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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 10:19

 

Objet : Rémunération de la commission !!! Jospin devait sortir de la vie politique....Encore nos sous qui partent en fumée, quelle honte !!!! 

Le Président de la République François Hollande a créé une commission de rénovation et de déontologie de la vie publique. Cette commission est chargée de proposer les réformes à répondre aux préoccupations exprimées par le Président dans une lettre, et de formuler toutes les autres recommandations qu' elle jugera utiles. Elle a remis son rapport au Président de la République en novembre 2012.

La liste des membres de la commission :

M. Lionel Jospin, ancien Premier ministre, est nommé président de la commission instituée par le présent décret.

Sont nommés membres de la commission :

M. Olivier Schrameck, président de section au Conseil d'Etat ;

Mme Chantal Arens, présidente du Tribunal de Grande Instance de Paris ;

Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ancienne ministre ;

Mme Julie Benetti, professeure à l'université de Reims ;

M. Jean-Claude Casanova, membre de l'Institut, président de la Fondation nationale des sciences politiques ;

M. Jean-Pierre Duport, préfet de région honoraire ;

M. Jean-Louis Gallet, conseiller à la Cour de Cassation, vice-président du Tribunal des Conflits ;

Mme Marie-Christine Lepetit, chef du service de l'Inspection générale des finances ;

Mme Wanda Mastor, professeure à l'université Toulouse-I ;

M. Ferdinand Melin-Soucramanien, professeur à l'université Bordeaux-IV ;

Mme Agnès Roblot-Troizier, professeure à l'université d'Evry ;

M. Dominique Rousseau, professeur à l'université Paris-I ;

Mme Hélène Ruiz-Fabri, professeure à l'université Paris-I.

Est nommé rapporteur général de la commission : M. Alain Ménéménisconseiller d'Etat.

 Ce qu'il faut savoir:

Monsieur Jospin sera rémunéré à hauteur de 122 000 euros pour ce travail difficile, Madame Bachelot 92 000 euros et les autres auront 80 000 euros. La presse bienveillante n en parle pas… 

Mais ce n est pas tout : Il est écrit dans le décret n° 2012-875 "La commission peut,entendre ou consulter toute personne de son choix. Ces personnes nommées « Consultant » toucheront une indemnité de 35 000 euros pour leurs conseils". 34 ont déjà été nommés dont voici deux noms :

- Mme Sylviane Agacinski, philosophe épouse de Mr Jospin

- Mr Pierre Bachelot, fils de Mme Bachelot

2 444 000 euros !

La commission va coûter au contribuable : 2 444 000 euros sans compter les frais annexes de ces personnes.

Le " président normal " fait travailler ses copains et copines, pendant que vous, vous allez payer encore plus de TAXES et IMPÔTS. Ceci illustre une fois de plus la politique de réduction du train de vie de l' Etat !

 

 

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 08:31

 

Ségolène Royal se lâche après sa lourde défaite aux élections législatives de La Rochelle-Ré. On peut comprendre sa réaction. Elle a été humiliée, dit-elle. On le serait à moins. Humainement, je peux comprendre sa réaction.

Cela dit, quand elle affirme que c'est une humiliation "imméritée", je pense qu'il est dangereux de ne voir que la faute des autres: celle de Valérie Trierweiler et de son tweet, celle "d'une convergeance d'intérêt entre la droite et la gauche dissidente".

Ségolène Royal ne doit-elle pas balayer devant sa porte?

Je pense qu'une analyse lucide de sa part s'impose. C'est une femme intelligente, motivée, qui réalise de belles choses comme Présidente de Notre Région Poitou-Charente. Mais, elle ne peut tout ramener à la faute des autres. Seule contre tous, ou presque. Car Olivier Falorni a été (bien) élu par plus de 65 % des voix, ce qui mérite réflexion!

Maxime Bono, Maire de La Rochelle, le député sortant a souhaité passer la main, non-cumul des mandats oblige. Légitime démarche. Mais n'a-t-il pas sous-estimé l'aspiration démocratique des adhérent-e-s du Parti Socialiste, qui se sont vus interdits de vote interne pour désigner leur candidat-e? Et cela après des primaires socialistes très ouvertes, exercice de démocratie plutôt réussi. Belle contradiction. Et un résultat qui, sur La Rochelle et la circonscription, n'était pas favorable à Ségolène Royal, loin de là, si mes souvenirs sont bons, lors de ces primaires.

Ségolène Royal et Maxime Bono auraient y réfléchir. 

Je pense que la première réaction est venue de nombreux militant-e-s socialistes locaux. Ce n'est donc pas une démarche concertée avec la droite. Même si celle-ci en a rajouté, comme le Président du Conseil Général en appelant à voter contre Ségolène Royal et pour O. Falorni.

Et puis, Ségolène Royal ne doit-elle pas réfléchir à son attitude personnelle?

 Sait-elle réellement écouter les autres, partager les décisions? N'a-t-elle pas été victime d'un phénomène de rejet? Il est bien de savoir écouter autour de soi! 

Quoi qu'il en soit, pour Ségolène Royal, "arrêter ? C'est impensable. J'ai trente ans de vie politique. C'est ma passion"., rapporte l'AFP, dans l'article ci-dessous. La politique est certe une affaire de motivation: celle de défendre des valeurs, des propositions politiques, de contribuer au débat citoyen. Mais pour autant, ce n'est pas un métier, un dû, un droit seigneurial. Et puis, la question du cumul de mandats, de la durée des mandats, se pose. J'en ai fait une modeste expérience. 

On ne se sert pas de la politique pour faire carrière. Quelle bévue de Ségolène Royal, pour ne pas dire plus, que d'annoncer qu'elle était candidate à La Rochelle pour avoir ... le perchoir de l'Assemblée Nationale à Paris!!! ...Petits rochelais, je viens me présenter chez vous, mais c'est pour avoir la Présidence de l'Assemblée Nationale!

Quelle manque de modestie, de respect des électeurs!

Oui, la politique est une belle chose, quand elle est faite pour être utile aux citoyen-ne-s, quand elle plonge ses pratiques dans la démocratie au quotidien et pas seulement dans un discours sur la "démocratie participative"! Attention à la "divinisation" des élu-e-s, qui peuvent finir par avoir la grosse tête, ne plus avoir les pieds sur terre, la modestie qui doit habiter hommes et femmes. Il n'y a pas de sauveur suprême ...!

Mais ce n'est qu'un humble avis.

Henri Moulinier 

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Selon l'A.F.P.

Ségolène Royal: la défaite de La Rochelle est une humiliation imméritée

Ségolène Royal estime que sa défaite à La Rochelle aux élections législatives de juin dernier est une humiliation violente imméritée, selon des déclarations faites en Afrique du Sud et publiées lundi par Le Figaro.

"La Rochelle, c'est une injustice. Un crash. Un accident de parcours. Je ne mérite pas ça", assure Ségolène Royal, au Cap où elle a assisté au congrès de l'Internationale Socialiste. "Subir une humiliation comme cela, sous plusieurs angles, c'est violent", dit-elle encore.

Le Figaro explique que la formule "sous plusieurs angles" se réfère au fait que "la défaite politique a été doublée d'un tweet de soutien à Falorni signé de Valérie Trierweiler". La compagne de François Hollande a en effet envoyé un tweet de soutien à Olivier Falorni, le candidat socialiste dissident qui a battu Ségolène Royal.

"Ca reste un double choc", explique-t-elle.

Il n'était donc pas question pour elle de revenir à La Rochelle pour l'université d'été du PS le mois dernier. "J'aurais été pourchassée par les médias. Tout le monde m'aurait guettée, scrutée", assure-t-elle.

A propos de sa défaite, Ségolène Royal estime" qu'elle a été victime d'une "convergence d'intérêts entre la droite et la gauche dissidente" que Maxime Bono, le maire de La Rochelle qui lui a proposé sa circonscription et elle n'avaient pas anticipée.

"Je ne vais pas entrer au couvent!", ironise Ségolène Royal à propos de son avenir. Mais, dit-elle, "je ne veux pas qu'on parle d'un point de chute, c'est dégradant. (...) Je n'ai pas besoin d'un lot de consolation".

Quoiqu'il en soit, pour Ségolène Royal, "arrêter ? C'est impensable. J'ai trente ans de vie politique. C'est ma passion".

 AFP - 3/9/12

 

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 10:34

 

Le 2e tour des élections législatives a confirmé la poussée à gauche, dans la foulé de l’élection de F. Hollande. Le PS et ses proches alliés ont une majorité absolue de députés. Ils ont donc, aujourd’hui, tous les pouvoirs politiques : Présidence, majorité à l’Assemblée Nationale et au Sénat, quasi-totalité des Présidences de Région, majorité des présidences de Conseils Généraux. Le Front de gauche n’obtient que 10 députés : en baisse sur 2007, alors qu’il fait plus de voix que le seul PCF en 2007.

Le PS a aujourd’hui tous les moyens de mener sa politique

* Il a la possibilité de faire adopter les 60 propositions du candidat F. Hollande. Nous pouvons cependant mesurer les limites de ces propositions, que F Hollande et le PS n’ont pas voulu discuter avec le Front de gauche. On commence à voir ces limites: le "coup de pouce" pour le SMIC: + 2 %. 

François Hollande: "Il n'y a pas de crainte à avoir" pour les marchés financiers !?

