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Les "parachutes dorés fleurissent avec le printemps: le dernier en date et celui du PDG de Valeo, qui s'en va acec 3,26 millions d'euros - l'équivalent de 2 ans de son salaire.Bonus de 51 millions d'euros pour les dirigeants d'une filiale du Crédit Agricole
Une filiale du groupe bancaire français Crédit Agricole prévoit de distribuer des bonus de 51 millions d'euros à ses cadres et dirigeants alors qu'elle prévoit de supprimer 75 emplois en Europe, dont certains via des licenciements, annonce mercredi le quotidien Libération. Selon le quotidien, citant un document de la direction qu'il s'est procuré, Crédit Agricole Cheuvreux, une société de courtage d'actions européennes, "va distribuer une enveloppe de 51 millions d'euros de bonus à ses cadres, dont l'essentiel est réservé au top management" en 2009.
Dans la soirée, le président Nicolas Sarkozy s'est joint à ce concert d'indignation en affirmant qu'"il ne doit plus y avoir de bonus", de "parachutes dorés" ou de "stock-options" "dans une entreprise qui reçoit une aide de l'Etat" ou qui "met en oeuvre un plan social d'ampleur". Mais qu'attend- il pour promouvoir une loi en la matière!!!
Economiser 31 millions sur l'emploi et en donner 51 en bonus aux dirigeants:
le monde du capitalisme marche sur la tête !!!
L'enveloppe que va distribuer Cheuvreux est certes en baisse par rapport aux bonus distribués en 2008 (82 millions d'euros), mais "comparé au reste de l'industrie financière, il s'agit d'une diminution très faible", s'insurge un salarié anonyme de la société, cité par Libération.
Crédit Agricole Cheuvreux avait annoncé fin février la suppression de 75 postes en Europe, "via des départs volontaires et contraints", dans le cadre d'un plan de restructuration dont l'objectif est d'économiser 31 millions d'euros en 2009, indique le quotidien. "Une information que la direction de Cheuvreux a confirmé à Libération", ajoute-t-il.
Contacté par l'AFP, la direction de Crédit agricole n'était pas joignable mercredi matin 25 mars, pour commenter l'ensemble de ces informations.
En janvier, Georges Pauget, directeur général, avait accepté de renoncer à son bonus pour 2008 sous la pression du gouvernement.
Le Crédit agricole a reçu 3 milliards d'euros en décembre du gouvernement dans le cadre du premier plan d'aides de l'Etat aux banques.
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Les "mauvais exemples" ont continué:
° Chez GDF-Suez, Gérard Mestrallet et Jean-François Cirelli ont dû renoncer jeudi aux stock-options qui leur avaient été attribuées pour l'année 2008.
"C'est une entreprise qui gagne de l'argent, qui embauche", a pourtant relevé le ministre de la Relance Patrick Devedjian. "Nous sommes dans un pays de libre administration des entreprises", a-t-il fait valoir et "l'Etat n'a pas non plus vocation à fixer tous les salaires du pays".
Pourtant, l'Elysée a confirmé l'intention du président d'insister pour obtenir un partage plus juste de la richesse, préférant une nouvelle fois demander un effort volontaire au patronat avant d'en venir à la contrainte. "Il incombera au MEDEF, au patronat, de répondre à la sollicitation des pouvoirs publics" d'ici au mois de juin, a détaillé M. Guéant. "S'il n'y a pas de réponse positive, les pouvoirs publics prendront leurs responsabilités" et proposeront une loi au Parlement.
° La banque Natixis aurait versé 90 millions d'euros de primes 26/3/ 09
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La banque Natixis, déficitaire à hauteur de 2,8 milliards d'euros, a versé 90 millions d'euros de primes à ses traders au titre de 2008, rapportent Les Echos ( édition du 27 mars), en pleine polémique sur la rémunération des dirigeants.
Natixis, filiale des Banques populaires et des Caisses d'épargne a annoncé le 25 mars son intention de supprimer 166 postes dans son activité de conservation de titres.
Ce projet s'ajoute à un plan de départs volontaires concernant 800 personnes et aux 450 suppressions d'emploi dans la banque de financement et d'investissement annoncées en décembre 2008.
François Pérol, le copain de Sarkozy, président de la future banque Banque populaire-Ecureuil, a déclaré le 25 mars que Natixis avait présenté un risque de nature systémique, justifiant ainsi l'aide financière de l'Etat français.
La banque a déjà été recapitalisée à hauteur de 5,6 milliards d'euros depuis l'été dernier, dont 1,9 milliard provenant du plan de soutien au secteur bancaire.
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Stock-options : François Fillon a t-il annoncé la "Décret...pitude" ?
Le premier ministre a rendu publicle 30 mars un décret encadrant les rénumérations des dirigeants d'entreprises aidées par l'Etat.
Problème : il porte en lui-même sa propre mort. On a l'impression que le décret Fillon ne changera rien.
Pourquoi ?
1- Le texte interdira jusqu'à fin 2010 la distribution de stock-options et d'actions gratuites aux dirigeants des seuls banques et constructeurs automobiles soutenus financièrement par l'Etat. Et après, plus rien ? Et pour les autres, rien.
2- Les entreprises soutenues par le Fonds stratégique d'investissement (FSI) ne sont pas concernées
3- Les rémunérations variables ne sont pas interdites mais encadrées.
4- Les mesures ne sont pas rétroactives. Autrement dit, pour les patrons qui ont déjà pu en profiter : rien ! Si, on leur demande de faire preuve de "bonne volonté".
5- François Fillon a demandé au patronat la mise en place d'un "comité de sages" chargé de veiller à ce que les dirigeants "des entreprises mettant en oeuvre un plan social ou recourant au chômage partiel reconsidèrent l'ensemble de leurs rémunérations". Quelle sera sa composition? Uniquement patronale?? Question! Et avec quels moyens d'action?
"On a le sentiment qu'une fois la crise passée, tout recommencera comme avant!"
Ainsi, comme le disait le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque sur Canal+ le 31 mars : "on a le sentiment qu'une fois la crise passée tout recommencera comme avant".
Et il n'a pas tort... Mais pour le plus grand malheur de François Chérèque et de millions de Français, sur les stock-options, le gouvernement n'a pas d'options en stock. Tout juste, ont-ils des options en toc.