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Espace de débat pour contribuer à l'élargissement du Front de gauche, la victoire de la gauche pour une réelle alternative au néolibéralisme et au capitalisme

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Elections européennes: Cohn-Bendit et Bové = la carpe et le lapin!!!

Quand Cohn-Bendit défendait le Oui avec la droite …

contre Bové et les Verts !

 

 

Cohn-Bendit avait théorisé en 2005 que « le oui n’a pas d’odeur » et pouvait donc être défendu aussi bien avec la droite, le gouvernement UMP ou George Frêche. « Le bulletin de vote oui n'a ni odeur, ni couleur et il est absurde de parler d'un oui de gauche ou de droite» « Nous avons intérêt à faire campagne ensemble pour créer une dynamique en faveur du oui. Y compris avec l'UMP. » (Libération le 8 mars 2005)

A tel point qu’il a alors été interdit de campagne officiel par les Verts, pourtant favorables au Oui mais qui refusaient que leurs portes paroles participent à des meetings d’autres partis. Le seul meeting prévu le 29 avril 2005 par les Verts avec Cohn-Bendit et Voynet a même été annulé par le Parti écologiste.

 

Les meetings controversés de Cohn-Bendit :

- conférence commune avec le ministre UMP des affaires étrangères Michel BARNIER, le 9 mai 2005 dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne

- meeting commun avec Bayrou le 3 mai 2005 à la fac de droit de Nantes

- le 29 avril 2005, à Maraussan dans l’Hérault Bové et Cohn-Bendit s’affrontaient le même soir par meetings inerposés, Cohn-Bendit défendant ce soir là le oui aux côtés de Georges Fréche et de François Hollande, tandis que José Bové se disait «choqué qu'on puisse faire de la propagande en faisant voter les morts», à propos de la récupération de Jaurés organisée en faveur du Oui par le PS et Cohn-Bendit

 

 

Cohn-Bendit et la campagne des européennes 2009

 

Voici comment Cohn-Bendit a justifié le ralliement de Bové aux listes Europe-Ecologie le 9 septembre 2008 sur France Culture : « ceux qui ont été aveugles sur le Traité constitutionnel européen peuvent ouvrir les yeux ». Les listes Europe-Ecologie sont donc basées sur le reniement du vote Non de 2005.

 

Le refus de politiser l’élection et d’affronter Sarkozy : « Pas question de se laisser entraîner dans un combat franco-français pour ou contre la politique de Sarkozy. La réponse n'est pas nationale mais européenne » (Daniel Cohn-Bendit lors de la présentation des es têtes de liste le dimanche 15 mars au Cabaret sauvage.)

 

Daniel Cohn-Bendit dans le texte


Sur l’économie :

« je suis pour le capitalisme »

 

« Je suis pour le capitalisme et l’économie de marché »,

Une envie de politique, 1998 (La découverte)

 

Votre question le capitalisme est-il moral ?, ne m’intéresse pas. Arrêtez ! Laissez ça aux curés ! Le souci des capitalistes, c’est de gagner et ils ont raison.” »

Université d’été du Medef, 1er et 2 septembre 2000 à Jouy-en-Josas (relayé par le Figaro).

 

 

A l’inverse José Bové affirme (chat sur le site LeMonde.fr 27 mars 2009) :

 

« pour moi l'écologie n'est pas compatible avec le capitalisme »

« Europe-Ecologie, dénonce, à travers les crises actuelles, le modèle capitaliste dans ses dégâts sociaux et écologiques. »

 

« Si Renault peut produire moins cher en Espagne, ce n’est pas
scandaleux que Renault choisisse de créer des emplois plutôt en Espagne.
Une envie de politique, 1998 
      (La découverte)

  

Il n’est pas opposé à l’appel aux fonds privés pour ces établissements afin de créer de « véritables joint-ventures avec les entreprises » et ajoute que « naturellement, l’industrie participerait aussi à la définition des contenus de l’enseignement, contrairement à ce que nous disions en 1968 »Une envie de politique, 1998 (La découverte)

 

