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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 13:40

Autain: "Souhaitable que ça pète"

Propos recueillis par Maud PIERRON
leJournal du Dimanche - 19/1/2009


Clémentine Autain est l'un des visages de la Fédération pour une alternative sociale et écologique, qui a vu le jour en décembre dernier, pour "fédérer tous les partis de la gauche de la gauche".

L'ancienne apparentée communiste explique au JDD.fr que son objectif est d'aboutir à des listes unitaires entre tous les partis de l'extrême gauche en vue des européennes.

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° Entre le recul sur la réforme du lycée, le retrait du texte sur le travail dominical et la grogne des sénateurs sur l'audiovisuel public, pensez-vous que Nicolas Sarkozy commence à perdre la main?


Ce qui est sûr, c'est que les sujets qui fâchent dans la société ne cessent d'augmenter! Victimes de licenciements massifs, juges d'instruction, postiers, profs, salariés de France Télévisions, travailleurs sans-papiers... les secteurs mobilisés ne manquent pas. La manifestation intersyndicale du 29 janvier, qui va surtout porter sur la question du pouvoir d'achat, permettra de faire cause commune. C'est un temps de convergence pour exprimer le sentiment plus large d'un ras-le-bol vis-à-vis d'un gouvernement qui continue de bichonner le système capitaliste, malgré la crise, de diminuer les protections sociales et nos libertés. En face, nous avons besoin de résister ensemble mais aussi de construire une perspective politique alternative. Je sens de la révolte, et elle est légitime. Non seulement les dégâts sociaux liés à la politique du gouvernement et à la crise du capitalisme sont immenses, mais le mépris du chef de l'Etat, y compris à l'égard des mouvements sociaux, n'est pas supportable.


° Vous pensez comme certains de vos camarades que ça peut exploser en France?


Je ne fais pas partie de ceux qui croient toujours que la révolution est pour demain... Mais on ne sait jamais à quel moment cela explose. Avant mai 68 ou les grandes grèves de décembre 1995, personne n'avait rien vu venir. Ce qui est sûr, c'est que le ferment social et la profondeur de la contestation sociale sont là et peuvent produire un mouvement d'ampleur. Il est souhaitable que "ça pète", qu'il y ait un mouvement extrêmement fort, populaire, qui mette un coup d'arrêt à la politique de Sarkozy. Et au-delà, à ce chemin d'accompagnement du libéralisme économique et de l'ordre dominant, qui nous mène dans le mur depuis trop longtemps.

° Donc vous croyez beaucoup à la mobilisation du 29 janvier?


Il y a un potentiel même si rien n'indique que ce sera un raz-de-marée. Mais c'est souhaitable. D'autant que pour la première fois depuis longtemps, c'est un moment unitaire, où vont converger différentes mobilisations sectorielles. Ceci dit, il n'y a pas de proportionnalité absolue entre les motifs réels de se révolter, et la réalité de ce que cela produit en termes de mobilisation. Ce n'est pas la météo!

"Incompréhensible qu'on ne parvienne pas à un accord pour les Européennes"

° Vous venez de vous engager dans une nouvelle structure à la gauche de la gauche, la Fédération pour une alternative sociale et écologique, expliquez-nous.


Ce n'est pas un parti politique mais cette fédération vise au rassemblement de toutes les forces de la gauche alternative. Elle plaide pour un front commun large, avec le NPA, le PG, le PCF, les alternatifs, les collectifs antilibéraux, les alters-écolos.... Réussir ce rassemblement permettrait d'ouvrir une perspective politique. Chacun est trop petit aujourd'hui pour peser seul. La Fédération est un espace qui veut donner de l'écho à l'aspiration unitaire.

° Comment les leaders des autres partis apprécient votre démarche?
 


Il faut leur demander! On a des contacts avec tous, mais c'est une période compliquée. Puis, il y a différents niveaux. D'abord, on travaille à tout ce qu'on peut faire ensemble pour résister en ce moment au gouvernement. Et puis il y a un deuxième temps, celui des échéances électorales. Les Européennes de juin représentent une élection importante, où il est possible de faire des listes communes larges, qui créent l'événement.

