François Hollande voulait, à la veille des municipales, offrir l'image d'un PS uni, capable d'incarner un "contre-pouvoir" "l'omniprésent Sarkozy. La condition? Eviter à tout prix l'étalage des divisions suscitées, au sein du parti, par la question européenne. D'où l'appel au boycottage du Congrès, qui doit se prononcer le 4 février sur la révision constitutionnelle indispensable à la ratification par la France du traité de Lisbonne, un texte fidèle aux fondamentaux libéraux du projet de constitution européenne.
Cette position, loin de sceller un compromis, a déclenché une cacophonie sans nom au PS. Au point que, ce week-end, le premier secrétaire a dû reculer face à la levée de boucliers des opposants comme des partisans du traité, ces derniers étant aussi divisés sur l'opportunité d'approuver le changement de la Constitution française ouvrant la voir à une ratification parlementaire critiquée par le PS. Un imbroglio qui a conduit François Hollande à corriger sa position, en promettanr "de nouvelles discussions et en assurant que la décision de boycotter le congrès ne serait entérinée définitivement que si elle était "unaniment partagée" par les socialistes.
Prenant acte des critiques émises, le président du groupe socialiste à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, maintien cependant sa proposition en faveur d'une non-participation.(...) Les députés socialistes sont invités à trancher cette question aujourd'hui par un vote en réunion du groupe, avant le débat en séance plénière."
Affaire à suivre, et nous attendons la position de Maxime Bono, notre député