« Je suis très ferme sur le déficit public. Par principe, tout écologiste conséquent doit être pour une limitation des dépenses publiques. »

Libération du 6 janvier 1999

 

« Des services comme le téléphone, la poste, l’électricité n’ont pas de raison de rester dans les mains de l’État. » « Il n’y a pas de raison qu’il existe un service public de télévision. »

Libération du 6 janvier 1999

 

« Il faut admettre que les machines travaillent sept jours sur sept, donc admettre le travail du week-end. »

« J’ai toujours été hostile aux horaires obligatoires d’ouverture des magasins »

Une envie de politique, 1998 (La découverte)


« Chacun demeure libre de rêver d’un monde sans marchés financiers internationaux, sans libéralisation des échanges, sans globalisation de l’économie. Mais que gagnerait l’Europe, et chacun de ses peuples, à s’inscrire dans cette nostalgie ? »

Petit Dictionnaire de l’Euro, publié avec Olivier Duhamel, 1998 (Le Seuil)

 

Sur la question des alliances :

 « une tactique « à gauche toute » reviendrait à un non-sens politique »

 

Dès le 14 juin 2000, Cohn-Bendit cosigne un texte dans le monde avec Bayrou : « Pour que l’Europe devienne une démocratie »

 

 

« Cette approche n'est pas sans analogie avec l'écologie politique qui s'est instituée dans le dépassement du simple clivage droite-gauche et se fonde sur une compréhension nouvelle des problèmes qu'elle saisit dans leur complexité »

« Pour la candidate socialiste, la lucidité politique exige d'elle le refus de se laisser enfermer dans le manichéisme politique classique que voudrait lui imposer Sarkozy. »

« Il va sans dire qu'une tactique «à gauche toute» reviendrait à un non-sens politique. »

« Au Parlement européen, cette maturité politique a prévalu au moment où, avec les députés de Prodi, l'UDF s'est alliée au groupe des Libéraux européens. « 

« Le vent du centre qui a soufflé sur cette campagne réussira-t-il à décomplexer la France et la gauche pour accepter une économie de marché selon des critères sociaux et écologiques acceptables de part et d'autre ? »

"Cours, camarade..." – Article paru le 26 avril 2007 dans le journal du dimanche

 

 

« Le Parti socialiste doit poursuivre la mutation désormais entamée et assumer clairement l'option sociale-démocrate qu'il a su esquisser durant cette campagne : accepter une mondialisation contrôlée qui puisse devenir, à l'instar de nos partenaires européens, une opportunité et pas seulement une menace. »

« La France a besoin d'une nouvelle coalition analogue à la coalition italienne de l'Olivier, où chacun trouve sa place. »

Non, tout n'est pas perdu... – tribune parue dans Libération du 7 mai 2007  - Par Daniel Cohn-Bendit,  Gabriel Cohn-Bendit, Jean-Yves Le Drian, Jean-Pierre Mignard, Joël Roman