° A l'image de ce qu'on fait les écologistes...


Un peu, même si j'aurais préféré que José Bové (qui a rejoint le rassemblement écologiste) soit avec nous.... Le rassemblement des écolos se fait sur la base d'un repli sur les enjeux environnementaux qui, s'ils sont absolument cruciaux, doivent s'articuler avec un changement radial sur le plan économique, avec une remise en cause de la logique du profit. Les listes d'un front large d'une gauche digne de ce nom pourraient porter ce projet plus global. Sur le fond et stratégiquement, les bases d'un accord existent. En termes de contenu, on sait que les convergences sont infiniment plus importantes que les clivages. Nous avons pu le tester à l'occasion de la campagne contre le traité constitutionnel européen en 2005. Sur la stratégie, on est également sur la même longueur d'onde car à l'échelle européenne, il n'est absolument pas question de gouverner avec la sociale démocratie, qui travaille avec la droite! Cela répond à la question du NPA qui interpelle toujours sur les alliances avec le PS. Là, il n'y a pas d'ambiguïté possible. Ce serait donc complètement incompréhensible qu'on ne parvienne pas à un accord. Il en va de notre lisibilité et de notre crédibilité.

° Comment jugez-vous cet émiettement à la gauche de la gauche depuis quelques mois?


Sommes-nous toujours dans une phase de décomposition de la gauche de la gauche ou à l'orée d'une grande recomposition? C'est difficile aujourd'hui, sans trop de recul, de savoir ou l'on se situe exactement. Mais dans tous les cas, reconstituer des pôles politiques cohérents, avec des formes nouvelles, ça prend du temps. Rien ne vaut d'y renoncer.

"La promotion d'Hamon fait partie des choses étranges du PS"

° On vous annonçait au NPA, et finalement, vous n'y allez pas...


J'ai dialogué avec le NPA dès le début du processus. Olivier Besancenot est un porte-parole populaire et efficace. Par ailleurs, au moment où la LCR a lancé le NPA, elle était la seule à avancer une proposition politique nouvelle. Autre point non négligeable, le NPA draine une nouvelle génération militante. Ce n'est pas du luxe dans notre espace politique. Mais le NPA, pour de multiples raisons et notamment celle du poids de la culture de la LCR en son sein, ne rassemble pas l'ensemble de la gauche de la gauche à lui seul. Cela a des implications sur ses conceptions stratégiques et son programme. Et depuis, Jean-Luc Mélenchon est sorti du PS pour créer le Parti de Gauche et différents courants politiques ont lancé la Fédération.

° Il y a déjà eu des tentatives de rassemblement à l'extrême-gauche, elles ont achoppé. Pour quelles raisons?


Il y a de réels enjeux de stratégie, avec les uns qui insistent sur la nécessité de constituer des majorités, et les autres qui revendiquent d'abord et avant tout l'indépendance vis-à-vis du PS. Je pense pour ma part que les deux termes sont importants. Mais il y a aussi des histoires de "boutiques". Les organisations constituées ne se dépassent pas en claquant des doigts. Les questions de leaderships jouent également: chacun veut rassembler mais autour de lui... Ce n'est pas qu'un problème d'égo car la question du leadership va avec celle de la culture politique. Au fond, chacun veut imposer la sienne aux autres quand il faudrait mêler le meilleur de toutes les traditions.

° Revenons au PS, d'ici 2012, vous pensez pouvoir vous entendre avec lui?


Ce n'est pas mon état d'esprit. Aujourd'hui, deux grandes orientations existent à gauche et l'autre gauche, la nôtre, n'est pas soluble dans le projet politique actuel des socialistes.

° Pourtant Martine Aubry promet un PS plus à gauche...


