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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 08:34

 

RESPIRE, comme d’autres associations de la Coordination nationale des associations riveraines des sites SEVESO, interviendra le samedi 8 juin. Rendez-vous dès 11 heures, à La Rochelle, au pied de la statue Duperré, sur le Cours des Dames, afin d’appeler à la solidarité avec la population exposée aux risques technologiques.

 [Site de l'Association Respire: http://association-respire-la-rochelle.org/]

En vérité, la préfecture et ces élus privilégient les intérêts privés d’industriels sur celui des centaines d’habitants exposés au danger mortel ou grave d’un site Seveso seuil haut. Chacun le sait, cette présence de cuves d’hydrocarbures proches des habitations est une sinistre caricature et un scandale politique, social et environnemental national.

RESPIRE n’a de cesse de dénoncer ce scandale et de revendiquer le recul des cuves. Il est possible.

Il s’impose. Un plan de recul des cuves peut être rapidement décidé. C’est cela qui permettra de clôturer le plan de prévention des risques dans l’intérêt de la population.

Action

Afin d’appeler au soutien des habitants exposés, RESPIRE interviendra le samedi 8 juin, à partir de 11 heures et pour une partie de l’après-midi, à hauteur de la statue Duperré, au bout du Cours des Dames, à La Rochelle, dans le cadre d’une journée d’action de la Coordination nationale des associations riveraines des sites Seveso. Venez nombreux.

La préfecture de Charente-Maritime, la Communauté d’Agglomération de La Rochelle et son président, les pétroliers sont pressés d’en finir avec le Plan de Prévention des Risques Technologiques en rapport avec les sociétés de stockage de carburants des sociétés Picoty et SDLP dans les quartiers rochelais de Laleu-la Pallice. Pour justifier leur volonté d’accélération d’un processus d’élaboration du PPRT, ils invoquent le prétendu souhait des riverains d’en finir vite.

Ce soudain souci des habitants de la part d’une préfecture, de certains élus et des pétroliers n’est pas crédible. N’oublions pas que la préfecture, ces élus et ces pétroliers n’ont pas été, ces dernières années, à la hauteur de leurs responsabilités afin d’informer et de protéger la population. Depuis l’installation délirante de cuves de carburants sous les fenêtres des habitants, ils ont laissé cette situation dangereuse perdurer et empirer plutôt que de s’atteler à réparer ces «erreurs» du passé. La démocratie et des populations exposées aux risques ont été mises à mal.

Cette injustice faite aux habitants, qui ne sont en rien responsables de la situation, n’aurait pas été révélée si l’association RESPIRE n’avait pas fédéré les énergies. Ce combat constructif dispose d’un grand élan de sympathie. Cela dérange la préfecture, ces élus et les pétroliers. Et d’autant plus que RESPIRE a marqué des points en établissant des manquements, des contradictions et un parti pris de la préfecture.

D’où la volonté de la préfète de vouloir, après diverses réunions et consultations menées à marche forcée (1), boucler le dossier en décembre 2013.

(1) Le calendrier au pas de charge de la préfecture: 27 mai et 10 juin : réunion POA (Personnes et Organismes Associés); 25 juin : réunion publique; consultation des personnes et organismes associés sur le projet de PPRT : de fin juin à fin août; avis de la Commission de suivi de site sur le projet PPRT : 1ère quinzaine de juillet; enquête publique : du 20 septembre au 20 octobre; rapport de la commission d’enquête. Modifications et compléments éventuels apportés au projet de PPRT : avant le 20 novembre, approbation du PPRT : décembre 2013.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 13:23

 Lettre ouverte de l’association RESPIRE (Rassemblement d’Eco-citoyens pour Sensibiliser, Protéger et Inciter au Respect de leur Environnement) A Mme Béatrice Abollivier, Préfète de la Charente-Maritime Mme Ségolène Royal, Présidente de la Région Poitou-Charentes, M. Olivier Falorni, Député de la 1ère circonscription de La Rochelle, M. Maxime Bono, Maire de La Rochelle Président de la Communauté d’agglomération de La Rochelle, M. Dominique Bussereau, Président du Conseil général de la Charente-Maritime

                  Que chacun prenne ses responsabilités

L’élaboration du plan de prévention des risques technologiques (PPRT) pour les dépôts de carburants Picoty et SDLP, sites classés Seveso haut situés à l’ouest de La Rochelle, vient d’être prolongé (pour la troisième fois) par la préfecture de la Charente-Maritime jusqu’au 10 septembre 2014.

Vous le savez, Mesdames et Messieurs ces dépôts de carburants mettent en danger la vie, la santé et la quiétude des riverains des quartiers rochelais de Laleu - la Pallice. Les plus récents stockages de carburants se sont rapprochés des habitations, jusqu’à être à moins de 20 mètres de certaines maisons. La préfecture indique que 500 habitations (soit beaucoup plus d’habitants) sont « impactées » par les conséquences des différents dangers que présentent ces cuves. Les riverains doivent supporter au quotidien le risque technologique, les nuisances, les effluves toxiques des composés organiques volatils et la pollution de l’eau de puits.

Un scandale !

La situation faite à ces Rochelais est injuste et intolérable. C’est un scandale social et environnemental. Un scandale de dimension nationale. De plus l’actuelle exposition d’habitants au risque industriel Seveso est en totale contradiction avec l’image de marque environnementale et de développement durable, mise en avant par la Ville de La Rochelle et la Région Poitou-Charentes. La qualité de vie en Charente-Maritime, vantée par le conseil général est aussi mise à mal. De nombreux média et spécialistes du risque technologique se sont déjà fait l’écho de cette situation.

Les habitants ne doivent pas être tenus pour responsables de la présence de sites Seveso sous leurs fenêtres. Il est indispensable que ces citoyens soient en sécurité et qu’ils n’aient, en aucune façon, à supporter les mesures foncières : expropriations, délaissements et travaux, d’un plan de prévention des risques. La dernière mouture préfectorale du projet de PPRT Picoty-SDLP, présentée le 27 juin 2012, faisait encore la part trop belle aux sociétés pétrolières, ce, au détriment des intérêts des riverains qui sont de fait méprisés.

Le recul des cuves de stockage pour éloigner le danger et la pollution

L’association RESPIRE redit donc que la réduction du risque à la source -elle passe par le recul des cuves de stockage afin d’éloigner le danger et la pollution -, est le point central de l’élaboration du PPRT. Prenant acte de la prolongation de l’élaboration de ce plan, RESPIRE demande que ce nouveau délai soit mis à profit pour parvenir à cet objectif d’intérêt général. La réduction maximale du risque à la source doit être la préoccupation première des pouvoirs publics et des élus.

Le nouveau délai pour ce PPRT PICOTY-SDLP (plan décidé fin décembre 2008) confirme l’analyse constructive de RESPIRE. Depuis sa création, à l’automne 2009, l’association a démontré que ce dossier PPRT avait été mal engagé et mal conduit. Les intérêts des sociétés pétrolières PICOTY et SDLP (filiale de Total) ont été privilégiés. Il en a résulté un déficit d’information et de concertation des citoyens alors qu’il fallait oeuvrer collectivement à réparer les erreurs du passé et éviter d’aggraver la situation en installant d’autres sites industriels à risque et polluants sur ce secteur ouest de La Rochelle.

