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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 10:53

Fillon 2, l'austérité ! Circulez: y'a rien à voir !!! On va nous pomper encore 7 millards, qui vont s'ajouter aux 11 autres milliards déjà pompés par le plan précédant. Surtout à la charge ... des salariés et des familles. C'est "une nouvelle étape dans la démolition sociale à l'oeuvre depuis le début de la présidence Sarkozy" écrit JP Piérot, dans l'Humanité du 8/11.

Oui, je l'analyse comme tel. Fini le candidat Sarkozy "candidat du pouvoir d'achat" ! Aujourd'hui, on nous fait le coup de la dette "insupportable" pour nous faire passer la pillule de l'austérité.

 Mais qui est responsable de cette "dette"?

Sinon ceux qui ont réduit les recettes fiscales de l'Etat, en faisant des cadeaux aux plus riches! Et on voudrait maintenant faire payer ces largesses au reste de la société ! Non, Non, Non!   

Non, d'autant plus que ces plans successifs d'austérité (et il y en aura/aurait d'autres avec Sarkozy) ne font que déprimer la consommation. Or celle-ci représente 60% des facteurs de croissance ! En fait, il s'agit bien de nous accoutumer à une spirale déflationniste, qui vise, comme l'a dit François Fillon, à en finir progessivement avec tous les acquis sociaux nés du programme du Conseil National de la Résistance. Fillon dit-il autre chose: "Il faut refonder notre modèle de croissance qui est devenu insoutenable car depuis trop longtemps tiré par la consommation soutenue par les transferts sociaux".

Et Sarkozy avoue la manoeuvre !  

A Strasbourg le 8 novembre, devant des étudiants, N. Sarkozy a attribué l'origine de la crise des dettes publique "à la volonté des pays développés de financer la pérennisation de leur modèle social", cofirmant ainsi la nature idéologique du plan d'austérité. Et de préciser la tactique du démolisseur: la crise "peut être pour notre pays une opportunité de prendre des mesures qu'il n'aurait jamais acceptées en dehors de la période de crise", confirmant la dimension de classe de ses choix. Selon le quotidien l'Humanité, il a dénoncé ceux qui voient dans les marchés financiers ou les agences de notation "les sorcières du Moyen-Age". "Si je vous enuie, vous m'arrêtez" a-t-il lancé à son auditoire étudiant peu attentif

Ne laissons plus faire !

 Indignons-nous, manifestons et virons ce Sarkozy ET sa politique aux prochaines échéances électorales. A condition de ne pas reproduire le schéma grec! C'est ce à quoi appellent des Indignés de la Rochelle Vendredi 11 novembre à 11h sur le Vieux Port

    H Moulinier

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Plan d'austérité de François Fillon: le détail des mesures et les économies attendues:

-500 millions d'euros seront économisés sur le Budget de l'Etat. 

-700 millions d'euros seront économisés au titre des dépenses de la sécurité sociale. La croissance de ces dernières ne sera que de 2,5% l'an prochain contre 2,8% cette année.

-500 millions d'euros supplémentaires vont provenir du programme de cession immobilière des administrations.

-Les niches fiscales seront réduites de 2,6 milliards d'euros d'ici à 2016. Le dispositif Sellier sera supprimé en 2013. Il permet d'avoir une réduction d'impôt pour certains investissements immobiliers locatifs.

-L'âge de départ légal à la retraite passera à 62 ans en 2017 et non plus en 2018. Cette mesure permettra d'économiser 200 millions d'euros en 2012 et 4,4 milliards d'euros d'ici à 2016.

-L'impôt sur les sociétés des entreprises qui ont un chiffre d'affaires supérieur à 250 millions d'euros sera majoré de 5% jusqu'au retour en dessous de 3% de déficit public. Rendement attendu: 1,1 milliard d'euros.

-La TVA à taux réduit passera de 5,5% à 7%, sauf pour l'alimentation, l'énergie et les services destinés aux handicapés. La TVA à 5,5% dans la restauration, pour les abonnements à des services de télévision, pour les travaux dans les locaux d'habitation achevées depuis plus de deux ans, dans les hôtels, pour l'achat de livre, c'est donc fini. Gain espéré: 1,8 milliard d'euros.

   Commentaire perso:chacun sait que la T.V.A. est un impôt injuste, le plus injuste, car il frappe tous les ménages, quel que soit leur revenu, du même taux. Et c'est 60% des recettes fiscales de l'Etat !

-Le prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes et les intérêts sera porté de 19% à 24%. Recettes attendues: 600 millions d'euros.

    Commentaire: que 600 millions d'euros de recettes attendues. A comparer avec l'allègement de 2,3 milliards d'euros consentis aux mêmes privilégiés avec la réforme de l'Impôt sur les Grandes Fortunes (I.S.F.), cet été.

-Les prestations sociales (prestations familiales et aides au logement) seront revalorisées en 2012 non plus sur la base du taux d'inflation mais de manière forfaitaire à 1%. Economies attendues: 500 millions d'euros. Les minimas sociaux, les pensions de retraite et les autres revenus de remplacement resteront revalorisés selon les modalités habituelles.

-Le barème de l'impôt sur le revenu sera gelé en 2012 et 2013 jusqu'au retour en dessous de 3% de déficit public. Rendement de la mesure: 1,7 milliard d'euros en 2012 (voir l'analyse ci-dessous d'un syndicaliste du SNU).

     Commentaire perso:ce "gel" va pour l'essentiel pénaliser les salariés et les retraités, avec un impact de 1,7 milliards. A comparer aux 600 millions de la mesurette sur les dividendes et les intérêts!

-Question d'exemple, les salaires du Président de la république et des membres du gouvernement seront gelés jusqu'au retour à l'équilibre des finances publiques.

-Le plafond de remboursement des dépenses de campagnes électorales sera réduit de 5%. Economies attendues: 5 millions d'euros.

http://www.20minutes.fr/economie/819064-mesures-nouveau-plan-rigueur-gouvernement

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"On augmente l'impôt sur le revenu par le bas»

07/11/2011  

http://www.20minutes.fr/economie/819260-on-augmente-impot-revenu-bas

 

INTERVIEW - Selon Vincent Drezet, du Syndicat national unifié des impôts, des dizaines de milliers de foyers aux faibles revenus vont commencer à payer des impôts, avec la rigueur...

Le plan de rigueur annoncé ce lundi par François Fillon est «injuste» car il va rendre imposables des dizaines de milliers de foyers aux faibles revenus, qui perdront en plus tout ou partie de leurs prestations sociales, estime Vincent Drezet, secrétaire national du Syndicat national unifié des impôts. Explications.

Le gouvernement va geler le barème de l’impôt sur le revenu en 2012 et 2013. Quelles en seront les conséquences?

La conséquence principale, c’est qu’une plus grande partie des revenus français vont devenir imposables.

Le calcul est simple: il existe cinq seuils d’imposition en France, qui vont de 0 à 41%, et qui sont relevés chaque année pour suivre l’inflation. L’an prochain, ces seuils ne seront pas revalorisés alors que les revenus évolueront peu ou prou. En 2011, les personnes qui ont touché moins de 6.088 euros par an par part du quotient familial n’ont pas payé d’impôts. En 2012, des foyers devraient passer au-dessus de cette limite par le simple jeu de l’inflation. Elles seront donc imposables.

Quid des prestations sociales?

Ces personnes nouvellement imposables pourront perdre le bénéfice de certaines aides: celles accordées par les collectivités locales, comme les aides sociales départementales par exemple, ou encore l'exonération de CSG sur pension de veuf invalide.

Combien de foyers sont concernés?  

Des dizaines de milliers de foyers fiscaux devraient être concernés chaque année. C’est une estimation, car le chiffre est très difficile à calculer. Par ailleurs, tous les contribuables imposables paieront un peu plus d'impôt chaque année. C’est en tout cas une très mauvaise manière d’augmenter l’impôt sur le revenu: on l’augmente par le bas, alors que l’on maintient des niches fiscales injustes, même si on les rabote un peu. 

Propos recueillis par Gilles Wallon

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La dette ou la vie

D’abord, on cherche à nous culpabiliser.

 On nous répète partout « La France vit au dessus de ses moyens »

 C’est faux, la France est le 5ème pays le plus riche au monde, les français produisent l’équivalent de 2000 milliards d’euros chaque année, et seulement la moitié est imposée par l’état ou les collectivités locales.

 Ses moyens, justement, l’état les choisit lui-même via la fiscalité.

 Si ses recettes sont systématiquement inférieures à ses dépenses depuis presque 40 ans, ce n’est pas parce qu’il y a trop de dépenses (la population augmente, les dépenses augmentent en conséquence) et encore moins parce qu’il n’y aurait pas assez de richesses produites en France, mais bien parce que les gouvernements n’ont pas le courage politique d’aller prendre l’argent là où il se trouve.

 Au lieu d’imposer ceux qui ont de l’argent, les gouvernements successifs ont préféré le leur emprunter (preuve qu’il existe cet argent !) et leur verser en retour des intérêts … C’est plus facile.

 Et c’est un choix politique délibéré qui n’est pas sans conséquences :

 • Où ceux qui ont de l’argent sont doublements gagnants (moins d’impôts + rente sur le dos de l’état et des français).

 • Et où le reste des citoyens, l’immense majorité des citoyens, sont en conséquence doublement perdants.

 Au contraire, les moyens sont abondants (la France n’a jamais été aussi riche et productive, l’économie n’a jamais été aussi développée), mais l’état français se prive lui-même des moyens nécessaires pour couvrir ses dépenses.