Je retiens surtout une chose du congrès du PS: les trois motions, qui présentaient de grandes similitudes en termes d'orientation politique, ont récolté 80% des voix. Elles portaient un programme d'accompagnement du libéralisme économique. La focalisation des médias sur les querelles de personnes a masqué la clarté et l'unité de l'orientation du PS. Il n'y a qu'à lire la dernière Charte adoptée par ce parti. Après, que ce soit Pierre, Paul ou Jacques, qui dirige le PS, cela ne change pas son orientation politique. Même si je me réjouirais toujours de celles et ceux qui, en son sein, portent les discours les plus progressistes et se targuent d'être plus à gauche.

° Mais la promotion de Benoît Hamon, leader de l'aile gauche du PS, c'est un signe...


Quand je l'entends, en effet, ça me parle davantage que quand j'entends les autres! C'est clair. Mais sa promotion fait partie des choses étranges du PS. Il a proposé la seule motion différente des autres, qui a recueilli 20% des voix. Et ensuite il est nommé porte-parole du PS. Pour moi, ça veut dire que quelque chose tourne bizarrement au PS.



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Published by Clémentine Autain - dans Projet de Fédération à gauche
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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 18:55

Une fédération de citoyen-ne-s et de forces pour une
alternative sociale et écologique

Les Alternatifs, la Coordination Nationale des Collectifs Unitaires
(CNCU), l'Association des Communistes Unitaires (ACU), le Mai, Écologie
Solidaire, AlterÉkolo, Alternative-Démocratie-Socialisme (ADS), des
militant-e-s du mouvement social, des élu-e-s, s'engagent ensemble
pour créer un espace ouvert, une Fédération de citoyen-ne-s et de forces
rassemblant des histoires et des cultures différentes de la gauche de
transformation sociale et écologique.

Face à la crise de la mondialisation financière,
face à la montée des périls sur
l'environnement, de multiples horizons, monte l'exigence d'une autre
organisation sociale porteuse d'un nouveau mode de développement appuyé sur
l'émancipation humaine et par la préservation de l'environnement de nouveaux
rapports à la nature.

La gauche est aujourd'hui dans l'impasse.

Ni un PS déconsidéré, ni des forces
antilibérales éparpillées et impuissantes ne sont en capacité de reconstruire
l'espoir. Pourtant dans leur diversité et avec leur richesse des combats sociaux et
citoyens cherchent à s'exprimer sur le terrain politique. Ils représentent une
grande partie des forces capables de construire une convergence politique pour
la transformation sociale, écologique, démocratique, féministe et antiraciste.

L'expérience nous a montré qu'aucune structure existante ne peut à elle seule
faire bouger les lignes et rassembler autour d'elle toutes les forces de la gauche
d'alternative.


Devant cette situation de multiples initiatives, telle que la création
du NPA ou celle du Parti de gauche témoignent des recherches existantes, mais
ne permettent pas encore le cadre commun que nous appelons de nos voeux.
Bâtir une alternative qui rende possible l'intervention citoyenne dans toute la
sphère politique suppose entre autres de rassembler tous les courants de la
gauche de transformation sociale et écologique. Ce rassemblement pluraliste,
fort de la confrontation des différentes cultures existantes, permettra d'élaborer
un projet politique commun tout en développant la dynamique politique auquel il
doit correspondre et de se donner les moyens du combat politique. Convaincre
toutes les composantes de la nécessité de ce rassemblement n'est pas une tâche
aisée et peut prendre du temps ; mais c'est dès maintenant que nous décidons
de fédérer nos énergies.

Nous avons en commun

Nous avons en commun de penser que la refondation de la gauche passe par la
réinvention des rapports entre forces politiques et mouvement social,
mobilisation et institutions.

Nous avons en commun de penser que l'humanité est parvenue à un moment
périlleux où accroissement des inégalités, chômage, misère, pollution, problèmes
climatiques, difficultés d'accès aux ressources se mêlent inextricablement et
s'amplifient mutuellement. Les urgences sociale et écologique ne peuvent être
traitées séparément et on ne peut répondre ni à l'une ni à l'autre sans remise en
cause du capitalisme. Il faut inventer un nouveau mode de développement
rompant avec le productivisme.