Les 60 mesures de Fr. Hollande: décryptage des contradictions

* Le Front de gauche, dans ces conditions, ne peut ni ne veut participer au gouvernement. Il doit tout faire pour que les victoires remportées par la gauche, auxquelles le Front de gauche a contribué, répondent aux espoirs qu’elles ont suscitées.

* Il est clair qu’en l’état actuel, le projet de F. Hollande nécessite des inflexions profondes pour répondre à ces espoirs. Le Front de gauche se doit d’être une force d’action et de construction positive. En ce sens, il doit favoriser l’intervention citoyenne pour obtenir des avancées.

Le Front de gauche a de l’avenir

Il doit continuer, s’élargir à d’autres formations politiques, aux citoyen-ne-s, aux syndicalistes, militants associatifs, féministes, … qui y ont toute leur place aux côtés des forces politiques qui le composent aujourd’hui. Les Assemblées citoyennes, largement ouvertes, sont des lieux ouverts de discussion du Front de gauche.

Et à La Rochelle, après la lourde défaite de Ségolène Royal ?

* Son parachutage sans le vote des adhérent-e-s du PS a catalysé une réaction vive, à commencer par nombre de militants socialistes.

     Législatives à La Rochelle-Ré: Royal, Falorni ou blanc ? Ouvrons le débat

* Sa défaite est sans appel, au profit d’un autre candidat, Olivier Falorni, ancien Secrétaire fédéral du PS, exclus du PS.

C’est une déroute, à laquelle des électeurs de droite ont participé, mais aussi beaucoup d'électeurs de gauche. Certains cependant n’ont pas encore compris qu’il ne s’agissait pas tant d’une « trahison », comme l’a dit S. Royal, que d’un profond et large rejet de cette candidature à La Rochelle de Ségolène Royal, qui part ailleurs fait à la Région un travail très interessant.

* Reste qu’aujourd’hui, la situation politique rochelaise est tendue ; des rancoeurs fortes existent. Rien ne sera simple pour les prochaines élections municipales. Va-t-on vers 2 listes à gauche, face à la droite?

En attendant : n’attendons pas !

Les enjeux monétaires et européens sont majeurs. Ils exigent une large information, un large débat citoyen qui débouche sur un référendum. Ce que refuse pour le moment F. Hollande. A chacun d’agir ! Nous pouvons signer et faire signer l'appel national pour exiger ce débat citoyen et un référendum:

        Lettre à F. Hollande: non au pacte budgétaire, oui à un référendum

 Henri Moulinier

 

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 19:17

 

LETTRE OUVERTE À FRANÇOIS HOLLANDE 

NON AU « PACTE BUDGÉTAIRE », PAS D’EUROPE SANS CITOYENS ! 

Monsieur le président de la République,

Lors de la campagne électorale, vous avez annoncé votre volonté de renégocier le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, dit Pacte budgétaire, signé par Nicolas Sarkozy et 24 autres dirigeants européens le 2 mars dernier. 

Ce traité durcit et rendrait irréversibles les politiques d’austérité en Europe en interdisant définitivement tout déficit « structurel » supérieur à 0,5%. Le déficit « structurel », notion incompréhensible des citoyens et fort controversée parmi les économistes, sera évalué de façon arbitraire par les experts de la Commission. Le Pacte budgétaire prévoit des sanctions automatiques contre les pays contrevenants, coupant court à tout débat. L’aide aux pays en difficulté, prévue par le Mécanisme européen de stabilité, sera conditionnée par l’application de plans d’austérité, de privatisation et de libéralisation. Les marchés financiers et les banques, activement soutenus par la BCE, continueraient à imposer leur loi aux gouvernements. L’Europe s’enfoncerait encore plus dans la dépression et le déni de démocratie, et signifierait la misère pour le plus grand nombre. L’extrême droite continuerait à se renforcer jusqu’à imposer ses thèses autoritaires et xénophobes sur les débris de l’Union européenne.

Les dispositions du Pacte de stabilité sont contradictoires avec votre exigence de croissance.

Pour éviter cela vous souhaitez « ajouter un volet sur la croissance » au Pacte budgétaire. La croissance ? Nous ne voulons plus de cette croissance prédatrice et inégalitaire portée par le néolibéralisme. Des appréciations différentes existent parmi nous sur la possibilité et la désirabilité d’une croissance verte. Mais en tout état de cause les mesures d’austérité prises simultanément dans tous les pays ne peuvent qu’aggraver le chômage et bloquer la transition écologique et les dispositions du Pacte de stabilité sont contradictoires avec votre exigence de croissance. Vous savez en outre que les « réformes structurelles » - précarisation du travail, privatisation de la protection sociale et des services publics - sont déjà présentées par la BCE et le FMI comme un passage nécessaire pour « retrouver la croissance ». Pour notre part, nous pensons au contraire que l’Europe doit aujourd’hui porter une ambition sociale et écologique à la mesure des enjeux, en finançant un plan massif pour la préservation des ressources naturelles et la transition énergétique, pour l’emploi et la satisfaction des urgences sociales. Et qu’elle doit se doter à cet effet de politiques fiscale, budgétaire et monétaire infiniment plus ambitieuses et solidaires.

Vous espérez convaincre Angela Merkel et les autres dirigeants d’introduire des « project-bonds » et « euro-bonds » pour financer des grands projets européens. Mais, même si vous y parveniez, le volume de ces emprunts permettra-t-il de compenser significativement l’énorme impact récessif du Pacte ? Et puisque ces emprunts devront être souscrits auprès des marchés financiers, quelles conditions ceux-ci imposeront-ils ?

La mutualisation des dettes européennes, ainsi conçue, ne réduira guère le pouvoir exorbitant de la finance, au contraire. Pour dénouer les liens qui asservissent les États aux marchés financiers, il faut que la BCE puisse racheter massivement les dettes des États membres et financer ceux-ci à des taux faibles pour engager la transition écologique et sociale. Cela implique de corriger une anomalie démocratique : placer la BCE sous contrôle politique des citoyens et de leurs représentants élus. Il faut aussi un véritable budget communautaire et une harmonisation vers le haut des politiques sociales et fiscales européennes. Selon nous, le pacte budgétaire empêcherait d’aller dans ce sens et doit être rejeté. C’est la condition de la nécessaire refondation de l’Europe.

Un débat public et un référendum s'imposent s'imposent

Elle ne peut provenir que d’un que d’un sursaut démocratique des sociétés européennes. C’est pourquoi un débat public s’impose : donner la parole au peuple est un impératif. Des résistances sociales et citoyennes émergent dans de nombreux pays contre les politiques d’austérité. Face à la montée de l’extrême droite il faut d’urgence non pas moins mais plus de participation populaire, plus de démocratie en France et en Europe. Vous pourrez y contribuer en convoquant un référendum pour mettre en débat le traité européen, avec ses éventuels compléments, dont le contenu déterminera l’avenir de l’Europe. Vous donnerez ainsi l’occasion au peuple français d’exprimer ses attentes et d’élaborer ses propositions pour la refondation européenne. Vous encouragerez des démarches similaires dans d’autres pays, pour exprimer la volonté populaire d’un changement en Europe. Vous montrerez que, pour vous comme pour nous, l’Union européenne et l’euro ne retrouveront un avenir que si nous construisons la souveraineté démocratique des peuples européens. 

Pour lire la lettre, consulter les signataires, et la signer : http://www.france.attac.org/lettre-ouverte-francois-hollande-pour-un-referendum-sur-le-pacte-budgetaire

    DIAPORAMA projet de traité européen

Premiers signataires :

Annick Coupé (Solidaires), Jean-Claude Chailley (Résistance sociale), Jean-Baptiste Eyraud (Droit au Logement), David Flacher (Utopia), Jean-Philippe Gasparotto (CGT Caisse des Dépôts), Roland Gori (Appel des appels), Pierre Khalfa (Fondation Copernic), Stéphane Melchiorri (Emmaus International), Damien Millet (CADTM), Martine Noël (Cadac), Jean-Marie Roux (CGT Finances), Henri Sterdyniak (Economistes atterrés), Maya Surduts (CNDF), Aurélie Trouvé (Attac), Sophie Zafari (FSU),

