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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 13:39

Politique de l’offre : réponse à François Hollande

Jean-Luc Mélenchon sur Le petit courrier de son blog :

http://www.jean-luc-melenchon.fr/lettre/lettre119.html

 1

Le problème, ce n’est pas l’offre, c’est la demande !

Le président Hollande a déclaré « L’offre crée même la demande ». C’est l’aveu de libéralisme clair et net. Il se prétend social-démocrate, mais sa politique économique depuis mai 2012 n’est :
- ni sociale, car cela implique des acquis sociaux et non des destructions telles que la retraite à 66 ans, la casse du droit du travail avec l’ANI, la hausse de la TVA et la casse des cotisations familiales.
- ni démocrate car il trompe ses électeurs, dresse les parlementaires de sa majorité avec l’article 49.3 de la Constitution, cherche à supprimer les élections prud’homales et décide seul de sa politique socio-économique en s’appuyant sur des accords syndicaux minoritaires.

La politique de l’offre n’est pas une politique pour l’entreprise mais pour les actionnaires. Et ils ont gagné plus 30 milliards d’euros annuels avec les annonces la conférence de presse du 14 janvier, soit la moitié du budget annuel de l’Éducation nationale ou encore l’équivalent du tiers du déficit de l’État chaque année. Normal que Pierre Gattaz, président du Medef, s’en approprie la paternité !

Cela ne marchera jamais car cette politique est appliquée dans pratiquement toute l’Europe et, c’est la récession généralisée. La plupart des économistes le disent, même au FMI. Seul les ténors de l’UMP, tels que P. Raffarin, F. Fillon et d’autres anciens ministres de Nicolas Sarkozy, se réjouissent de ces annonces que Ronald Reagan et Margaret Thatcher ont fait en leur temps. François Hollande a 30 ans de retard ! Et pas de quoi se réjouir pour les Français quand on voit comment sont sorties notre économie et les finances de l’État après dix ans de gestion libérale par l’UMP.

1) Les économistes le disent…

Mais François Hollande ne fait pas que s’accaparer le programme de la droite comme le souligne le député PS André Valini : « L'UMP l'a rêvé, nous l'avons fait ! ». Il s’affranchit totalement du discours des économistes. Nombreux sont les économistes plus ou moins proches du Front de Gauche tels que Jacques Généreux, Philippe Askénazy ou Frédéric Lordon qui ont démontré l’inanité de la politique de l’offre. Mais même chez les économistes moins marqués gauche font les mêmes constats, notamment ceux qui conseillent Barack Obama à l’heure où les Etats-Unis sont sur la reprise avec une politique d’augmentation des salaires et de politiques monétaires accommodantes. François Hollande est souvent l’ami des américains, il ferait mieux d’en écouter les principaux économistes :

  • Le Center for Economic and Policy Research, think-tank proche des démocrates américains, cite de nombreuses études montrant que «les réductions de dépenses font baisser la croissance et augmenter le chômage»
  • Paul Krugman, qui a reçu le prix de la banque de Suède en mémoire d’Alfred Nobel crie littéralement au «scandale» après les annonces de François Hollande :
    «Ce qui est choquant, c'est qu'il ait épousé des doctrines de droite discréditées depuis longtemps. [...] Des conservateurs mal avisés et bornés ont bien entendu été à l’initiative de ces politiques, mais elles ont ensuite été reprises et mise en œuvre par des politiciens invertébrés et lâches de la gauche modérée. […] C’est le cas de Mr Hollande, qui en annonçant sa volonté de réduire les impôts sur les entreprises tout en diminuant les dépenses (sans plus de détails) pour en supporter le coût, a déclaré “c’est sur l’offre que nous devons agir,” [...] Cela est tout simplement faux, [...].Tous les faits montrent que la France est en excès de ressources productives, à la fois en travail et en capital, lesquels restent inutilisés du fait d’une demande trop faible. […] Lorsque Mr. Hollande devint le leader de la deuxième économie de la zone euro, certains espéraient qu’il prendrait un autre tournant. Au lieu de quoi, il s’est recroquevillé comme les autres dans ce que l’on pourrait appeler un effondrement intellectuel. Et la seconde dépression européenne se poursuit…»

En France, même Patrick Artus (Natixis), pourtant ardent défenseur de cette «politique de l'offre», prévoit que cela profitera aux actionnaires et sans effet sur l'emploi. Cela aura comme principale conséquence de favoriser des secteurs qui n'en ont pas besoin et n'aidera pas les secteurs en difficulté qui ont eux besoin d'une dévaluation et d'une augmentation de la demande :

  • « Le scénario de court/moyen terme le plus plausible à nos yeux reste, malgré les contreparties évoquées, celui de la captation quasi-intégrale des gains par les entreprises via le redressement de leur profitabilité et son affectation, pour l’essentiel, au désendettement et à la reconstitution des trésoreries »
  • « La baisse des marges bénéficiaires n’est pas un phénomène global. Elle n’existe que dans cinq branches d’activités sur treize [...] [dont] quatre branches exposées à la concurrence étrangère : matériel de transport, biens de consommation et biens intermédiaires, biens d’équipement et tourisme. [...] La manière naturelle de le traiter serait une dévaluation. Baisser les charges sociales des entreprises n’est pas normalement une politique adaptée [...]. Il y a donc, en cas de baisse des charges, un effet d’aubaine dans neuf branches sur treize ».

2) … et les patrons aussi !

L’Enquête mensuelle de conjoncture dans l’Industrie effectué (Insee) permet de savoir quelles sont les difficultés rencontrées par les entreprises et ce qu’en disent leurs dirigeants. La réponse claire est reprise par l’économiste Fransesco Saraceno (OFCE) dans une note «Jean-Baptiste Hollande» : en moyenne, entre 2008 et 2013, la demande est un problème pour plus de 45 % des entreprises alors que l’offre pour moins de 18%. Et ce sont des chiffres similaires depuis 1991 ! Les données sont regroupées dans ce graphique et démontrent bien que Hollande, Merkel et la Commission européenne ont tort. La saignée est pire que le mal !

graphe-offre

Même la CGPME qui demande certes de baisser les impôts rappelle son communiqué de presse que «les embauches sont étroitement liées aux carnets de commandes qui souffrent d'une baisse continue de l'investissement depuis plus de deux ans

3) La crise par la baisse de la consommation : l’austérité aggrave la crise

En refusant d’agir pour augmenter les salaires, notamment via le Smic, et en augmentant aveuglément les impôts des classes moyennes, le gouvernement engendre même une spirale récessive. En 2013, après plus de deux ans d’austérité par les plans Fillon et Ayrault, les effets sont catastrophiques sur les entreprises françaises, notamment ceux des secteurs de la consommation et des biens intermédiaires. Une étude de la société Altares reprise par Les Échos démontre que la politique Hollande aggrave la crise :

En 2013 : 63 000 entreprises ont fait faillite, une hausse de 3% par rapport à 2012 et un retour au record de 2009, en pleine crise (63 700). Au total, ce sont 269 000 emplois menacés, plus qu'en 2009. Selon Altares : « Il y a quatre ans, les entreprises indus­trielles de grande taille étaient en ­difficulté. En 2013, ce sont les TPE et les PME qui paient la panne de la ­consommation des ménages » en plus de grandes faillites comme le transporteur Mory Ducros, plus grosse faillite depuis Moulinex en 2001.