Nous avons en commun de penser que la société ne peut vivre sur la base d'une
égalité de principe démentie chaque jour par les faits. La lutte contre les
discriminations doit être au centre des préoccupations sociales et politiques.
Nous savons que nous avons du chemin à faire sur cette question. Comme sur
bien d'autres. Au moins, nous nous y attelons.


Nous prenons l'initiative du lancement dès à présent d'une fédération de
citoyen-ne-s et de forces.


Elle ne prétend pas être seule la force de
transformation sociale et écologique si nécessaire, ni le noyau autour
duquel cette force se construira, mais nous voulons contribuer à lui
donner corps. Pour nous, la diversité de la fédération est sa force. Nous
proposons donc qu'elle soit un outil pour rassembler largement et soit
ouverte à tous les courants, tout-e-s les militant-e-s qui veulent une
force politique nouvelle.


D'ores et déjà nous lançons un appel au plus grand nombre d'acteurs du
mouvement social et politique, du monde de la culture de la recherche, du
syndicalisme, de l'écologie pour travailler avec nous à cette première étape de
rassemblement.


Cette démarche va s'ancrer dans les villes et les départements, à travers la mise
en commun de nos forces et moyens et des forums publics permettant de traiter
y compris les questions qui peuvent fâcher. Des outils communs vont être mis en
place.

Un Comité provisoire, d'initiatives et d'actions,

ouvert à celles et ceux qui le souhaitent, se met en place pour impulser l'activité de la fédération.

  ° Site de la Fédération: http://lafederation.org

   ° Une réaction interessante, celle de Christian Piquet
            du courant "Unir" au sein de la Lcr


   ° Voir mon article précedant

     °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
 Le point de vue du M'PEP

APRES LA CREATION DE LA FEDERATION, PROGRES DE L’UNION DE LA GAUCHE DE GAUCHE

Vers un Front de gauche ?

Par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP)

Le 25 décembre 2008.

Résumé

Pour lire l’intégralité du texte ou l’imprimer, cliquez ici

Le 29 novembre 2008, deux parlementaires membres du Parti socialiste lançaient le Parti de gauche et quittaient le PS. Le 17 décembre, la création de la « Fédération de citoyen-es et de forces pour une alternative sociale et écologique » était annoncée. La création de ces deux structures ajoute-t-elle à la dispersion de la gauche ? C’est exactement l’inverse puisque ces forces sont constituées de plusieurs organisations qui vont se dissoudre ou établir des modes de travail en commun au sein d’une même organisation.

Sans attendre, il faut maintenant que le Parti de gauche, la Fédération, le PCF, le M’PEP, le NPA, et d’autres encore, se rencontrent, se parlent, et s’engagent dès maintenant dans la bataille des européennes.


Ces élections européennes, en effet, auront un double enjeu :


° être le référendum sur le Traité de Lisbonne dont ont été privés les Français par les forces pro-système (UMP, MoDem, majorité des Verts et du PS)

 ° et être l’instrument de la sanction contre les responsables de la crise.


       Dès le début de l’année 2009, la campagne doit être lancée tambour battant. Pas un instant n’est à perdre. Tous ceux qui souffrent de la crise – chômeurs et précaires, salariés au chômage technique ou menacés de licenciements… - pourront saisir l’occasion de ces élections pour sanctionner les responsables de la crise, qu’ils soient à Paris, Berlin, Rome, Londres ou Bruxelles.