Christophe Alévêque (artiste), Paul Ariès (directeur de rédaction), Nathalie Bajos (chercheure), Nathalie Berta (chercheure), Frédéric Boccara (chercheur), Paul Bouffartigue (chercheur), Jacques Bouteiller (chercheur), Alain Caillé (sociologue), Odile Chagny (chercheure), Gabriel Colletis (chercheur), Antoine Comte (avocat), Pierre Concialdi (chercheur), Philippe Corcuff (chercheur), Laurent Cordonnier (chercheur), Pierre Cours-Salies (chercheur), Thomas Coutrot (Attac), Bernard Defaix (Attac), Keith Dixon (chercheur), Cédric Durand (chercheur), Philippe Enclos (chercheur), Isabelle Ferreras (chercheure), Jean Gadrey (chercheur), François Gèze (éditeur), Jérôme Gleizes (chercheur), Alain Grandjean (chercheur), Susan George (présidente d'honneur d'Attac), François Gèze (éditeur), Gaël Giraud (chercheur), Vincent Glenn (réalisateur), Caroline Guibet-Lafaye (chercheur), Ozgur Gun (chercheur), Nicolas Haeringer (Mouvements), Jean-Marie Harribey (Conseil scientifique d'Attac), Marc Humbert (chercheur), Sabina Issehnane (chercheure), Sophie Jallais (chercheure), Florence Jany-Catrice (chercheure), Nicolas Jounin (chercheur), Catherine Jousse (REP), Sadri Khiari (chercheur), Dany Lang (chercheur), Emmanuel Lazega (chercheur), Frédéric Lebaron (chercheur), Catherine Lebrun (Solidaires), Alain Lipietz (chercheur), Frédéric Lordon (chercheur), Caroline Mécary (Fondation Copernic), Jérôme Maucourant (chercheur), Jacques Le Bohec (chercheur), Claire Le Strat (chercheur), Nathalie Marcu (Les Alternatifs), Christiane Marty (chercheure), Gérard Mauger (chercheur), Dominique Méda (chercheur), Julien Milanesi (chercheur), Patrick Mony (militant associatif), Francine Muel-Dreyfus (chercheure), Frédéric Neyrat (chercheur), Willy Pelletier (Fondation Copernic), Roland Pfefferkorn (chercheur), Alain Policar (chercheur), Dominique Plihon (Conseil scientifique d'Attac), Jean-François Ponsot (chercheur), Edmond Preteceille (chercheur), Philippe Quirion (chercheur), Christophe Ramaux (chercheur), Jacques Rancière (philosophe), Thierry Reygades (FSU), Michel Rousseau (Euromarches), Jeanne Singer (chercheure), Jean-Marc Tagliafarri (Initiatives Dyonisiennes), Lucie Tanguy (chercheure), Annie Thébaud-Mony (Fondation Henri Pézerat), Bernard Teper (Respublica), Bruno Théret (chercheur), André Torre (chercheur), Maryse Tripier (chercheure), Sylvette Uzan-Chomat (SNU Pôle Emploi), Patrick Viveret (philosophe), Philippe Zarifian (chercheur), Elisabeth Zucker (chercheure) 

Gilles Alfonsi (Association des Communistes Unitaires), François Asensi (Fase), Clémentine Autain (FASE), Francine Bavay (Conseillère régionale EELV), Farid Bennaï (Fase), Olivier Besancenot (NPA), Martine Billard (Parti de Gauche), Patrick Braouezec (Fase), Chantal Dhoukar (conseillère fédérale EELV), Jean-Claude Eyraud (Fase), Guillaume Floris (Gauche Anticapitaliste), Jacqueline Fraysse (Fase), Jacques Généreux (Parti de Gauche), Pierre Laurent (PCF), Nathalie Marcu (Les Alternatifs), Myriam Martin (Gauche anticapitaliste), Pierre Minnaert (conseiller fédéral EELV), Jean-Jacques Paris (ANECR), Francis Parny (PCF), Jean-François Pelissier (Alternatifs), Christian Piquet (Gauche unitaire), Christine Poupin (NPA), Stéphanie Treillet (Convergence et Alternative)

 

 

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 20:41

Le premier tour des élections législatives passé, le temps est maintenant au vote du second tour pour se débarasser de la droite et faire barrage à l'extrême-droite, partout en France, où cela est encore possible et permettre à la gauche d'être majoritaire à l'Assemblée Nationale, avec unn groupe Front de gauche consistant, garant de réels changements à gauche.il s'agit aussi de tirer de premières leçons du 1er tour.

Bipolarisation et vote utile

Au plan national, les 2 grands partis récupèrent plus de 30 % des voix. La bipolarisation est le produit de cette Constitution monarchique actuelle de la France. La réduction de la durée du mandat présidentiel à 5 ans, comme pour les législatives, a conduit à présidentialiser encore plus le régime politique. Merci Lionel Jospin ! Cela réduit, aux yeux des électeurs, l'importance des élections législatives. Or ce sont les députés qui votent les loi. Ils constituent un pouvoir essentiel. Mais pour beaucoup, les égislatives ne constituent qu'une sorte de 3e tour des présidentielles, pour "donner au Président" les moyens de sa politique. L'abstention forte, de plus de 42 %, n'y puise t-elle pas une partie de son explication?

Inquiétude pour le poids du Front de gauche à l'Assemblée Nationale

Le Front de Gauche, qui a contribué avec ses 4 millions de voix, à la victoire de F. Hollande, progresse sur les élections de 2007, passant de plus de 4% à 7 %. Mais le vote utile pour les candidats estampillés F. Hollande fait que des candidats du Front de gauche, de JL Mélenchon à plusieurs députés sortants, sont dépassés au Ier tour et doivent se retirer.

Le Front de gauche risque de régresser en sièges de députés et avoir des difficultés pour former un groupe à l'Assemblée. Ce sera un mauvais coup porté au changement à gauche. Plus encore si le PS réussit à avoir à lui seul la majorité absolu (ou accessoirement avec ses alliés d'EELV).

Et dans la circonscription de La Rochelle-Ré ?

La situation dans la circonscription La Rochelle-Ré nous interpelle, devant le choix entre 2 candidats qui se réclament de la même majorité présidentielle autour de F Hollande: Ségolène Royal et Olivier Falorni. 

Je vous propose d'ouvrir le débat sur ce blog, à partir des réflexions d'Eric Durand, ci-dessous.

En ce qui me concerne, j'ai voté Front de gauche au Ier tour, non sans interrogations envers la candidature communiste d'Esther Mémain, dont chacun connait l'amour immodéré pour la stratégie de Front de gauche. Est-ce pour cela qu'elle réalise un petit score, ne progressant que de 670 voix et 1.1% sur 2007 avec 2019 voix et 3.4%, constituant la plus petite progression de Charente Maritime ( voir l'analyse d'Eric Durand)?

Je vous propose d'ouvrir le débat, sur ce blog

Dans des précédants articles sur ce blog ( Ségolène Royal candidate à La Rochelle: pour servir ou se servir ? ), j'avais exprimé ma surprise et ma critique sur la façon dont Ségolène Royal avait été "parachutée", sans vote des militant-e-s locaux du PS, et ce après des primaires très ouvertes et concrétisées par un vote citoyen. Qui plus est, pour rebondir sur la Rochelle et déclarer vouloir attérir au perchoir à Paris, annonçait-elle.

Je constate que nombre de citoyen-ne-s de cette circonscription ont critiqué cette candidature de Ségolène Royal, décidée nationalement. Près de 30 % des votes se sont portés sur Olivier Falorni, talonnant Ségolène Royal,qui est arrivée la première. Ce n'est pas sans signification.

Certes, pour le second tour, la droite éliminée sur notre circonscription appelle à voter pour Olivier Falorni, par la voix de D. Bussereau, responsable départemental UMP et Président du Conseil Général. La candidate locale de l'UMP appelle, quant à elle, à ne pas chosir entre les 2. L'appel de D Bussereau peut troubler les électeurs de gauche.

Pour autant, cela fait-il d'Olivier Falorni (ex-secrétaire départemental du PS, exclu de son parti, et ex-porte parole de F. Hollande en Charente-Maritime lors des primaires) un homme de ... droite? 

Ségolène Royal continue de regretter cette "candidature de division". "On peut avoir des dissensions et même de légitimes ambitions, mais après il y a le verdict des urnes et je suis arrivée en tête" dit-elle dans Sud-Ouest du 12 juin. Et e poursuivre: "Je continue à rassembler avec les deux autres candidates de la majorité présidentielle, Esther Mémain pour le Front de gauche et Brigitte Desveaux pour Europe Ecologie-Les Verts qui sont dans cette dynamique de rassemblement de la gauche de Charente-Maritime. Je lance un appel aux électeurs de gauche et républicains qui ont voté de bonne foi en faveur d'Olivier Falorni pour qu'ils rejoignent cette dynamique d'union avec la majorité présidentielle". Ce que demandent les dirigeants socialistes, à commencer par Martine Aubry, Secrétaire du PS. Lequel PS national a exclut Olivier Falorni de ses rangs.

Ce à quoi Olivier Falorni répond que les appels à son retrait en faveur de Mme Royal "témoignent de la déconnexion totale de l'appareil parisien (Nb: du PS) par rapport au terrain. Je suis sidéré par cet aveuglement. Peut-être comprendront-ils le 17 juin. En plus Solferino n'a pas à me donner des ordres alors qu'on m'a exclu du parti de manière expéditive. Le partis socialiste a bafoué ses propres règles en n'organisant pas des primaires internes pour choisir un candidat aux législatives et maintenant, ce parti me demande de me désister au nom d'une règle qui n'existe pas !".

Faut-il voter blanc comme le propose Eric Durand ?

Je ne suis pas convaincu de cette proposition d'Eric Durand, ci-dessous. J'avoue, en ce qui me concerne, ma perplexité. Ma réflexion est ouverte. La discussion peut m'éclairer et éclairer chacun, d'ici dimanche 17 juin, date du 2e tour des législatives.

Qu'en-pensez-vous? Vous pouvez réagir en écrivant un message sur ce blog (voir en bas de cet article) ou en m'écrivant personnellement (henri.moulinier@orange.fr)

Henri Moulinier

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Le point de vue de Raoul Marc Jennar sur les résultats du Front de gauche au plan national. Une analyse pertinente : http://www.jennar.fr/?p=2399

 

     

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Réflexions à l'issue du premier d'Eric Durand, membre du PG:

*A propos des résultats du Front de gauche

"Après avoir largement, avec ses 4 millions d'électeurs, contribué à l'accession de la gauche à la présidence de la République, le Front de Gauche, malgré une abstention record, poursuit sa progression par rapport aux résultats du PCF aux législatives de 2007 (PCF : 1 115 719 voix 4.29% en 2007 et FdG 1 792 923 voix 6.91% en 2012), soit + 677 204 voix et + 2.62%.