Mesdames et Messieurs, la mobilisation des habitants et les arguments développés par leur association RESPIRE ont obligé l’Etat à revoir sa copie PPRT. Ce dernier prend enfin en compte l’obligation de la réduction du risque à la source, mais il le fait de façon minimale.

Monsieur le maire et président de la Communauté d’agglomération de La Rochelle, au fil des mois, vous avez évolué sur ce dossier Seveso. Lors de la réunion publique du 27 juin 2012, vous vous êtes engagé sur deux points : la recherche par la Communauté d’agglomération de terrain(s) pouvant recevoir des cuves d’hydrocarbures actuellement proches des habitations et la tenue d’une table ronde impliquant les acteurs concernés par le PPRT PICOTY-SDLP : L’Etat, les collectivités locales, les industriels, le Grand Port Maritime de La Rochelle et les habitants via leurs associations.

          Monsieur Maxime Bono, nous n’avons cependant aucun écho de cette recherche de terrain(s) en vue d’un recul de cuves et de la mise en place d’une table ronde. Vous avez la capacité et le devoir de vous engager clairement en faveur des habitants. Cela ne nuit en rien à votre souci du devenir des sociétés PICOTY et SDLP.

* Monsieur Olivier Falorni, député de la 1ère circonscription, lors d’une récente rencontre avec RESPIRE, vous vous êtes positionné en faveur du recul des cuves et pour la tenue d’une table ronde.

* Madame Ségolène Royal, présidente de la Région Poitou-Charentes, lors d’une rencontre avec notre association, en juin 2012, vous vous êtes déclarée favorable au recul des cuves et avez demandé à Mme la préfète d’examiner cette question.

A quand une table ronde ?

Cette table ronde, premier pas constructif en vue de la recherche de solutions, est indispensable compte tenu de la prolongation du PPRT. Cette rencontre s’impose aussi parce que la société PICOTY bénéficie, jusqu’en 2015, d’une autorisation d’occupation temporaire d’un terrain du domaine public maritime géré par le Grand Port Maritime de La Rochelle. Sur ce terrain proche des habitations, Picoty exploite des cuves déjà vieillissantes. En revoyant l’implantation de ses stockages, cette société doit aussi contribuer à réparer les agissements du passé.

      Nous attendons, Mesdames et Messieurs que vous preniez toutes vos responsabilités et que vous vous associez à la démarche des habitants et de leur association RESPIRE afin de sortir de cette situation intolérable. Un plan de recul des cuves s’impose. Il est possible. Dans l’attente, le principe de précaution inscrit dans la Constitution impose que les cuves de carburants qui mettent en danger la vie des riverains soient vidées.

Dans l’attente de vos réponses, recevez, Mesdames et Messieurs, nos salutations respectueuses.

La Rochelle, 13 mars 2013

Raymond Bozier, Président de Respire

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 19:53

La Rochelle : 11septembre 2012

M. Raymond Bozier

Président de l’association RESPIRE

73, chemin des Chirons Longs

17000 La Rochelle

Á Mme la Préfète de la Charente-Maritime


Objet : Demande d’entrevue PPRT Picoty/SDLP.

Madame la préfète,

Lors de la réunion publique que vous présidiez le 27 juin 2012, à la salle des fêtes de la Pallice, les habitants des quartiers de Laleu-la Pallice et l’association RESPIRE ont enregistré votre sens de l’écoute et votre volonté à régler le dossier sensible qui vise à l’élaboration du PPRT concernant le site SEVESO haut PICOTYet SDLP. Ce même 27 juin, l'INERIS a présenté son étude concernant la réduction du risque à la source sur les sites précités.

Nous avons, au cours de cette réunion fait plusieurs remarques. Je me permets de vous les rappeler.

*L’association RESPIRE n’a eu de cesse, depuis trois années, de demander à l’Etat de commander une telle étude dans la cadre de ses responsabilités et dans le souci qui doit être le sien de protéger les populations. Rappelons que ces installations de stockage de carburant se sont dangereusement rapprochées des maisons, immeubles et équipements accueillant du public (et non l’inverse).

*L’étude INERIS n’a pas été présentée en amont aux organismes associés et au CLIC, instances où siège l’association RESPIRE. Certes, nous avons pris bonne note de votre volonté d’entrer directement en contact avec la population en présentant cette étude lors d’une réunion publique.

*Nous avons saisi le scenario retenu par l’étude INERIS qui conduit, pour l’essentiel, à la suppression de la zone d’expropriation et au transfert des habitations concernées dans la zone de délaissement via le transfert d’un certain type de carburant des cuves existantes vers quatre nouvelles cuves qui devraient être pourvues d’une double coque après modification du permis de construire. Nous vous avons réaffirmé le besoin de retravailler plus avant et en concertation avec la population, cette étude de réduction du risque à la source.

*Pour RESPIRE, le scénario à mettre en place passe aussi par la suppression de la zone de délaissement. Cette suppression réduira considérablement l’obligation de travaux dont une partie, une injustice de plus, reste à la charge des habitants. L'association Respire demande à l’instar du Collectif des associations riveraines des sites SEVESO, que les habitants n'aient pas à subir de travaux (subventionnés ou pas) pour se protéger d'un danger émanant d'un industriel privé.

*Ainsi, tout en prenant en compte le premier pas constitué par l’étude INERIS, l’association RESPIRE a insisté sur la nécessité de la réalisation d’une étude qui intègre le recul des cuves les plus proches des habitations, cuves qui, au quotidien, posent aussi un problème de santé publique du fait des émanations.

Tout récemment, nous avons ainsi appris lors d’une interview à France Bleu la Rochelle que vous aviez commandé une étude portant sur le recul des cuves. Nous en prenons acte. Nous regrettons cependant que les membres du CLIC et les POA n’aient pas été informés de cette demande d’étude, de ses contours et modalités.

En conséquence, l’association RESPIRE sollicite une rencontre afin d’aborder le contenu et les finalités de cette étude. Une étude d’autant plus importante que, lors de la réunion du 27 juin, le maire de La Rochelle et président de la Communauté d’agglomération de La Rochelle a dit que la CdA de La Rochelle allait rechercher des terrains afin de travailler avec la société Picoty au recul des cuves les plus proches des habitations.

D’autre part, il ne vous aura pas également échappé, Madame la préfète, que le directeur pour le site rochelais de la société Picoty a indiqué, lors de la réunion publique de juin, que les cuves les plus proches des habitations se trouvaient sur un terrain qui n’était pas la propriété de Picoty, mais celle du Port Atlantique de La Rochelle et que l’accord d’occupation arrivait à terme en 2015. De plus, ces capacités de stockages de carburants sont vieillissantes.

Vous savez aussi que le Port Atlantique s’est doté d’une Charte de Développement Durable, document signé le 8 décembre 2011 par l'Etat, la Région, le Département, la Communauté d'Agglomération de La Rochelle, la Communauté de Communes de l'Ile de Ré, la Ville et le Port Atlantique.

Enfin, comme cela a été dit par l’association RESPIRE lors de la réunion publique du 27 juin que vous présidiez, la tenue d’une table ronde intégrant tous les acteurs du PPRT PIOCTY/SDLP serait fort utile.