Les Échos relèvent que «les entreprises dont l’activité est directement liée à la consommation se sont retrouvées en première ligne :

  • plus de 8.500 commerçants ont déposé le bilan l’an passé, un chiffre supérieur au plus haut de 2009.
  • Dans la restauration, 5.700 sociétés ont fait faillite en 2013. Encore une fois, c’est un record. »
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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 10:32

Dans les années 1970, cette approche théorique fut célèbre pour « avoir inspiré le programme économique du président américain Reagan » écrit le dictionnaire d’Économie et de Sciences sociales Nathan (p. 167). Animé notamment par G. Gilder et surtout Arthur Laffer (professeur Université de Californie du Sud), ce courant économique « veut montrer que les difficultés économiques contemporaines proviennent d’une insuffisance de l’offre de facteurs de production due à l’intervention de l’État ».

Ainsi, F. Hollande reprend cette analyse des économistes libéraux de l’offre qui considère que le ressort de la croissance réside dans l’esprit d’entreprises et les mécanismes du marché. Or, pour eux, le système fiscal mis en place par l’ « État providence » avait modifié artificiellement les prix relatifs au détriment du travail, de l’épargne et de l’investissement, qui sont les tacteurs du dynamisme de l’économie. Il s’agit donc de réduire la « pression fiscale » sur le capital, les entreprises, les plus-values, nous dirions aujourd’hui les prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales que F. Hollande appelle « charges sociales »).

Ainsi en diminuant cette pression fiscale sur les entreprises, et donc les dépenses publiques, l’État favoriserait une relance de l’activité, ce qui permettrait de réduire le déficit budgétaire initial des finances publiques. F. Hollande ne fait que reprendre cette vieille lubie des économistes libéraux qui a inspiré les politiques les plus « conservatrices » de R. Reagan ou de M. Thatcher.

Une réhabilitation …de la loi libérale de J.B. Say de 1803 !

            Jean-Baptiste Say (1767-1832) est un auteur économique classique, français, dont la postérité a surtout retenu sa « loi des débouchés » selon laquelle « les produits s’échangent contre les produits » et donc l’offre créé sa propre demande :

  « Il est bon de remarquer qu’un produit crée offre, dès cet instant, un débouché à d’autres produits pour tout le montant de sa valeur. En effet, lorsque le dernier producteur a terminé un produit, son plus grand désir est de le vendre, pour que la valeur de ce produit ne chôme pas entre ses mains. Mais il n’est pas oins empressé de se défaire de l’argent que lui procure sa vente, pour que la valeur de l’argent ne chôme pas non plus. Or, on ne peut se défaire de son argent qu’en demandant à achter un produit quelconque. On voit donc que le fait seul de la formation d’un produit ouvre, dès l’instant même, un débouché à d’autres produits » (J.-B. Say, Traité d’économie politique 1803, livre 1).

Dans cette perspective, la monnaie, dit le dictionnaire, n’est qu’un « voile » qui recouvre un troc et le problème des débouchés est évacué par construction. Les crises de surproduction ne sont donc pas explicables par le fonctionnement du marché.

Une critique radicale : les entreprises produisent plus si elle peuvent … vendre plus !

            Keynes émettait une critique radicale : la monnaie peut être désirée pour elle-même, une partie des revenus peut ne pas être remise dans le circuit. C’est la thésaurisation. Mais aujourd’hui, ce peut être d’autres formes de « thésaurisation » : les placements spéculatifs, la fuite des capitaux dans les paradis fiscaux, les investissements à l’étranger, …

            Et puis soyons clair à propos d’éventuelles embauches par les entreprises en réduisant leurs « charges sociales », comme le propose le Président Hollande. Les patrons d’entreprises n’embaucheront que si elles ont des perspectives de vente en France et à l’étranger. Comment concurrencer les pays où les salaires bruts sont de 300 euros par mois pour des horaires fleuves, voire bien moins (30 à 40 euros pour 10 heures par jour dans les ateliers de textile au Bangladesh). Et comment vendre plus en France, si le pouvoir d’achat des salariés, des retraités, des chômeurs, des familles, diminue ? Keynes mettait en évidence le rôle de la « demande effective » : le niveau de l’emploi dépend de cette demande anticipée, prévisible, c’est-à-dire des prévisions de vente. C’est en fonction de cela que les entrepreneurs décident de leur niveau de production, donc des embauches possibles. Et encore faut-il savoir de quelles embauches, il peut être question : contrats durables ou précaires ?

Qui soutient cette démarche toute entière favorable aux « entreprises » ?

La réponse tient dans la déclaration de Pierre Gattaz, le président du Medef : « Le discours va dans le bon sens mais a besoin de clarification » (15 janvier). Pour préciser le nombre d’emplois à créer (I million comme le proclame le slogan du Medef ?). Que nenni ! Il exige d’obtenir 50 milliards d’allègement pour les entreprises : 30 milliards annoncés par F. Hollande EN PLUS des 20 milliards du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) décidé l’an passé ! Et cela pour créer plus d’emplois ? Que nenni ! Il envisage avec circonspection les « contreparties » proposées par F. Hollande : « Nous ne prendrons aucun engagement juridique en matière d’embauche, a-t-il averti. C’est impossible. L’Observatoire envisagé par F. Hollande, je le vois comme un système de gestion de projet. Pas comme un tribunal. Si le acte de responsabilité devait se transformer en obligations nouvelles, ce serait aller à l’envers du but recherché. Le « terreau France » est déjà chargé de pierres de l’imposition nette des ronces de la complexité administrative. N’en rajoutons pas. Tout cela ne pourra se bâtir que sur la confiance ».

 Fermez le banc, la messe est dite ! Le Medef veut bien moins de « charges » et en veut même plus, jusqu’à 100 milliards, mais il ne veut prendre aucun engagement de création d’emploi, car la restauration du "taux de marge" des entreprises, qui serait trop bas, est sa priorité. Exit la forte progression des dividendes des actionnaires! Exit la fuite des capitaux à l'étranger (plus de 300 miliards, qui font perdre au moins 20 millards chaque année aux recettes de l'État!

Alors que les syndicats disent chiche à F. Hollande. Discutons de ces « contreparties » pour savoir quels engagements de création d’emploi prendront les patrons. C'est mal parti  le fameux "dialogue social" cher à notre social-démocrate président (pour ne pas dire social-libéral!).

 Henri Moulinier

 

 

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 17:28

La France est appelée à la découpe, au charcutage: diminution du nombre de régions, disparition de départements, regroupement de communes et d'intercommunalités. Le pouvoir accélère le pas pour en finir avec l'égalité des territoires, les emttre en concurrence (pour en faire profiter les plus grands). C'est le cas pour les régions appelées à passer de 22 actuellement à 15, selon le député PS Thierry Mandon, reprenant en cela le rapport Balladur que N. Sarkozy avait promis de transformer en projet de loi. Il n'en a pas eu le temps. F. Hollande veut le faire.