Tous les objectifs n'ont pas été atteints, et notamment celui d'être en tête de la gauche dans le fief de Marine Le PEN. 

La peur de la situation économique et sociale, l'annonce de premières mesures sociales, certes limitées, l'appel du PS à donner à François Hollande une majorité stable et cohérente a été entendu par des électeurs qui ont voulu leur donner tous les pouvoirs pour réussir..... mais risque fort bien et rapidement d'engendrer des déceptions.... et à nouveau d'alimenter le vote Front National. 

Comme pour les présidentielles, le transfert de voix entre la droite et l'extrême droite s'est poursuivi, même si le FN n'atteint pas ses objectifs ni pas son score de 1997. 

*En Charente Maritime :

- Sur la première circonscription (La Rochelle, Ré...), candidat PCF :

Le FdG ne progresse que de 670 voix et 1.1% sur 2007 avec 2019 voix et 3.4%, constituant la plus petite progression de Charente Maritime malgré le dévouement de nombre de militants FdG et de citoyens non encartés en manque de matériel électoral ;

Mais comment s'en étonner :

. Avec une gauche socialiste divisée qui a pu tenter certains électeurs du FdG à jouer la carte du candidat local contre la candidate parachutée, qui plus est partisane de l'ouverture au centre ;

. Avec une candidate FdG imposée (contre l'avis d'un grand des adhérents PCF), n'ayant de FdG que le non, qui n'a quasiment pas mené campagne, et dont nombre de positionnements et votes sont contestables et contestés (ex : sur le dossier URBASER à la CDA) ; 

- Sur la seconde circonscription (Rochefort...), candidat PCF :

Le FdG progresse de 780 voix et 1.28% sur 2007 avec 2685 voix et 4.78% ; 

- Sur la troisième circonscription (Saintes...), candidat PCF :

Le FdG progresse de 1166 voix et 2.63% sur 2007 avec 2564 voix et 5.52%, constituant la plus forte augmentation en % de Charente Maritime ; 

- Sur la quatrième circonscription (Royan Est...), candidat PG :

Le FdG progresse de 1245 voix et 2.42% sur 2007 avec 2168 voix et 4.23%, constituant la plus forte augmentation en voix de Charente Maritime grâce a une campagne dynamique menée en équipe Front de Gauche ;

- Sur la cinquième circonscription (Royan Ouest...), candidat PCF :

Le FdG progresse de 693 voix et 1.00% sur 2007 avec 2340 voix et 3.76% ; 

Et maintenant !

*Bien évidemment, il convient d'oe’œuvrer à battre, partout dimanche prochain, les candidats de droite encore en lice, et à élire, là ou c'est possible, en se rassemblant autour des candidats de gauche les mieux placés, une majorité de gauche forte d'un groupe du Front de gauche.

*Mais sur la première circonscription de la Rochelle-Ré ?

La bataille se joue entre une candidate à la législature qui ne s'’intéresse à la Rochelle que pour conquérir le perchoir de l'Assemblée Nationale, et un ex futur socialiste, mis hors du PS le temps d'une élection, qui bénéficiera des voix de la droite (même si c'est à l'insu de son plein gré). 

Blanc bonnet et bonnet blanc diront certains ! Je ne suis pas loin de les rejoindre.... et de voter blanc !" 

Eric DURAND

Membre du Parti de Gauche

06 72 18 54 28 

Article mis sur son mur politique

http://www.facebook.com/profile.php?id=1827363042

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Vendredi 15-6-2012

Par Stéphane Vacchiani - Sud-Ouest

Maxime Bono :

« Rejeter Royal, c'est prendre le risque de me voir m'éloigner » 

Le maire de La Rochelle accable Olivier Falorni son adjoint (au personnel puis aux finances) de tous les maux

Depuis deux jours, Maxime Bono a changé de ton. Le maire de La Rochelle accable son adjoint (au personnel puis aux finances) de tous les maux. Élu municipal, Olivier Falorni est le dissident du Parti socialiste qui se maintient dimanche contre Ségolène Royal, bien que la candidate officielle du PS soit arrivée première dimanche dernier. Première salve lors de la venue de Martine Aubry, seconde attaque en règle - et en public - avant-hier soir à l'Oratoire. 

« Sud Ouest ». Pourquoi, si Olivier Falorni est un si mauvais adjoint, le dire seulement maintenant ?

Maxime Bono. J'ai été trop indulgent. Demandez à ses collègues adjoints (lire ci-dessous) ce qu'il a apporté à la vie municipale ? J'ai fait son boulot (pour le personnel il a rempli sa mission) mais pour les budgets c'est moi qui ai repris la main. La dernière réunion de concertation budgétaire, il est arrivé en retard et parti en avance.

Vous auriez pu le dénoncer plus tôt ? Le dégrader ?

C'est douloureux de dire cela… Je me suis tu, ce n'est pas « une omerta », je pense à l'équipe. C'est ma première erreur, j'ai trop longtemps cru que je serai en mesure de recoudre les morceaux (il fait le geste, NDLR). Que l'on aurait le temps avant les municipales de 2014, ou 2015. Mais j'aurai dû m'en douter. Pour les dernières municipales il est venu dans mon bureau me demander d'être plus haut sur notre liste en tant que premier fédéral. J'avais accepté, ses collègues aussi […] Je ne l'ai plus revu depuis dans mon bureau.

 

Si dimanche soir, Olivier Falorni (crédité de 58 % des intentions de vote) est élu, vous faites quoi lundi matin ? 

Je poserai la question à la majorité municipale pour que l'on prenne à son sujet une décision collective. Je ne suis pas un dictateur…

Mais vous vous proposerez quoi ? C'est « lui ou moi » ?

Non je ne le conçois pas comme ça mais il y a des choses que je n'accepterai pas. Je me renierai de ne pas réagir devant un élu qui le sera grâce aux voix de ses adversaires : selon le sondage, il a un tiers de voix socialistes. Pour le reste il réunit des voix de droite et d'extrême droite. 66 % au total. Ça me heurte ! 

Je peux comprendre que ces électeurs (dont des amis, d'ailleurs) veuillent « dézinguer » Royal. Mais pas d'Olivier Falorni, qui n'est pas mon ami, qui se dit de gauche. Je ne peux pas l'accepter.

Et pour votre ami Jean-François Fountaine, son soutien principal, des sanctions aussi ? 

Il aurait dû se comporter autrement. Notre amitié n'a pas suffi… On peut rester amis sans se voir. 

Si Ségolène Royal est élue, vous ferez la même chose ?

Je demanderai aussi à la majorité municipale de prendre une position. Il accepte complaisamment de devenir un cheval de Troie mettant, dans ses flancs, les bataillons de la droite. C'est son honneur qui est en cause. 

Comment travaillerez-vous avec le député Falorni si c'est le cas ?

Je ne siégerai pas à côté d'un élu qui s'est conduit ainsi. Mais il ne sera pas la victime, pas plus que moi. La vraie victime c'est La Rochelle. Soit on a avec Ségolène Royal une députée qui saura porter les dossiers, soit on a un député totalement isolé […] Aujourd'hui, Bussereau (président UMP du Département, NDLR) l'aide à être élu mais après il n'aura aucune légitimité pour aller demander quoi que ce soit au Conseil général. Voter Falorni, c'est stopper les projets de ce territoire…

Si Olivier Falorni gagne, vous allez arrêter votre carrière politique ? 

Ceux qui rejettent Ségolène prennent le risque de me voir m'éloigner […] Reprendre ma liberté. 

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 Les adjoints de Maxime Bono, sauf un ... 

« À une seule exception près » tous les adjoints au maire de La Rochelle ont publié tard, hier, un communiqué « condamnant cette aventure personnelle, destructrice de l'union ». Ils « demandent à tous les électeurs de gauche de refuser d'être les instruments de la droite (qu'est désormais M.Falorni) et de voter massivement pour Ségolène Royal, seule candidate de la majorité présidentielle, dimanche prochain ».

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Falorni : « Un torrent de boue »

« Je ne réponds pas à ce torrent de boue que l'on me déverse sur la tête depuis dimanche » répond d'abord Olivier Falorni avant de parler. Un peu. « Elle (Ségolène Royal, NDLR) qui disait refuser toute polémique, tombe elle-même dedans au moment où elle risque de perdre l'élection », avance quand même le candidat dissident, plus taiseux sur les propos du maire. « Je suis consterné » lâche son (encore) adjoint aux finances en attendant la suite. « Un maire doit se soumettre au verdict des électeurs et cesser de mépriser l'élu que je suis ».

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 20:31

Pincez-vous bien ! 

"Le président François Hollande a confirmé jeudi la candidature de l’ancien ministre centriste Gilles de Robien comme directeur général du Bureau international du Travail (BIT) le 28 mai, dans une déclaration diffusée par l’Elysée.

"La France, dont je souhaite qu’elle s’engage dans une coopération accrue avec l’OIT en liaison avec les partenaires sociaux français qui ont un rôle de premier plan à jouer pour affirmer la dimension sociale de la mondialisation, soutient résolument la candidature de M. Gilles de Robien", affirme M. Hollande dans cette déclaration."

Un des premiers actes majeurs du gouverrnement intérimaire

Un des premiers actes majeurs du gouvernement intérimaire du nouveau Président de la République, rien ne pressait sauf à donner un signe politicard (il n'aura pas à en rendre compte devant les députés), tonne comme un affront :

Proposer De Robien, l'homme de l'attaque du code du travail et de la flexibilité l'homme de la casse du ferroviaire et de l'attaque au droit de grève (le premier "service minimum" c'est lui)-gouvernement Raffarin 1-2-3, quand il fut ministre des transports.