Dans l’attente de votre réponse et de pouvoir vous rencontrer, recevez, Madame la préfète, mes salutations respectueuses.

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Site de l'Association Respire: 

http://association-respire-la-rochelle.org/

 

 

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 11:20

Rassemblement d’Eco-citoyens pour Sensibiliser Protéger et Inciter au Respect de leur Environnement

Lettre ouverte de Respire aux candidats à la députation

                                           sur la circonscription La Rochelle 1

Sites Seveso : une autre politique

                       est nécessaire et possible en faveur des riverains

Madame, Monsieur,

Vous êtes candidat(e) à l’élection législative sur la circonscription La Rochelle-Ré.

Par cette lettre ouverte, en tant qu’association citoyenne rochelaise, nous sollicitons votre position sur le dossier risque industriel majeur, dit Seveso. A la fois national et local, ce dossier est de la compétence et de la responsabilité des députés.

L’association RESPIRE ne s’oppose pas par principe à l’industrie, elle dénonce l’exposition de la population aux pollutions et aux risques technologiques. Depuis l’automne 2009, elle délivre aux habitants l’information qui leur faisait tant défaut sur cette problématique Seveso.

Une large mobilisation s’en est suivie et se poursuit encore. RESPIRE est adhérente de France Nature Environnement et une des associations fondatrices de la Coordination nationale des associations riveraines des sites Seveso.

Nous vous livrons, ici, nos principaux constats et notre analyse de la situation.

Une situation injuste

Pour la circonscription La Rochelle-Ré, ce dossier risque industriel majeur est en particulier caractérisé par une réalité : le sort injuste fait aux populations riveraines des installations classées Seveso haut (1). A l’ouest de La Rochelle, il existe trois sites Seveso haut : Rhodia, Gratecap et Picoty/SDLP.

Le site Picoty/SDLP (société des dépôts de la Pallice) est des plus sensibles dans les quartiers populaires de Laleu et la Pallice. D’immenses cuves de stockage d’hydrocarbures (2) ont été construites de façon aberrante et dangereuse à proximité des habitations, parfois à moins de 30 mètres.

Ces capacités de stockages se sont rapprochées de la zone habitée.

Une occupation spatiale dangereuse et délirante

Les habitants vivent dans l’inquiétude d’un accident : incendie, explosion, comme le reconnaissent les services de l’Etat. Les riverains subissent, entre autres, les émanations d’hydrocarbures en capacité de ruiner leur santé ; constatent des puits pollués et la dévaluation de leur bien.

Près des sites de stockage se trouvent aussi des logements sociaux et des établissements accueillant du public (centre social, gymnase…).Une crèche a même été récemment construite dans ce secteur reconnu comme dangereux.

Cette occupation spatiale du territoire est considérée comme une caricature par les spécialistes de la question Seveso. Les reportages de différents médias (cf. le site internet de Respire) ont contribué à faire connaître cette réalité.

Cette réalité écorne profondément l’image que la ville de la Rochelle et la communauté d’agglomération de La Rochelle tentent de promouvoir en matière d’écologie et développement durable.

Intérêts des pétroliers et déficit démocratique

Les sociétés d’hydrocarbures n’ont visé que leur développement et leur intérêt dans le cadre du port de commerce, aujourd’hui Port Atlantique de La Rochelle. L’Etat et la Ville de La Rochelle leur ont, de fait, emboîté le pas.

L’Etat et la Ville n’ont pas été à la hauteur de l’obligation de protection et d’information de la population. Les habitants, sous-informés et non concertés, ont été négligés, méprisés.

Le déficit démocratique est évident, regrettable et dommageable.

Nous déplorons que les collectivités et les services de l’Etat jouent la montre et brandissent la transparence alors que l’information délivrée n’est souvent que partielle. La pratique de l’écoblanchiment largement mise en oeuvre par les instances du Port Atlantique et les industriels ne nous trompe pas davantage.

Le traitement des problématique Seveso, pollution et développement industriel mérite des réponses tangibles et adaptées. Il ne doit pas se limiter à une joute inégale entre des « industriels sponsors » et RESPIRE, association citoyenne non partisane dont le seul objectif est la défense du « bien vivre » dans un secteur où réside une population déjà fortement fragilisée par des difficultés économiques et sociales.

Les leçons d’AZF n’ont pas été tirées

Alors que les cuves d’hydrocarbures se sont rapprochées des habitations, notre association n’accepte pas la fuite en avant qui vise à rajouter, toujours sans information ni concertation de la population, quatre nouvelles cuves Picoty dans la continuité de celles existantes.

Les accords et permis, donnés récemment par la ville et la préfecture pour ces quatre unités de stockage supplémentaires démontrent encore l’actuelle mauvaise gestion du dossier Seveso.

Cette gestion est en contradiction flagrante avec les enseignements qu’il convenait de tirer du drame d’AZF Toulouse de septembre 2001. Ce drame avait pourtant fait l’objet, à l’époque, d’un rapport à l’Assemblée Nationale.

L’actuel développement du Port Atlantique La Rochelle et l’installation de nouveaux sites potentiellement dangereux pour les populations et l’environnement (Holcim, SISP, silos…), nous préoccupent aussi particulièrement.

PPRT : La population, victime, n’a pas à partir, n’a pas à payer

Compte tenu des risques inhérents à l’exploitation des sites SDLP et Picoty - risques encourus par les travailleurs des sites concernés et par la population environnante -, ces deux sociétés font l’objet d’une élaboration par les services de l’Etat d’un Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT).

Le PPRT de PICOTY/SDLP a été prescrit le 10 septembre 2008. Il a été prolongé par arrêté préfectoral le 10 mars 2010. Le 9 septembre 2011, le délai d’approbation du PPRT des deux établissements a de nouveau été prolongé jusqu’au 10 mars 2013.

La dernière mouture du PPRT envisagée continue de faire primer l’intérêt des pétroliers sur celui de la population. C’est inacceptable.

L’association Respire s’oppose à ce que les riverains, déjà victimes, payent d’une manière ou d’une autre (expropriation, délaissement, travaux) les conséquences de l’actuelle implantation et du développement des stockages d’hydrocarbures au titre d’intérêts privés.

Un plan, mal engagé dès le début

L’Etat, par la voix de Madame le Préfet Béatrice Abollivier avance, à propos du PPRT Picoty/SDLP: « Ce plan, mal engagé dès le début, reste complexe et sensible » (« Le Monde » du 21 mars 2012).

Pour Respire, le noeud du problème, ce qui a été mal engagé dès le début, c’est l’installation des sites de stockage d’hydrocarbures près des habitations.

L’Etat est en difficulté sur le dossier rochelais. La seule solution, pour un Etat qui se doit d’être impartial et protecteur de la population victime d’une injustice, est la nécessaire application du principe « pollueur-payeur » et du principe de réduction du risque à la source.

La forte mobilisation locale et la récente mise en place d’une coordination nationale des associations riveraines des sites Seveso prouvent la légitimité et la pertinence de cette revendication.

Cela passe par la révision de la loi dite Bachelot mise en place à la suite du drame d’AZF Toulouse qui instaure les PPRT mais qui fait la part belle aux industriels au détriment des riverains.

L’association Respire fait des propositions pour sortir « par le haut » de l’actuelle situation.