Le M’PEP propose:


1.- Mise en place, le plus rapidement possible, d’un « comité de coordination » du « Front de gauche », rassemblant les Alternatifs, le PCF, les Communistes unitaires, le M’PEP, le Parti de gauche, les Verts de gauche, la Coordination nationale des collectifs unitaires…

2.- Le M’PEP, qui vient de rencontrer le Parti de gauche, va demander à rencontrer les autres partis concernés par la bataille des européennes. Il présentera ses propositions pour sortir de la crise : bouclier environnemental, bouclier social, droit opposable à l’emploi, sortie de l’Union européenne des 27 et son remplacent par une véritable union des peuples et nations de toute l’Europe, mesures protectionnistes universalistes inspirées de la Charte de La Havane de 1948, démantèlement des marchés financiers…


Pour lire l’intégralité du texte ou l’imprimer, cliquez ici



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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 08:21
      Samedi 13/12/08 - de 19h à 24h, au "coeur défense - à Paris
                réunion publique pour débattre
           d"une "nouvelle force politique à gauche"


Appel à tous ceux qui souhaient une nouvelle force politique à gauche":

" En cette période de redéfinition de la gauche, nous (*) vous invitons à débattre de la création de la force politique unitaire, antilibérale et pour la transformation sociale

Engagés franchement à gauche, nous croyons temps de dépasser nos anciens clivages et nos récentes déchirures. Nous ne pouvons plus rester éparpillés, morcelés alors que l'essentiel nous réunit: la volonté de changer de logique et de système, de contester le capitalisme et l'ordre marchand.

L'espérance et les luttes sociales ont besoin de voix politiques

Nous connaissons nos différences. Si il n'y en avait pas, la question de la convergeance ne se poserait pas. La gauche pour la transformation sociale est faite de courants divers. Ensemble, nous pouvons être majoritaires à gauche. Il est difficile mais raisonnable de rassembler dans un même mouvement les communistes, les écologistes de gauche, les féministes, les troskistes, les républicains, les altermondialistes, les militants de la culture et ceux de l'éducation populaire, les antiracistes, les syndicalistes, ...

Tous ensemble, nous sommes la gauche

      Nous vous invitons à cette soirée de débats et de prises de paroles...
      Musique et vin rouge seront également au programme

Ont annoncé leur participation:
Clémentine Autin, François Asensi, Patrick Braouzec, Martine Billard, Paul Chemetov, Francis Combes, Pierre Cours Salies, Olivier Frachon, Jean-Claude Gayssot, Dominique Grador, Roland Mérieux, Jacques Perreux, Christian Piquet, Patricia Latour, Yves Salesse, Denis Sieffert, Claire Villiers, ...

    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Commentaire perso:

 Une initiative d'importance, après celle du Parti de Gauche. Si j'étais disponible, j'y serai allé.
Je vous invite à y aller, d'autant que  les intervenants sont, pour l'essentiel des signataires de l'Appel à Gauche de Politis, à commencer par le Directeur de Politis, Denis Sieffert et d'autres dont j'apprécie la démarche

Questions que j'aimerai poser aux intervenants de cette soirée perinente, car plurielle, à un moment où certains tentent de verouiller des apparails politiques:

 - S'agit-il de créer une autre organisation, en plus, à côté du Pati de Gauche de Mélanchon-Dolez ?
 - S'agit-il de contribuer à une convergeance organisationnelle avec le PdG?
 - Comment, dans l'immédiat, renforcer le Front progressiste qui s'engage pour les prochaines élections européennes de Juin 09?

  
Réllexions personnelles sur la création du Parti de Gauche

    
et sur le projet de Fédération
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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 11:51
Communiqué des animateurs des Alternatifs, de l'Association des Communistes Unitaires, de la Coordination des Collectifs unitaires pour une alternative au libéralisme se sont réunis le mercredi 15 octobre, en présence d'observateurs d'Alterékolo et d'Ecologie Solidaire.

°Tous se félicitent du succès de la réunion organisée par Politis le 11 octobre et de la
perspective des Assises du changement pour début 2009
.

°
  Ils ont constaté aussi que l’aspiration à la constitution d'une nouvelle force politique de transformation
sociale et écologique s’est puissamment exprimée lors de cette assemblée.

