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Espace de débat pour contribuer à l'élargissement du Front de gauche, la victoire de la gauche pour une réelle alternative au néolibéralisme et au capitalisme

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Un 1er Mai unitaire. Mais sur le plan politique, c'est la désunion

Les huit syndicats à l'origine des grèves et manifestations des 29 janvier et 19 mars  appellent  à un 1er mai unitaire pour peser sur la politique économique et sociale du gouvernement.

 

C'est une initiative rarissime en France: cela vaut d'être salué!


Le défilé de la Fête du Travail rassemblera l'ensemble des confédérations, des cadres de la CFE-CGE aux "durs" de Solidaires en passant par la CGT, première organisation du pays, et les réformistes de la CFTC et la CFDT.

Il s'agira de la troisième journée d'action commune, après celles du 29 janvier qui avait rassemblé entre un et 2,5 millions de personnes selon les sources, et celle du 19 mars, durant laquelle entre 1,2 et trois millions de personnes avaient défilé.

Les syndicats demandent l'abandon par le gouvernement de certains allègements fiscaux pour les plus favorisés, du subventionnement des heures supplémentaires, des suppressions de postes de fonctionnaires. Ils réclament une augmentation du salaire minimum, l'ouverture de négociations salariales dans les entreprises et des mesures pour les chômeurs.

  Ainsi, le front syndical se maintient, favorise la mobilisation sociale. Cette union des organisations syndicale est un atout majeur pour résister. Et sur le plan politique: où en est-on? C'est la désunion

 Le Front de gauche, lui, ne s'élargit pas par le haut: déception!

 Il est incompréhensible que, sur le plan politique, les "boutiques", les intérêts partidaires, les visées électoralistes prennent le pas sur la recherche d'un rassemblement, d'un Front de Gauche, à l'image du front syndical actuel, pour promouvoir une visée de profonde transformation sociale, économique, écologique et politique, une transformation de la société pour dépasser ce capitalisme qui nous enfonce dans l' abime.

.Le Front de gauche est et reste (trop) limité au Parti de Gauche, au PCF et à la Gauche Unitaire ( combien de divisions pour cette dernière ?). Ca ne peut suffire.

- Le PCF en porte une partie de la responsabilité en campant sur ses positions 'identitaires" ( le "parti" se veut le seul à v se réclamer du communisme, et rejette ceux des membres ou anciens membres du PCF qui veulent une profonde transformation de ce parti et se retrouvent avec d'autres au sein de la Fédération, ailleurs ou dans la nature)
- Le NPA se lance seul. C'est, pour moi, une erreur majeure. Mais il surfe sur les sondages qui flattent l'égo de Besancenot, ave l'objectif de compter son influence, de préparer les présidentielles de 2012 et, entre temps, de rêver au grand soir des luttes sociales, de la "grève générale".
- La Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique est toujours écartée du Front par le Pcf.
- Les Alternatifs refusent de rejoindre le Front de Gauche ( cela est, à mon avis, en lien avec la mise à l'écart de la Fédération par le Pcf ( et de fait par le PG qui semble se plier à la "loi" du PCF). Aujourd'hui, il sont sur le retrait
- Le Mrc de JP Chevénement vient lui aussi de décider de ne pas rejoindre le Front de Gauche

Oui, je persiste à penser que l'union la plus large des forces d'une gauche de gauche est une nécessité vitale

L'union la plus large est nécessaire, en vue des élections européennes, pour combattre des politiques européennes ultralibérales qui, avec les traités européens successifs et le projet de Traité de Lisbonne, corsettent les politiques nationales.

Je remarque, de ce point de vue,  le silence complice des dirigeants du Parti Socialiste, pour évacuer le débat sur le Traité de Lisbonne, alors que le Manifeste du Parti Socialiste Européen déclare clairement souhaiter que ce Traité soit ratifié! C'est le propos (rapporté par "Sud-Ouest" du 18 mars) d'Olivier Falorni, secrétaire départemental du PS 17, "pressé d'oublier " les vieilles querelles du oui et du non au traité européen" (sic!) Même démarche que Sarkozy et l'UMP, mais avec un discours de gauche du PS.  

Créer, partout, en bas, des Comités populaires du Front de gauche: est-ce une solution pour bousculer la donne?

Le Front de gauche actuel ( PG, PCF, Gauche Unitaire) propose  la constitution de Comités populaires du Front de gauche, comités qui peuvent très largement rassembler des citoyen(ne)s, des militants associatifs, syndicaux, poliotiques à titre individuel, ...pour ensemble donne du tonus à ce Front en gestation, qui demeure pour moi, la seule perspective unitaire et de rupture avec les politiques réactionnaires de Sarkozy et de l'Union Européenne actuelle, mais qui manque de sève citoyenne.