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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H
Révolution par les luttes ET par les urnes, pas l'un sans l'autre! Manifester dans la rue et voter pour une autre politique, sont les 2 dimensions d'une MEME démarcheCar la SEULE action de rue ne peut régler le problème des pouvoirs pour changer les choses, à moi de rester dans la rue, devant ... le bureau de vote!Le vote est une des dimensions essentielles de la démocratie, démocratie à transformer pour la pousser plus loin, mais la sanction démocratique permet d'éviter les dictatures, d'extrême-droite, comme celle qui se disent " communistes" ( voir la scandaleuse "succession" des dirigeants de la Corée du Nord, du père au fils! C'est nul, scandaleux, et ignoble pour le peuple Corée: la mégalomanie de ses dirigeants, les dépenses en armement ( nucléaire), laissent un peuple exangue.Non, l'expérience montre que la démocratie demeure le moins mauvais système politique, et ce processus démocratique ( politique, social, économique, écologique) qu'il faut travailler, comme le font des peuples et des dirigeants en Amérique LatineAmitiés
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G
« révolution par les urnes » pour certains, « révolution par les urnes » Oups ! Erreur : « révolution par les urnes » pour certains, « révolution par les luttes », ce qu'il fallait lire
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G
Que le débat doit être mené partout, j’en conviens d’autant plus que, comme je l’ai fait remarquer plus sieurs fois, je constate que chacun reste bien assis sur ses positions : « révolution par les urnes » pour certains, « révolution par les urnes » pour d’autres, et cela fait comme ça bientôt un siècle que l’on oppose ainsi « réformes » et « révolution », « passage pacifique au socialisme » ou « révolution violente ». Aujourd’hui, on tente de masquer cette prétendue alternative en nous faisant miroiter d’autres voies : Venezuela, Bolivie, que sais-je encore, tout comme hier, dans les années 60, on s’enflammait pour Cuba ou dans les années 80, pour le Nicaragua. Je n’ai aucun goût pour l’exotisme. Je pourrais par ailleurs, et sans problème, démonter pièce à pièce, ces nouveaux modèles dont la viabilité ne tient qu’à un fil : une élection perdue (comme au Nicaragua), la perte de crédibilité d’un leader charismatique, etc. La « voie du socialisme » pour moi, ce n’est pas ça : ce doit être un processus irréversible. C’est ce débat là que j’appelle de mes vœux, et pour se faire il faut se débarrasser de toutes certitudes et de cette impatience qui fait qu’à la moindre occasion, sans trop réfléchir, on s’embarque dans une voie sans issue. Pourquoi enfin c’est d’abord au sein du NPA que se situe la clé de ce débat ? Parce que je suis persuadé qu’une fois levé l’obstacle de l’unité (et c’est pourquoi je milite pour l’unité, pas parce que je crois que cela suffira à nous faire gagner), alors le débat de fond sera indispensable et que surtout, cela aura immédiatement un impact sur un mouvement social qui, dans les circonstances, mène sa propre vie, sans attacher une quelconque importance à ce qui se passe dans la nébuleuse de la « gauche de gauche ».
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H
Mon cher ami et camarade du Npa, je ne peux partager le coeur de ton analyse:"Après réflexion, je ne peux pas faire autrement que de voter NPA. D’abord parce que c’est dans ce parti que se trouve, même si ce n’est que minoritairement, les forces vives en particulier du « nouveau salariat ». Deuxièmement, parce que c’est d’abord dans « ce » parti que doit se mener prioritairement le débat sur la perspective d’une politique alternative, perspective qui ne peut se réduire à la question de l’unité de la « gauche de gauche », comme le pense le Front de gauche. Comme nous le savons, le NPA n’a pas d’autre perspective que la « révolution » (inscrit en gras dans ses Principes fondateurs), comme unique moyen pour transformer la société. Or le Front de gauche récuse cette perspective"Quelle  est cette prétention a affirmer que c'est "dans ce parti que doit prioritairement se mener le débat sur une alternative"? Ce débat concerne toutes les forces qui veulent une transformation profonde de la société, pour dépasser le capitalisme, forces politiques, mais aussi sociales, syndicales, chacun/chacune à sa place.Et qu'est-ce que "la révolution" aujourd'hui? Le parti de gauche prône une "révolution par les urnes ", en lien avec le mouvement social, comme dans plusieurs pays d'Amérique Latine, où un processus de transformation sociale est à chaque étape sanctionné par le suffrage universel, permettant l'expression du peuple. A moins que la révolution ne sois qu'un alibi, soit pour r^ver au "grand soir" et à la prise du pouvoir par la rue ( on a donné avec la "révolution bolchévique"), soit pour refuser tout investissement dans les lieux de pouvoir, afin de contribuer à changer les choses, à moins que ce ne soit ... les 2, pour la Lcr devenue Npa ?
