutions a de nouveau une volonté, un drapeau et un parti", a lancé Jean-Luc Mélenchon devant plusieurs centaines de personnes.

"Il y a une immense disponibilité à gauche pour affronter le capitalisme, pour sortir des sentiers battus et rebattus de l'impuissance incarnée par le social-libéralisme", a-t-il dit.

"Nous ne savons pas si c'est possible d'y parvenir avec le Parti de Gauche, mais ce dont nous sommes certains, c'est que c'est nécessaire de l'entreprendre, de le commencer tout de suite parce qu'il y a urgence".

Avant lui à la tribune, l'ancien ministre social-démocrate allemand Oskar Lafontaine, lui-même cofondateur d'un "Parti de gauche" en Allemagne, avait appelé à "rompre avec ce dilemme fatal de compromis pourris". "Si la gauche perd sa crédibilité, elle perd sa raison d'être", a-t-il souligné.

Opposant au traité européen de Lisbonne, Jean-Luc Mélenchon s'est rapproché du Parti communiste et de la Ligue communiste révolutionnaire après son départ du PS. Le porte-parole de la LCR, Olivier Besancenot, a jugé possible de "mener des campagnes" avec lui tout en excluant toute idée de parti commun.

 

       °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Personnellement,


      - j'ai envie de faire un bout de chemin avec le Parti de Gauche, formation en gestation, que je souhaite démocratique, pluraliste, ouverte, non pyramidale. (site du Parti de Gauche www.lepartidegauche.fr)

     -  je partage la démarche de Front pour les élections européennes de Juin 2009. Il y a urgence et gravité. Je souhaite vivement que la LCR-NPA y participe pour donner de la force à ce rassemblement qui peut faire un tabac!

     - je suis avec beaucoup d'attention une autre démarche de création d'une Fédération qui implique des courants politiques signataires de l'Appel de

Politis

    - Je vais vous livrer le fond de ma pensée: pourquoi créer Et un Parti de Gauche Et une Fédération, sur un champ politique proche? Certes, un travail peut se faire en commun dans le cadres de fronts d'organisations et de citoyens? Mais est-il utopique de penser à des rapprochements plus organisationnels?


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Lancement réussi !

       Communique du PG du 30/11/08

Le meeting de lancement du Parti de Gauche s'est tenu samedi 29 novembre à l'Ile St Denis devant plus de 3000 personnes. C'est un énorme succès, surtout si l'on sait que cette initiative a été préparée en deux semaines. Ceci montre qu'il existe une attente profonde dans notre peuple pour un parti de gauche digne de ce nom.


Les interventions très applaudies des fondateurs du Parti de Gauche ont permis de présenter l'ambition du PG, ses objectifs et ses principales orientations.

La présence de plusieurs ambassadeurs et de représentants des partis de gauche latino-américains (Venezuela, Cuba, Chili, Bolivie) a rappelé la dimension internationale de notre combat. Nous avons eu la fierté et l'émotion d'entendre un message d'Evo Morales saluant la création du Parti de Gauche. Ou encore d'écouter les paroles du cinéaste Robert Guédiguian.

De même, des dirigeants venus de toute la gauche étaient présents, démontrant qu'ils considèrent la naissance du PG comme une chance et non comme une concurrence. Les textes des interventions seront disponibles sur le site à partir de lundi et les vidéos à parti de mercredi. Vous pouvez y trouver déjà les premières photos du meeting.

 

      Site du Parti de Gauche:

                              www.lepartidegauche.fr

 


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Published by henri Moulinier - dans Parti de Gauche
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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 20:02

Je vous propose de prendre connaissance de la  réflexion de Rémy Jean, publiée ci-dessous, que j'ai reçu dans mon courrier internet. J'en partage la démarche. Et vous, qu'en pensez-vous? N'est-il pas temps, dans ce contexte de crise profonde du capitalisme, d'échec des politiques ultralibérales, mais aussi de crise politique à gauche, criante au Parti Socialiste?

Je pense que l'initiative de créer un "parti de gauche", clairement ancré à gauche, pourrait permettre un déclic à gauche:

- à condition que tous ceux qui appellent à la création d'une force de gauche, en rupture avec les politiques économiques libérales et productivistes,  puissent et sachent se regrouper, et pourquoi pas au sein de ce "parti de gauche"?

- à condition qu'il soit, oui, collectif, pluraliste et citoyen dans son processus de création et son fonctionnement. Je pense alors que les signataires de l'Appel à Gauche initié par Politis y auraient toute leur place

° Mais il y a aussi un autre projet, celui de "fédération". Projet différent? Contadictoire?

° Et des questions se font jour comme celles du député Asensi

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Nouveau parti à gauche : pour une construction collective, pluraliste et citoyenne

 

Rémy Jean

 

 

Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez viennent de quitter le Parti Socialiste et appellent à la création d’un nouveau parti résolument à gauche. Ce geste politique arrive à point nommé dans un contexte où la crise qui vient de débuter démontre la pertinence des analyses de la gauche antilibérale et va immanquablement donner lieu à des confrontations politiques et sociales majeures où la question d’une alternative au libéralisme se posera à grande échelle.