Globalement , la volonté poilitique est de regrouper des collectivités terrtoriales. Acte III de la décentralisation, dites-vous? Non acte  de reconcentration à l'heure d'une Europe des régions, régions mises en concurrence, au nom de la capacité supposée à attirer les capitaux des sociétés  multinationales ! C'est le sens des 11 métropoles que veulent créer nos dirigeants.

Quant à la démocratie; parlons-en. Les citoyen-e-s seront-ils consultés? L'expérience de la proposition de fusion des 2 départements d'Alsace s'est soldée par un rejet lors d'un référendum en 2013. Idem pour les 2 départements de Corse en 2003. Alors, la volonté est de passer en force, sans consulter les habitants, y compris en faisant miroiter aux élus le bénéfice d'un "bonus" pour encorager la fusion de communes.

N'est-ce pas toute notre originalité démocratique française, héritée de la Révolution de 1789 qui est remise en cause ? C'est ce que dit Christian Favier, le Président du Conseil général du Val-de-Marne, alors que le pouvoir veut regrouper plusieurs départements de la région parisienne, dont le sien.

Graves dangers

Toute cette démarche vise à éloigner les lieux de décision des citoyen-ne-s, mais aussi à mettre en causes des services rendus aux populations. C'est tout le sens de ce projet européen libéral qui instaure un carcan pour la démocratie, au nom d'économies de dépenses, du "coût" de la dette, comme du "coût" du travail, coûts qu'il s'agit de réduire. Oubliant le coût ... des dividendes des actionnaires, des capitaux qui fuient à l'étranger (plus de 300 milliards d'euros, soit une perte de 20 à 30 milliards de revenus annuels pour l'État français), la casse d'emplois industriels (1 000 par jour en moyenne), ....

Belle politique! De gauche avez-vous dit ???

Henri Moulinier

°°°°°°°°°°°°°°°°°

A propos des régions, voici ce qu'écrit le "Télégramme de Brest" du 15 janvier, qu'un ami m'a fait parvenir:

Le "Télégramme de Brest du 15 janvier 2014, après la conférence presse de F. Hollande, revient sur la décentralisation. "Après la création de métropoles, le passage de 22 à 15 régions ... Les dernières lois ou annonces portant sur la décentralisation faites la majorité socialiste et le Président social-démocrate "rappellent fortement les préconisations de la commission Balladur qui, dès 2008, dessinait la France de 2014" écrit le journal.

Voir le rapport Balladur: http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/comite-balladur-vers-nouvelle-organisation-territoriale.html

"Mars 2009, le comité pour la réforme des collectivités locales, rend son rapport au Président de la République Nicolas Sarkozy. Cette étude, menée par l'ancien premier ministre, edouard Balladur, a pour objectif à l'époque de dessiner la France de demain, celle de 2014. Nous y sommes. Et les similitues avec la récente loi sur la création des métropoles votée par le Parlement et les annonces d'une diminution du nombre de régions sont criantes.

Création des métropoles, France à 15 régions

Dés 2009, Ed. Balladur préconissait la création de 11 métropoles. Il y en aura 14, dont celle de Brest, ajoutée au dernier moment suit à la pression des élus locaux. Le comité préconisait également la diminution du nombre de régions de 22 à 15. Or, ce mercredi, au lendemain de la conférence de presse de F. Hollande, qui a introduit de nouveau cette idée d'une diminution du nombre de régions, Thierry Mandon, porte-parole des députés PS et co-dirigeant du Conseil de simplification [is en place par F. Hollande] a repris à son compteles mêmes objectifs pour la France métropolitaine. "Dans l'idée, c'est une quinzaine de régions, a-t-il expliqué sur RMC. C'est 7 de moins, cela fait quand même 30 % de régions en moins.

Hollande donnera-t-il raison à Balladur ?

A l'époque, le rapport Balladur avait été fortement critiqué. "Tout est à jeter" avait notamment déclaré Claude Bartelone, député PS, aujourd'hui président de l'Assemblée Nationale. La majorité socialiste a-t-elle changé d'avis? On le verra dans les mois à venir. A la réception du rapport en mars 2009, Nicolas Sarkozy avait promis un projet de loi l'automne suivant reprenant ces propositions. Il n'avait pu le faire, ironnie de l'histoire, c'est peut-être F. Hollande qui donnera raison à la vision de la France, version Edouard Balladur".

http://ddata.over-blog.com/0/43/64/00/Decentralisation/La-France-a-15-regions.doc : quel avenir pour la Région Poitou-Charentes et les autres régions ? 

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 21:31

 Delphine Batho dénonce le "tournant de la rigueur" pris par le gouvernement

Selon l'ex-ministre de l'Ecologie, la tournant de la rigueur budgétaire annoncé pour 2014 ainsi que les pressions de groupes de pression liés à l'exploitation du gaz de schiste et au nucléaire sont à l'origine de son éviction du gouvernement.

"Je n'ai commis mardi matin ni une erreur ni une faute, je n'ai pas davantage manqué à la solidarité gouvernementale", a-t-elle expliqué en préambule, estimant avoir fait acte de "résistance" 

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 14:05

Articles d'Indépendance des Chercheurs :

Cahuzac, UBS, statut du Parquet : l'impasse ?

     Que penser de l'affaire impliquant le ministre du Budget Jérôme Cahuzac, Médiapart et l'UBS ? Le 11 janvier 2013, 7 sur 7 (Belgique) écrit « L'accord conclu aux USA augmente la pression fiscale », précisant que les trois quarts de la population sont concernés et que les nouvelles dispositions fiscales viseront avant tout « les travailleurs figurant dans les catégories de revenus élevés ».

     Tels sont, aux Etats-Unis comme en France, les résultats néfastes d'une politique d'exportation de capitaux, d'équipements et de technologie évoquée dans nos articles       « Hollande, Ayrault et la mondialisation » (I) et (II).

     Et quelles sont les implications budgétaires des dépenses militaires récurrentes destinées à des interventions extérieures ? L'Express annonce « Mali : François Hollande confirme l'engagement des forces armées françaises ».

     Tel est le contexte d'une pression fiscale qui en France se traduit, par exemple, par un recours à des procédures de plus en plus expéditives en matière de recouvrement d'impôts.

     Mais la politique fiscale consistant à rassembler coûte que coute un maximum d'argent règlera-t-elle les vrais problèmes ? Ce n'est pas une stratégie de fiscalité interne, mais bien de politique globale, qui se trouve à l'origine de la prétendue « dette publique » générée et cumulée par trois décennies de privatisations et de délocalisations au détriment de l'économie du pays et du patrimoine de l'Etat.