° L'idée de franchir une première étape en ce sens, à travers la création d'une
"fédération de forces et de militants", dont l'intitulé fait partie du débat, intéresse
largement.


"Une fédération de forces et de militants"?

            
   Les réflexions ont commencé, dans diverses villes et départements ; de fait, le
processus de discussion est d’ores et déjà engagé en faveur d’une « fédération de
forces et de militants », dont il est de plus en plus demandé quels contours et
quelles formes de vie collective elle pourrait avoir.

         
Il est souhaitable que les animateurs des divers courants, réseaux, organisations et
les militant-e-s des combats sociaux, écologiques, féministes, altermondialistes et
antiracistes discutent d’une telle démarche de construction, évolutive, largement
ouverte à toutes personnes et aux forces et courants de la gauche de transformation
sociale et écologique.

    
   Il s’agit que toutes celles et tous ceux qui veulent partager ces objectifs se
concertent et se rassemblent localement,
participent d’ores et déjà à des actions
communes et tiennent des réunions communes dans les villes, département et
régions, pour que ce projet commun puisse être largement débattu. Les formes de
lancement et de développement d’un tel processus, ouvert et transparent, doivent
être discutées et précisées par le plus possible de forces et de militant-e-s
Des contributions individuelles ou collectives devraient, dans les semaines qui
viennent, permettre que la discussion soit la plus collective et la plus large possible.

     
Il a été convenu de mettre en place des réunions régulières, ouvertes, permettant de
faire le point sur les discussions en cours.

Le 20 octobre 2008

La coordination des collectifs unitaires : http://www.CNCU.org/
Les Alternatifs : http://www.alternatifs.org/
Les communistes unitaires : http://www.communistesunitaires.net
Les alter Ekolo : http://alter.ekolo.eu
Ecologie solidaire http://ecologie-solidaire.org


               ++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Personnellement, je trouve cette démarche interessante,
      à condition de la laisser en permanence ouverte à d'autres forces et mouvements, car je ne souhaite pas la création d'un niemmme parti à gauche. "Fédérer", c'est rassembler, dans la plus large diversité, sur une base claire, celle de la transformation sociale, pour dépasser la logique capitaliste et non s'y couler. C'est vouloir rassembler avec l'objectif d'un mouvement social et électoral majoritaire, pour réellement changer les choses en France, mais aussi au sein de l'Union Européenne, et à l'échelle des relations dans ce monde. Je suis disponible pour y réfléchir, lors de réunions. J'en ai proposé une pour la Charente-Maritime.

Aujourd'hui ( 17/12/2008), je m'interroge sur la création de cette "fédération", en plus et à côté des autres organisations: PCF, PG; NPA, ...C'est une Fédération "ouverte", une "première étape" disent ses promoteurs.
A voir, je ne suis pas convaicu, aujourd'hui,  que ce soit la bonne méthode que de créer encore une autre organisation, fut-elle "souple", au risque d'éparpiller encore plus le champ politique?

   Voir à ce propos la réaction de Christian Piquet ( courant "Unir" de la Lcr)

             +++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Voici un autre autre avis qui porte appréciation des conclusions de la Journée du 11/10:

Pour aider à la compréhension de chacun

Les termes du débat PAR Denis Sieffert

jeudi 23 octobre 2008

 


Au lendemain de la réunion du 11 octobre, tout le monde est d’accord sur la nécessité d’une force politique nouvelle. Des structures se mettent en place dans la perspective d’Assises pour le changement, début 2009.

 

Lire aussi la Déclaration de principes / Ecouter les sons des débats

        Après le succès unanimement salué par tous les participants de la réunion nationale des signataires de l’Appel de Politis, le débat se poursuit par sites, blogs et journaux interposés, tandis que les structures chargées de gérer la suite du processus se mettent en place. Si un point au moins fait l’unanimité, c’est le constat du ­double succès de la journée du 11 octobre à Gennevilliers, tant en regard de l’audience (700 participants) que de la qualité des débats.