 Ensuite on cherche à nous effrayer.

 On nous répète partout « La France est un pays surendetté, la France est en faillite »

 C’est faux. Pour faire peur aux gens, on rapporte souvent le total de la dette (1675 Milliards d’euros) à ce que les français produisent chaque année, c'est-à-dire le PIB (2000 milliards d’euros), d’où le chiffre de 85% d’endettement. Et effectivement si nous devions donner 85% de ce que l’on gagne pour rembourser une dette on pourrait parler de surendettement. En réalité cette dette est composée d’obligations d’état dont le remboursement en moyenne est étalé sur environ 7 ans. Si on doit réellement comparer cette dette avec ce que la France gagne alors il faut la comparer avec les richesses produites par les français pendant ces 7 ans et non pas pendant 1 an, donc il faut les comparer à 14000 milliards d’euros et non plus seulement 2000 milliards … L’endettement de la France est en réalité de 12% des richesses qu’elle produit et non pas de 85%.

 Un autre moyen de nous effrayer, c’est de rapporter la dette publique à chaque habitant, comme si c’était à chacun de nous de la payer avec nos seuls revenus, alors qu’en réalité c’est à l’état de la payer, et l’état ne tire pas ses recettes uniquement que de nos revenus, mais de tous les revenus de toute l’économie.

 Vient enfin le méchant ogre, les agences de notation, on nous explique que si l’on ne se plie pas aux exigences des marchés financiers la France risque de perdre la fameuse note AAA que lui attribuent les agences de notation. Mais quand on se rend compte qu’en réalité nous ne sommes pas endettés à 85% de ce que l’on gagne mais à 12% seulement, quand on comprend qu’en réalité nous ne sommes pas du tout en situation de faillite, on comprend pourquoi les agences de notation nous donnent la meilleure note.

 Les intérêts, la source principale de notre endettement.

 Avant la réforme de la banque de France en 1973, destinée à adapter le système bancaire français au futur système européen, l’état pouvait emprunter directement à sa banque centrale, c'est-à-dire à la banque de France. Et comme la Banque de France est une institution publique depuis qu’elle a été nationalisée en 1945, entre cette date et 1973 (les 30 glorieuses), l’état empruntait sans payer d’intérêts.

 Mais depuis cette réforme, le gouvernement a interdit cette pratique. L’état fut dès lors obligé d’emprunter sur les marchés financiers privés et donc obligé de payer des intérêts.

 La dette publique est apparue dès ce moment, et il est intéressant de constater que depuis 1978 (les chiffres de l’INSEE commencent en 1978) l’état n’a payé pratiquement que des intérêts et pour un montant cumulé équivalent à environ 1500 milliards d’euros, c'est-à-dire quasiment la totalité de la dette publique.

 Bien que cela soit une projection fantaisiste (car évidemment les comportements des gouvernements auraient été modifiés), on peut raisonnablement penser que si les gouvernements ne s’étaient pas interdit d’emprunter directement à la banque centrale sans payer d’intérêts en 1973, aujourd’hui il n’y aurait pas ou quasiment pas de dette publique.

 Quand l’état emprunte sur les marchés financiers, il émet des obligations d’états, c'est-à-dire une reconnaissance de dette. A la différence d’un emprunt classique, l’état ne rembourse le montant du prêt qu’à son échéance finale (les durées les plus courantes sont de 2 ou 10 ans, la moyenne pour la dette publique française est environ de 7 ans). Et chaque année, l’état n’a donc finalement à payer que des intérêts, c’est ce qu’on appelle le service de la dette, soit environ 50 milliards d’intérêts en 2011, et c’est la 2ème plus grosse dépense dans le budget de l’état.

 Or depuis le milieu des années 1970, le budget de l’état étant systématiquement en déficit, pour rembourser les obligations arrivées à échéance, l’état en réémet de nouvelles … C’est l’AFT (Agence France Trésor) qui s’en occupe. Bref, depuis presque 40 ans, pour rembourser ses emprunts, l’état réemprunte. Voilà pourquoi, depuis tout ce temps, nous n’avons pratiquement payé que des intérêts.

 Seulement tout ceci a un effet pervers, cela signifie que nous payons encore aujourd’hui des intérêts pour des emprunts qui ont été fait et remboursés il y a 40 ans … C’est comme si petit à petit nous payions 2 fois puis 3 fois puis plus le temps passe plus nous payons de fois, les intérêts des mêmes choses que nous avons déjà payé … C’est de l’usure. Cela nous a couté 1500 milliards d'euros jusqu'à présent ! C'est comme si on avait tout payé deux fois !

 

 L’endettement de l’état, un objectif politique et financier

 En prenant du recul un instant est-il plausible que durant les années 1970-80-90, d’un seul coup, tous les gouvernements d’un grand nombre de pays dans toutes les parties du monde soient subitement devenus de mauvais gestionnaires irresponsables ? Ou alors toutes ces explosions de l’endettement des différents états ne s’expliqueraient-elles pas plutôt par la mise en place dans tous ces pays, pendant toute cette période, de ces marchés financiers d’obligations d’état et donc par le développement et la généralisation de cette méthode de financement des déficits de l’état ?

 Aujourd’hui, sur les marchés financiers, ce sont diverses institutions financières, comme des sociétés d’assurances, et aussi des particuliers qui ont de l’argent à placer, mais ce sont principalement des banques qui achètent les obligations qui sont émises par les états ( pour la France, françaises et européennes ) …

 C’est encore plus vrai depuis la crise financière de 2008, alors que les banques n’avaient plus confiance les unes envers les autres, le marché le plus sûr était celui des obligations d’états. Et comme les états devaient faire face à une récession économique, et donc à des lourds déficits sociaux, comme ils ont choisit d’emprunter en masse pour sauver les banques et le système financier qui menaçait de s’effondrer et enfin comme ils ont financé des plans de relance de l’économie, tous les pays ont vu leurs déficits doubler, voir tripler, et les banques se sont particulièrement gorgées d’obligations d’état.

 Le problème, c’est que l’argent que les états empruntent à ces banques, c’est de l’argent que ces banques ont elles-mêmes emprunté à la banque centrale auparavant à un taux d’intérêt de 1%, son fameux taux directeur.

 Or le taux auquel les banques prêtent à la France oscille en moyenne entre 3 et 4%. Grâce à ce système, les banques se font donc sur le dos des français de belles marges de 2 ou 3%. Sur des sommes qui se comptent en millions ou en milliards, c’est un placement particulièrement lucratif !

 Quand on se rappelle que durant la crise de 2008, toute l’économie était en récession, seules les banques s’en sont sorties avec des bénéfices records, on comprend pourquoi.

 Pour un pays comme la Grèce, les banques n’exigent pas 3% comme la France, mais un taux de 18% pour les obligations de 2 ans, pour le Portugal un taux de 12% etc …

 Et il ne faut pas aller chercher plus loin les raisons de la crise en Grèce, ou qui s’annonce dans les autres pays comme l’Espagne l’Italie ou le Portugal, car aucun pays ne peut soutenir sa dette actuelle à un taux de 12 ni même de 18%. Si la France devait payer 18% d’intérêts et non pas 3%, elle devrait payer chaque année 300 milliards d’euros d’intérêts, et non pas 50. Ce qui est impossible.

 Et qu’est-ce qui justifie que les banques se prennent de telles marges alors que comme avant 1973 l’état pourrait très bien directement emprunter à la banque centrale à 1% voire sans payer d’intérêts ? Fournissent-elles un service ou un travail en échange pour mériter tout cet argent ? Absolument pas … Comme tous les spéculateurs d'une manière générale, ce sont comme des parasites …

 Ce système a été mis en place à l’occasion de la construction européenne, et il n’y a jamais eu de débat publique sur ce sujet, personne n’a demandé leur avis et encore moins leur consentement aux citoyens.

 Il aurait été parfaitement légitime pourtant de se demander pourquoi il fallait mettre en place un tel système qui finalement s’est avéré être si couteux au point de faire exploser la dette publique et qui finalement on le voit finit par plonger toute l’Europe dans une crise des finances publiques ?

 Par exemple si la Grèce pouvait emprunter directement à la banque centrale européenne au lieu de devoir emprunter à 18% sur les marchés financiers, la crise qu’elle subit serait immédiatement résolue !

 Qu’est ce qui a motivé les politiciens en 1973 à adopter cette réforme de la Banque de France et en particulier cette interdiction pour l’état d’emprunter à sa banque centrale, puis ensuite ceux qui ont continué à construire et à mettre en place le système financier européen, pour aboutir en 1993 au traité de Maastricht ?

 L’intérêt financier pour les spéculateurs, et en particulier pour les banques est évident. Et quand on comprend que ce sont des banquiers qui ont conseillé nos politiciens pour mettre en place tout ce système monétaire et financier au niveau européen, le conflit d’intérêt est lui aussi évident.

 Quant à l’intérêt politique, on l’entrevoit assez nettement dans l’instrumentalisation que certains politiciens font de la dette et de la crise grecque pour imposer des politiques de régressions sociales et de privatisation avec leurs fameux plans de rigueur (bref toutes les politiques qu’ils ont en réalité toujours défendues comme par hasard).

 La rigueur.

 D’après Frédéric Lordon, c'est le gouvernement allemand surtout qui a insisté pour mettre en place ce système monétaire au niveau européen, c’était leur condition pour accepter une monnaie unique et signer plus tard le traité de Maastricht.