Le recul des cuves s’impose, il est réalisable

Nous exigeons que la réduction du risque à la source soit le premier principe pris en compte dans l’élaboration du PPRT SDLP/Picoty.

Les cuves trop proches des habitations, ces cuves illégitimes, doivent faire l’objet d’un plan de retrait. Ce plan positif, qui ne nuit en aucun cas à l’emploi, anticipera la fin de vie de ces installations de stockage. Dans un premier temps, il convient de les neutraliser, en les vidant. Cette mesure conservatoire, en application du principe de précaution, est une mesure de bon sens, légitime, réaliste et réalisable.

Nous nous tenons à votre disposition pour toute précision ou rencontre. L’association RESPIRE publiera votre position sur son site internet. Sans réponse de votre part avant le 6 juin nous considérerons que vous ne souhaitez pas vous exprimer sur ce sujet.

Recevez, Madame, Monsieur, nos salutations citoyennes.

Raymond Bozier

Président de Respire

(1) Il y a aussi des installations dites Seveso bas, comme les silos de céréales. A noter qu’à La Rochelle, il existe aussi un risque d’effet domino entre les installations à céréales et celles dévolues au stockage de carburants.

(2) Près d’un demi-million de mètres cubes au total sur la zone portuaire, dont une partie à proximité directe des habitations.

_______________________________________________________________________________

Adresse postale de Respire : Émilienne Pannetier 252 Bd Denfert-Rochereau 17000 La Rochelle Courriel : respire.larochelle3@gmail.com Site internet www.association-respire-la-rochelle.org

 

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 20:16

« Industries et riverains : une cohabitation à risques. A La Rochelle, l’Etat tarde à conclure un plan de prévention des risques technologiques particulièrement délicat».

Tel est le titre d’un article du journal « Le Monde »,le 21 mars 2012,  en pleine page avec photos, portant sur le PPRT Picoty/SDLP de La Pallice. « Ici, non loin du port industriel de La Rochelle, indique le journaliste Rémi Barroux, s’élabore l’un des plans de prévention des risques technologiques les plus délicats de France. » Outre les témoignages des riverains affirmant que « Ce n’est pas à la population de payer pour sa sécurité », et des citations de R.E.S.P.I.R.E, figurent également dans cet article passionnant des propos de la préfète de la Charente-Maritime et du maire de La Rochelle.

° Mme Abollivier, préfète de la Charente-Maritime, déclare notamment : « Ce plan [ le PPRT ], mal engagé dès le début, reste complexe et sensible. » Plus en avant dans l’article le journaliste précise que « Selon un scénario encore hypothétique évoqué par la préfète, elles [les quatre nouvelles cuves Picoty] pourraient permettre de vider les citernes les plus proches des habitations. »

° Autre interviewé le maire de La Rochelle, Maxime Bono : « Ce dernier, indique le journaliste du Monde, se défend et souligne l’attachement de La Rochelle à la cause environnementale. « Depuis AZF et la discussion du PPRT, tout est devenu anxiogène, dit M. Bono . Mais j’ai été aussi élu pour créer des emplois : il faut en accepter les contraintes. » Mal à l’aise, poursuit le journaliste, le maire dit vouloir éviter que les habitants ne supportent pas « les conséquences pénales et financières des risques industriels ».

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En quoi le recul de quelques cuves menacerait-il l'emploi ?

RESPIRE mesure le chemin parcouru depuis sa création. Sans l’organisation des citoyens dans cette association loi 1901, il y a longtemps que le PPRT serait plié et que les riverains n’auraient plus que leurs yeux pour pleurer. L’action continue cependant : les cuves doivent reculer et les habitants injustement menacés par le danger et pollués ne doivent pas être les payeurs. Quant à l’emploi on voit mal en quoi le recul de quelques cuves le menacerait

Raymond Bozier, président de RESPIRE

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  Pour en savoir plus:


Association R.E.S.P.I.R.E http://association-respire-la-rochelle.org/

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 07:38

« Ici, ici, c'est Seveso ! »

La manifestation contre les projets Picoty et Holcim

                 a réuni quelque 350 personnes.

P.M. Lemaire - Sud-Ouest du 30/1/2011

 

 Gilets jaunes et masques de chirurgien, les manifestants envahissent l'hôtel de ville. photo Xavier Léoty

Gilets jaunes et masques de chirurgien, les manifestants envahissent l'hôtel de ville.

 photo Xavier Léoty

Facebook Twitter Diggit StumbleUpon La belle et rebelle deviendrait-elle rose et morose ? Quand des Rochelais battent le pavé, en général, c'est pour une grande cause nationale, la réforme des retraites ou la « casse » de l'Éducation nationale. Samedi matin, c'était pour protester contre la mairie et sa politique industrielle qu'ils sont descendus dans la rue.       « Du jamais vu depuis quarante ans que la ville est à gauche », notait un observateur attentif.
 

Ils étaient donc près de 350 à avoir répondu à l'appel de l'association Respire et du collectif Non à Holcim. Des jeunes, des moins jeunes, ceux de Laleu, la Pallice, Port-Neuf et autres lieux, avec ou sans gilet jaune fluo, tous le regard rivé vers l'ouest, là où se profilent les (futures) cheminées de l'unité de broyage de ciment et les quatre cuves supplémentaires du pétrolier Picoty. Sans oublier ce qui reste à venir…

« Picoty picota… »
 

« Assez de pétrole et de poussières, Laleu-la Pallice veulent respirer tranquille ». Sous la banderole qui ouvre la marche, un improbable attelage : Patrick Larible, conseiller municipal Vert et dissident, est flanqué à sa droite des maires de La Flotte-en-Ré et Rivedoux-Plage qui ont sorti leur écharpe tricolore pour l'occasion. Léon Gendre (UMP) et Patrice Raffarin (divers droite) ( voir commentaire du PG en bas de cet article - H M.) se marquent à la culotte, aujourd'hui au coude à coude, demain face à face pour les élections cantonales. Une jeune femme s'amuse de cette alliance objective entre le La Rochelle populaire et la cossue île de Ré : « Ils ont peur que leurs villas perdent de la valeur, ou quoi ? »

 

Les cuivres de Nocturne tapage donnent le tempo. « Ici, ici, c'est Seveso », « Holcim dégage, Picoty aussi », « Picoty picota lève la cuve et puis s'en va. » « On n'est pas contre le développement économique, mais pas celui-là. Trop, c'est trop », lâche Philippe dont la famille habite Laleu, « depuis des générations ». Comment explique-t-il la moindre tolérance des habitants à leur environnement industriel ? « Les gens supportaient le port parce qu'ils en vivaient. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Regardez, Holcim annonce 22 emplois au mieux, et rien ne dit qu'ils seront tous ici. Et puis je crois qu'il y a une prise de conscience nouvelle. On ne veut pas devenir la poubelle de La Rochelle. »

« Maxime Bono avec nous ! »
 

Le cortège envahit la cour de l'hôtel de ville sur l'air de « Maxime Bono avec nous ». Les slogans résonnent sous les fenêtres de la salle des fêtes où le député-maire et tous les élus fêtent l'une des leurs, Soraya Ammouche-Mihiet, qui reçoit les insignes de chevalier dans l'ordre national du Mérite. « Ils sont en train de démolir l'image de La Rochelle, fulmine François, un habitant de Port-Neuf. Michel Crépeau doit se retourner dans sa tombe. »

Les manifestants ont eu la délicatesse de ne pas s'inviter au vin d'honneur. Ils ont pris le chemin de la préfecture, terminus de la manifestation. « L'État est là pour nous défendre, pas pour nous descendre », entend-on.