 

Quelques jours après que la réunion nationale des signataires de l’appel Politis ait constaté « la nécessité d’une nouvelle force de gauche dans ce pays », ce geste politique en actualise la possibilité et nous invite à nous donner plus rapidement les moyens de la concrétiser.

 

Comment avancer ? Entre un PCF incapable de s’extraire de la vieille gangue stalinienne et un NPA au sectarisme maintenu, deux projets coexistent aujourd’hui dans la gauche antilibérale unitaire. Le projet de Parti de Gauche porté par les amis de Jean-Luc Mélenchon et de Marc Dolez, rejoints par MARS, Claude Debons et sans doute bientôt par le courant UNIR de la LCR. Et le projet de Fédération porté par les Alternatifs, les Communistes Unitaires, des courants de l’écologie radicale et la Coordination Nationale des Collectifs Unitaires. Il serait insensé que ces deux projets ne convergent pas rapidement pour constituer la nouvelle force de gauche que les signataires de l’appel Politis et des milliers d’autres citoyens engagés dans le mouvement social, syndical ou associatif appellent de leurs vœux.

 

On plaidera donc ici pour que s’initie, sans tarder et à tous les niveaux, entre ces deux projets un processus de convergence capable d’aboutir à la constitution effective de cette nouvelle force politique au début de l’année 2009.

 

Une nouvelle force politique, un nouveau parti de la transformation sociale et écologique, qui devrait être capable de mener le combat contre toutes les formes de domination en conjuguant efficacement contestation radicale du système, engagement dans les luttes, élaboration de projets et participation aux institutions. Dans une visée majoritaire et avec la volonté de développer toujours plus la démocratie et l’auto-organisation militante et citoyenne.

 

Un nouveau parti dont l’existence pourrait de surcroît, dès demain, contribuer de manière déterminante au rassemblement de toute la gauche antilibérale pour les élections européennes de juin prochain et à son succès.

 

C’est le défi que nous avons à relever tous ensemble.

 

 

16 novembre 2008

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Une citation de Jean-luc mélanchon dans l'huma du 19/11/08


« Nous sommes un parti, renchérit Jean-Luc Mélenchon. Pas un réseau, pas un collectif, pas une association. Et nous voulons, comme le Parti communiste y avait appelé, constituer un front. On veut un dialogue politique construit et cohérent, ce n’est possible qu’entre forces politiques constituées. » Il a annoncé qu’il rencontrerait le NPA, le MRC et les Alternatifs.

Il est vrai qu'il y a 3 semaines PRS était encore une association...et ne pouvait pas mettre en place de dialogue politique construit et cohérent...
QUID des collectifs, de politis, de l'ACU...des mouvements...tout celà n'est sans doute pas de la politique...
vivement une "fédération", force politique d'un type nouveau... ( extrait d'un message de Laurent Airaud reçu sur mon courrier internet, le 20/11/08)


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Et le point de vue de Gilles Alfonsi,  Communiste unitaire ( 20/11/08)


Le Parti de la gauche est sur les rails, c'est-à-dire que JL Mélenchon ayant décidé de quitter le PS, il se dote d'un outil politique à sa main, sur un segment politique précis (en gros, la "gauche républicaine", base sur laquelle il est rejoint par Mars).
 
Je comprends tout à fait qu'il le fasse, pour exister politiquement, et de manière autonome.
Cependant, il ne le fait pas en co-construction. Il appelle à rejoindre son organisation, à la rallier, sur la base d'orientations qu'il définit. Il a fixé un premier meeting, une date de congrès... Je ne saurais lui "reprocher", mais c'est évidemment bien éloigné de la construction de la nouvelle force politique de transformation sociale et écologique, où devraient se retrouver tous les courants politiques (communistes, socialistes, autogestionnaires, libertaires, écologistes, féministres, républicaines de gauche...) de la gauche alternative (encore mieux : les courants et les citoyens).
 
Nous concevons l'initiative de fédération  comme un premier pas, une étape, en soulignant très nettement qu'elle n'a pas vocation à être gravée dans le marbre. Nous ne pouvons laisser passer les trains de la recomposition. Nos documents sont marqués par l'idée que nous gardons complètement notre objectif d'une seule force rassemblant tous les courants, et cela "dès que possible". Et pour aller dans ce sens le cadre de Politis est le plus large (même si je le rappelle malheureusement JL Mélenchon n'a pas signé l'appel).
 
Nos documents disent aussi que nous sommes partie prenante des Assises : il n'y a donc aucune hypothèque, au contraire. La question sera plutôt de savoir à quoi peuvent être utiles ces Assises, vu ce qui bouge dans l'espace de la gauche de gauche.
 
Bonne journée.
 
Gilles Alfonsi

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Point de vue de Serge Golberg de Saintes (17)

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  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
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