 Car la monnaie unique ayant la fâcheuse propriété d’empêcher désormais les marchés financiers de spéculer contre la monnaie d’un pays en particulier, ce moyen de pression étant perdu, les gouvernements se retrouvaient ainsi, oh comble de l’horreur, soumis à la seule pression des populations, qui voyez-vous, ont tendance abusivement à réclamer, comme s’ils se croyaient en démocratie, toujours plus de salaires, toujours plus de services publiques, et toujours plus de protections sociales.

 Pour les partisans de la rigueur allemande c’était une idée insupportable. Il fallait à tout prix restaurer la soumission des états à la pression des marchés financiers, et en interdisant aux états d’emprunter à leur banque centrale, et donc en les obligeant à financer leurs déficits avec des financements privés sur les marchés financiers internationaux, c’était le meilleur moyen de pression dont ils pouvaient rêver ( bien qu’honnêtement j’ai tendance à croire que le contrôle de la situation leur a un petit peu échappé ).

 Notons qu’ils n’ont rien inventé, nos frêres africains ou américains du sud pourront largement le confirmer. Cette méthode endettement / rigueur a été largement testée et appliquée par les bons soins du docteur FMI dans déjà un bon nombre de pays du sud, les privatisations et les régressions sociales ont toujours été les contreparties de leurs aides.

 Et on en voit aujourd’hui les résultats en Grèce … Le pays va-t-il mieux économiquement ? La dette s’est-elle résorbée ? Non au contraire, la récession économique qu’elle subit bat tous les records (pratiquement 7% …), et sa dette continue de s’aggraver, forcément … Ce qu’elle subit ressemble à s’y méprendre à un pillage …

 Constatant que ce sont les principaux partisans de la rigueur, et donc aujourd’hui de la rigueur budgétaire, qui sont ceux qui ont creusé le plus les déficits publics, notamment en multipliant les dépenses fiscales (exonérations / niches fiscales / réductions d’impôts) très coûteuses, et donc en appauvrissant l’état, la boucle est bouclée. 

 Le combat politique de notre génération.

 Ce qui nous a mené à cette dette publique, c’est l’effet conjugué des intérêts que nous payons sans justification depuis 40 ans et des dépenses fiscales qui appauvrissent délibérément l’état. Tout cela a pour but, outre l’intérêt financier direct évident, de nous faire avaler des régressions sociales, des privatisations, et des régressions démocratiques qu’autrement, c'est-à-dire démocratiquement, nous refuserions.

 Car notons-le bien, on se garde bien de demander leur avis aux populations. L’absence de mandats démocratiques pour mener ces politiques de rigueur ne les gène pas le moins du monde.

 Un seul peuple a été consulté, un petit peuple dans le nord, en Islande, ils ont dit non par référendum au sauvetage publique des banques privées, et ils s’en sortent très bien.

 On a la chance d’avoir l’élection majeure de notre pays qui tombe en 2012, en plein cœur de cette crise. On peut nous aussi dire « non » à cette dictature de la finance, il est encore temps. Mais pour cela encore faut-il que les français soient bien informés !

 Face à leur vaste offensive idéologique actuelle (ex : la "règle d’or" qui en réalité est un cheval de Troie qui consiste à constitutionaliser la rigueur), il est important que chaque citoyen, chaque patriote, déconstruise comme je le fais ici, toute l’arnaque que représente cette dette publique !

 S'il y avait réellement des vraies règles d'or à mettre en place, c'est que l'état ne devrait jamais être financé autrement que par de l'argent publique ! Que la création monétaire devrait toujours pouvoir bénéficier à la collectivité et jamais à des intérêts privés ! Que le bien être, la santé, l’éducation etc … de la population doivent toujours être prioritaires sur je ne sais quelles dettes que pourraient contracter nos banques ou nos gouvernements ! Ou enfin qu'aucun gouvernement étranger, qu'aucune banque privée, qu'aucune agence de notation n'ont à interférer dans les affaires d'un peuple SOUVERAIN et de son gouvernement.

 Nous ne pouvons compter sur aucun des grands médias, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes ! Il faut informer le plus de personnes que nous pouvons : Notre famille, nos amis, nos collègues, les gens sur le net ! Aucune action n’est inutile ou dérisoire au contraire ! Il ne faut pas avoir peur de parler de politique ! L’enjeu est plus important que ce que peuvent bien penser les autres personnes de nous ou de nos idées …

 Et ne vous découragez pas si vous n’arrivez pas à convaincre les gens sur le coup. Les idées sont comme des petites graines, elles germent petit à petit dans notre esprit. Il faut laisser aux gens le temps de confronter leur expérience avec ce que vous leur avez dit, c’est comme ça que leurs idées évoluent. Et avec le futur qui s'annonce, ils vont en avoir largement l'occasion ...

 "La dette ou la vie" résume bien la situation. C'est le combat politique de notre génération ! Soyons à la hauteur !

 

 Logan, citoyen, militant du Parti de gauche, membre du Front de gauche.

 

 

 

 

 

 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 18:53

Voici un article d'Eric Durand, écrit sur le site du Parti de Gauche de Charente-Maritime, dont je partage les interrogations sur le vrai programme du candidat socialiste, François Hollande. Je vous le livre, tel que l'a écrit Eric.

 Nous pourrions y ajouter une forte interrogation sur l'approche de François Hollande à propos des  questions européennes. Lui qui, en 2005, faisait campagne commune avec Nicolas Sarkozy pour appeler à voter oui au Traité Constitutionnel européen.

 Lors de son interview vendredi 28/10 sur A2, il n'a pas remis en cause cette construction européenne ultra-libérale et sa politique monétaire livrée à une Banque Centrale (la B.C.E.) indépendante, dont le seul objectif est de combattre l'inflation (pour attirer les capitaux en Europe), et dont les statuts (inscrits dans le Traité de Maastrich) interdisent tout prêt aux Etats. Ainsi, les Etats européens, membres de la Zone euro, doivent emprunter à des taux bien supérieurs à celui qu'offre la BCE aux ... banques privées (1,5%, alors que la Grèce a eu emprunté avec un taux de 25% !)!! Lesquelles banques privées sont celles qui prêtent ... aux Etats !!! Devinez qui profite de ce "circuit" financier ?

 On pourrait aussi interroger François Hollande sur la nécessaire augmentation des salaires, pensions et allocations, le plafonnement des hauts salaires des PDG et autres hauts cadres des sociétés côtées en Bourse, ...

Un projet socialiste "adapté ?

Lors d'une convention nationale du Parti socialiste, un "projet" a été adopté à l'unanimité, à commencer par tou-te-s les postulant-e-s au rang de candidat-e du PS-MRG des dernières primaires. Ce projet et les propositions qui l'accompagnent sont lisibles sur le site du PS (http://www.parti-socialiste.fr/projet). La crise était déjà là et les politiques d'austérité aussi, en France comme dans les autres Etats européens de la Zone euro. La construction européenne et le système monétaire européen ( B.C.E. et euro) ne datent pas d'aujourd'hui ! Sans oublier la "libre-circulation des capitaux dans et hors de l'Europe" héritée du Traité de Maastricht de 1991 et reprise par le Traité de Lisbonne, soutenu par N Sarkozy et le PS. Je vous invite à lire, à ce propos, sur le blog de JL Mélenchon, son article "Le Traité de Lisbonne, fauteur de troubles":

http://www.jean-luc-melenchon.fr/arguments/traite-de-lisbonne-fauteur-de-crise/

Mais aujourd'hui, après sa désignation, François Hollande, par la voix de Pierre Moscovici, un proche, propose un projet "adapté". Sur France 2,  le 28/10 dernier, François Hollande actait: " Si je suis élu, je vais hériter du fardeau que va nous laisser Nicolas Sarkozy (...). Ce que nouis allons faire en 2012 sera hypothéqué par son héritage". Qu'est-ce à dire ? Que le PS ne connaissait pas, déjà, ce "fardeau" que va laisser Nicolas Sarkozy? Ou alors qu'il a délibéremment adopté unanimement un projet ... qu'il savait déjà inapplicable ? Mais alors, qu'est-ce à dire pour demain? Sur quel programme François Hollande veut-il se faire élire? Et que fera-t-il comme politique, après les élections ?

Européens échaudés craignent la douche froide !!!

C'est comme cela que ça s'est passé en Grèce: le Premier Ministre Papandréou, par ailleurs Président de l'Internationale socialiste, s'est fait élire sur un programme qu'il n'a pas du tout appliqué et il impose à son peuple un niemme plan d'austérité, aggravant  les politiques menées par la droite, imposant des mesures ultralibérales et antisociales aux grecs, du moins au peuple de son pays, alors que les grands armateurs grecs (pavillons de complaisance) et d'autres grandes sociétés ne paient pas d'impôt.  

Alors, il vaut mieux savoir avant les élections, savoir maintenant

En France, nous avons tous les moyens de savoir, aujourd'hui, la situation réelle, y compris par le biais de la Cour des Comptes présidée par un socialiste, par le Sénat, à majorité de Gauche et présidé par un socialiste, j'en passe.

 Et ce que nous savons, c'est que la politique menée par Nicolas Sarkozy n'est pas une surprise de dernière minute! Depuis des années, il accentue une politique ultra-libérale, héritée d'ailleurs de 1983 et du virage libéral du gouvernement ... socialiste de l'époque ( avec son "plan de rigueur"). Alors, François Hollande entend-il sortir de cette politique néolibérale qui mrque a France et l'Union Européenne, ou bien veut-il en sortir? Et si oui, comment

Oui, maintenant, il est temps que les candidats de gauche et écologiques ouvrent, ensemble, le débat citoyen, comme l'a proposé Jean-Luc Mélenchon, au nom du Front de gauche.

