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Espace de débat pour contribuer à l'élargissement du Front de gauche, la victoire de la gauche pour une réelle alternative au néolibéralisme et au capitalisme

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Quelques réflexions ... sur le passé et l'avenir

Je vous propose de lire ces réflexions transmises par Daniel CHUILLET, rochelais, par ailleurs VP d'ATTAC 17

Ce blog est ouvert et je publie bien volontiers son texte  HM


Au cours des 150 dernières années et depuis la révolution industrielle, nos sociétés ont traversées des périodes difficiles  qui ont marqué notre histoire.

Après le capitalisme répressif de la révolution industrielle exploitant le monde ouvrier et l'entassant autour des usines et débouchant sur les luttes sociales, nous avons subi le capitalisme « paternaliste » où pour limiter les luttes on a amélioré le sort des ouvriers en leur assurant un statut et une sécurité moyennant de s'identifier à l'entreprise et de ne pas remettre en cause le système.

Nous avons été, après les révolutions sociales, soumis au principe de la « dictature du prolétariat ».


De la "dictaure du prolétariat" à "une société d'exclusion"


Avec la mondialisation libérale, « la dictature du marché » a façonné nos sociétés en détruisant nos liens sociaux et nous imposant le chômage de masse.

Chemin faisant, pour résoudre nos problèmes, il a été mise en place « une société d'assistanat » chargée d'atténuer les dégâts du libéralisme. Avec notre président actuel, nous entrons dans « une société d'exclusion » à l'américaine.

Si la société d'assistanat a permis sur un plan matériel d'apporter des réponses, elle a posé problème sur un plan social ou sociétal. Elle a posé la question du rapport de l'assisté et de l'assistant, opposant ainsi une partie de la population à une autre, elle s'est révélée insatisfaisante sur le plan humain en tant que respect de la dignité (sentiment de dépendance), en tant que perspectives d'avenir et d'ascenseur social, ainsi que d'appartenance et d'utilité réelle à la collectivité.

cette société d'assistanat, bien qu'apportant des réponses, s'est traduite par des coûts énormes sur le plan des finances publiques et donc de la dette publique.

La société d'exclusion qui se met en place aujourd'hui avec le corollaire de la pénalisation des conflits et des contestations est encore  évidemment bien plus dangereuse et ne pourra pas résoudre notre « vivre ensemble ».

Avec les crises qui sont là aujourd'hui et sans doute encore demain, la société est confrontée à de nouveaux défis. La crise écologique majeure doit être au cœur de nos priorités mais la réponse a apporter peut être sujet à interrogation car il serait dangereux de ne pas tenir compte de l'histoire et aboutir ainsi à une nouvelle dictature : celle de « la dictature de l'écologie ».


Retrouver un équilibre entre nature et humanité ...


     ... est chose difficile car l'équilibre est toujours ce qui est le plus difficile à trouver. Cela passe par la présence effective de diverses forces (loi physique universelle).

Dans une société, cela passe par le dialogue, l'ouverture d'esprit, le compromis et donc, par une démocratie plus ouverte et plus participative. Et dans ce domaine,  l'éducation et le savoir ne sont ils pas les critères les plus pertinents ?... ce que remet en cause la politique actuelle de M Sarkozy.

On peut faire de «  l'écologie répressive »par une société d'interdiction. Une société d'adhésion permet le juste équilibre entre l'intérêt collectif et le respect d'une liberté individuelle  maîtrisée. La construction d'une société pouvant naitre de l'après crise nous pose des interrogations fortes sur notre comportement individuel et collectif.

Tolérance, sagesse, humilité, ouverture devront dicter notre conduite si nous ne voulons pas entrer dans une voie sans issue où aucune marche arrière ne sera possible.


Il nous faut construire une « société d'appartenance » où chacun aura sa place.

                      Car il nous faut ansi changer pendant qu'il en est encore temps.


On ne peut indéfiniment opposer les groupes sociaux. On ne peut laisser sur la route de l'humanité dans une grande « débandade » un partie de soi-même, car à l'arrivée,s'il ya une, nous ne pourrons plus au plus profond de nous-mêmes se regarder comme des humains .

 

                                                                                     Daniel Chuillet



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