     Quant au fonctionnement institutionnel, force est de constater que la réforme du statut des procureurs de la République français reste toujours à faire. Pourtant, une telle lacune peut légitimement inquiéter au vu d'une affaire comme celle concernant l'actuel ministre du Budget Jérôme Cahuzac, comme déjà évoqué dans notre article d'il y a un mois « Jérôme Cahuzac, UBS, indépendance du Parquet, théorie des apparences... ».

     Le 11 janvier également, Le Point rapporte « Les Français ne veulent pas que Cahuzac quitte le gouvernement ». Mais le résultat de ce sondage de BVA n'a-t-il pas été influencé par le soutien corporatif évident de la « classe politique » au ministre du Budget ?

     Il reste en tout état de cause, de notre modeste point de vue, que l'indispensable apparence d'impartialité, d'indépendance et de neutralité des institutions paraît très difficile à préserver dans cette situation. Non seulement à cause du statut du parquet français plusieurs fois critiqué par la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH), mais également au vu de la situation actuelle de l'UBS, témoin principal potentiel dans cette affaire. L'UBS fait depuis quelque temps en France l'objet d'une enquête pour possible évasion fiscale d'après des médias comme Les Echos, Marianne, La Croix ou Le Temps (Suisse). L'affaire Libor n'est d'ailleurs pas close, à en croire une dépêche de l'AGEFI du 11 janvier intitulée « UBS : nouvelle plainte aux Etats-Unis ».

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/01/11/cahuzac-ubs-statut-du-parquet-l-impasse.html ]

et pour rappel :

http://blogs.mediapart.fr/blog/scientia/191212/jerome-cahuzac-ubs-independance-du-parquet-theorie-des-apparences

Jérôme Cahuzac, UBS, indépendance du Parquet, théorie des apparences...

     Le 19 décembre 2012, Le Monde écrit « Jérôme Cahuzac demande à UBS de certifier qu'il n'a jamais eu de compte dans cette banque », tout en soulignant que Cahuzac fait état sur son blog d'une correspondance de l'UBS où cette banque déclare que par principe elle ne donne pas suite à ce type de requête.

     A son tour, Rue 89 publie une note intitulée « Cahuzac affirme que l’UBS ne veut pas lever le secret bancaire (mais l’UBS ne confirme pas) ».

     Que penser de ces informations ? En réalité, la situation pourrait s'avérer plus complexe. D'après Le Temps (Genève), « UBS vit sous la menace d’une mise en examen en France », la justice française soupçonnant « un schéma d’évasion fiscale internationale ».

     Dans de telles poursuites potentielles, deux autorités compétentes au rôle déterminant seraient précisément d'une part le ministère qu'occupe Jérôme Cahuzac et de l'autre un Parquet dont le défaut d'indépendance par rapport au pouvoir exécutif a fait l'objet de nombreuses critiques et a même été à l'origine de jugements de la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH). Que deviendrait, dans ces conditions, l'apparence d'impartialité, de neutralité et d'indépendance des uns et des autres ? Qu'en est-il d'ores et déjà, si la situation est celle que suggère Le Temps ?

[la suite, sur le lien http://blogs.mediapart.fr/blog/scientia/191212/jerome-cahuzac-ubs-independance-du-parquet-theorie-des-apparences ]


Le Collectif Indépendance des Chercheurs
http://science21.blogs.courrierinternational.com/
http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 09:02

François Hollande est bien entouré à l'Elysée, avec un ex-haut dirigeant de la banque d'affaires Rotschild, devenu Secrétaire Général adjoint de F. Hollande, porteur des idées de la "nouvelle gauche" social-libérale. On peut comprendre alors les raisons de la fadeur du projet de loi sur les banques.

Lire:

Réforme des banques: le compte n'y est pas !    

Merci, Pierre, pour ces précisions. Voir l'article du Nouvel Obs plus bas.

Henri Moulinier

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

"Je n'avais pas encore remarqué, ni entendu parler sur le blog de Jorion, de Emmanuel Macron ce petit génie de la banque Rotschild, devenu numéro 2 de l'Elysée.

  Enarque (5ème de sa promotion), ce pianiste émérite (3e prix du conservatoire d'Amiens) est aussi titulaire d'un DEA en philosophie . Ce qui ne gâte rien.

Emmanuel Macron a animé le groupe de la Rotonde avec les économistes Philippe Aghion, Gilbert Cette et Elie Cohen. Là ça se gâte un peu.... Mais Il s'est aussi fait remarquer comme membre au sein de la commission Attali sur la libération de la croissance,..... Là, nous voilà gâtés.

 Le candidat Hollande s'était attaqué à la finance sans visage.

 Elu, il exige de sa nouvelle recrue, sobriété ( à l'Elysée, son salaire est divisé par... dix ), exemplarité et discrétion médiatique absolue. A partir du 6 mai, les conseillers sont passés en mode "motus et bouche cousue", contrairement à un François Pérol, un transfuge, lui aussi, de la banque de sir David de Rothschild, qui exhibait fièrement ses conquêtes et ses ors sous ceux de la république..... 

Voyant en Hollande l'homme qui allait faire gagner la gauche, il s'était mis à son service bien avant les primaires et la malencontreuse et "imprévisible" chute de DSK. 

Avec Matthieu Pigasse de la banque Lazard, l'autre célèbre banquier de gauche, nous tenons là sans conteste une belle paire historique pour faire avancer le shmilblick économique et financier !

Pierre Crépeau

  

 

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 09:15

 

Notre-Dame-des-Landes est devenue le symbole d’un refus

Notre-Dame-des-Landes est devenue le symbole d’un refus : celui d’une politique d’aménagement du territoire héritée du siècle passé, qui préfère la destruction et le bétonnage des terres fertiles à la promotion de la relocalisation de la production agricole et des échanges ; celui de la croyance que la sortie de crise se fera par le développement de transports et d’infrastructures inutiles et imposées, dévoreuses d'énergies fossiles et donc prédatrices de l'environnement, plutôt que par la conversion écologique de nos sociétés. C'est également un lieu où s’expérimentent des pratiques alternatives. 

C'est pourquoi, et en raison du caractère hexagonal que prend cette lutte, Notre-Dame-des-Landes devient un lieu de convergence des combats contre les dérèglements climatiques, pour préserver les terres cultivées, pour relocaliser les productions, pour réduire notre empreinte écologique et sortir des logiques productivistes et prédatrices. 

Attac France s'est résolument engagée au côté des habitants et paysans de la zone et estime que la construction d'un vaste mouvement de soutien est essentielle. L'unité la plus large est indispensable pour obtenir le retrait de ce projet. Pour cela, le conseil d'administration d'Attac France appelle ses adhérents et comités locaux à :

soutenir la résistance locale de l'ACIPA et des zadistes, qui construisent des habitations ou occupent celles de la zone d'aménagement du projet d'aéroport, par un soutien matériel ou en se rendant sur place. 

créer partout des comités de soutien ou renforcer ceux déjà existants1 et participer les 15 et 16 décembre au week-end des comités de soutien à Notre-Dame-des-Landes (voir l'appel ci-dessous). 

multiplier immédiatement les initiatives de soutien partout en France, dans le cadre des comités NDDL, pour populariser la résistance locale, pour exprimer le refus de la politique gouvernementale et de la répression de ces derniers jours (voir le dernier message de l'AG ci-dessous). Ce soutien peut, notamment, s'exprimer en interpellant Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls lors de leurs déplacements partout en France. Il peut également s’orienter vers la dénonciation du rôle de Vinci et l'interpénétration du public et du privé.