Je n'ai pas envie d'avoir, en France, "un scénario à la Papandréou" comme s'interrogait le quotidien l'Humanité du 2 novembre. Alors que le socialiste Jérôme Cahuzac a annoncé début novembre que le candidat Hollande ne pourrait pas appliquer l'intégralité du projet du PS pourtant vité à l'unanimité, pronant une stratégie de strict retour à l'équilibre qui laisse peu de place à la croissance et à l'emploi: "François Hollande puisera dans le programme mais ne pourra réaliser la totalité de ce programme car tout simplement les moyens du pays ne le permettent pas" a expliqué Jérôme Cahuzac. Bigre, la France est donc si pauvre??? Ou se refuse-t-on à toucher aux plus riches, pour avoir moins de pauvres ?? De là à poursuivre la politique d'austérité actuelle ...

H.Moulinier

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"Après les scandaleuses précisions de Pascal Terrasse, (député socialiste, conseiller retraite de François Hollande) qui, lors d'un colloque le 12 octobre, a affirmé qu'il ne pensait pas revenir sur l'âge légal de 62 ans, et qu'il faudrait même porter cette borne à 65 ans, c'est maintenant au tour de Michel Sapin, autre député socialiste de préciser la politique que compte mener François Hollande en matière d'emploi dans l'éducation nationale.

Michel Sapin a en effet affirmé, le 25 octobre sur i-Télé que la création de 60 000 emplois dans l'éducation nationale proposée par François Hollande, candidat à l'élection présidentielle de 2012, serait "bien entendu" compensée par des baisses de postes ailleurs.
"L'idée est de ne pas augmenter le nombre de fonctionnaires", a précisé le député de l'Indre, conseiller économique du candidat socialiste, ajoutant : "je dirai même que l'idée est de stabiliser la masse salariale de l'État dans le budget de l'État"
(lire ci-dessous l'article du Monde)

Au rythme ou vont les choses, si chaque déclaration de conseiller détricote les déjà maigres propositions socialistes, que va t'il rester de gauche dans le programme du candidat Hollande ? "

Eric Durand - PG Aunis

Site PG 17:

http://17.lepartidegauche.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=972:de-pascal-terrasse-a-michel-sapin-quelle-est-la-politique-voulue-par-le-candidat-f-hollande-&catid=405:breves&Itemid=460

 

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PS : des suppressions de postes en contrepartie              de 60 000 embauches dans l'éducation

LEMONDE.FR | 25.10.11 | Extraits

 

Proche du candidat socialiste à l'élection présidentielle, le député PS Michel Sapin a affirmé mardi 25 octobre sur i-Télé que la création de 60 000 emplois dans l'éducation, mesure phare proposée par François Hollande, sera "bien entendu" compensée par des suppressions de postes ailleurs.

Le 9 septembre, en pleine campagne pour la primaire PS, cette proposition de recréer "60 000  à 70 000" postes dans l'éducation nationale au cours du prochain quinquennat, soit l'ensemble des postes supprimés depuis 2007 dans ce secteur (66 000) avait suscité une vive polémique, l'UMP comme ses adversaires socialistes à la primaire jugeant la mesure très couteuse. Laurent Wauquiez, le ministre de l'enseignement supérieur l'estimait à "100 milliards d'euros" au total dans "les 30 ans qui viennent", Jean-François Copé a 7,5 milliards sur cinq ans.

Le 15 septembre, le député de Corrèze avait précisé, lors du débat télévisé entre les candidats à la primaire, qu'il souhaitait recréer "60 000" postes en cinq ans au rythme de "12 000 par an". Il évaluait le coût de cette ambition à "2,5 milliards d'euros sur cinq ans, ça veut dire 500 millions d'euros par an" et indiqué qu'elle serait financée "par des économies équivalentes, notamment sur les exonérations de cotisations sociales et sur les niches fiscales".

"NE PAS AUGMENTER LE NOMBRE DE FONCTIONNAIRES"

M. Hollande avait alors affirmé qu'il "ne changera[it] pas" sa proposition, soulignant que les actuelles "suppressions de postes" rapportaient "250 millions par an" d'économies. Il avait mis en regard le coût de la TVA dans la restauration, "3 milliards d'euros" par an, et les exonérations des heures supplémentaires, "4,5 milliards d'euros".

Mardi, questionné sur ce projet d'embauche dans l'éducation nationale, sur fond de déficits publics aggravés, l'ancien ministre Michel Sapin a répondu : "Bien entendu, elle est compensée par des baisses de postes ailleurs". "L'idée est de ne pas augmenter le nombre de fonctionnaires", a poursuivi le député de l'Indre, ajoutant : "Je dirais même que l'idée est de stabiliser la masse salariale de l'Etat dans le budget de l'Etat". (...)

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 14:01

Maxime Bono a annoncé qu'il n'était pas candidat à la députation sur la circonscription de La Rochelle, souhaitant se consacrer à la ville de La Rochelle dont il est maire et à l'agglomératioon dont il est Président. Sage décision, me semble-t-il, pour mettre en application la règle du non-cumul de mandats importants, comme c'était le cas pour Maxime Bono. Je comprend sa décision et la salue comme celle du respect d'une éthique en politique. Je fus élu à ses côtés à la Mairie de La Rochelle et, par delà nos différences, voire nos divergeances actuelles et passées, je crois pouvoir dire que j'apprécie son sens de l'écoute, de la tolérance et son engagement pour notre ville et notre agglomération.

Maxime Bono soutient la candidature de Ségolène Royal

Là, j'avoue ne pas comprendre ce choix. Cela ressemble par trop à un "parachutage" de la Présidente de la Région Poitou-Charente, elle qui fut députée de Melle dans les Deux-Sèvres. (*)

D'autant que ce choix de Ségolène Royal de venir se présenter à La Rochelle ne me semble pas des plus glorieux ! Comme volonté de battre la droite, on peut faire mieux ! Plutôt que d'aller au combat contre la droite dans une circonscription détenue par un-une député-e UMP, elle viendrait se poser, comme un coucou, dans un siège déjà cquis à la gauche.

Pire, elle veut surtout être à nouveau députée pour ... être élue présidente de l'Assemblée Nationale !!! Cela veut dire, à terme rapproché, l'abandon de son mandat de Présidente de Région, alors que ce mandat n'est pas achevé.

N'appelle-t-on pas cela de la petite politique des marche-pieds? Celle de l'ambition personnelle, qui vise à utiliser un mandat lectoral pour en avoir un autre ! Donc à utiliser un mandat de député de La Rochelle, non pour servir La Rochelle et les rochelais, mais pour sevir sa carrière politicienne ! Et de vendre la peau de l'ours - la victoire d'une majorité de gauche à l'Assemblée Nationale, ce que je souhaite, dans 6 mois - avant de l'avoir tué !

Olivier Falorni à La Rochelle : « pas de fiefs transmis entre féodaux ! »

Premier Secrétaire du PS en Charente-Maritime, Olivier Falorni, Adjoint au Maire de La Rochelle, vient lui aussi d'annoncer sa candidature. Il se présente contre Ségolène Royal, pour la succession de Maxime Bono à l'Assemblée nationale. Il espère que les militants pourront choisir, dit-il au quotidien Sud-Ouest (**).

Je connais Olivier Falorni, pour avoir partagé des responsabilités municipales avec lui, au service des quartiers de La Rochelle. Je ne partage pas son soutien à François Hollande et à son orientation pour les présidentielles. Cela dit, Olivier est un homme de conviction, me semble-t-il, un élu rochelais, qui habite La Rochelle et y travaille. Qu'il soit victime de l'ostracisme de Ségolène Royal au Conseil Régional ne me surprend pas. Mais il apparaît comme quelqu'un de fidèle à ses convictions et ses amitiés.

 

Je préfère, de loin, quelqu'un qui veut servir La Rochelle, que quelqu'un-e qui veut se servir de La Rochelle! Non ?

    (*) Un ami me signale que le remplacement de Maxime Bono comme député devait se faire par une femme. Olivier Falorni, lui, a contesté cette "obligation", dans les colonnes de "Sud-Ouest". Mais dans ces conditions, la circonscription a des femmes de valeur au PS! J'ai cru comprendre que Nanou Jaumouillé ou Marie-Line Simonné auraient pu être candidates pour le PS ! En tout état de cause, le PS aurait mauvaise presse à avoir encouragé nationalement des "primaires" pour sa candidature aux présidentielles et refuserait à La Rochelle de donner la parole à ses adhérent-e-s, par un vote démocratque. Non ?

(**) Les choses se précisent (à ce jour 16/11/2012): il y aura vote interne au PS et 2 candidates femmes locales se proposent face au parachutage de Ségolène Royal: Patricia Friou (avec Olivier Falorni suppléant) et Nanou Jaumouillé. A suivre ...

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 14:05

 

François Hollande est largement en tête de ces primaires  citoyennes  organisées  par le Parti Socialiste. Il est légitimement le candidat du PS et du MRG pour les prochaines présidentielles.

L’après-primaire commence

Cette « élection » n’est pas une fin en soi. Elle prélude aux 2 tours des élections présidentielles de l’an prochain. Les vraies élections, suivies des législatives. Une dynamique est créée, mais rien n’est gagné. La bataille va s’amplifier pendant plusieurs mois, avant le vote.

Le besoin de clarifier les enjeux à gauche

Il y a manifestement un rejet massif de Nicolas Sarkozy et de sa politique. Les primaires, à leur façon, en témoignent. Et une volonté de faire de la politique chez des millions de citoyen-ne-s. C’est un contexte favorable au débat à gauche.