L'homme du premier service minimum à la SNCF

""Compte tenu du déroulement des grèves de janvier et mars notamment, j'estime aujourd'hui que le compte n'y est pas pour les usagers", a déclaré Gilles de Robien lors d'une conférence de presse. Avec, dans son collimateur, les grèves où les voyageurs sont " pris en otage pour des sujets concernant une minorité de personnels ". Il a pris pour exemple celle des conducteurs SNCF à Paris Nord et Paris Est, où, selon lui, " avec 70% des personnels présents, seuls 30% du service ont été effectués ". Et ajouté : " Ce n'est pas admissible ". Il demande donc instamment un "service maximum" en cas de grève, en vue d'"optimiser" le personnel non gréviste et de s'engager par avance sur un niveau de service. Et fixé un ultimatum au 30 juin aux entreprises publiques de transports (SNCF, RATP et transports urbains de province) pour "aboutir à un dispositif complet" intégrant ce nouveau paramètre.(Source: l'Expansion 06/04/2005). 

L'homme de la spéculation foncière contre le logements social comme ministre du logement avec la défiscalisation pour les propritaires et le remboursement des prêts par le locataire. 

L'homme de la casse universitaire (ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche du gouvernement de Dominique de Villepin du 2 juin 2005 au 18 mai 2007début du fichage informatique des enfants en primaire,Gilles de Robien qualifie les meneurs des manifestations étudiantes de mars 2006 contre le CPE d'« agitateurs ») 

Cette candidature est pire qu'une faute c'est une quasi déclaration de guerre.

Acter la candidature du cofondateur avec le fasciste Longuet, l'affairiste Léotard, le nauséabond J Blanc du "Parti républicain", voila qui est fait pour rassurer la droite et le capital.

Le fait que Robien ait dénoncé les alliances avec le fhaine n'en fait pas un allié du monde du travail.

On n'ose imaginer que cela soit le prix d'une transaction pour permettre au PS de prendre en douceur la ville d'Amiens aux prochaines municipales.

Ajouté au gel du point d'indice de la grille de la fonction publique (qui mécaniquement gel la valeur du point 100 des grilles) confirmé par Maryse Lebranchu, il se confirme qu'il va vite falloir déboucher l'oreille gauche de ce gouvernement qui ne semble être appareillé que de la droite.

Les othorinos ne savent exactement pas pourquoi, mais il parait (et c'est confirmé par diverses expériences pédagogiques des temps anciens) qu'un bon coup de pied au cul arrive souvent à déboucher les trompes d'eustache.

De Robien au BIT !!! et pourquoi pas Guéant à l'Unesco ou Hortefeux à l'Unicef tant qu'ils y sont ?

Voilà bien une raison de plus pour donner à notre peuple un grand nombre de députés du Front de Gauche !

 

 

 

 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 06:18

 

Nous allons voter en Juin pour élire nos députés. C'est une élection décisive car l'élection du Président de gauche ne règle pas la majorité parlementaire qui doit voter les lois. Raison de plus pour donner au pays une majorité de gauche, avec un groupe Front de gauche important pour garantir de réels changements à gauche.

Cela dit le pouvoir des députés est limté par a Constitution de la 5e République qui a instauré une véritable "monarchie républicaine", renforcée par la réduction du mandat du Président à 5 ans, comme celui des députés, ce qui a provoqué l'inversion et la coïncidence des agenas électoraux présidentielles/législatives. Cela peut minorer aux jeux des citoyen-ne-s l'importance de l'élection des députés. 

Le Front de gauche, comme l'a dit J L Mélenchon lors des présidentielle, comme le préconisent les candidat-e-s Front de gauche aux législatives, se bat pour une 6e République qui revalorise fortement le rôle du Parlement et des citoyen-ne-s.

Je vous propose de lire ci-dessous un mémento rédigé par Christophe Rondet et transmis par Simone Fayaud, Secrétaire fédérale du PCF 17, note très précise et claire.

H Moulinier

Pour référence, le texte de la Constitution de la 5e République en vigueur actuellement. Lire en particulier les Titre IV et V:

http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/la-constitution/la-constitution-du-4-octobre-1958/texte-integral-de-la-constitution-de-1958.5074.html#titre4

Et le Programme du Front de gauche "L'humain d'abord"; lire le titre consacré à la 6e République :

http://www.placeaupeuple2012.fr/telechargez-le-programme-populaire-partage/

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Mémo sur le travail Parlementaire 

Députés comme Sénateurs participent à l’élaboration de loi ainsi qu’au contrôle de l’activité et de l’action du Gouvernement. Depuis la dernière réforme constitutionnelle et réglementaire, l’agenda parlementaire est divisé en deux parties, les temps consacré au Gouvernement – au cours duquel les chambres parlementaires examinent les projets de lois déposés par le Gouvernement – et les temps consacrés à l’initiative parlementaire. Pour faire simple : le gouvernement dispose, deux semaines par mois, d'un droit de priorité dans la fixation de l'ordre du jour des assemblées et y inscrit d'abord ses projets de lois. 

L’initiative parlementaire

Les sénatrices et sénateurs sont des législateurs. Ils contribuent donc de manière active à l’élaboration de loi. Cette contribution peut se faire sous deux formes distinctes : 

- Le droit d'amendement qui permet aux sénateurs - comme aux députés et au gouvernement - de modifier les textes de loi, que ce soit au moment de l'examen en commission ou en séance publique. 

- Le droit de déposer des propositions de lois. 

- Les Propositions de Résolution (PPR) qui donnent aux assemblées la possibilité d'émettre des résolutions à l'intention du Gouvernement, sur les propositions d'acte communautaire de l'Union européenne ou donnent encore la possibilité de prendre une position politique sur un sujet donné, sans toutefois pouvoir mettre en cause la responsabilité du Gouvernement ou comporter une injonction à son égard.

Les restrictions au droit d'initiative

Les propositions de loi sont naturellement discutées en premier lieu par l'assemblée à laquelle appartient son (ou ses) auteur(s). Elles peuvent concerner tous les domaines mais doivent impérativement, pour être discutées en séance publique et potentiellement être adoptées, respectées certaines règles :

*L'irrecevabilité financière (article 40)

En premier lieu, en vertu de l'article 40, les propositions de loi, comme d'ailleurs les amendements, ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence, soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l'aggravation d'une charge publique. Cette règle est d'autant plus rigoureuse que le Conseil constitutionnel a donné une interprétation très large de la notion de charge publique.

C'est au Bureau du Sénat qu'il appartient, en application de l'article 24, alinéa 4, du Règlement, d'apprécier, au moment de son dépôt, la recevabilité d'une proposition de loi. Le plus souvent, la proposition est déposée si l'auteur a pris soin de le « gager » en proposant la création d'une recette nouvelle censée compenser la diminution de ressources. 

*L'irrecevabilité législative (article 41)

En second lieu, le Gouvernement ou le président de l'assemblée saisie peut opposer l'irrecevabilité, en vertu de l'article 41 de la Constitution, lorsqu'une proposition n'est pas du domaine de la loi, ou intervient dans un domaine où le Parlement a autorisé le Gouvernement à légiférer par voie d'ordonnance. En pratique, cette irrecevabilité n'est invoquée qu'au moment de l'inscription à l'ordre du jour ou lors de la discussion en séance plénière. L'irrecevabilité est admise de droit lorsqu'elle est confirmée par le président du Sénat. Dans le cas contraire, le Conseil constitutionnel peut être appelé à statuer, dans un délai de huit jours, sur saisine du Président du Sénat ou du Gouvernement.

Le recours à l'article 41 est rare à l'encontre des propositions de loi, car il est plus facile, pour le Gouvernement, d'inviter sa majorité à rejeter le texte, plutôt que mettre en oeuvre à son encontre des artifices de procédure ; il est parfois également utilisé, en séance publique, à l'encontre d'amendements.

*Viennent ensuite des règles non écrites mais qui sont fondamentales.

En 2006, dans le cadre de sa réflexion sur la réforme des méthodes de travail sénatorial, la Conférence des Présidents a-t-elle accordé à chaque groupe politique un « droit de tirage » lui permettant d’inscrire à l’ordre du jour réservé (les « niches parlementaires ») autant de points que leur ouvre leur représentation proportionnelle propre. Ces niches durent 4 heures et les groupes peuvent faire le choix de les diviser en deux fois deux heures – pour examiner deux PPL – ou bien de conserver les 4 heures en entier pour examiner une seule PPL de plus grande taille. Car il faut faire attention, si à l’issue du temps arrêté (2 heures ou 4 heures), l’examen de la proposition de loi ne s’est pas soldée par un vote, alors la PPL n’est pas adoptée. Il est donc recommandé de faire des PPL courtes (4 ou 5 articles au plus) dans la mesure où chaque article donne la possibilité de plusieurs interventions sur articles (5 minutes par orateurs avec autant d’orateurs que de volontaires) et des explications de vote (5 minutes par orateurs avec autant d’orateurs que de volontaires). Tout cela est sans compter le temps de la discussion générale (entre 1h00 et 1h30) et les temps de présentation des amendements éventuellement déposés et de leurs explications de vote (3 minutes pour la défense de l’amendement et 5 minutes pour l’explication de vote de l’amendement). Bref, plus il y a d’articles, plus il y a de temps d’intervention possible et donc plus les risques sont grands que le temps de débat excède le temps de la niche et conduise à ce que la PPL ne soit au final jamais adoptée.