élargir au maximum le soutien en développant la convergence avec toutes les organisations locales qui mènent des actions contre des projets nuisibles découlant de la même logique productiviste.

Attac France considère que la conférence gouvernementale sur la transition énergétique n'est qu'une mascarade et le restera tant que les forces de l'ordre (sic!) n'auront pas quitté les abords de Notre-Dame-des-Landes.

Pour démontrer aux partisans de l'aéroport que notre lutte s'inscrit dans la durée et qu'elle se poursuivra tant que le projet ne sera pas définitivement stoppé, nous soutenons l'idée d'un nouveau rassemblement de très grande ampleur qui serait appelé par l'ACIPA et les zadistes (CF message de l'AG) et invitons les comités NDDL à s'emparer de cette idée dès à présent. 

Les sites https://zad.nadir.org/ et http://acipa.free.fr/ vous fournissent un maximum d'informations tant sur les argumentaires, les récits des combats sur place que sur les comités de soutien déjà existants.

Attac France, le 30 novembre 2012

1- Le site des comités de soutien : http://comites-ndl.blogspot.fr/

- La carte des rassemblements de soutien :https://maps.google.fr/maps/ms?msid=203760804477798426632.0004cf29b8e480e487f78&msa=0&ll=47.420654,3.779297&

 

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Invitation pour les 15 et 16 décembre

 

« Week-end des comités de soutien à la lutte de Notre-Dame-des-Landes les 15 et 16 décembre 2012

 

L'ACIPA et des occupant-E-s de la ZAD invitent les comités de soutien à la lutte contre le projet d'aéroport à Notre-Dame-des- Landes, créés ou encours de création, à un week-end d'échanges les 15 et 16 décembre prochains à Notre-Dame-des-Landes salle Cassiopée.

 

Nous demandons à chaque comité de réserver cette date et de mandater deuxreprésentants par comité pour ce week-end. L'ordre du jour et les modalités d'organisation seront précisés ultérieurement. »

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Dernier message de l'AG d'organisation de la manif de réoccupation

« Contre l'aéroport et son monde : s'ils détruisent notre lieu d'organisation, nous occuperons les leurs ! 

Le 17 novembre, nous étions environ 40 000 à investir la Châtaigne à Notre-Dame-des-Landes pour y construire un lieu d'organisation de la lutte. Depuis le vendredi 23 le chantier se maintient malgré le harcèlement policier, les saisies de matériel et d'outils et les violences physiques. Le 4 décembre aura lieu un procès visant à autoriser l'expulsion et la destruction de ce lieu. 

On ne les laissera pas détruire nos constructions sans riposter. Tous ensemble, à notre tour d'intervenir sur leurs lieux d'organisation. S'ils viennent démolir la Châtaigne, nous appelons à des occupations des lieux de pouvoir dans toutes les villes. Dès maintenant, préparons nous à les investir. 

*Dans les 48h qui suivraient une destruction de la Chataigne, rassemblons-nous devant les (sous-)préfectures, les mairies, etc. !*

De plus, nous invitons dès maintenant les manifestant-e-s du 17 et tou-te-s celles et ceux qui refusent ce projet à se tenir prêt-e-s pour une nouvelle manifestation de grande ampleur. 

L'assemblée générale d'organisation de la manifestation de réoccupation

27 novembre 2012 »

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Notre Dame-des-Landes. Jean-Marc Ayrault crée une «Commission du dialogue»

samedi 24 novembre 2012

En dépit des affrontements qui ont émaillé l'après-midi dans le bois de Rohanne à Notre-Dame-des-Landes, après la manifestation qui a rassemblé 3 500 personnes à Nantes, les signes de sortie de crise se sont multipliés dans la journée. 

*D'abord Europe Ecologie les Verts a pris acte des engagements du gouvernement de ne pas entamer les travaux de défrichement avant au moins 6 mois. Cette décision, a dit le patron d'EELV est «un premier signe d'ouverture». 

*Ensuite, en milieu de soirée, le premier ministre en personne, annonçait que «dans un souci d'apaisement, le gouvernement confiera dès la semaine prochaine à une commission du dialogue le soin d'exposer ce projet et d'entendre toutes les parties prenantes.» Cette commission devrait être composée de trois personnalités incontestables dont les noms n'ont pas été révélés pour l'instant.

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 Notre Dame des Landes : faire atterrir le gouvernement 

 

Moins d’une semaine après la journée de manifestation et de réoccupation de Notre Dame des Landes, le gouvernement a relancé l’opération d’évacuation et de destruction de la ZAD (Zone À Défendre), qu’occupent les opposants au projet de nouvel aéroport. Attac France réaffirme son soutien aux habitants de la ZAD et à l’ensemble des opposants au projet de nouvel aéroport à Notre Dame des Landes.

Le gouvernement s’entête, et refuse d’entendre la voix des opposants à ce projet. Il se place même désormais dans l’illégalité : les 500 gendarmes mobilisés ce vendredi évacuent des occupants de parcelles non-expulsables. Il rompt ainsi avec la promesse de campagne de François Hollande, qui s’était engagé à défendre un État exemplaire.A l’heure des politiques austéritaires, le maintien d’un projet, à la fois inutile, coûteux et néfaste pour l’environnement est incompréhensible. Tandis que le gouvernement plie sous la pression du Medef et des « pigeons », il reste inflexible face à ceux qui se battent pour une transition écologique et sociale.

De la même manière que le Larzac est devenu un symbole de la lutte contre la toute-puissance étatique et militaire, Notre Dame des Landes est devenue le symbole d’un refus : celui d’une politique d’aménagement du territoire héritée du siècle passé, qui préfère la destruction et le bétonnage des terres fertiles à la promotion de la relocalisation de la production agricole et des échanges ; celui de la croyance que la sortie de crise se fera par le développement d’infrastructures inutiles et imposées, prédatrices en énergies fossiles plutôt que par la conversion écologique de nos sociétés.

Mais, à l’instar du Larzac, Notre Dame des Landes n’est pas seulement un symbole et un refus. Elle est un lieu où s’expérimentent des alternatives – relocalisation, sobriété énergétique, autonomie -. La ZAD doit être ardemment défendue. Ce soutien doit désormais se concrétiser dans la multiplication d’initiatives et d’actions décentralisées partout en France.

Attac France, le 23 novembre 2012

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Le réel et le symbolique, à Notre-Dame-des-Landes, par un agriculteur de Loire-Atlantique

23 novembre 2012

« Ceci ne peut avoir lieu que dans une république déjà corrompue ; dans une république saine, où rien ne donne prise au mal, de pareils projets ne peuvent venir à l’esprit de personne. »

Machiavel, Discours sur la première décade de Tite-Live.