         Ce qui n’empêche pas des ana­lyses différentes de transparaître dans les comptes rendus qu’en font les uns et les autres.

 

La principale tension porte sur le calendrier.


   - Dans Cerises, le journal des Communistes unitaires, Gilles Alfonsi souligne que « le problème de la conception de la construction politique a été au cœur des interventions ». Il s’interroge : « Quelle place pour les non-encartés ? Quelle relation avec les organisations existantes, avec la volonté de les appeler à construire ensemble, qu’il s’agisse du NPA ou du PCF ? » Il pose le problème de la forme politique à venir : « Un parti ? Un mouvement ? Un cartel de partis ? Un parti-mouvement ? » Et il conclut : « Un cadre permanent est donc posé, ce qui était l’enjeu principal de la réunion. La question est que l’unité à tout prix ne conduise pas à se contenter d'attendre

    - Christian Piquet (courant Unir de la LCR) reconnaît tout autant que la « rencontre a révélé […] l’aspiration d’une large fraction des participants à avancer vers une nouvelle force politique », mais il considère que « précipiter inconsidérément les rythmes ne conduirait qu’à une nouvelle impasse ». Selon lui, « tenter d’annexer l’appel à un projet de constitution […] d’un nouveau mouvement aurait inévitablement réduit sa surface, morcelé davantage la gauche antilibérale, et brisé net l’élan ».


   - Le succès de la journée est également salué par les Alternatifs, qui constatent que « l’aspiration à la constitution d’une nouvelle force politique de transformation sociale et écologique s’est puissamment exprimée lors de cette assemblée ». Pour eux, « l’idée de franchir une première étape en ce sens, à travers la création d’une fédération de forces et de militants […], intéresse largement ».


    - De son côté, Mars-Gauche républicaine note que, « tout en rappelant la nécessité que la gauche de transformation se dote à terme d’une force unitaire, l’assemblée a su également comprendre que le processus est loin d’avoir fait le plein ». Pour ce courant, le « Pacte » proposé par Politis constitue « les prémices d’un plus large front ouvert à tous les partis, sensibilités, courants, acteurs du mouvement social, d’associations ou simples citoyens qui se reconnaissent dans la gauche de transformation ».

 

      Au total, si tout le monde est d’accord sur la « nécessité d’une force politique » nouvelle – ce sont d’ailleurs les termes repris dans un amendement à la Déclaration de principes adopté au terme de la réunion de Gennevilliers –, les uns auraient vu d’un bon œil que les signataires présents le 11 octobre passent à l’acte sans attendre, tandis que les autres souhaitent laisser passer les congrès qui auront lieu d’ici à fin janvier [1] et considérer le ­paysage politique qui en sortira.


      C’est ce point de vue qui a finalement prévalu. Ce qui n’invalide pas la question de fond qui est posée : quelle nouvelle force politique, et quand ? Des Assises pour le changement, début 2009, auront évidemment à se saisir de ce débat. D’ici là, le bureau d’animation aura ouvert certains chantiers [2]. Et une démarche aura été menée pour des listes unitaires aux européennes en direction de tous les partis et organisations qui avaient appelé à voter « non » lors du référendum de mai 2005.

Notes

[1] Les Alternatifs, les 7, 8 et 9 novembre ; PS, les 14, 15 et 16 novembre ; assemblée fédérale des Verts, les 5 et 6 décembre ; PCF, du 11 au 14 décembre ; LCR en janvier.

[2] Le bureau d’animation est quasiment constitué. Il pourrait se mettre au travail vers la mi-novembre.

                 ++++++++++++++++++++++++++++++++++++


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  • : Henri MOULINIER
  • Henri MOULINIER
  • : Espace de débat pour contribuer à l'élargissement du Front de gauche, la victoire de la gauche pour une réelle alternative au néolibéralisme et au capitalisme
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  • henri Moulinier
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
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