Le contrôle de l'application des lois

L’adoption d’une loi ne constitue pas la fin de l’histoire législative. Les Parlementaires peuvent veiller à son application, c'est-à-dire veiller à ce que les décrets aient tous été pris et qu’ils sont bien conformes à l’esprit de loi. Mais ils peuvent aussi, et sans doute son aspect le plus intéressant, regarder quelles sont les conséquences de la loi elle-même sur la vie de nos concitoyens. Pour se faire, dans le cadre de la semaine de contrôle, les parlementaires peuvent par exemple proposer des débats. C’est ce que nous avons fait en proposant et obtenant un débat sur la démographie médicale (2010) et sur la politique à destination de l’enfance (2011).

 

 Christophe Rondel

(Transmis par Simone Fayaud, Secrétaire fédérale du PCF 16)

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 14:53

Les négociations nationales autour d'une union des forces de gauche face au "risque FN" ont pris fin jeudi 17 mai. Si chacun regrette cet échec, le PCF et le Ps restent ouverts à des accords locaux. Et le PG annonce le retrait de 2 de ses candidats, sans contrepartie".

Cet absence d'accord national est regrettable. "C'est un très mauvais signe pour le rassemblement nécessaire à gauche" a regretté Pierre Laurent, dirigeant du PCF. Et j L Mélenchon de prévenir:"Certains pourraient, à la faveur des triangulaires, recevoir une prime invraisemblable d'élus supplémentaires, c'est le cas du Parti Socialiste".

Législatives: pas d'accord national du parti de gauche avec le PS et EELV

"Aucun accord national n'a été trouvé" avec le PS et Europe Ecologie-Les Verts pour les législatives sur les circonscriptions où il y a un risque d'élimination de la gauche à l'issue du premier tour à cause du Front national, a affirmé Lydie Benoît, responsable élections du PCF, jeudi 17 mai.

Les négociations "n'ont pas abouti, et elle n'aboutireont pas", a-t-elle ajouté, tandis que le secrétaire national du Parti de gauche Eric Coquerel a affirmé à l'AFP: "Il n'y a pas d'accord avec le Parti de gauche (PG), donc pas d'accord avec le Front de gauche" (FG).

Pour couper court aux rumeurs de divisions entre leurs 2 formations, les dirigeants du PG et du PCF ont déclaré mercredi 16 mai, ensemble, que 'si chaque partenaire prend sa part d'effort, l'accord est désormais possible à toute heure"

 Le PG fait un geste, se retire de 2 circonscriptions "critiques"

Le Parti de Gauche a annoncé vendredi 18 mai son retrait de deux circonscriptions comportant un risque d'élimination de la gauche à l'issue du premier tour, la 7e de Moselle et la 1ere de l'Aube, "sans contrepartie", regrettant "profondément" l'absence d'accord avec le PS et EELV.

"Nous avons décidé de montrer que le rassemblement à gauche était possible en nous retirant unilatéralement de deux circonscriptions particulièrement critiques: la 1ère de l'Aube et la 7e de Moselle", annonce le PG dans un communiqué."Nous faisons ce geste sans aucune contrepartie, comme notre appel à battre Nicolas Sarkozy entre les deux tours", écrit Eric Coquerel, secrétaire national en charge des relations unitaires. "La négociation pour trouver un accord sur les circonscriptions dites à "risque FN" a échoué. Nous le regrettons profondément pour avoir été les initiateurs de cette tentative", ajoute-t-il.

Selon lui, "le bouclier anti-droites que nous proposions était une bonne solution", à savoir donner une majorité forte à l'Assemblée en juin prochain. "C'est une occasion ratée"."Manifestement le PS, avec l'appui d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), fait passer sa volonté d'être seul majoritaire à l'Assemblée nationale avant tout autre considérant", affirme-t-il.

Jusqu'à la dernière minute, un compromis est possible

" Le PCF a indiqué, dit Pierre Laurent, jusquà la dernière minute aux négociateurs et aux dirigeants du PS et d'EELV être disposé à signer un compromis, malgré ses insuffisances pour le Front de gauche".  

Toutefois, un espoir reste ouvert, pour des accords locaux. Que veulent le PS et EELV? Faire gagner la gauche, toute la gauche, ou utiliser le Front National pour permettre l'élection du maximum de députés PS et la arginalisation du Front de gauche ?

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J L Mélenchon accuse Martine Aubry

http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/jean-luc-melenchon-accuse-martine-35120


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Vendredi 18 Mai 2012 Eric Coquerel (PG)

 

La négociation pour trouver un accord sur les circonscriptions dites à “risque FN” a échoué. Nous le regrettons profondément pour avoir été les initiateurs de cette tentative

En novembre dernier, le Parti de Gauche a en effet été le premier à proposer cette discussion. Le Parti socialiste l’avait alors refusée au prétexte qu’elle était conditionnée par un engagement à faire partie de la future majorité politique de François Hollande. Nous avons malgré tout ensuite sans cesse renouvelé cette proposition. Nous considérions en effet qu’aucune condition ne se justifiait dans un combat de ce type. Finalement, après que Jean-Luc Mélenchon lui-même a réitéré notre volonté le 24 avril, François Hollande donnait son accord.

Nous doutons aujourd’hui que la direction et les négociateurs du PS aient eu réellement la volonté de le concrétiser avec le Front de Gauche et plus particulièrement le PG. Malgré différentes propositions avancées par le Parti de Gauche, le Parti Socialiste trouvait toujours une bonne raison pour refuser. Et ce malgré une dernière tentative commune du FDG ce mardi qui intégrait la répartition de circonscriptions voulues par le PS. De son côté EELV a surtout essayé de compenser les dissidences socialistes contre leurs candidats par des retraits de candidats du Front de Gauche. 

Nos efforts auront été vains.

Manifestement le PS, avec l’appui d’Europe Ecologie-Les Verts, fait passer sa volonté d’être seul majoritaire à l’assemblée nationale avant toute autre considérant. Il se lance du coup dans des comptes d’apothicaire qui empêchent toute négociation sérieuse avec une force qui, faut-il le rappeler, est la 2ème de la gauche à l’issue des Présidentielles et a permis l’élection de François Hollande. La direction socialiste a tort : en juin prochain il faudra avant tout qu’il y ait plus de députés de gauche que de droite à l’assemblée ce qui suppose que tous les électeurs de gauche aient à coeur de se mobiliser au 2ème tour pour le candidat de gauche le mieux placé. Le bouclier anti-droites que nous proposions était une bonne solution pour cela. C’est une occasion ratée.

Malgré tout, le Parti de Gauche sait faire prévaloir l’intérêt général dès lors que le risque FN est trop fort. C’est pourquoi nous avons décidé de montrer que le rassemblement à gauche était possible en nous retirant unilatéralement de deux circonscriptions particulièrement critiques : la 1ère de l’Aube et la 7ème de Moselle. Nous faisons ce geste sans aucune contrepartie, comme notre appel à battre Nicolas Sarkozy entre les deux tours. Partout ailleurs, soit dans 103 circonscriptions, nos candidats et candidates partiront de façon autonome sous les couleurs du Front de Gauche.

Eric Coquerel, Secrétaire national du Parti de Gauche en charge des relations unitaires

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Martine Aubry entre amertume et perte de sens des responsabilités ! 

Martine Aubry vient de déclarer à la sortie d’une rencontre avec le premier ministre jean marc Ayraut « regretter qu’il n’y est pas eu d’accord avec le front de gauche par la faute de désaccords entre les principales forces du front de gauche… je le regrette alors que nous avons eu des discussions constructives avec le PCF… ».

Martine Aubry pour qui françois Hollande représentait « la gauche molle » s’est vue sanctionner par le nouveau président de la république en étant évincée du poste de premier ministre qu’elle convoitait avec un espoir tenace. 

Est-ce l’amertume de cet échec qui l’à conduit à cette prise de position aussi grossière que politicienne que de jouer des divisions qui n’ont pas eu lieu et qui n’auront pas lieu au sein du front de gauche ? La vérité est tout autre.

Le PS veut obtenir une position hégémonique à gauche en passant en force. 

Les propositions faites par le PS au front gauche dans les circonscriptions ou il y a un risque que la gauche soit éliminée au second tour et ou l’on se retrouverait avec un duel droite/ FN étaient tout simplement irresponsables car n’ayant aucun rapport avec les réalités politiques issues du suffrage universel. 

Le PS le savait très bien. 

Alors pourquoi avoir adopté une attitude sans aucun sens des responsabilités face au danger de l’extrême droite et de son rapprochement avec une partie avec la droite « populaire » ?

Le PS a bien analysé deux faits majeurs résultant de l’élection présidentielle : 

* 60% de celles et ceux qui ont votés pour françois Hollande l’ont faits pour battre nicolas Sarkozy, en aucun cas parce qu’elles ou ils pensaient que le programme du PS était une alternative crédible à la droite. 

* Le score électoral obtenu par le jeune front de gauche dont il faut ajouter comme base de soutien futur celles et ceux qui au dernier moment sont tombés dans le piège du vote utile, inquiète au plus au point l’état major du PS. 

La personnalité charismatique de jean luc Mélenchon irrite car elle permet de bien identifier le front de gauche, son caractère bien trempé, sa radicalité et son autonomie constructive.