 Tout un symbole

Le gouvernement a donc décidé de faire du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes une affaire symbolique, en la traitant avec force et fermeté, de crainte sans doute que celles-ci n’aient pas été assez apparentes en d’autres occurrences récentes.

Voilà que tous les âpres débats théoriques sur l’économie, la relance, l’emploi, la compétitivité, le développement économique, apparaissent pour ce qu’ils sont réellement dans les faits : un conflit sur la forme de rapports humains que nous voulons, et le monde qui en découle.

* D’un côté, comme tous ceux qui se sont rendus samedi 17 dernier à Notre-Dame-des-Landes ont pu en témoigner, des chaînes humaines de centaines de personnes, un village sorti de terre en une journée, des rires, des fanfares, des discussions, bref cette fameuse « solidarité » et ce « lien » que nous vantent les brochures institutionnelles en papier glacé, mais sous une forme vivante.

* De l’autre, des « décideurs » responsables, déjà habitués à gouverner et à se réunir sous la protection de l’armée et qui ne peuvent plus faire maintenant appliquer leurs décisions responsables au service de l’économie abstraite qu’en faisant intervenir la police. Il faut tout leur aveuglement pour ne pas savoir où nous conduit tous, et à très court terme, cette vision des rapports humains.

La police reprend aujourd’hui ses assauts contre les manifestants, occupants, habitants de Notre-Dame-des-Landes. C’est ici que commence le monde de demain.

   Le site de l'Association Citoyenne contre le projet d'Aéroport de N D D L            http://acipa.free.fr/

  Deux documents critiques argumentés:
Aéroport de NDdL ou le projet pharaonique du siécle derni Aéroport de NDdL ou le projet pharaonique du siécle dernier
collectif d-élus dpa resultats etude oct11 couleur collectif d-élus dpa resultats etude oct11
 Et un site qui rappelle des choses 
  http://www.pierrederuelle.com/notre-dame-des-landes-un-projet-de-1967-pour-repondre-aux-defis-de-notre-temps/ 
 

 


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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 21:57

 

Mardi 13 novembre 2012, François Hollande a tenu sa première conférence de presse à l’Elysée. Après les annonces choc du Pacte pour la compétitivité, le président s’est défendu d’opérer un   « tournant libéral » dans l’action du gouvernement, revendiquant la « normalité » et la « continuité ». Mais c’est surtout la continuité avec les politiques menées par Nicolas Sarkozy qui est frappante. 

Un "socialisme de l'offre" !

Sur la compétitivité, le Président annonce qu’il souhaite mettre en œuvre un « socialisme de l’offre » ; au programme, 20 milliards de réductions d’impôts pour les entreprises (alors même que le gouvernement en appelle à la rigueur budgétaire…). Avec des justifications empruntées au MEDEF : il faut soigner les grandes entreprises pour qu’elles créent de l’emploi.

Ces cadeaux fiscaux – offerts sans aucune garantie qu’ils servent à l’investissement – seront financés par une baisse de la dépense publique, avec de nouvelles coupes en vue dans les services publics et la protection sociale, et une augmentation de la TVA – l’impôt le plus injuste, puisqu’il touche également riches et précaires. 

Non seulement ces mesures vont toucher les populations les plus précaires, mais elles vont contribuer à réduire davantage la consommation, l’activité, et accroître la récession. François Hollande, candidat, n’avait pas de mots assez durs pour critiquer la TVA sociale du gouvernement Sarkozy : il s’apprête pourtant, ni plus ni moins, à la reprendre à son compte !

A-t-il réorienté l'Europe ?

Ce ne serait pas une première, puisque le président a déjà repris à son compte le traité budgétaire, négocié par son prédécesseur. Lorsqu’on lui demande si l’austérité qu’il impose ne mène pas la zone euro dans le gouffre en provoquant la récession généralisée, il rappelle qu’il a   « réorienté » l’Europe et que « l’austérité à perpétuité » n’est pas une solution.

Mais personne n’est dupe de la portée du Pacte de croissance vanté par le président : les sommes qu’il mentionne sont dérisoires comparées à l’ampleur des coupes prévues dans les budgets publics dans le cadre du Pacte budgétaire. Pour le reste, la croissance, c’est la compétitivité, mais aussi peut-être les gaz de schistes, dont l’exploitation pourrait être autorisée « en cas de progrès de la recherche ».

Alors que sont évoqués les manifestations prévues le 14 novembre dans toute l’Europe contre l’austérité et pour de vraies alternatives européennes, l’hypocrisie atteint des sommets : Hollande annonce qu’il est du côté de ceux qui pensent que « l’austérité généralisée » n’est pas une solution… et qu’il pourrait reprendre à son compte les slogans des manifestants !

Un "virage libéral" 

Mais ceux qui vont faire la grève, et manifester contre les politiques promues par les institutions et les dirigeants européens ne sont pas dupes : François Hollande a tiré une croix sur ses promesses d’un changement en Europe, et le gouvernement français a choisi d’assumer tous les dogmes de la politique néolibérale. Comme Papandréou et Zapatero avant lui, Hollande a choisi de se mettre au service des marchés. 

Face à ce « virage libéral », Attac France, avec les Attac en Europe, se mobilisera le 14 novembre et au-delà pour organiser et coordonner une riposte nécessaire en France comme en Europe. 

Attac France,

Le 14 novembre 2012

Déclaration des Attac d’Europe : http://www.france.attac.org/articles/14-novembre-le-reseau-des-attac-deurope-se-mobilise 

Déclaration unitaire du Collectif pour un audit citoyen : http://www.france.attac.org/articles/14-novembre-contre-lausterite-pour-la-solidarite

 

 

 

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 07:31

Interview de Jean-Luc Mélenchon - « La confrontation sociale semble inéluctable »

12-11-2012

Cet interviw a été donné au  blog  "La Riposte", dont par ailleurs, je ne partage pas toutes les options. Mais le débat est d'or et la liberté de penser absolue! Par contre, je partage l'essentiel de ce que dit Jean-Luc Mélenchon.

Avec un souci: ne pas faire d'anti-socialisme, sans illusion sur l'émergeance du vrai visage de    F Hollande et du PS majoritairement: celui d'une politique d'abandon de véritables options de gauche, à la sauce de Tony Blair, et du Parti Socialiste Européen. Mais il faut faire bouger les lignes, sur le plan politique et social, rassembler le plus largement possible, avec et au-delà du Front de gauche, sur le plan politique, associatif, syndical, face à un Medef sûr de lui et qui impose ses solutions à un gouvernement et un Président totalement ralliés à une démarche "social libérale".

Ce qui caractérise le démarche de François Hollande, et sa conférence de presse en est l'illustration, c'est une politique dite de "concertation" avec le patronat. Certains pourraient appeler ça de la "collaboration de classe", en voulant obliger les syndicats à "négocier" avec le patronat, plutôt que de décider de lois, comme par exemple sur l'interdiction des licenciements boursiers.