 

Les opposants n'ont pas l'intention d'en rester là. Rendez-vous a été fixé le 17 février, à la salle de l'Oratoire, pour une réunion publique en présence d'une brochette de scientifiques. Laura y sera. Sans grand espoir mais avec détermination. « Je ne vois pas la mairie et la préfecture faire machine arrière. Il y a trop d'argent en jeu. Mais ce n'est pas une raison pour relâcher la pression ! »

 

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Un commentaire du P.G. sur la tentative de récupération de l'UMP:

 

    http://17.lepartidegauche.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=744:la-pallice-laleu-re-quand-alzheimer-guette-lump-&catid=42:actualite&Itemid=90

 

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 20:55

Lorsque le Maire est venue à la Salle municipale de La Pallice à propos de l'affaire Picoty, il a promis une réunion dans un délai d'un mois. Depuis, il y a eu la "grande" réunion sur l'Agenda 21 aux Minimes, une belle réunion d'information, avec une temps de débat limité à 20 mn, pour 4 questions et  près de 15 mn pour les réponses du Président de la CDA-Maire de La Rochelle. Certes, il y aura 8 groupes de travail et 3 réunions de ces groupes, mais cela ne peut exonérer notre Maire de son engagement à tenir cette réunion à La Pallice sur Picotty. Voici la lettre que l'Association Respire lui a envoyé après le (1ère) réunion publique

( et la réponse du député -maire)

En attendant, l'Association Respire organise une  Manifestation, Samedi  29  janvier à 10h 30,  Place de Verdun , à La Rochelle

 

Site de l'Association:    http://association-respire-la-rochelle.org/

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Lettre ouverte de l’association RESPIRE décembre 2010

 

Rassemblement d’Eco-citoyens pour Sensibiliser,

Protéger et Inciter au Respect de leur Environnement

www.association-respire-la-rochelle.org

 

Monsieur le député-maire, il est temps que vous défendiez les habitants, rejoignez-nous !

 

D

ans votre Lettre du Maire de novembre, Monsieur Maxime Bono, député-maire
de La Rochelle et président de la communauté d’agglomération, vous semblez prendre en compte l’important dossier des risques technologiques après avoir enfin entendu le mécontentement légitime de la population des quartiers ouest de Laleu-la Pallice. Inquiétude et colère que porte depuis plus d’une année l’association Respire.
Mais dans votre Lettre du Maire vous ne faites qu’une partie du chemin.

Monsieur le député-maire, les habitants ne sont pas seulement inquiets de « la mise en place, par les services de l’Etat, du PPRT (Plan de Prévention des Risques Technologiques) ». Vos concitoyens n’acceptent plus la présence de ces sites Seveso, installés trop près de leurs portes et fenêtres, de leur vie !, comme cela se traduit avec
les cuves d’hydrocarbures des sociétés Picoty et SDLP.
D’une capacité de déjà 450.000 mètres cubes, il est question d’augmenter le stockage de ce site Seveso seuil haut.

A croire, Monsieur le député-maire, que vous ne voyez pas ces stockages géants
de carburant; que vous niez les dangers et les nuisances déjà inacceptables imposés
aux habitants. Les tours du Vieux Port limitent-elles votre champ de vision, quitte à obscurcir votre analyse politique, sociale et environnementale ? Nous n’osons pas le penser de la part d’un élu affirmant, le 18 octobre, à la réunion publique de la Pallice, qu’il aimerait vivre dans notre quartier Seveso.

 

En fait, Monsieur le député-maire, depuis septembre 2001, depuis la dramatique explosion d’AZF, à Toulouse, à La Rochelle, la mairie de La Rochelle a ignoré sur son territoire cet incompatible et intolérable stockage Seveso si proche d’habitations de Laleu la Pallice. Cette population, ancienne ou nouvelle, locataire ou propriétaire, le plus souvent de condition modeste, vous l’avez délaissée.

En renvoyant l’origine de l’inquiétude de ces femmes et de ces hommes aux seuls services de l’Etat en charge de la mise en place du PPRT, votre propos est insuffisant, pas convaincant. Ni l’Etat, ni la Ville n’ont souhaité organiser un exercice Seveso à Laleu-la Pallice. L’imposante et spectaculaire démonstration des secours aurait eu au moins le mérite de mettre les risques sur la table et la population au courant. Là encore, le respect de la loi et de la réglementation ou encore la juste information de la population sont passés sous la table.

 Nous n’acceptons pas plus le : « Il faut faire confiance aux expertises scientifiques ». Nous connaissons la pression des industriels soucieux d’assurer leur business à moindre frais. Aux exploitants de réduire leurs risques à la source, quitte, donc, à reculer leurs installations qui se trouvent trop proches des habitations. Cette proximité serait aujourd’hui interdite, impossible. La Direction Régionale de l'Environnement de l'Aménagement et du Logement (Dreal), questionnée par l’association Respire, l’a reconnu en réunion publique.

Monsieur le député-maire, la situation aberrante que nous vivons va au-delà de la question de travaux à réaliser par les propriétaires pour renforcer le bâti des habitations les plus exposées, d’autant que le crédit d’impôt pour ces aménagements des plus discutables vient de passer de 40% à 15%.

Le mécontentement et la mobilisation de la population grandissent. Monsieur le député-maire, le 18 octobre, à la Pallice, vous avez joué la carte de la communication, sans convaincre. Vous avez aussi fait votre mea culpa, reconnu vous être « tiré une balle dans le pied » en constatant, entre autres, l’irresponsabilité de la Ville d’avoir laissé filer le permis de construire [devenu ainsi permis tacite] pour les quatre nouvelles cuves Picoty. Personne ne croit à une « erreur ». C’est trop énorme : 43 196 mètres cubes de stockage de type Seveso ne passent pas ainsi inaperçus !

 

La délivrance par le préfet de l’autorisation d’exploitation pour un site Picoty plus dense, plus dangereux, a confirmé notre analyse vis-à-vis de l’Etat, peu enclin à s’opposer aux industriels. Chacun sait aujourd’hui que ces quatre cuves supplémentaires sur le site rochelais proviennent d’un transfert de la capacité de stockage de Picoty à la Souterraine, ville de La Creuse où l’exploitant, gestionnaire des stations-service AVIA, a son siège social. Cette cerise pourrie d’un transfert profitable pour l’exploitant n’aurait pas existé que le gâteau Picoty-SDLP n’en serait pas moins infect, inacceptable, non démocratique.

 

La démocratie, Monsieur le député-maire, a aussi été mise à mal dans ce dossier Seveso. Vous l’avez reconnu : le conseil municipal n’a pas délibéré sur ces quatre cuves Picoty et la consultation de la population a été une faillite. Comment en est on arrivé là, à l’inverse de tout ce que vous mettez en avant ?