Car il faut absolument battre Sarkozy et c’est possible. Mais il faut aussi se débarrasser de sa politique réactionnaire, toute au service des plus riches, dans le cadre d’une Union Européenne ultra- libérale.

Faut-il « bousculer le système » ou le gérer au mieux ?

Gérard Filoche, Inspecteur du travail,  membre du PS disait, après l’élection de François Hollande, que « L’establishment médiatique lui, a choisi : face à Sarkozy, ce doit être un homme et il doit être modéré. Il ne faut pas qu’il promette plus qu’il ne pourra tenir. Il ne faut pas qu’il sen prenne trop fort aux banques. Il ne faut as qu’il bouscule le système mais qu’il le gère correctement ».

Et Martine Aubry de dire: « Le système s’est crée son candidat et nous a matraqués de sondages ».

Façon de dire que la candidature de François Hollande pour le PS n’est pas une candidature de rupture avec le cœur de la politique actuelle, française et européenne : cette domination des « marchés financiers », cette logique d’un capitalisme spéculatif, accumulateur de capitaux, au prix de l’emploi, du développement industriel, de l’avenir de notre planète. C’est une politique de gauche, mais d’une gauche social-libérale, qui peut apporter du mieux, mais ce n’est pas sûr. Car elle s’enferme dans le dogme européen de réduction du prétendu « déficit  public », se traduisant as la « nécessité » de réduire les dépenses publiques.

Peut-on faire autrement ?

Peut-on augmenter le pouvoir d’achat des salaires et des pensions, pour des millions de gens qui vivent chichement ? Peut-on arrêter l’hémorragie d’emplois industriels, avec l’exode des capitaux dans d’autres pays européens, voire au-delà, grâce à la libre-circulation totale des capitaux dans et hors de Europe, en application des Traités européens, dont le dernier, celui de Lisbonne ? Comment peut-on en finir avec le caractère spéculatif des banques, si l’on ne contrôle pas celles-ci, par la nationalisation de certaines, la création d’un pôle bancaire public ? Comment agir pour réorienter la construction européenne, changer les statuts de la Banque Centrale Européenne qui ne lui permettent pas de prêter à des Etats, mais seulement aux banques privées, à taux réduit (1,5% !), poussant les Etats à s’endetter auprès de ces dites-banques privées à des taux bien plus forts !!!

Oui, cela mérite débat à gauche

C’est le sens de l’offre publique de débattre qu’a lancé Jean-Luc Mélenchon, candidat commun du Front de Gauche. Il faudra bien que e débat ait lieu, pour ne pas reproduire les virages vers l’austérité pour les peuples des gouvernements socialistes en Grèce, en Espagne ou il y a peu au Portugal, avant que la droite ne reprenne le pouvoir.

La création d’Assemblées citoyennes du Front de gauche dans tout le ays est à l’ordre du jour pour favoriser un tel débat sur les propositions du Programme partagé du Front de gauche.

Oui,  rien n’est joué pour gagner et changer !

Henri Moulinier

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 08:44

Arnaud de Montebourg répond:Une pirouette qui montre les limites de ces primaires ?

 "Non. Je continue de penser, surtout après le débat de mercredi soir, que ces deux candidatures sont identiques, et qu'elles auraient dû se mettre d'accord dès le début. Si j'avais été au deuxième tour, nous aurions eu un débat d'orientation plutôt qu'un débat de tempéraments et de personnes. Mais j'ai mené cette campagne pour changer la gauche, pour que celle-ci puisse à son tour changer la France. Pas pour témoigner".

Tout ça pour en arriver à appeler à voter pour François Hollande qui, qu'Arnaud Montebourg le veuille ou non, est un peu moins à gauche ( ou un peu plus social-libéral) que Martine Aubry, non ? J'avoue que cette pirouette d'A. Montebourg m'interroge sur ses volontés et ... ambitions personnelles. Il est vrai que les différences entre les 2 prétendants à la candidature socialiste, pas essentielles, m'amènent à me dire: heureusement que le Front de gauche (et Europe Ecologie-Les Verts) n'est pas rentré dans ce jeu des "primaires", car il serait "coincé" aujourd'hui et, comme en Italie, il y a quelques années, la gauche ne serait représentée que par un social-libéral.
 
Il y d'autres candidatures à côté de celle du PS qui sortiera dimanche, dont celle de Jean-Luc Mélenchon, que plus que jamais je soutiens, pour faire avancer des propositions de rupture avec la politique sarkozienne actuelle, ce que portait Arnaud Montebourg.        H Moulinier
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Arnaud Montebourg : "Je voterai pour Hollande"

LEMONDE.FR | 14.10.11 | 09h59 • Mis à jour le 14.10.11 | 10h21

Arnaud Montebourg, qui a obtenu 17 % des voix au premier tour de la primaire socialiste le 9 octobre, explique son refus de donner une consigne de vote pour dimanche. (SIC)

Quel message adressez-vous à vos électeurs pour le second tour ?

J'ai un premier devoir : respecter la liberté de choix des Françaises et des Français qui m'ont fait confiance. J'ai voulu pleinement les éclairer par les échanges de lettres publiques que j'ai eus avec Martine Aubry et François Hollande. Les citoyens peuvent désormais faire leur choix en leur âme et conscience, et je me refuse à donner une consigne de vote. Car dans le mot consigne, il y a l'image de la caserne et de l'enfermement qui est incompatible avec l'esprit de la primaire et de la VIe République. Chacun se déterminera au vu des choix exprimés par les candidats.

Quel bulletin glisserez-vous dans l'urne dimanche ?

Pierre Mendès France disait: "Gouverner, c'est choisir." Même lorsque cela est difficile. Il me paraît de l'ordre des qualités demandées à un dirigeant politique de ne pas se dérober. C'est mon second devoir. Dans ce choix, il y a d'abord l'obligation de faire gagner la gauche en 2012. Les propositions des deux candidats étant pour moi équivalentes, je ne peux me déterminer en fonction de ma seule éthique de conviction. C'est pourquoi mon choix relèvera avant tout de l'éthique de responsabilité: je veux faire gagner la gauche et battre Nicolas Sarkozy. A titre exclusivement personnel, je voterai donc pour François Hollande, arrivé en tête du premier tour, à mes yeux meilleur rassembleur. Il a su dans sa lettre jeter un pont entre nos deux rives, et je lui en sais gré.

En votant François Hollande, ne cédez-vous pas à l'argument du vote utile ?

Mais je souhaite être utile! Utile à la gauche et à la France. Au premier tour, on choisit par conviction. Au second, on choisit l'efficacité. Comme tous les candidats de premier tour, dont mon amie Ségolène Royal qui a formulé souvent des propositions similaires aux miennes, je choisis de voter François Hollande. Mieux vaut éviter la fragmentation, donner de la force à celui qui est arrivé en tête et soutenir le meilleur rassembleur plutôt que de rester sur mon Aventin. Le résultat de la primaire ne doit pas donner le signal de l'impossibilité de rassemblement. Ce serait une preuve offerte au sarkozysme de notre incapacité à nous unir.

Ne craignez-vous pas de heurter vos cadres locaux, plutôt favorables à Martine Aubry ?

Chacun de mes amis fera son choix en conscience, et je le respecterai. Je n'ai pas d'argument qui me permette de penser que Martine serait plus à gauche que François, ou l'inverse d'ailleurs! Leur choix doit être libre. La décision leur appartient, tout comme la mienne.

N'y a-t-il pas une contradiction à voter pour M. Hollande après avoir souligné pendant toute votre campagne sa proximité avec Mme Aubry ?

Non. Je continue de penser, surtout après le débat de mercredi soir, que ces deux candidatures sont identiques, et qu'elles auraient dû se mettre d'accord dès le début. Si j'avais été au deuxième tour, nous aurions eu un débat d'orientation plutôt qu'un débat de tempéraments et de personnes. Mais j'ai mené cette campagne pour changer la gauche, pour que celle-ci puisse à son tour changer la France. Pas pour témoigner.

En quoi leurs réponses à votre lettre ouverte aux finalistes ont-elles guidé votre choix ?

J'ai utilisé une méthode innovante et inédite dans l'histoire de la Ve République: questionner publiquement, par écrit, les deux candidats. Ceux-ci m'ont répondu de façon sincère et précise, et je les en remercie. Je les ai rencontrés pour une conversation approfondie. Et eux-mêmes ont choisi de rendre publique la lettre qu'ils m'ont adressée et qui vaut engagement de leur part pour l'avenir.

M. Hollande et Mme Aubry se seraient donc subitement convertis à vos thèses ?

Non, et je ne le leur demandais pas. Mais tous deux ont réalisé une forme de dépassement d'eux-mêmes. Ils ont avancé vers la mise sous contrôle des banques et la lutte contre la concurrence déloyale mondiale. Tous deux ont repris des morceaux de VIeRépublique, même en pièces détachées… Mon travail, dans cet entre-deux-tours, aura été celui d'un éclaireur. Certains ont dit que j'aurais été arrogant. C'est se méprendre. J'ai perdu cette élection, je suis arrivé troisième. Mais ma manière d'interpeller les autres candidats était une façon pour moi de marquer une fidélité à ces gens qui attendent que la gauche soit différente de celle que nous avons connue dans le passé.

Quelles garanties avez-vous obtenues de M. Hollande concernant vos propositions ?

Les garanties sont les engagements que Martine et François ont pris devant les Français et qu'ils ont rendus publics dans leur lettre.

Avez-vous évoqué avec M.Hollande la question des postes que vous et vos proches occuperiez dans son équipe de campagne si d'aventure il était désigné ?