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G
Après réflexion, je ne peux pas faire autrement que de voter NPA. D’abord parce que c’est dans ce parti que se trouve, même si ce n’est que minoritairement, les forces vives en particulier du « nouveau salariat ». Deuxièmement, parce que c’est d’abord dans « ce » parti que doit se mener prioritairement le débat sur la perspective d’une politique alternative, perspective qui ne peut se réduire à la question de l’unité de la « gauche de gauche », comme le pense le Front de gauche. Comme nous le savons, le NPA n’a pas d’autre perspective que la « révolution » (inscrit en gras dans ses Principes fondateurs), comme unique moyen pour transformer la société. Or le Front de gauche récuse cette perspective. Dans ces conditions aucune alliance durable ne peut se construire. En ce sens la question du PS n’est qu’un prétexte ; en réalité tant que le Front de gauche n’adhéra pas à l’option « stratégique » du NPA, celui-ci ne cherchera qu’une chose : avoir le leadership sur la « gauche de gauche ». Tel était l’objectif des Européennes. Mais, vraisemblablement le NPA va échouer dans cette tentative. Pour autant, il ne renoncera pas. Ainsi, tant que l’on n’aura pas « extirper » du NPA cette foi révolutionnaire désormais anachronique, il sera impossible de construire une force anticapitaliste large dans ce pays. Car, et troisièmement, le Front de gauche ne pourra jamais, à lui-seul, faire ce que le NPA ne peut lui-même accomplir. Comme je l’ai déjà écrit sur mon blog, le Front de gauche, avec plus ou moins de bonheur, réactive ce qui reste de l’électorat communiste, mais avec les mêmes illusions. Mais on ne pourra jamais revenir au début des années 80. Jamais plus le PC, même transformé en Front de gauche, ne retrouvera ce qui était sa force, son lien quasi organique avec le mouvement ouvrier et syndical. Aujourd’hui, ce mouvement a pris ses distances avec ses partis. Or aucune alternative politique ne pourra se construire sans un rétablissement de ses liens entre le mouvement social et le mouvement politique. Tel est, au final, l’enjeu de l’unité de la « gauche de gauche » : construire un lieu qui puisse être le creuset d’un débat de fond sur les perspectives politiques, n’excluant aucune hypothèse, emportant surtout des victoires électorales qui, sans être décisives, redonnera confiance au mouvement social et lui redonnera le goût de la politique. En définitive, le meilleurs cas de figure est que le score du NPA, du Front de gauche et de LO soit le plus important possible, mais que cela se fasse sans aucun des protagonistes puisse dire : c’est « nous » qui avions eu raison.
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H
Bonjour et merci pour ces questions pertinentes, qui mérient débat, ici et ailleursJe vais apporter ma contribution personnelle:1- Sur l'euroscepticisme ambiant et cette europe qui tend à "harmoniser" socialement pas le BAS. C'est cette Europe LA qu'il faut critiquer car son fondement central, c'est LA CONCURRENCE => la LIBRE-concurrence => la concurrence SOCIALE et FISCALE entre Etats, entre travailleurs salariés et indépendants, entre entreprises, dans une Europe ou règne la TOTALE LIBERTE de cieculation des CAPITAUX dans et hors de l'Union européenne, depuis le Traité de Maastricht de 1992   Tout cela n'est pas L'EUROPE, mais une orientation politique de l'Europe, ultralibérale, mise en mouvement depuis 1995, le livre blanc de J Delors, l'Acte Unique de 1986 et le Traité de Maastricht. C'est la même orientation économique et sociale que celle de N Sarkozy et c'est elle que l'on retrouve complétement dans le Traité de Lisbonne, non encore ratifié, donc toujours en débat.Donc voter le 7 Juin, c'est pouvoir exprimer une double exigeance: celle d'une autre orientation de l'UE et celle d'une autre politique pour la France. Ne pa voter ne changera rien, toute colère rentrée. L'abstention s'est accrue régulièrement depuis les 1ere élections européennes, et pour quel résultat? Justement, ALLER VOTER cette fois ci, c'est dire enfin qu'on veut autre choseMais il