 

La belle image de La Rochelle est déchirée. Reste la réalité Seveso. Monsieur le député-maire, il est indispensable de remettre les choses dans le (bon) sens de la défense et de la protection des habitants, dans la logique sociale et environnementale que la Ville
dit défendre. D’autant que se pose aussi aujourd’hui la question du développement du Grand Port Maritime de La Rochelle, avec, entres autres installations, l’unité de broyage de ciment Holcim dont les nuisances impacteront le continent et l’Île de Ré.

 

Remettre les choses en ordre, dans l’intérêt général, Monsieur le député-maire, ce n’est pas vous positionner contre les exploitants pétroliers mais faire pression, avec l’association Respire et les habitants, sur ces industriels. Ils doivent revoir leur copie de nouvelles implantations de cuves et leur actuelle présence près des habitations. Pour ces cuves, il y a
de la place, en retrait des habitations et sur la zone portuaire.

 

Monsieur Maxime Bono, député-maire de La Rochelle et président de la communauté d’agglomération, il est temps que vous défendiez les habitants, rejoignez-nous !

 

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  Maxime BONO r-ponds - Respire2 Maxime BONO r-ponds - Respire2   

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 08:35

Quelques réflexions et arguments : La Pallice , pour contribution modeste

 

        Les débats liés à action de l'Association "Respire" ( sur le quartier de La Pallice à La Rochelle) sont techniques, mais ils ont une valeur  « humaniste et philosophique » car ils posent la question de la place de l’homme dans son environnement. C'est-à-dire culturel, de santé , de bien être…

       L’action menée interpelle les décideurs , les élus, mais aussi la population en général . Celle-ci doit se poser le principe de l’utilité publique , de la solidarité. Peut-on, au nom de son propre confort et bien être, rejeter sur d’autres les conséquences des choix économiques et environnementaux ?

 

Le problème de La Pallice: un problème de l’agglomération rochelaise 

Toute activité humaine engendre des nuisances et des risques, mais ceux-ci doivent être évalués et diminués au fur et à mesure des progrès scientifiques et techniques. Mais cette activité humaine doit faire l’objet de choix démocratiques et implique des dispositions collectives . Les problémes de sécurité et de prévention sont d’abord des problèmes liés aux comportements , certes passés pour certains mais actuels pour d’autres.

 

Faisons des parallèles entre la tempête Xynthia et la situation de La pallice.

  °1ère constatation : il n’y a pas de culture de prévention chez nos élus et chez les citoyens.

Les élus ont plus de responsabilité du fait qu’ils sont décideurs, mais aussi par le fait qu’ils n’ont absolument pas contribué à une éducation citoyenne.

   °2éme constatation : des emplacements d’équipements ont été fait sans prendre en compte les risques  ( parkings souterrains ,…),des aménagements n’ont pas été faits (digues, barrages, écluses..), des entretiens et surveillances n’ont pas eu lieu pour faire face à la tempête.

    En ce qui concerne La Pallice, il n’a pas été tenu compte dans les choix  d’urbanisme des contraintes pesant sur l’extension du port  et de son développement industriel ( posant d’ailleurs la question du choix de développement pour l’avenir). Mais quel que soit ce choix ,des nuisances diverses existeront toujours. Que doit on installer sur la Pallice, à quel  endroit , dans quelles conditions des dessertes et transport ?. Comment gérer et surtout éviter les risques et nuisances pour la population ?.

 

Il faut distinguer risques et nuisances :

  ° Risques, mettant immédiatement en danger les populations : incendie , explosion, nuage toxique

   ° Nuisances, plus diffuses : bruit , pollution , circulation , paysages etc…

 

Choix et erreur politique ?

   Présenter  La Pallice comme un nouveau quartier « tendance » a certainement trompé pas mal de personnes  désirant s’installer. Ne pas prendre en compte les contraintes existantes, et bien sûr à venir car ce port développera obligatoirement son activité , est sans doute une faute politique..au sens citoyen du terme ;

 Aménager l’existant en tenant compte de l’historique des installations  industrielles et des constructions des habitations est une obligation, se poser  la question  des indemnisations, des aménagements possibles  est un débat

Préparer l’implantation de nouvelles installations (si c’est le choix) impose de se doter des moyens sur le plan de l’urbanisme. Réserver des terrains, aménager des zones de sécurité entre les habitations et les industries, c’est accepter qu’ils puissent exister des espaces de désert sur le plan humain.

Pour  La Pallice, prendre de manière isolée chaque installation pour l’étude des risques est insuffisant. Toutes les catastrophes ont montré dans l’étude de l’arbre des causes que c'est la conjonction de divers facteurs pas toujours immédiatement liés qui sont à l’origine des accidents.Conjonction de tempête très forte et de nuage toxique ou incendie, conjonction d’accidents sur deux sites en  même temps posant d’ailleurs la question des moyens de secours.

 

Les catastrophes sont toujours le produit de la conjonction de plusieurs facteurs

 On peut donc rationnellement penser( sans tomber dans le catastrophisme des films américains) qu’une tempête exceptionnelle (type 1999,2010) remette en cause les conditions de sécurité d’un site : effondrement de bâtiments et lieux de stockage, détérioration des alarmes et conditions de secours difficiles. Il faut aussi anticiper l’avenir et intégrer le principe de précaution.

Des études récentes semblent désormais montrer que la conjonction des diverses pollutions qui chacune prises séparément( dans le respect des normes actuelles) serait acceptable, est facteur de troubles sur la santé humaine : voir bilan chez les agriculteurs , voir bilan dans les villes. Bruit pollutions, stress….

Faut il donc attendre d’avoir la certitude des résultats pour agir. Faut il attendre d’avoir la certitude du réchauffement climatique pour changer. C’est aussi ça le principe de prévention.

 

Hormis les installations classées à risques avérés, les contraintes économiques du quartier rochelais de La Pallice posent bien la question de l’urbanisme de ce quartier et de ses risques industriels, pollutions diffuses , risques circulation(camions et trains) transport produits dangereux, bruit et nuisances sonores en général , nuisances visuelles,.

 

L’aménagement de ce quartier doit faire l’objet d’un débat citoyen à La Rochelle.

 Profitez de l’agenda 21 pour l’ouvrir, Jeudi 13 Janvier - 18h - au Forum des Perthuis, aux Minimes, à l'initiative de la CDA de La Rochelle

 

                          Daniel Chuillet

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Sur ce blog: articles précédants ( cliquez dessus pour lecture):

° La Rochelle: oppositions à l'extension du port de plaisance des Minimes et à la cimenterie à La Pallice

° Zones Sevezo: l'Etat se désengage. Indignation de France Nature Environnement

° Picoty à La Rochelle-Pallice: 4 cuves qui dev(r)aient aller ailleurs

° La Pallice/cuves d'engrais nitraté de SISP: un maire vent debout, un adjoint coi !

 

Et sur le site du PG 17, à propos de la cimenterie HOLCIM:

http://17.lepartidegauche.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=722:holcim-a-la-pallice-non-&catid=50:evenements&Itemid=477

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 10:36

Communiqué FNE – Lundi 6 décembre 2010

Zones Seveso : FNE claque la porte des négociations 

 

« Habitants de zones SEVESO, ne comptez plus sur nous, débrouillez-vous ! ». C’est en substance le message envoyé par le nouveau gouvernement et certains sénateurs aux riverains de sites chimiques, hier dimanche 5 décembre lors de l’examen de la loi de finances 2011. Point important du Grenelle 2, c’est tout un dispositif d’aide destinée à payer les travaux de protection obligatoires et incontournables pour la sécurité de dizaines de milliers de Français, qui a été rompu. Incompréhension et indignation de France Nature Environnement (FNE).