En faisant porter le poids de l’échec sur une des composantes du front de gauche et donc plus particulièrement sur jean luc jean Mélenchon, martine Aubry cherche à faire une pierre deux coups : diviser le front de gauche et affaiblir jean luc Mélenchon.

La position de martine Aubry a propos de la candidature de jean luc Mélenchon à Hénin-Beaumont ou elle déclarait « que l’on n’avait pas besoin de politique spectacle et médiatique » visait non seulement à défendre des élus avec des casseroles mais à faire battre le front de gauche et jean luc Mélenchon.

Martine Aubry a vraiment perdu toute lucidité et sens des responsabilités.

Lucidité : parce que le front de gauche est uni et le restera et ce n’est pas cette ficelle d’une pauvreté intellectuelle incroyable qui fera vaciller les amis d’un front de gauche, conscients, éduqués, disciplinés parce que unis sur un programme l’humain d’abord ! 

Responsabilités : car au moment ou il s’agit de contrer et combattre le FN, les combines politiciennes et hégémoniques du PS sont irresponsables et démontrent finalement une grande faillite intellectuelle et pratique de la sociale démocratie .

 Jean pierre Pinon

Animateur du réseau les amis du front de gauche et de jean luc Mélenchon.

 http://www.facebook.com/groups/FrontdeGauchemilitant/303333279750102/#!/groups/FrontdeGauchemilitant/permalink/303333279750102/

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 20:41


Comme F. Hollande, d'autres hommes politiques mettent aujourd'hui l'accent sur la nécessité de la croissance pour pouvoir rembourser les dettes publiques (Obama lui-même). Ils invitent même à une croissance qui "rende l'économie plus soutenable", donc avec une dimension écologique.

Une croissance par les seuls investissements (publics) 

Mais cela reste une croissance par l'investissement public (européen), qui peut certes avoir des effets réels et positifs, mais qui ne remet pas en cause les plans d'austérité qui frappent la consommation ( les 2/3 des "moteurs" de la croissance).

Pas un mot sur la hausse des salaires, du pouvoir d'achat des classes populaires. La volonté de poursuivre, sans le dire, cette politique d'austérité avec la fameuse "règle d'or" qui pousse au quasi-équilibre des budgets publics, donc pour une partie plus ou moins forte, voire exclusive, à a réduction des dépenses publiques de fonctionnement, éléments de la demande, donc facteur de croissance possble et nécessaire. Au total, l'austérité toujours, à court terme, donc la stagnation voire la récession économique.

 L'enjeu du débat que l'on tente d'esquiver

Voilà bien l'enjeu du débat que l'on tente d'esquiver: celui du Traité initié par N. Sarkozy et Mme Merkel, qui pousse à l'inscription, à un niveau constitutionnel ou assimilé, de la "règle d'or", donc de l'équilibre à tout prix des budgets publics (à 0,5 % près du PIB annuel).

Plus que jamais, la "renégociation" de ce traité s'impose, comme le propose F Hollande, pas pour y ajouter un 'complément" à la marge parlant de la nécessaire relance de la croissance économique, mais pour remettre en cause son contenu central: l'obligation constitutionnalisée de cette fameuse "règle d'or". Ce que proposent depuis le début le Front de gauche et J L Mélenchon 

Cela passe par un réel débat citoyen et un référendum en France, par le refus d'une austérité, fut-elle plus "juste" !

Henri Moulinier

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(...) les maigrelets engagements du candidat « socialiste » ne peuvent jouir que d’un crédit très limité, particulièrement sur les questions qui décident de tout : la finance et l’Europe.

 Confirmant que le socialisme de gouvernement a été historiquement le meilleur ami de la déréglementation financière, François Hollande, sitôt dénoncé « l’ennemi sans visage », s’est empressé d’aller à Londres rassurer la City quant à l’innocuité de ses intentions véritables.

"Dominer la finance"

 On ne s’étonnera donc pas de trouver dans son programme sous le titre ronflant de « Dominer la finance » des propositions à l’état de simples songes, ou d’inoffensives bluettes, à l’image d’une agence de notation publique — problème dont il faut rappeler sans cesse qu’il est totalement périphérique —, ou d’un projet de contrôle des produits dérivés, pourtant crucial mais laissé à l’état de pure évocation, toutes choses d’ailleurs renvoyées à d’improbables initiatives de l’Europe — dont la passivité et l’incapacité à avoir produit la moindre avancée régulatrice sérieuse, cinq ans après le déclenchement de la plus grande crise financière de l’histoire, en disent pourtant assez long sur le degré auquel elle est commise à la financiarisation.

 Renégocier le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l'Europe ?

Plus gros morceau encore, le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), dont le candidat Hollande a promis d’un ton martial mais pas trop tout de même qu’il demanderait la renégociation — et l’on pense inévitablement au sine qua non de Jospin à propos du Traité d’Amsterdam... A tous les niveaux décidément, les mêmes causes entraînent les mêmes effets, avec en plus une aisance croissante dans le reniement, devenu pratique habituelle.

 Michel Sapin, potentiel ministre de l’économie, s’en va ainsi rassurer le Financial Times et jurer que son candidat « ne dit pas que nous devons renégocier la discipline budgétaire » [1] — au moins c’est clair. Tout l’article du Monde qui relate ces savants ajustements anticipés est de la même édifiante farine : « il faut à ses [François Hollande] yeux compléter le traité en adjoignant à la “règle d’or” un volet “croissance” » —        « compléter » qui ne signifie donc pas « retrancher », et « adjoindre » qui veut dire « conserver »...

 Mais le meilleur tient sans doute à l’énoncé à peine voilé des conditions auxquelles le président Hollande a d’ores et déjà prévu de rendre les armes de bonne grâce : « les socialistes font savoir qu’un pacte non modifié (c’est moi qui souligne ), mais accompagné d’un protocole additionnel, et de conclusions du Conseil européen plus substantielles sur la croissance pourrait être acceptable par la France ». « Les socialistes font savoir » que la verroterie avec laquelle on les achète est toujours aussi modique : comme en 1997, des mots suffiront.

 A l'évidence, bon nombre de pays serrent les dents

Se peut-il que la sortie de Mario Draghi, président de la BCE, appelant à sauver la croissance en train de périr pour de bon sous les plans d’austérité magnifiquement coordonnés, puisse modifier sensiblement la donne ?

A l’évidence bon nombre de pays serrent les dents des absurdités de l’austérité en période de crise, et sont visiblement en attente d’une possible coalition (à laquelle la France apporterait une contribution importante) qui permettrait de desserrer la contrainte. Si la chose se produisait, elle devrait cependant moins au volontarisme transformateur de François Hollande qu’à la cristallisation fortuite d’une situation politique nouvelle après l’accumulation d’échecs (le dernier en date étant l’Espagne) et surtout l’ajout à la liste des Pays-Bas, jusqu’ici membre insoupçonnable du hard core triple-A, mais désormais lui aussi hors des clous et condamné à la rigueur.

Que « la chose » se produise reste pourtant très improbable.

Car dans un de ces faux-semblants rhétoriques qui est comme la marque de fabrique d’un néolibéralisme devenu illégitime, la « croissance » de Mario Draghi parle de tout ce qu’on veut sauf de ce dont il est vraiment question, à savoir : en finir avec l’aberrante obligation de réduire les déficits à toute force en période de récession, équivalent fonctionnel des contresens que furent les politiques de Hoover en 1929, de Laval en 1935… ou de Brüning en 1931.

 Bien plutôt il s’agira — il en est en fait déjà question depuis assez longtemps — de                  « politiques structurelles », c’est-à-dire de quelques pas de plus dans la déréglementation (des services, du marché du travail, etc.), contresens ajouté au contresens car ces politiques ne visent qu’à relancer la croissance par la compétitivité et les exports, ce qui signifie d’une part que leur généralisation les voue à l’inefficacité collective (la compétitivité par la déflation salariale n’est jamais qu’un avantage relatif… qui disparaît comme tel lorsque tout le monde la poursuit), et d’autre part, qu’à supposer même ces politiques efficaces, elles ne produiraient leurs effets au mieux qu’à horizon de plusieurs années — pas vraiment à la hauteur des urgences d’une relance réelle.

 La règle d'or n'attire pas la moindre critique de fond de F Hollande

De « complément » en « adjonction » en tout cas, le candidat Hollande a déjà fait savoir que le dispositif central du TSCG, à savoir la règle d’or comme mécanisme aveugle de réduction des déficits, n’attirait pas de sa part la moindre critique de fond. Et on l’a moins encore entendu exprimer la moindre protestation à l’idée de l’empire des marchés financiers sur les politiques économiques, ni le premier projet d’y remédier sérieusement. Désormais accoutumé à la verroterie, on peut compter sur lui pour valider les prodigieuses avancées qui verront, à l’occasion de l’un de ces irréparables sommets dont l’Europe a pris l’habitude, « la-croissance » rejoindre en mots toutes les dispositions qui la tuent en fait.(...)

Frédéric LORDON - Extraits de son article du 2 mai 2012 sur le blog du Diplo (Intitulé "FN: mêmes causes, mêmes effets"= 

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[1] Philippe Ricard (à Bruxelles), avec Frédéric Lemaître (à Berlin), Sandrine Morel (à Madrid), Philippe Ridet (à Rome) et Alain Salles (à Athènes), « Le débat sur la croissance s’intensifie en Europe », Le Monde, 25 avril 2012.  