Henri Moulinier

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Voici l'interviw de Jean-Luc Mélenchon à La riposte:

La Riposte: Quel jugement portes-tu sur les six premiers mois du gouvernement Ayrault ?

Jean-Luc Mélenchon  : Faute d’un meilleur terme, je nomme « sociale libérale » la politique de ces six premiers mois du gouvernement Ayrault. C’est celle de tout le Parti Socialiste Européen depuis Blair. Elle a conduit à l’effondrement et la capitulation sans condition de Papandréou en Grèce, premier ministre et président de l’Internationale socialiste. Cette ligne, c’est celle de François Hollande depuis les années 80, comme je l’ai montré dans mon livre Enquête de gauche. Entre le ralliement au traité Sarkozy-Merkel, le budget d’austérité, le plan Gallois, le nouveau pouvoir a mis six mois pour faire un « coming out » – dans la filiation du parti démocrate américain ou italien – qui rompt publiquement avec toutes les traditions de la gauche en France. Le Front de Gauche a bien fait de rester autonome. Ses parlementaires n’ont pas voté la confiance au gouvernement. Notre groupe a voté contre le budget de la sécurité sociale à l’Assemblée. Selon moi, il devrait en faire autant sur le budget de l’Etat. 

Mais le nouveau pouvoir pose un grave problème : il détériore le rapport de force social. La victoire contre Sarkozy a été finalement très courte. Un pouvoir de gauche aurait donc dû proposer rapidement des mesures populaires profondes pour élargir sa base sociale et entrainer la société. Le devoir d’un gouvernement de gauche nouvellement élu est de créer le rapport de force avec le patronat. Au lieu de cela, Hollande et Ayrault repoussent les quelques réformes promises. Ils refusent d’amnistier les syndicalistes qui ont résisté contre la droite et ont été condamnés. Et ils traitent par le mépris et le sectarisme le Front de Gauche. Ils organisent ainsi la démobilisation de ceux qui ont permis de battre la droite. En même temps sur l’austérité, la « compétitivité » et maintenant les 35 heures, Hollande et Ayrault valident le discours du patronat. Le rapport de force se dégrade donc vertigineusement. A chaque fois, le MEDEF s’engouffre dans la brèche. Hollande et Ayrault mettent la gauche et les salariés en grand danger. 

LR  : Le MEDEF fait pression pour un allègement massif des « charges patronales ». Il prétend que cela créerait des emplois. Qu’en dis-tu ?

JLM  : Le MEDEF avance ses pions car il sent que le gouvernement est faible. Mais ne nous laissons pas intoxiquer par les mots. Ce que le MEDEF appelle des « charges » est en fait des cotisations, c’est-à-dire une partie du salaire. Et le travail humain n’est pas un « coût » : il a un prix. Ce prix intègre la santé, l’éducation, la protection du travailleur contre le chômage ou la vieillesse. Surtout le travail est la seule source de richesse de la société ! Les chiffres plaident pour nous. Depuis dix ans, les exonérations de cotisations sociales ont déjà coûté 215 milliards d’euros. Et le chômage n’a cessé d’augmenter. C’est la preuve que le problème de l’économie française n’est pas le prix du travail. Le problème, c’est le coût du capital. Les entreprises dépensent deux fois plus en intérêts et en dividendes qu’en cotisations sociales patronales  ! La ponction des profits dans la richesse du pays a triplé depuis trente ans ! C’est pourquoi les marges des entreprises après dividendes sont en France les plus basses d’Europe ! 

Le battage sur la compétitivité est un mensonge. C’est un prétexte pour augmenter les profits. L’essentiel de notre économie souffre d’abord de l’austérité qui contracte l’activité en réduisant l’investissement public et la consommation populaire. Pour lutter contre le chômage, il faut accepter l’idée que c’est le progrès social qui crée l’activité : augmenter les salaires pour relancer l’activité socialement et écologiquement utile, relocaliser les productions, définanciariser l’économie.

 Quant aux secteurs soumis à la concurrence internationale, posons les bonnes questions. Pourquoi ne protège-t-on pas nos industries contre le dumping social et écologique ? Pourquoi ne fait-on pas baisser la valeur de l’euro qui pousse Airbus à aller produire en zone dollar ? Pourquoi continue-t-on à tolérer les délocalisations au mépris de toute logique écologique et sociale en France, mais aussi dans les pays à bas coûts ? Poursuivre la course au moins-disant social avec les Allemands, les Roumains ou les Chinois est inepte socialement et économiquement. A qui vendra-t-on nos produits quand il n’y aura en France que des pauvres et des chômeurs ? 

LR  : Un récent article de Médiapart rapportait que dans un certain nombre d’entreprises menacées de fermeture (Fralib, PSA, Arcelor-Mittal…), des syndicalistes se prononcent désormais pour leur « nationalisation ». Est-ce que cette idée ne devrait pas être davantage développée par le Front de Gauche, en lien avec les luttes ?

JLM  : Le programme du Front de Gauche, L’humain d’abord, propose d’étendre la propriété publique à de nouveaux secteurs, notamment le secteur bancaire ou l’énergie avec la nationalisation de Total. Mais surtout, nous voulons étendre la propriété sociale. Il faut étudier à chaque fois la forme la plus pertinente : nationalisation, coopérative ouvrière, etc. 

Pour cela, nous avons proposé un droit de préemption des salariés sur leur entreprise en cas de vente et un droit de reprise en cas de départ du patron. Et chaque fois que nécessaire, l’Etat doit intervenir pour permettre ce transfert aux salariés par la réquisition, la nationalisation temporaire, et ensuite pour aider l’entreprise via un pôle public bancaire.

Le Parti de Gauche s’est par exemple prononcé pour la nationalisation de Florange ou la réquisition de Fralib et Petroplus. Mais l’expérience montre que la question de la gestion et de la stratégie industrielle ne s’arrête pas à la question de la propriété. Elle doit intégrer le pouvoir des salariés. 

Et nous devons aussi réaliser la transition écologique d’un certain nombre de secteurs industriels. La réunion organisée par le Front de gauche pendant la campagne avec des syndicalistes de plusieurs entreprises menacées a montré que cet objectif écologique était un atout pour réindustrialiser. Les salariés sont ceux qui connaissent le mieux la production et l’outil industriel. Ils doivent avoir plus de pouvoir dans les entreprises, qu’elles soient publiques, sociales ou capitalistes.

LR  : Les politiques d’austérité menées en Europe ont donné lieu à des grèves et des manifestations massives, notamment en Grèce et en Espagne. Quelles perspectives pour la France, à cet égard  ?