 

L’Etat se désengage
L’après AZF voyait hier son aboutissement avec le vote, par les sénateurs, du montant d’un crédit d’impôt destiné à inciter ces habitants à aménager leurs habitations pour qu’elles résistent à un accident majeur. De 40 % de la facture totale des travaux depuis le Grenelle 2, le gouvernement fraîchement constitué et le Parlement l’ont réduit, d’abord à 15 % à l’Assemblée, puis à 25 % au Sénat. Les riverains, ainsi abandonnés, sont condamnés à payer une facture qui peut facilement atteindre 15 000 euros par foyer.

 

Et risque d’entraîner du monde avec lui.
Depuis quelques mois, FNE avait insisté sur un engagement des collectivités et des industriels pour qu’ils financent, eux aussi, 20 % chacun. Le tout permettant donc une aide de 80 %. Pour Bruno Genty, Président de FNE : « Des mois de travail avec les élus, les associations locales, les industriels et l’Etat pour qu’au final, sous couvert de niche fiscale, cette aide de l’Etat soit rabaissée à 25 %. Au-delà du scandale, le gros risque est maintenant que les collectivités et les industriels fassent de même. »

 

Risques de dérives en cascades
Autre gros problème : c’est potentiellement la victime d’un accident qui sera responsable si elle n’a pas réalisé ces travaux, puisqu’ils seront imposés par l’Etat à travers l’approbation des PPRT par les préfets qui vont les signer. Ne pas les faire, ce sera la faute de la victime. Une nouvelle forme du principe « pollué-payeur » ?

 

Quand le gouvernement confond spéculation et sécurisation ?
Le gouvernement et M. Marini ont assimilé l’aide prévue pour, par exemple, aménager une salle de confinement chez soi, à une niche fiscale, justifiant ainsi sa réduction. D’une part, les habitants de zones SEVESO sont des populations plutôt dévaforisées, ouvriers ou anciens ouvriers du site. D’autre part, ces travaux, indispensables pour leur sécurité, leur sont imposés. Cette assimilation est un contre sens choquant pour FNE. Tout ceci est d’autant plus hallucinant qu’il s’agit de quelques millions d’euros alors que « de vraies niches fiscales » maintenues se comptent en centaines de millions d’euros

 

AZF n’aura servi à rien
Le 21 septembre 2011 marquera les 10 ans de la catastrophe de Toulouse. Depuis ce drame, toute une politique, déjà très en retard, a été menée pour identifier, scénariser ces accidents technologiques et définir les zonages. Des millions de données, des centaines de réunions, de cartes, etc.. L’étape suivante reste la traduction concrète de tout ce travail d’étude par la conduite des travaux dans les maisons. Pour Marc Sénant, coordinateur du réseau risques industriels à FNE : « Beaucoup de propriétaires vont s’y opposer, ou ne pourront tout simplement jamais trouver l’argent nécessaire. Une très grande partie de cette politique risque de rester sur le papier, c’est très grave pour la sécurité de ces populations. »

 

France Nature Environnement, au regard de cette décision, a décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre sa participation à l’instance nationale de suivi des Plans de Prévention des Risques Technologiques et du groupe de travail « Grenelle » créé en 2009 pour améliorer le mécanisme de financement des travaux.
FNE appelle l’ensemble de ses associations membres concernées par les PPRT à s’opposer à leur approbation.
Enfin, FNE demande à l’association AMARIS (Association des élus des communes SEVESO) d’appeler ses membres maires de communes à ne pas approuver les PPRT tant que le système de financement reste en l’état.

 

Télécharger ce communiqué en format PDF.

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 20:56

Picoty-Avia-La-Pallice-001.jpg

 

            Sud-Ouest - 20/10/2010

 

Lundi soir 18 octobre, à la Salle municipale de La Pallice, Maxime Bono faisait face à un public garni, une salle archi-pleine, en grande partie composée de membres de l'Association Respire (250 adhérents, dont je suis, car la question concerne tous les rochelais).Ce fut un échange vif, mais assez clair et sans heurts majeurs; un premier dialogue public sur un sujet qui défraie la chronique en particulier sur La Pallice: la réalisation de 4 nouvelles cuves d'ydraucarbures de la Société Picoty

 

Un aveu de taille du Maire: la Mairie a laissé passer le délai de 2 mois pour répondre à la demande de permis de construire par Picoty

"La ville s'est plantée" a dit le Maire. "Et pas qu'un peu"!!! Elle a laissé passer le délai légal de réponse, permettant l'attribution de ce permis de construire "tacitement"!!!

Mais cela veut dire que le permis est accordé de facto! "On ne peut pas revenir en arrière" a-t-il dit.

C'est grave cette carence (involontaire?) de la Mairie

Et grave aussi la réunion "d'un échantillon" de la population à la Mairie annexe de Laleu-La Pallice, aux dires du Maire par un courrier rédigé par un service de l'Etat, la DREAL, et signé tel quel par un élu, Gille Gautronneau ( qui ce lundi soir a été d'un silence ..assourdissant, comme lors du dernier Conseil Municipal). On se demande s'il y a encore un pilote dans la Mairie-annexe du coin!

 

Devinez d'où, pour où, pourquoi?

Des questions et informations pertinentes furent posées:apportées par des habitants. J'en ai retenu une, celle d'un membre de l'Association Respire  donnant lecture d'un article d'Olivier Jacquinot, le 30 Mai 2007, dans le quotidien "La nouvelle République" , intitulé: "Le pétrolier Picoty transfère ses stocks".

* D'ou? De La Souterraine, dans la Creuse, où elle devaient être mises aux normes, sur place!!!

* Pour les transférer où??? Et bien à La Pallice, en plus des 28 cuves déjà implantées, pour économiser des euros de mise aux normes. On ajoute du Seveso au Seveso à La Pallice, mais qui n'apporte rien de plus au Port de Commerce!

* Ce déplacement de La Souterraine à La Pallice est, en l'état actuel de nos informations, sans aucune justification autre, dit le journaliste de "La nouvelle république". Donc,  sans réel projet industriel, sans autre intérêt que financier, et sans créer un seul emploi ( cela n'en a supprimé aucun à La Souterraine).

Selon Sud-Ouest du 20/10/10 ( voir au dessus) , "La préfecture de la Creuse confirme que les cuves de La Souterraine sont aujourd'hui vides ou presque. Au grand soulagement des riverains."!!! L'article précisait auparavant "que le groupe (Picoty) a décidé d'agrandir son dépôt de La Rochelle pour allèger celui de La Souterraine (Creuse), proche du centre-ville. Il s'agit pour lui d'économiser les 6 millions d'euros que lui coûterait la mise aux normes de ses installations classées Seveso, seuil haut."