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° Diaporama personnel de présentation de la "crise de la dette", du Mécanisme Européen de Stabilité  et du 2e traité complémentaire sur la "règle d'or":

  DIAPORAMA PERSO réduit Crise financière et projet de tra DIAPORAMA PERSO réduit Crise financière et projet de traité européen

° Et une video intéressante sur le même sujet:

http://www.onnouscachetout.com/comprendre-lorigine-de-la-dette-en-quelques-minutes

° Le projet de traité européen de tous les dangers: texte intégral !

http://www.humanite.fr/monde/le-traite-europeen-de-tous-les-dangers-486419

 ° Autre article sur ce blog:

Non à l’austérité en Europe, non au Pacte budgétaire !

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Rencontre Angela Merkel-François Hollande :

                                      la croissance pour quoi faire ?

 

La croissance est devenue le cheval de bataille de François Hollande pour répondre à la crise de l'Europe. Elle a encore été le maître mot de la première rencontre entre les deux chefs de l'État français et du gouvernement allemand. Mais la croissance pour quoi faire ? En effet, qu'elle soit fondée sur la dépense publique et la demande ou sur la compétitivité par l'abaissement du coût du travail et les « réformes structurelles » (selon la vision d'Angela Merkel), la croissance en soi n'est aucunement un gage de progrès social et encore moins environnemental. Et c'est parce qu'ils souhaitent une Europe solidaire, écologique et démocratique, avec une activité économique réorientée, que de nombreux mouvements sociaux européens se retrouveront du 17 au 19 mai à Francfort, face à la BCE.

La croissance n'est en rien suffisante pour résorber les dettes publiques

En outre, la croissance n'est en rien suffisante pour résorber les dettes publiques. Pour résorber celles-ci, il faudrait, d'une part, engager une réforme fiscale de grande ampleur et, d'autre part, sortir les États de la dépendance des marchés financiers en leur permettant d'emprunter directement à la BCE à des taux faibles pour financer la transition écologique et sociale. L'émission d'euro-obligations, si ceux-ci devaient être souscrits sur les marchés financiers, ne règlerait pas le problème.

D'autant qu'il faudrait également contrer les déséquilibres économiques au sein de l'Union, par des politiques fiscales et sociales qui convergent vers le haut et par un budget européen plus ambitieux. Ce à quoi ne répondent que partiellement les propositions de François Hollande, qu'il faudra examiner de près (réorientation des fonds structurels européens, taxe sur les transactions financières...).

 Le risque est grand de voir le futur gouvernement annoncer bientôt des mesures d'austérité sociale

Et comme la croissance tant attendue ne sera sans doute pas au rendez-vous, le risque est grand de voir le futur gouvernement annoncer bientôt des mesures d'austérité sociale, imposées par le pacte budgétaire. Ce texte renforce les conditions d'équilibre budgétaire et le mécanisme de sanction. Des dispositions que François Hollande ne rejette pas, puisqu'il propose seulement de les compléter.

C'est pour porter ces revendications à un niveau européen qu'Attac, les Indignés, des organisations allemandes... appellent à un encerclement de la BCE le 18 mai et à une manifestation européenne le 19 mai dans les rues de Francfort. De nombreux militants français et d'autres pays européens y participeront (1), ajoutant leurs voix à celles de tous les peuples qui manifestent de plus en plus clairement leur rejet de l’austérité.

(1) http://www.france.attac.org/evenement/toutes-et-tous-francfort-du-17-au-19-mai

Paris, le 16 mai 2012

Attac France

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Où va la zone euro?

Philippe Frémeaux - 14/5/2012

Alternatives Economiques (Extrait)

  (...) La relance, c’est maintenant 

Il reste qu’en attendant, la Grèce, le Portugal, l’Espagne et l’Italie s’enfoncent dans la récession. Et les prévisions 2013 pour la France sont moins bonnes qu’espérées… Que faire, donc, pour relancer l’activité ? Un dossier sur lequel François Hollande est très attendu, en France évidemment, mais aussi chez nos voisins du Sud.

Quelle est la situation ?

  Chaque pays, pris isolément, est trop endetté pour relancer l’activité. Dans le même temps, l’accumulation des plans d’austérité nationaux nous conduit tous à la catastrophe. Cette austérité générale est d’autant plus stupide que toutes les conditions sont réunies pour rendre une relance par l’investissement particulièrement efficace : les capacités de production tout comme la main d’œuvre sont immédiatement disponibles ; ménages et entreprises disposent d’une épargne de précaution qu’ils sont prêts à investir dans des placements sûrs.

D’où l’idée de relancer la croissance au niveau européen, via une politique de grands travaux, notamment tous ceux qui concourent à rendre l’économie plus soutenable. A cette fin, on peut mobiliser l’argent disponible des fonds structurels européens, augmenter le capital de la banque européenne d’investissement, quitte à ce que l’Europe s’endette pour le faire, via l’émission de projects bonds. Une idée qui fait son chemin, y compris à Berlin, même si pour certains le terme politique de croissance renvoie encore à des mesures libérales de réformes du marché du travail, dont on voit pourtant, en Italie ou en Espagne, qu’elles n’ont aucun impact, sinon négatif, sur le niveau de l’activité.(...)

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 Remarques personnelles (H.M.):

Cette analyse rejoint celle de F. Hollande. Elle met l'accent sur la nécessité de la croissance pour pouvoir rembourser les dettes publiques. Elle invite à une croissance qui "rende l'économie plus soutenable", donc avec une dimension écologique.

Mais cela reste une croissance par l'investissement public (européen), qui peut certes avoir des effets réels et positifs, mais qui ne remet pas en cause les plans d'austérité qui frappent la consommation( les 2/3 des "moteurs" de la croissance. Pas un mot sur la hausse des salaires, du pouvoir d'achat des classes populaires. La volonté de poursuivre, sans le dire, cette politique d'austérité avec la fameuse "règle d'or" qui pousse au quasi-équilibre des budgets publics, donc pour une partie plus ou moins forte, voire exclusive, à a réduction des dépenses publiques de fonctionnement, éléments de la demande, donc facteur de croissance possble et nécessaire. Au total, l'austérité toujours, à court terme, donc la stagnation voire la récession économique.

Voilà bien l'enjeu du débat que l'on tente d'esquiver: celui du Traité initié par N. Sarkozy et Mme Merkel, qui pousse à l'inscription, à un niveau constitutionnel ou assimilé, de la "règle d'or", donc de l'équilibre à tout prix des budgets publics (à 0,5 % près du PIB annuel). 

Plus que jamais, la "renégociation" de ce traité s'impose, comme le propose F Hollande, pas pour y ajouter un 'complément" à la marge parlant de la nécessaire relance de la croissance économique, mais pour remettre en cause son contenu central : l'obligation constitutionnalisée de cette fameuse "règle d'or". Ce que proposent depuis le début le Front de gauche et J L Mélenchon

Cela passe par un réel débat citoyen et un référendum en France, par le refus d'une austérité, fut-elle plus "juste" !

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 07:04

Sarkozy, c’est fini, enfin !

Ainsi est réglé le compte du fossoyeur des acquis sociaux et des services publics de notre République. Sa défaite est celle de son projet d’extrême-droitisation. C’est une très bonne nouvelle pour la France et pour l’Europe. Le monde, qui nous regarde, connaît de nouveau l’audace des Français.

Une page est tournée. Une autre commence, pleine d’exigences.

Je félicite François Hollande pour son élection. Son avantage lui donne les moyens d’agir. Je souhaite le meilleur au nouveau président comme à notre pays.

J’adresse un salut reconnaissant à la résistance acharnée du mouvement social qui a préparé cette victoire. Les syndicalistes ont ce soir le dernier mot contre celui qui les menaçait.

Je félicite les quatre millions d’électeurs du Front de Gauche dont les votes ont fait la décision aujourd’hui.

Les leçons de la Grèce


Au même moment ce soir, notre parti en Grèce passe en 1ère position de la gauche (1)

La leçon de cette heure est que pour sortir de la crise de la civilisation capitaliste les peuples cherchent une issue à gauche

C’était bien une manipulation que la place honteusement accordée aux thèses de l’extrême droite entre les deux tours. Le Front national n’est pas du côté du monde du travail. Ses électeurs ont voté Sarkozy. Ses chefs ont déserté avec leurs bulletins blancs.

Le Front de Gauche s’engage, autonome et conquérant, pour que la défaite de la droite et l’élection de François Hollande devienne la victoire des exigences aigües qui viennent de s’exprimer.

Les élections législatives doivent approfondir notre victoire. Le Front de Gauche en est l’outil fidèle.

Tout commence à présent pour la France et pour notre gauche. Place à la fraternité ! Place au peuple !

Jean Luc Mélenchon

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  (1) Voir l'article sur le Grèce et les élections législatives du 6 Mai:

  Grèce: interview d'A.Tsipras, du parti Syriza devenu la 2e force politique du pays

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Sarkozy, c’est fini !

     Attac France 

* Communiqué Attac France du 6 mai :

  Après la défaite de Sarkozy : vers un juin 1936 européen

* Tribune d’Aurélie Trouvé dans l’Humanité du 7 mai et interview de Thomas Coutrot par Attac TV sur l’après Présidentielles

·        Hollande, s’il est élu, sera-t-il contraint à "rassurer les marchés" ?

·        Crise, rigueur, extrême droite... Le retour des années 30 ?

* Et en cadeau, cette bande-annonce de fin du quinquennat Sarkozy.

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  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
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