JLM  : Les peuples grecs, espagnols, portugais luttent avec un immense courage contre l’austérité. La prise de conscience et la mobilisation sont plus avancées qu’en France. Mais l’austérité y est, pour l’instant, plus sauvagement engagée. Voilà le prix pour avoir écouté les appels aux sacrifices des sociaux libéraux ! Dans ces trois pays, les sociaux-libéraux sont responsables de cette politique. Leur discrédit est-il suffisant pour nous conduire au pouvoir ? En France, beaucoup d’électeurs ont cru que cette question pourrait se résoudre sans combat social. C’est le sens de l’élection de Hollande. Aujourd’hui, les consciences évoluent. La confrontation sociale semble inéluctable. Mais il y a beaucoup d’abattement. Mais nous restons une force de référence qui dynamise les nôtres. C’est ce qu’a montré la manifestation du 30 septembre contre le traité. C’est aussi ce que montreront les manifestations du 14 novembre en France. Cette date est une étape importante dans la convergence européenne. 

LR  : En Grèce, l’ascension de Syriza au détriment du PASOK est un bouleversement dans la vie politique du pays. En France, le Front de Gauche peut, lui aussi, servir de point de ralliement politique pour ceux qui luttent contre l’austérité. Quels doivent être les axes principaux de notre lutte contre le capitalisme dans les mois à venir ?

JLM  : Les exemples de Syriza et de l’Amérique latine montrent que quand les peuples cherchent une issue, le meilleur est possible. Il n’est pas certain, mais il est possible. De ce point de vue, nous avons des atouts en France. Contrairement à d’autres pays, nous avons créé l’outil de résistance avant que la crise n’entre dans sa phase aigüe. Cet outil, c’est le Front de Gauche. Depuis quatre ans, il existe, se renforce, progresse. A chaque instant, nous devons rassembler, convaincre et mobiliser comme nous le faisons depuis 2009. La campagne présidentielle a permis un élargissement considérable, que ce soit dans la rue à la Bastille, Toulouse et Marseille, mais aussi dans les urnes avec quatre millions de voix. Nous devons poursuivre dans cette voie pour aller vers un véritable front du peuple. Construire ce Front du peuple est notre mission historique. 

Pour réussir cet élargissement populaire, le Front de Gauche doit conserver son autonomie par rapport aux sociaux-libéraux. Si nous sommes identifiés de près ou de loin comme complice de la politique d’austérité, nous serons balayés car nous n’aurons plus de raison d’être. J’ajoute que nous ne convaincrons que si nous sommes capables de proposer une alternative radicale mais concrète. Nous devons affirmer sans cesse notre capacité à gouverner, à former, à partir du Front de Gauche, une majorité alternative à gauche.

Sur le plan idéologique enfin, nous devons nous opposer à la dérive austéritaire de l’Union Européenne. Faisons-en un atout et profitons-en pour poser la question de la légitimité du pouvoir de la finance et du patronat. En imposant l’austérité de façon autoritaire, les libéraux et les sociaux-libéraux poussent à faire le lien permanent entre la lutte sociale contre l’austérité et la lutte politique pour affirmer la souveraineté du peuple, dans la Nation mais aussi dans l’entreprise.

 

 

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 14:41

 

Le 6 novembre dernier Jean-Marc Ayrault a rendu public les conclusions que le gouvernement a tirées du rapport remis la veille par Louis Gallois à propos de la compétitivité industrielle du pays. Même si l’allègement du coût du travail de 20 milliards d’euros promis par le gouvernement ne devrait pas avoir d’effets négatifs sur la consommation en 2013, il participe à la course au moins disant salarial qui aggrave la crise de la zone euro. 

La principale mesure annoncée par le premier ministre consiste en un crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) qui devrait être accordé aux entreprises sous la forme d’une baisse de l’impôt sur les sociétés qu’elles auraient eu à verser au titre de l’année 2013 et des suivantes. Celles qui ne réalisent pas de bénéfices percevront un chèque de l’Etat.

Cet allègement sera progressif : 10 milliards d’euros au titre de 2013 et 5 milliards de plus les deux années suivantes, soit dans 3 ans, un total de 20 milliards d’euros, 1 % du produit intérieur brut (PIB). Ce crédit d’impôt sera calculé en proportion de la masse salariale versée par les entreprises aux salariés qui perçoivent entre 1 et 2,5 fois le Smic, soit 3500 euros bruts mensuels environ actuellement, selon des modalités qui restent à préciser. 85 % des salariés seraient ainsi concernés. La rémunération totale des salariés dans l’économie française a représenté 1 067 milliards d’euros en 2011. 20 milliards d’euros représentent donc a priori un allègement inférieur à 2 % de ce coût total. Le gouvernement affirme cependant que le coût du travail des personnes concernées baisserait de 6 %, un calcul qui reste mystérieux pour l’instant… 

Hausse de la TVA 

Pour compenser cette perte pour le budget de l’Etat, le taux normal de TVA serait porté de    19,6 % actuellement à 20 % en janvier 2014 ce qui rapporterait de 2 à 2,5 milliards d’euros. Le taux intermédiaire de 7 % (qui s’applique notamment à la restauration et au bâtiment) serait quant à lui porté à 10 % pour des rentrées estimées entre 4 et 4,5 milliards d’euros. Tandis que le taux de TVA réduit (principalement l’alimentation) serait ramené de 5,5 à 5 %. L’ensemble rapportant de l’ordre de 6 milliards d’euros. 4 milliards devraient encore être trouvés à travers d’autres taxes et notamment des taxes environnementales, tandis que ce cadeau aux entreprises devrait être financé également par une baisse supplémentaire de 10 milliards d’euros des dépenses publiques.

La technique du crédit d’impôt permet que les entreprises anticipent 10 milliards de bénéfices supplémentaires l’an prochain, tandis que les pertes pour les comptes publics ne seront constatées qu’en 2014. Ce qui limite l’effet récessif à court terme de la mesure, objection soulevée à juste titre contre le transfert de cotisations sociales vers la CSG ou la TVA que souhaitait Louis Gallois. 

Des créations d'emploi incertaines

 Les entreprises vont-elles pour autant se remettre tout d’un coup à investir et embaucher en France ? Il y a lieu d’en douter malgré ce qu’affirme Jean-Marc Ayrault, qui promet, grâce au CICE, 300 000 emplois de plus à l’horizon 2017.

Dans le contexte très déprimé de l’économie française, encore aggravé l’an prochain par la forte austérité budgétaire déjà décidée par ailleurs, il y a de fortes chances que les entreprises utilisent plutôt ces profits supplémentaires soit pour investir hors de France, dans les pays émergents notamment, soit pour verser encore plus de dividendes à leurs actionnaires, majoritairement étrangers en ce qui concerne les grands groupes. 

Ce type de mesures engage surtout la France dans la course au moins disant salarial qui bat déjà son plein en Europe, en particulier dans les pays en crise. Comme tous nos voisins pratiquent déjà ce genre de politique, la pression est effectivement forte pour que la France suive à son tour le mouvement, au risque sinon que son déficit extérieur déjà très important s’accroisse encore et que disparaisse le peu d’industrie qui lui reste. Mais globalement, cette spirale de baisse des salaires ne peut guère que prolonger et aggraver la crise européenne en nourrissant la dépression qui entraîne déjà la zone euro vers le fond.

 

Guillaume Duval

Article Web - 07 novembre 2012

 Alternatives Economiques

 

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