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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 11:56

~~Les sondages malmènent la personne de F. Hollande. Mais par delà sa personne, c'est sa politique qui est mise en cause, celle que soutient et défend M. Valls comme Ier Sinistre.

Deux nouvelles propositions renforcent ce sillon d'un social-libéral droitier: l'abandon du droit de vote des étrangers non communautaires aux élections municipales et, mesure emblématique d'une politique toute au service du Medef et de la CGPME, la mise en cause des "seuil sociaux', en clair du droit des salariés de se défendre avec la possibilité d'avoir un délégué du personnel (10 salariés et plus) disposant de 10 h par mois pour son mandat, la création d'un comité d'entreprise, d'un CTPSCT et le droit d'expertiser les comptes des entreprises. Horreur !!!

Oui, Hollande et Valls, c'est la politique du patronat qui cède devant la montée des idées d'extrême-droite! Plus que d'hommes, il faut changer de POLITIQUE et vite ! Comment toutes celles et ceux qui le veulent peuvent-ils se rassembler, de la gauche du PS, des écologistes de gauche, au Front de gauche et au NPA, mais aussi aux forces syndicales et associatives, à tous les citoyen-ne-s qui veulent s'associer à un tel rassemblement ?

Henri Moulinier

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Extrait d'un article de Hubert Huertas, Mediapart, 29 mai 2014

" (... )D’abord que le droit de vote des étrangers aux élections municipales devait à nouveau être enterré. C’est Bernard Cazeneuve, le ministre de l’intérieur qui l’a annoncé lui-même, alors que le président de la République avait décrété le contraire le 6 mai dernier, second anniversaire de son élection, en assurant que sa promesse de campagne serait tenue pour les prochaines municipales. Ce n’est plus un gouvernement, c’est un congélateur !

La deuxième surprise vient de François Rebsamen, ministre du travail. Après le gel des salaires, voilà qu’il envisage le gel des droits sociaux des travailleurs.

Ce n’est plus un gouvernement, c’est un congélateur ! Pendant trois ans, « les seuils sociaux » seraient suspendus. Une entreprise ne serait plus tenue d’installer un comité d’entreprise à partir de cinquante salariés, ni de nommer un délégué du personnel à partir de dix salariés. Vive la flexibilité. . Cazeneuve et Rebsamen mettent en avant le réalisme et le pragmatisme : au nom de la bataille pour l’emploi, on renoncerait à une réforme sociétale qui créerait des polémiques subalternes, donc exit le vote des étrangers, et on se concentrerait sur l’essentiel en desserrant « les freins à l’embauche ».

Ni le ministre de l’intérieur, ni celui du travail, ni le président de la République ne peuvent ignorer la charge symbolique de ces deux marqueurs de gauche, dans le contexte épidermique créé par le désastre européen. Ces décisions sont donc préméditées et elles auront un fort retentissement à gauche. Le risque est grand qu’elles accentuent le désarroi de la base, exprimé mardi lors de la réunion du groupe socialiste à l’Assemblée quand le député du Pas-de-Calais, Guy Delcourt, qui est le contraire d’un frondeur, s’est écrié, en présence de Manuel Valls : « La relation de François Hollande avec les Français pose un vrai problème, c’est lui rendre service de le lui dire. »

Un projet cohérent, une trahison

L’aile gauche du PS, et la gauche en général, n’y verra pas un renoncement mais un projet cohérent. Une trahison par rapport au discours du Bourget. La mise en œuvre déterminée d’un virage social-libéral ou carrément droitier. Après le retrait de la loi sur la famille puis les cafouillages à l’Assemblée de sa version édulcorée, après les vingt milliards du crédit d’impôt compétitivité emploi, après les cinquante milliards du pacte de responsabilité, le pouvoir élu à gauche acterait la logique du discours patronal sur les charges et le Code du travail : seul l’allègement des premières, et l’assouplissement du second, accompagnés d’une réduction générale des impôts, permettrait de créer de l’emploi dans le cadre de la concurrence mondiale.

Du pur libéralisme,

Du pur libéralisme qui, de fil en aiguille, a conduit le président du Medef, et même le socialiste Pascal Lamy, ancien directeur de l’Organisation mondiale du commerce, et très proche du président, à laisser tranquillement entendre que l’ennemi de l’emploi ne serait plus la feuille de paye, comme au temps de Jacques Chirac, mais carrément le smicard.

Cette analyse des choix du président de la République avance donc que François Hollande ne reculerait pas, contrairement aux apparences, mais qu’il avancerait, en mettant en œuvre un projet de moins en moins dissimulé.

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  • henri Moulinier
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
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