Non. Je ne suis candidat à aucune fonction dans la campagne, car j'ai déclaré depuis le début de cette primaire que je serai au service du vainqueur, quel qu'il soit.

Dans quel rôle ?

J'en parlerai avec le candidat investi, le moment venu et selon ses besoins.

Votre contentieux avec Martine Aubry sur le cas de Jean-Noël Guérini, ex-patron de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, a-t-il joué dans votre décision ?

Non. Il est vrai que j'avais été mis en accusation au bureau national pour avoir dit, à juste titre, ce qu'il fallait penser des pratiques du système Guérini. Mais je m'en suis expliqué jeudi avec Martine. J'ai écarté toute considération personnelle. On ne fonde pas des choix pour la France sur des déceptions intimes.

Comment comptez-vous capitaliser sur ces 17 % recueillis au premier tour ?

Mon combat pour cette "Nouvelle France" va continuer. Mes idées sont désormais à l'ordre du jour du débat politique. Dès lundi 17 octobre, quel que soit le résultat, je serai au service du vainqueur et entamerai une tournée européenne pour défendre les propositions et solutions que j'ai portées dans le débat de la primaire. Je me rendrai d'abord en Espagne pour y présenter mon livre, qui vient d'y être traduit, et les idées démondialisatrices et européennes que je défends.

Quel bilan tirez-vous d'ores et déjà de cette primaire ?

Cette primaire, que j'ai réussi à imposer au PS, a créé une situation nouvelle et extraordinaire. Même la droite nous envie cette innovation démocratique majeure. Le PS a réussi à intéresser 2,5 millions de citoyens, à dépasser un projet fabriqué en laboratoire clos, issu des alambics des équilibres de courants et de chapelles. S'il réussit l'unification, nous serons très forts face à Nicolas Sarkozy. Nous pouvons être fiers. De la vieille chenille vient de sortir un beau papillon.

Propos recueillis par David Revault d'Allonnes

A la question qui lui est posée: "N'y a-t-il pas une contradiction à voter pour M. Hollande après avoir souligné pendant toute votre campagne sa proximité avec Mme Aubry ?"

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 17:11

« En 2012, pas de demi-mesures sociales-libérales » (Olivier Dartigolles)

Extrait du rapport d'Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF – Conseil national du PCF des 3 et 4 septembre 2011

 

La droite veut accélérer le processus de démolition sociale

Jamais le sarkozysme n'a été à ce point impopulaire. L'attente d'en finir et de passer à autre chose est grande et les dernières mesures annoncées par Fillon renforcent encore l'exaspération.

Les gouvernements, les dirigeants de l'Union européenne sont confrontés à des problèmes inédits dont ils n'ont pas la solution car ils excluent de desserrer l'étau des exigences des plus gros détenteurs de capitaux, de ceux qui sont les grands opérateurs sur les marchés financiers, de ceux pour qui travaillent les nouvellement célèbres agences de notation.

Ce que ces gouvernement savent faire, c'est utiliser la crise pour accélérer le processus de démolition sociale, attaquer au bazooka l'école, l'assurance maladie, la solidarité envers les plus fragiles, les statuts, les collectivités territoriales... j'en passe et des pires.

Ces politiques, en Europe comme aux États-Unis, sacrifient les peuples, les ressources naturelles et la planète. Mais si, comme le disait le grand timonier Jean-Pierre Raffarin, « la pente est rude », la route n'est pas droite et bien des incertitudes et des inquiétudes se font jour dans les milieux dirigeants.

 

Crise : une diabolisation de la dette

Comment faire comprendre la gravité de la situation sans nourrir un affolement ? Par une campagne de très haut niveau faisant appel, comme en 2005 sur le TCE, au bon sens, à la capacité de jugement, d'analyse et de compréhension des citoyennes et des citoyens.

L'offensive idéologique estivale vise ni plus ni moins qu'à une diabolisation de la dette. Quand l'inénarrable Alain Minc déclare dernièrement que l'essentiel est de parler de l'endettement et non de l'emploi, c'est l'aveu d'une très grande fébrilité. Ils redoutent plus que tout que le débat puisse, enfin, porter sur les préoccupations du plus grand nombre.

Le thème de l'union nationale autour de la dette est une grossière manipulation qui consiste à prendre appui sur une opinion publique légitiment inquiète pour interdire, confisquer, l'indispensable confrontation politique sur les moyens, les solutions d'une sortie de crise. La ficelle est un peu grosse. A neuf mois de l'élection présidentielle, de quoi doit-on prioritairement débattre ? Voilà la bataille politique des prochaines semaines.

Si les plus grandes fortunes, dans un pitoyable exercice de charity-business, ont pris l'initiative laissant croire qu'elles voulaient apporter leur contribution financière face à la crise, c'est qu'elles sentent bien que la marmite de l'indignation peut leur sauter au visage. Les pièces jaunes ne nous intéressent pas. C'est le coffre-fort que nous visons...

 

La « règle d'or » : une arme de destruction massive

Rappelons d'abord que cette règle d'or existe déjà avec les traités de Maastricht et de Lisbonne. Dans la logique du Pacte pour l'Euro-plus, c'est une « arme de destruction massive » contre les missions de l'État et les biens communs publics. Nicolas Sarkozy a réussi à entraîner une partie de la gauche dans une course à la rigueur. Il ne relâchera pas la pression. Le poison distillé a déjà fait son effet. Alors que le programme du Parti socialiste se fixait l'horizon de 2014 pour atteindre les 3% de déficit, les candidats à la primaire proposent aujourd'hui 2013. François Hollande allant jusqu'à promettre un équilibre des comptes publics pour 2017 ! Cela serait une véritable capitulation devant le mur de l'argent, la promesse d'une austérité à perpétuité. La règle d'or, il ne suffit pas de ne pas la voter comme s'y engage aujourd'hui le Parti socialiste – et si le Congrès était convoqué aucune voix ne doit manquer – il s'agit de ne pas l'appliquer.

 

Alternative politique : pas de demi-mesures sociales-libérales

L'enjeu de l'alternative politique est énorme. Des millions de personnes savent aujourd'hui ce dont elles ne veulent plus. Mais, à peine effleuré de l'esprit ce qui serait souhaitable, la question qui est posée, et qui aujourd'hui alimente un doute toujours aussi persistant, est le fait de savoir si cela est possible, réaliste dans les conditions actuelles, ou pas. Et quand la réponse d'une partie de la gauche est « un peu plus de justice dans l'austérité » et que cette orientation est celle qui bénéficie de la plus forte couverture médiatique, alors ce qui se dit dans les quartiers populaires, dans le monde du travail, chez les jeunes, c'est que rien de bon n'est à attendre. C'est que la vie continuera par tous les bouts à être bouffée par la dureté du quotidien et la peur de l'avenir.

Aujourd'hui, les demi-mesures sociales-libérales apparaissent un peu comme la voiture balai des politiques de casse sociale. « Ils vous font très mal. Avec nous, vous aurez droit, on s'y engage, à un accompagnement pour mieux supporter la douleur », voilà la prescription de certains docteurs à gauche. Quant à droite, c'est « Massacre à la tronçonneuse », en face, il y aurait autre chose à proposer qu'un remake de « l'Arnaque ».

Nous proposons, avec le Front de gauche, notre candidat commun à l'élection présidentielle, et les futurs candidat-e-s aux élections législatives, une relance du débat à gauche. Il n'est, par exemple, plus possible de ne pas briser le tabou sur l'augmentation des salaires. Nous n'allons pas rester sagement dans notre coin, à cultiver notre jardin. La Fête de l'Humanité va être le premier grand rendez-vous pour franchir une étape dans l'investissement populaire, avec le Front de gauche, pour rassembler, gagner et réussir à gauche en 2012.

Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF

Paris, le 3 septembre 2011.

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 08:40

     

La participation à ces primaires a été élevée. C’est indéniable. Nombreux sont les femmes et hommes a s’être déplacés. Plus de 2 millions d’électeurs sur 45 millions d’inscrits.  

* Cela traduit une aspiration des citoyen-ne-s de gauche, voire au-delà, à participer à la vie politique.

   * Ce vote atteste aussi de l’ampleur du rejet de Nicolas Sarkozy et de sa politique. François Hollande, désigné par les commentateurs comme le plus apte à battre Nicolas Sarkozy au 2e tour des présidentielles, est en tête, suivi par Martine Aubry. Ce sont, dit Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche, « les 2 candidats du programme officiel du Parti Socialiste. Leurs nuances ont été trop faibles pour qu’ils soient départagés »

(Voir communiqué ci-dessous)

 

Le score surprise d’Arnaud Montebourg

Cela dit, le score surprise d’Arnaud Montebourg, qui laisse loin derrière la régionale de l‘étape, Ségolène Royale, marque une volonté de gauchir la politique du PS. Sa percée traduit « des idées de rupture qu’il porte en des termes souvent identiques à ceux du Front de gauche » dit Jean-Luc Mélenchon. J’avoue que si j’étais allé voter, j’aurais voté pour lui. C’est le vote émis par des électeurs et sympathisants du PS, en premier lieu, mais aussi de certains électeurs du Front de gauche ou d’Europe Ecologie-Les Verts.

 

Dimanche 16/10, 2e tour : et après ?

Je pense ne pas aller voter à ce second tour. Les 2 candidats restant en lice sont pour l’essentiel porteur de l’orthodoxie du Projet socialiste et de ses 30 propositions, qui ne vont pas assez loin à mon goût. Alors, honnêtement, l’une ou l’autre ?? Même si Martine Aubry gauchit son langage face à "lagauche molle" de François Hollande. Même si Arnaud Montebourg entend faire monter la pression à gauche, fort de ses 17%. Mais nous verrons bien.