Et vous qu'en pensez-vous?   
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 Lire la Déclaration de principes de Front de gauche
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H
Dans la démarche proposée en Juin par Gilles, il y avait des listes communes PCF- PG - Fédération ET NPA ( un oubli qu'il m'a demandé de rectifier)Et justement, je crois pouvoir dire que la proposition a été faite réellement aussi au Npa de faire des listes communes. Ce qui n'est pas le cas vis-à-vis de la Fédération ( refus clair du PCF)Je ne pense pas fonder de dire que la prposition de Front de gauche soit minimaliste et électoraliste. Elle est, pour moin la traduction, en France, compte-tenu des conditions de notre pays, de la volonté de construire une force politique nouvelle capable de disputer au PS le terrain à gauche. Force politique pouvant être une organisation, un parti, commun(e) ou ou une fédération d'organisations et de citoyen(ne)s, ce qui se traduit aujourd'hui par cette démarche de Front de gauche  ( qui rassemble des groupes ou partis politiques et des citoyens)
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G
Je ne dis pas qu’il ne faut rien faire et que l’on ne peut pas se battre pour réaliser unitairement des « coups », comme en 2005. A l’évidence, il aurait été souhaitable en juin de proposer des listes unitaires PC-PG-Fédération. Mais il faut en convenir ces « coups » ne suffisent pas à résoudre la question décisive d’une alternative anticapitaliste ou antilibérale, si tu veux, à la droite. Car cette alternative, pour avoir une chance d’être entendue, ne peut pas faire l’impasse de la question du PS.<br />  <br /> Il y a deux façons actuellement de la traiter. Soit on considère qu’aucune alternative ne peut se construire hors d’une alliance avec le PS à un moment ou à un autre. Il faut en convenir, pour le PC c’est aujourd’hui une question presque de vie ou de mort. Soit, en s’appuyant sur les expériences italienne ou brésilienne, on considère que toute alliance avec les sociaux libéraux – parce qu’ils sont dominants – conduit inévitablement à la défaite des anticapitalistes, voire comme en Italie à un effondrement de toute la gauche.<br />  <br /> Nous devons, me semble-t-il accepter les arguments des uns et des autres, mais en expliquant que ces deux choix sont aussi désastreux l’un comme l’autre. Jamais sur son orientation actuelle le NPA n’arrivera à ses fins ; pas plus le PG et le PC n’arriveront à une situation où ils seront en position d’infléchir l’orientation social-libérale du PS.<br />  <br /> « Alors, que faire ? », comme tu dis. Accepter qu’effectivement le PS va durablement continuer à dominer la gauche. Que, malgré la crise, il reste pour la majorité des salariés le seul recours possible, qu’il faut donc penser nécessairement une alternative en tenant compte de ce paramètre. Ça c’est pour le NPA. Mais pour le PC et le PG, c’est une autre argumentation qu’il faut avancer. Elle consiste à mener une bataille contre toute alliance purement électoraliste. Là je rejoins l’argumentation du NPA. C’est donc  la question des municipales et des régionales qui est posée. Le PC et le PG ne peuvent plus continuer à vouloir l’unité avec le NPA pour les Européennes ou la Présidentielle et la refuser aux Régionales et aux municipales.<br />  <br /> En d’autres termes, cela signifie que le NPA ne peut pas faire comme si le PS allait disparaître ; à l’inverse le PC et le PG ne peuvent pas continuer à penser que le PS sera éternellement là pour dicter sa loi. En fait, tout cela renvoie à la nature de cette alternative. Pour le NPA c’est un gouvernement anticapitaliste issu d’une grève générale ; pour le PC et le PG c’est un programme de gouvernement qui préconiserait, dans le cadre des institutions de la 5e république, des mesures sociales. Entre le « maximalisme » du NPA et le « minimalisme » du PC et du PG, il y a donc un gouffre. Le travail à effectuer consiste à « rapprocher » les deux parties. A infléchir le maximalisme voué à l’impuissance du NPA et à combattre le « républicanisme parlementaire » à tout crin et tout aussi vain, du PC et du PG.<br />  <br /> C’est, j’espère, ce travail là que nous allons mener dans le NPA en construisant un courant critique vigoureux. Mais pour que cela réussisse, il faut qu’il en soit de même du PG et au PC. Et j’ajouterai également dans la Fédération qui ne doit pas plus dire que c’est seulement en son sein que la synthèse est possible. Nous avons donc, chacun dans nos partis à mener ce travail. Mais j’ajouterai que ce travail là de réflexion et de propositions, ne pourra pas aller à son terme si ces questions ne sont pas poser également dans les organisations syndicales. J’ai actuellement un vif débat avec des camarades de SUD qui considèrent que nous n’avons pas à nous mêler de ce qui se passe dans les syndicats. Or, nous le voyons bien, ceux qui sont en première ligne face à la politique gouvernementale et du capital, ce sont bien les syndicats. Pour moi, les syndicats doivent être associés à la construction d’une alternative ; eux-mêmes ne doivent pas s’en exclure sous prétexte d’une « indépendance » qui n’est qu’une façon de ne pas répondre à l’attente de plusieurs millions de salariés.<br />  <br /> En conclusion je propose bien que l’association soit ce lieux d’échange, localement, en espérant que nationalement on puisse trouver un moyen d’en faire de même.
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