 

Preuve, comme le demandent les habitants et leur association Respire que ces cuves peuvent être implantées ailleurs, à l'écart des habitations et équipements sociaux (crèche, ...)!!! Car trop, c'est trop: La Pallice et La Rochelle ont besoin de leurs ports, mais pas de devenir une concentration Seveso! 

 

La balle est dans le camp du Maire

° Maxime Bono a du partir à 20h pour Paris. Il devait le lendemain participer au débat parlementaire sur la "libéralisation du transport ferroviaire des passagers", résultat des Traités européens ultra-libéraux que le PS a cautionné.  Maxime Bono, lui aussi,  n'a pas alors combattu ces Traités, comme lors du vote au Congrès de Versailles sur le Traité de Lisbonne où il s'est abstenu. Il a laissé ainsi la voie libre à Sarkozy pour faire adopter ce Traité ultra-libéral, clone du projet de Traité Constitutionnel européen rejeté par référendum en 2005). 

° Il a promis de revenir dans un mois au plus tard. Avec des réponses. A suivre... 

 

Une erreur ou une caution politique de "gauche"?

La revue "Capital" (*) de Juillet 2010, p. 44 et 45, sous la plume de Bruno Declairieux - page44 et page 45), titre: "Avia. Les stations-service qui narguent Total". Qu'est-ce que cela a a à voir avec Picoty, me demandrez-vous?

Et bien Picoty possède 334 stations-services Avia sur la partie Ouest de la France (soit 1,2 milliard d'euros de chiffre d'affaires et 6,4 millions de profit pour la famille Picoty). Pendant que l'autre moitié des stations-service Avia à l'Est/sud appartient aux Thevenin et Ducrot ( 507 stations-service, soit 1,7 milliard d'euros de chiffre d'affaires et 6,8 millions de profit).

 L'un est à droite et de ... droite,  dit l'article. L'autre est à gauche , à l'Ouest et "se revendique de gauche". Devinez!? Celui qui se revendique de gauche n'est autre que Picoty.

De là à penser qu'il y a eu entente politique, j'ai peine à le croire. Mais il y a de telles convergeances à La Rochelle entre des chefs d'entreprises, y compris au sein de la majorité de gauche du Conseil Municipal, et de  la Municipalité, que l'on est en droit de s'interroger!

 

Une exigeance claire

Ces 4 cuves peuvent être implantées ailleurs qu'auprès d'habitations, dans un quartier de La Pallice cerné par 4 sites Seveso! Il n'y a aucune raison autre que financière de les implanter là. Une   négociation doit avoir lieu entre la Ville-L'Etat et la Société Picoty.

De même qu'il n'y a aucune raison d'implanter des bacs (ou cuves) pour engrais liquides azotées chez SDLP, à côté.

 

Il y a encore des zones d'ombre à éclaircir dans le dossier Picoty! Affaire à suivre, donc!

 

(*) Merci à mon ami Albert Bret pour cette info.

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Une pétition nationale de "France Nature Environnement":

   http://fne.asso.fr/fr/jagis/petitions/petition-seveso.html

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Sud-Ouest

20 octobre 2010 06h00 | Par pierre-marie lemaire 1 commentaire(s)

Avis de gros temps

La rencontre entre Maxime Bono et les habitants a tourné au dialogue de sourds, lundi soir. Si le maire a reconnu ses erreurs, il n'a pas réussi à convaincre.

 Maxime Bono seul face à une salle pleine; chaude soirée à la Pallice. Photo pascal COuillaud

Maxime Bono seul face à une salle pleine; chaude soirée à la Pallice.    Photo pascal COuillaud

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«Quatre cuves de plus, ça ne change rien, le périmètre de danger reste le même ! »

« Mais non ! »

« Mais si ! »

Dialogue de sourds lundi soir à la salle des fêtes de la Pallice. Maxime Bono s'est retrouvé bien seul face à plus de 300 habitants passablement remontés contre le futur plan de prévention des risques technologiques du dépôt pétrolier et contre la construction de quatre nouvelles cuves à l'enseigne Picoty. Après la réunion Tupperware de septembre, à laquelle seule une poignée de riverains avaient été invités, ce fut la réunion défouloir, tendue parfois, animée toujours. Le député-maire de La Rochelle a fait face mais, visiblement, sans convaincre.

 

« La faute de la préfecture »

Maxime Bono a commencé par un long mea culpa. Oui la Ville a « laissé filer » le permis de construire des cuves Picoty. Oui elle n'aurait jamais dû organiser une réunion d'information privée. « On s'est planté. C'était la connerie à ne pas faire et on l'a faite. On aurait voulu se tirer une balle dans le pied qu'on n'aurait pas agi autrement. »

Mais c'est la faute de la préfecture. « Nous attendions les résultats d'une étude complémentaire qu'elle avait demandée sur Picoty. Quand ils nous sont parvenus, il était trop tard, le délai légal était passé et le permis de construire tacitement accordé. » Quant à la réunion de septembre, les élus ont invité les personnes concernées sur la foi d'une liste… fournie par la préfecture.

 

Le maire l'a dit et répété, la doctrine de la Ville est « d'autoriser les nouvelles activités dans le quartier quand elles ne créent pas de risque supplémentaire pour la population. Ce qui est le cas pour Picoty. »

 Protestations dans la salle. « Et l'effet domino, alors ? a lancé quelqu'un. Quatre cuves de plus, c'est quatre bombes de plus. Le périmètre de danger est peut-être le même mais le danger lui est accru. » D'ailleurs, personne ne croit au périmètre établi par la préfecture. Il confine le risque au seul site de stockage et ne place en zone d'aléa fort ou moyen qu'une trentaine d'habitations. « Si ça pète comme à AZF, c'est tout le quartier qui sera touché. » Réponse de Maxime Bono : « On me dit qu'il n'y a pas plus de risque. Je n'ai pas à remettre en cause ce que disent les scientifiques… »

 

« Si je comprends bien, a résumé un faux naïf, on vient dire à des gens qui vivent dangereusement depuis trente ans que maintenant il faut partir ? Et on leur rajoute 40 000 mètres cubes sur la tête ? » « Vous voulez en faire quoi, au juste, de ce quartier ? », a interrogé une autre. Sans obtenir de réponse.

Lundi soir, ce sont moins les Palliçois de souche qui se sont exprimés que les habitants les plus récents, pour la plupart membres de l'association Respire. Signe d'une mutation sociologique qu'une intervenante a résumée à sa façon, ingénue : « Je suis à La Rochelle depuis trois ans. J'ai acheté à la Pallice pour créer deux chambres d'hôtes et une galerie de peinture. À la mairie, on m'a dit que ça allait devenir le quartier bobo… » Clameur dans la salle.

 

« Pas à vous de payer »

Et maintenant, on fait quoi ? « On oblige les pétroliers à reculer leurs cuves », a proposé l'une. « On attaque le permis de construire de Picoty », a suggéré l'autre. « On se revoit bientôt, dans un mois au plus tard », a promis Maxime Bono.

Ah, si, le député-maire s'est engagé à « tout faire » pour que les travaux de « renforcement du bâti » imposés aux habitants soient intégralement pris en charge : « Ce n'est pas aux gens de financer des travaux pour des dangers qu'ils n'ont pas générés. » Mais comme président de la Communauté d'agglomération de La Rochelle, il a exclu toute participation de la collectivité.

 

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  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
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