 

 La lettre d'Arnaud Montebourg aux 2 candidats restants

Elle mérite beaucoup d'attention. Elle me semble aller dans le sens de propositions de rupture avec les politiques et institutions actuelles. Jean-Luc Mélenchon lui répond ( http://17.lepartidegauche.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=944:reponse-de-jean-luc-melenchon-a-arnaud-montebourg&catid=420:presidentielleslegislatives-2012&Itemid=505) en y ajoutant une interrogation forte sur la nécessaire rupture avec le Traité de Lisbonne qui cadenasse l'Europe actuelle et donne toute liberté de circulation aux capitaux dans et hors de l'Europe ( lire article de ce blog).

 

Oui, et après ?

Et bien, lorsque le ou la candidat-e du PS sera désigné-e, la campagne électorale, à gauche, pourra se déployer. Il est vrai, me semble-t-il, que le débat au sein du courant socialiste a bougé, hors de l’ornière social-libérale.

                 Il sera alors question, non plus du choix d’une personne, mais, je l’espère, du débat sur les propositions de gauche pour battre Nicolas Sarkozy, comme le propose les autres candidats de gauche et notamment Jean-Luc Mélenchon. Car il faudra aussi battre sa politique d’austérité pour notre peuple, alors que s’engraissent les plus riches, les actionnaires, que les banques continuent à spéculer, que les capitaux peuvent très librement circuler dans et hors de l’Europe libérale actuelle, …

 

Vers une 6e République ?

Il n’en reste pas moins, à mon sens, que cette forme de consultation des « primaires », que la droite, elle aussi, envisage maintenant, marque une forme de bipolarisation de la vie politique, au profit de 2 grands partis. Et entérine, aux yeux de nombreux français, une forme d’acceptation au régime présidentialiste que François Mitterrand, à son époque, avait dénoncé comme « un coup d’Etat permanent ».

 Alors que ce pouvoir hyper-présidentialisé montre ses limites avec sa version caricaturale que porte Nicolas Sarkozy. Avec le basculement à gauche du Sénat, un Président et une majorité de gauche à l’Assemblée auraient les moyens de modifier la Constitution, pour établir les bases d’une 6e République qui élargisse les pouvoirs du Parlement et des citoyen-ne-s  

  H Moulinier 

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Jean-Luc Mélanchon - 9 octobre 2011 / 21h50

Communiqué sur la primaire socialiste

Je félicite le Parti Socialiste pour ce beau résultat de la mobilisation de ses militants et ses élus depuis plusieurs mois. Sur les dix-sept millions d’électeurs de gauche du deuxième tour de 2007, il est parvenu à en rassembler plus d’un million et demi pour choisir son candidat.

 Je note que les votes ont placé en tête les deux candidats du programme officiel du Parti socialiste. Leurs nuances ont été trop faibles pour qu’ils soient clairement départagés.

 Mais je note surtout la percée spectaculaire d’Arnaud Montebourg et des idées de rupture qu’il porte dans des termes souvent identiques à ceux du Front de Gauche. Je forme le vœu qu’il n’en diminue pas la signification et la portée. J’espère donc qu’il n’accepte aucun marchandage ni arrangement de circonstances pour le deuxième tour.

Quoi qu’il en soit, le Front de gauche aura son candidat au premier tour de l’élection présidentielle et je porterai avec le programme « l’humain d’abord » le projet de la sixième république, de la planification écologique, de la bataille pour juguler la finance et en finir avec le système de l’Europe du laisser faire.

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Le point de vue de Martine Billard, co-présidente du PG

Le premier tour de la primaire des socialistes a vu deux faits marquants. Premièrement une participation importante (plus de 2,5 millions de votants) montrant le désir de débat politique, d'implication ainsi que la volonté de se battre pour virer Sarkozy et l'UMP. Deuxièmement le score d'Arnaud Montebourg (17%) qui révèle le désir de rupture avec les politiques d'accompagnement de la crise d'une fraction importante de l'électorat mobilisé par ces primaires. Mais les résultats globaux ne sont pas ceux annoncés par les sondeurs que ce soit en terme d'ordre (Ségolène Royal devance d'un seul point Manuel Valls bien loin des 3 premiers) ou en terme de différentiel entre F. Hollande et M. Aubry. Le second tour, accessible à celles et ceux qui souhaitent aller voter, est donc complètement ouvert et le résultat difficilement prévisible.

Tout ceci ne remet pas en cause notre critique du principe même des primaires.

 Et ceux, qui des étoiles dans les yeux rêvent de les imposer partout et tout le temps, feraient bien de ne pas oublier comment cela s'est terminé en Italie (plus de parti de gauche organisé ayant un réel rapport de force) et comment même une primaire réussie peut déboucher sur une déception profonde (Obama aux USA). De plus ce processus renforce la démocratie d'opinion, la personnalisation de la politique - à défaut de programme très différent, les participants à la compétition en sont réduits à faire valoir leurs mérites personnels – et accentue la présidentialisation de la Vème République que justement nous voulons combattre en appelant à une constituante pour mettre en œuvre une VIème République.

Les appels du pied par les représentants de Martine Aubry et François Hollande aux électeurs qui ont voté Montebourg ont commencé à peine la tendance des résultats connus. Mais si ces électeurs veulent retrouver lors de l'élection présidentielle en avril-mai prochain un candidat qui porte les propositions les plus fortes qui les avaient attirés comme le contrôle de la finance, la VIème république, une réelle prise en compte des enjeux écologiques, alors ils n'hésiteront pas, ils voteront pour Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche.  

Martine Billard, co-présidente du PG

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Un autre point de vue: celui de Martial Souchard (La Rochelle):

Le Front de Gauche et les Primaires socialistes, une victoire après l’autre !                                                       

Le camarade ( ?) Marc écrit sur le blog de Jean-Luc Mélenchon le texte ci-dessous :                                                                                                                                                                               

  « Des électeurs du Front de Gauche, incroyablement nombreux, ont voté lors des primaires socialistes.
Réciproquement, j'ai constaté, depuis 2009, que bon nombre d'électeurs et même des militants du PS participent régulièrement aux réunions du front de gauche.
Il y a d'un coté les états- majors  et puis les citoyens. La contradiction n'a rien d'antagonique, mais elle est réelle. Le plus important est qu'avec le score de Montebourg, nos idées s'invitent et s'installent dans l'arène de " crédibilité".
Avec ses primaires, et grâce au score de Montebourg (merci les électeurs du FdG), le PS a mis le doigt dans le débat de fond. A l'instar de 2005, ils ne s'en dépêtreront plus. Si nous faisons bien notre boulot : populariser le programme "
l'humain d'abord".

Montebourg a bien raison de ne pas "se désister"
( Commentaire H Moulinier: cet argument tombe avec l'appel d'Arnaud de Montebourg à voter pour Hollande- lire Tout ça pour ça ? Arnaud Montebourg vote ... Hollande ! car il sent bien que ses électeurs ne suivraient pas.
Il faut tordre le cou à l'idée selon laquelle la gauche, pour gagner, devrait se déporter vers le centre ou choisir un candidat le plus droitier possible.
Le front de gauche doit interpeller fermement le PS sur le fait que son leadership sur la gauche a fait perdre à la gauche 3 présidentielles consécutives. Le leadership du PS est arrivé à l'heure des comptes. Avec leur positionnement, Hollande ou Aubry seront battus, comme Jospin ou Royal en leur temps et pour les mêmes raisons.
Si nous faisons bien notre boulot, nous pouvons installer l'idée que le front de gauche et son candidat unitaire, est le mieux placé pour faire gagner la gauche. Car l'électorat de gauche est majoritairement favorable à des mesures antilibérales (TCE 2005). »

J’ai surligné les phrases qui me semblent essentielles.

° La première exprime une réalité qui me réjouit ; mais oui il fallait et il faut participer à ces primaires socialistes, beaucoup l’ont compris malgré le peu de prise en compte par les états-majors  du Front de Gauche et je regrette ce mutisme persistant sauf quelques prises de position de Jean-Luc Mélenchon.

En écrivant à un camarade qui contestait mon analyse je lui ai répondu que le combat  politique est un chemin où il faut affronter les batailles l’une après l’autre, comme Bonaparte en Italie...Si nous avions attendu les bras croisés la campagne officielle de la Présidentielle nous aurions déjà perdu le combat. Le bénéfice de la participation des électeurs « Front de Gauche » aux primaires socialistes est déjà dans tous les esprits même si cela peut être encore confus. Toujours est-il que, comme le dit Marc,  le débat de fond a affleuré dans les têtes des citoyens et c’est déjà une victoire contre les oligarchies.

La particularité du combat politique amenée par l’existence de ces élections primaires socialistes n’a pas été mesurée ni par les médias, ni par les états-majors de la droite, la colère de Sarkozy en est une belle illustration et la preuve à contrario si on peut dire de la justesse de cette analyse de participation à la primaire socialiste. 

Maintenant il reste le deuxième tour et le choix, s’il en est un, entre Aubry et Hollande.

Faut-il voter pour l’un ou pour l’autre ? Et cela a-t-il  un sens dans le combat politique du Front de Gauche de participer au succès de l’un ou de l’autre ? Marc exprime une réalité celle du « leadership » du PS sur la gauche et exprime l’idée que ce leadership est la cause des échecs de la gauche aux dernières élections présidentielles. Mais sa conclusion est un peu naïve et ne se réfère pas aux nécessités et conditions du combat politique : il ne suffit pas de dire que l’on va  « installer l’idée que le Front de Gauche et son candidat unitaire est le mieux placé pour faire gagner la gauche » pour que cela se fasse un peu par magie.