faut aussi mesurer que l'Union européenne est une force face à la crise ( bien que sa politique ultralibérale n'a fait que nous jeter sans barrières dans la crise économique). C'est le sentiment de 78% des sondés en France, il y a quelques semaines.Et c'est aussi un facteur de paix,  de coopération dans un monde dominé par quelques grandes puissances, à condition que cette Europe soit indépendante, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, de l'Otan et des Etats-Unis Et ils veulent encore élargir cette dépendance ( voir l'article sur le projet de Grand Marché Transatlantique)2- Voter pour le Front de gauche ou le NPA? LeNPA porte la responsabilité principale de la division de la gauche de gauche. Il pensait pouvoir dominer seul, récupérer cette gauche de gauche, grâc à la personnalité ( fort médiatisée) de Besancenot. L'effet attendu ne semble pas marcher. Mais cette gauche de gauche est toujours à 15% dans les sondages globalement. Il faut donner une leçon au Npa, UNE LECON D'UNION NECESSAIRE, à l'image de celle que tiennet à conserver les orghanisations syndicales. Front syndical dans la rue=> besoin d'un Front politique dans les urnesC'est tout le sens de cette démarche du Front de gauche. Personne ne peut prétendre SEUL vouloir représenter TOUT LE MONDE!!!Amitiés. Mais le débat continue!
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C
Je lis votre blog avec beaucoup d'iintérêt. A l'approche des élections, lacunes et questions en tous genres me sautent à la gorge. Primo, comment convaincre ma mère, que je trouve eurosceptique au plus haut degré, que l'Europe n'est pas seulement un processus de nivellement vers le bas, qu'une Europe plus juste et sociale ne serait pas si désatreuse qu'elle l'est aujourd'hui? Elle se moque bien de la solidarité avec nos voisins de l'est, car elle voit la misère au coin de sa rue... Elle sait que l'Europe nous a apporté la paix, mais cela ne suffit pas à faire pencher la balance... Comment la convaincre?D'autre part, comment savoir entre Front de gauche et NPA? Le premier est louable pour son processus d'union, le deuxième pour son renouveau, sa jeunesse, et sa ferme volonté de rompre avec le capitalisme... Mon coeur balance.Merci!
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H
La crise écologique est majeure. Les rapports du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et du Groupe intergouvernemental d'étude du climat (GIEC) en témoignent. Le risque est tel que si nous ne faisons rien, la possibilité de la vie humaine sur terre est elle-même menacée à terme.<br /> Face à cette crise écologique, la nécessité de politiques supra-nationales est évidente, car les choix effectués dans un pays ont des conséquences sur les autres (Tchernobyl ne s'est pas arrêté aux frontières de la France... et le mode de développement américain pèse d'un poids très lourd sur le climat planétaire). Il faut donc des législations acceptées par tous pour éviter les phénomènes bien connus de passagers clandestins par lesquels les Etats qui font des efforts sont pénalisés par rapport à ceux qui n'en font pas dans la compétition internationale.<br />  <br /> Dès lors, l'espace européen est une échelle particulièrement pertinente pour les politiques environnementales.<br /> Sous l'effet de pressions des pays du Nord, une législation prolifique s'est progressivement développée .<br /> Cependant, celle-ci est non seulement de plus en plus négociée avec les lobbies industriels, mais en outre, elle pèse peu dans le bilan écologique de l'Europe face à l'édifice communautaire qui promeut un libre échange aux lourdes conséquences sociales et environnementales.<br /> La position de l'Union européenne dans les négociations climatiques est ainsi lourde de ces contradictions, prônant d'un côté un volontarisme politique (l'Union européenne « championne » de la lutte contre le réchauffement climatique) mais incapable d'imposer aux capitalismes nationaux des réductions massives de gaz à effet de serre et d'énergie.<br /> Plus grave encore, si le Traité de Lisbonne était ratifié, il empêcherait pour l'avenir toute possibilité de législation véritablement écologique.<br /> Le Front de gauche propose donc une politique résolument écologique et sociale, qui invente un autre modèle de développement en Europe, basé sur la préservation et l'accès pour tous aux biens communs fondamentaux, la restauration des équilibres écologiques menacés et l'enrayement des politiques de libre-échange, en Europe et dans le monde
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