Cette idée que le candidat du Front de Gauche est un candidat capable de gagner  est loin d’être majoritaire dans l’électorat de gauche. Qu’elle progresse c’est certain, portée par les convictions  que l’on peut combattre  le système économique libéral  et les institutions qui  le permettent. Mais il est possible de la faire avancer, du moins faire en sorte que les idées du Front de Gauche et de son candidat puissent peser suffisamment pour que la politique, sociale, économique de la prochaine présidence soit le plus possible favorable aux intérêts des classes populaires, de tous les citoyens victimes de la politique de l’oligarchie actuelle.

Il faut participer à ce second tour des primaires socialistes en votant Martine Aubry.

 En permettant son élection les citoyens « Front de Gauche » donneront à leurs idées un tremplin dans le futur combat idéologique de la présidentielle. Il est possible avec les outils d’observation de la société de mesurer  cet impact et la candidate socialiste ne pourra ignorer cette situation. Nos idées gagneront du terrain et le score électoral du Candidat « Front de Gauche » à la présidentielle  n’en sera que meilleur.

Martine Aubry a été l’une des figures de la « gauche plurielle » dont  le bilan de l’action gouvernementale  a  trop souffert  de l’échec du  21 avril 2002. Loin de moi l’idée que cet épisode du gouvernement de la gauche a été parfait mais il serait stupide de n’en retenir qu’un sombre tableau. Dans ce nouveau  contexte politique des primaires socialistes nous pouvons jouer une carte décisive en faisant en sorte que le vainqueur de la primaire soit le plus marqué à gauche et bénéficiaire de la mobilisation citoyenne « Front de Gauche »...

Ainsi même si le candidat du Front de Gauche n’est pas « le mieux placé pour faire gagner la gauche » il n’en sera que plus influent pour la bataille ultime du second tour. Nos idées doivent progresser dans les milieux populaires et les électorats du Parti socialiste ainsi que dans ceux du FN  autrefois à gauche. Nous pouvons faire aussi bien ,voire mieux, que Die Linke en Allemagne, cela  est possible et ainsi un bon score du candidat « Front de gauche » permettra d’assurer une victoire de la gauche à la présidentielle, mais une gauche  marquée, influencée par les idées antilibérales, une gauche très « forte » qui osera s’attaquer aux racines du mal social, politique et économique. Ainsi Jean-Luc Mélenchon pourrait  être le nouveau « Montebourg » de la présidentielle de 2012!

Martial Souchard

 

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 07:30

 

Je viens de lire dans notre quotidien régional une publicité pour ces primaires d'une pleine page intitulée: "Primaires citoyennes, les 9 et 16 octobre 2011, toute la France peut voter".

Dans le dépliant diffusé largement le PS et le MRG affirment: "C'est un droit nouveau: tous ceux qui veulent le changement pourront désigner le-la candidate qui devra battre Nicolas Sarkozy et porter les couleurs de la gauhe lors de l'élection présidentielle. Tous les électeurs inscrits sur les listes électorales peuvent voter, à condition de s'acquitter d'un euro de participation aux frais d'organisation et de se reconnaître dans les valeurs de la gauche et de la République"

Ce sont les primaires du PS et du MRG, pas de toute LA gauche !

Il y a comme une facheuse tendance à l'amalgame entre le-la future candidat-e socialiste, soutenu par le MRG et les candidat-e-s de l'ENSEMBLE de la gauche.

- Personne n'ignore que la gauche a pour le moins 3 grandes composantes: le PS-MRG, Europe-Ecologie-Les Verts et le Front de Gauche. Personne n'ignore, surtout pas le PS et les journalistes, que les 2 autres grands courants de gauche ont désigné, dejà, Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon.

- Personne n'ignore que ce n'est pas une élection officielle pour "tous les électeurs inscrits", mais la primaire pour désigner le candidat de la 3e composante de la gauche. Et qu'il aura 2 tours aux élections présidentielles, les vraies.

Le piège de la personnalisation du pouvoir !

Ces primaires me semblent un piège pour la gauche. Car les différences entre les candidats socialistes ( et un radical alibi), sur le fonds des propositions, n'est pas évident, sauf à la marge pour tenter de se démarquer et attirer des suffrages. Les 5 candidats du PS ont d'ailleurs tous voté le "projet et les 30 propositions" du Parti Socialiste ( voir le site national du PS).

Mais le plus grave est que la mesure de la présidentialisation des candidats par les sondages personnalise à outrance les débats. Tout semble se résumer à une question: quel est la ou le meilleur - e candidat-e pour battre Sarkozy.

L'enjeu de 2012 ne peut se résumer à obtenir l'alternance

 Or l'enjeu de 2012 ne peut se résumer à obtenir l'alternance. Il faut se débarasser de Nicolaq Sarkozy, mais aussi de sa politique d'austérité pour le peuple. Il est aussi et surtout nécessaire de réussir l'alternative pour sortir la France de la crise et répondre aux exigeances sociales, écologiques et démocratiques (besoin d'une autre Constitution) de nos concitoyen-ne-s. Ces primaires consacrent la présidentialisation du régime et redéfinissent la vie politique essentiellement comme une lutte de personnes.

Je n'irai pas voter aux "primaires"

Personnellement, je ne veux pas cautionner cette démarche faussement démocratique. Je n'irai pas voter dimanche 9 octobre. Je soutiens le Front de Gauche, son programme partagé et son candidat Jean-Luc Mélenchon. Et je souhaite que, passée la désignation du candidat du PS, nous puissions enfin débattre citoyennement des propositions de gauche pour battre Sarkozy ET sa politique au service des riches, des banques et des actionnaires, une politique antidémocratique, qui tourne le dos aux impératifs écologiques. En un mot, pour que la gauche en France fasse autre chose que ce que font les gouvernements socialistes en Grèce, au Portugal ou en Espagne, autre chose que de poursuivre et d'aggraver des politiques d'austérité, de privatisations, de réduction des dépenses publiques utiles (éducation, santé, retraites, salaires, emplois publics, ...), de soumission aux marchés financiers (en clair aux spéculateurs) et à une Europe ultralibérale qui favorise la pleine liberté des capitaux dans et hors de l'Europe ( cette question n'est jamais réellement abordée par les candidats socialistes à la candidature).

Et vous qu'en pensez-vous?

 

 

 

 

 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 06:54
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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 07:31

Ce dimanche 25 septembre 2011 fera date. Pour la première fois, et malgré un mode de scrutin construit sur mesure pour elle, la droite perd la majorité au Sénat et une sénatrice ou un sénateur de gauche peut être élu président de la Haute assemblée dans une semaine.

La citadelle de la droite est tombée !

« C'est une sanction sans appel de la politique gouvernementale. Ce scrutin porte la marque du rejet de ses choix et de la colère des élus des collectivités territoriales face aux attaques répétées du gouvernement contre la démocratie locale » dit Pierre Laurent (PCF).

Les listes de la gauche progressent partout et, dans de nombreux départements, celles présentées par le Front de gauche connaissent des progressions très sensibles, comme dans le Lot, l'Orne, les Hautes-Pyrénées, le Jura, les Pyrénées-Orientales et le Loir-et-Cher. Sur 16 sièges renouvelables, le Parti communiste français en réélit 14 et en gagne 1 nouveau dans le Morbihan. Cependant les résultats sont nuancés. Le Front de gauche comptait 24 sénateurs sortants (21 PCF, 2 PG et 1 PC Réunionnais). IL n'atteint pas son objectif de faire réélire les 2 sénateurs PG dans le Puy-de-Dôme et le Lot-et-Garonne. Le PG n'a plus de sénaeurs. Par ailleurs, en Seine Saint Denis et, du fait des socialistes, dans l'Essonne, le PCF perd 2 élus au profit du PS. Ainsi, la progession en voix du Front de gauche ne se traduit pas par une progression en sièges. Le mode de scrutin actuel, majoritaire, favorise le bipartisme et, donc, à gauche, le Parti Socialiste. Dans ce type d'élection, le premier tour sélectionne le sénateur qui obtient le plus de voix. Le progrès en voix du Front de Gauche a donc profité au PS au second tour. Des changements s'imposent.

Et maintenant : aux actes !

« Les sénatrices et sénateurs communistes demandent que la nouvelle majorité du Sénat se prononce au plus vite pour l'abrogation de la réforme des collectivités territoriales que ce scrutin condamne sans ambiguïté. Sans attendre, le Sénat doit devenir un point d'appui pour résister à la politique d'austérité et de régression démocratique de Nicolas Sarkozy » dit encore Pierre Laurent.

Une page se tourne, les jours de la droite au pouvoir sont bel et bien comptés. Maintenant, c’est au tour de L’Elysée et de Nicolas Sarkozy, de la majorité UMP et de sa politique réactionnaire à l'Assemblée, au service des plus riches et des marchés financiers, spéculatifs.

Ce scrutin donne confiance. La gauche peut offrir une perspective à notre peuple. Pour cela, ses candidats(e)s, enfin toutes-tous désignés, elle doit se mettre à l'ouvrage et engager avec les citoyen-ne-s de France un grand débat sur ce que l'on peut changer dans ce pays et en Europe.      H.M.

 

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  • : Espace de débat pour contribuer à l'élargissement du Front de gauche, la victoire de la gauche pour une réelle alternative au néolibéralisme et au capitalisme
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  • henri Moulinier
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.

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