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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 13:39

Jean, notre ami et camarade Jean, tu quittes le chemin de la vie parmi les Hommes, parmi nous. Tu vas rejoindre Eliane, ton épouse. Je te salue Jean, toi l'homme, l'homme de coeur, de convictions, de résistance faite homme, comme l'écrit avec force Philippe Baroux, dans un article publié par notre quotidien régional "Sud-Ouest" (ci-dessous).

 Je suis triste en apprenant cette nouvelle, loin de La Rochelle, ta ville de vie, de coeur et de tous les combats. Je ne peux être avec toi ce jeudi pour t'accompagner vers ta dernière demeure à Saint-Eloi, ce quartier de La Rochelle plein d'histoire, qui fut ton quartier. Toute ta vie fut exemplaire, faite d'humanisme, de volonté de témoigner, de convictions pour changer les choses dans notre société dominée par l'hydre de l'argent, roi et fou.

Je n'oublierai jamais ton courage politique, lorsque tu pris position, publiquement, dans "Sud-Ouest", au moment des élections municipales, alors qu'Albert Bret et moi-même, nous étions mis à l'écart de la liste de gauche des municipales rochelaises par une direction de section et de fédération du PCF, sans faire d'Assemblée Générale des adhérent-e-s du PCF de La Rochelle, comme le prévoient les statuts du PCF, sans que nous puissions nous expliquer. Ton combat pour une démarche Front de gauche du PCF dans ce département et cette ville, pour un fonctionnement réellement démocratique de ce parti, nous l'avons engagé avec toi et nous sommes plus que jamais résolus à le poursuivre, pour faire honneur à ton esprit de résistance.

Nous ne t'oublierons pas Jean !Je ne t'oublierai pas!

Henri Moulinier

Maire adjoint honoraire de La Rochelle

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Article publié par le quotidien "Sud-Ouest", le 6/8/12

Sous la belle plume de Philippe Baroux

Jean Matifas faisait refleurir le printemps

L'un des plus ardents militants de la paix est décédé hier. L'ancien déporté communiste Jean Matifas avait 87 ans. «Le printemps refleurira et l'humanité saura surmonter ses vieux démons, pour autant qu'elle tire les leçons de ses erreurs passées. » Combien de fois Jean Matifas a-t-il rendu hommage aux victimes de la Résistance et de la Déportation ? Mieux que les nombreux messages lus devant les monuments commémoratifs, il y avait tout le sens d'une vie tendue contre l'adversité et pour la Paix, une résistance au quotidien qui, a son tour, entre dans le livre de l'histoire rochelaise. Jean Matifas est décédé, (…). Il avait eu 87 ans le 18 juin dernier.

Né un 18 juin. Déporté le 18 juin… 1944 pour ses activités, durant deux ans, au sein du détachement Liberté. La police française avait arrêté le militant communiste. Remis à la Gestapo, c'est à Poitiers que Jean Matifas fut jugé. Une condamnation à cinq années de réclusion qui lui laissait dire, philosophe : « Moi, j'avais eu beaucoup de chance. À Poitiers, il y eut 120 fusillés… »

Incarcération à la centrale d'Eysses, près de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), puis internement à Dachau, où Jean Matifas arrive le 21 juin 1944. La tenue bleue et grise qu'il enfile, il la conservera après la Libération du camp. Résistant toujours, il la revêtait le 1er mai 2002, lorsqu'il s'était agi de manifester « contre Le Pen », et il la montrait aux élèves des collèges et des lycées, lorsqu'il leur offrait son témoignage, un acte de mémoire.

Cette grosse étoffe n'avait pas offert de prise au vent qui soufflait, léger, devant le numéro 25 du quai Valin. Ainsi la portait-il, le 14 juillet 2003. Ce jour-là, Jean Matifas recevait les insignes de commandeur dans l'ordre de la Légion d'honneur, pour son engagement dans la Résistance rochelaise. Il avait été fait officier précédemment, et était aussi décoré de la Croix de guerre, avec palmes.

Eysses et Dachau

Il était ressorti de Dachau, dix mois après y avoir été poussé, le 29 avril 1945. « Je n'ai pas pu rentrer à La Rochelle tout de suite, avait-il confié. Mais, avec les camarades, nous n'avons pas perdu notre temps. Nous avons trouvé des SS français qui s'étaient infiltrés chez les Allemands… Les SS étaient tatoués, et s'identifiaient donc facilement… Le 28 mai 1945, nous les avons livrés à la police française. »

Président de la Fédération des déportés et internés résistants et patriotes (FNDIRP), Jean Matifas était de tous les témoignages, comme celui qui avait permis aux élèves du collège Fabre-d'Églantine de remporter, pour leur documentaire, le prix 2011 du concours de la Résistance. Il était aussi de toutes les invitations à ne pas oublier les conséquences de la barbarie nazie. C'est ainsi qu'en 2009, à travers un ouvrage coécrit avec André Bourgoin, celui qui s'appelait lui-même « l'homme de Dachau » avait rendu hommage aux femmes déportées et résistantes de la Charente-Maritime.

On se souvient aussi de son engagement dans la vie politique et municipale rochelaise. Jusqu'à son coup de gueule, avant l'élection municipale de 2008, où il avait appelé à la raison ses camarades lors de la crise interne du Parti communiste rochelais, et lancé solennellement sa candidature dans la balance, dans un espoir d'apaisement. La résistance faite homme.

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 12:15

Lettre de Florence Jadot envoyée à la direction départementale du PCF 17 pour insertion dans les "Nouvelles de Charente-Maritime", et qui n'a pas été passée. Une censure de plus de la part des bureaucrates -dirigeants actuels du PCF 17, qui finissent par confondre lutte des classes avec lutte des ...places!!!

J'y rajoute d'autres documents pour permettre la compréhension du problème                                                                                                           H.M.

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Flo JADOT                                                                                       ROCHEFORT le 27,10,2010

7 b rue de la forêt

17300 ROCHEFORT

0546887765

0688743764

flo.jadot@wanadoo.fr

                                                                                                        Pierre LAURENT,

                                                                                                        Secrétaire National PCF

 

 

 

Succintement, je souhaite apporter ma contribution pour soutenir tous les camarades qui se sont manifestés auprès de toi pour dénoncer les agissements de certains.

 

Confrontée aux comportements innaceptables des dirigeants du PCF 17, depuis près d'un an maintenant, je ne vais pas faire l'inventaire, ni balancer les noms, de leur violence et de leur mépris mais je dénonce quand même le fait qu'un des personnages n'a pas hésité à me pousser et en essayant de m'intimider par des propos irrespectueux à l'occasion de la fête départementale. Il en a reçu une "droite" à la hauteur de sa pratique par un jeune de quartier témoin de la scène... lui reprochant de "jouer les gros bras"!

 

Personnellement, je vois, je subis ces actes de plus en plus difficilement, ils me sont contraires aux valeurs communistes que je véhicule. Je suis communiste grace à des rencontres, à des personnages qui m'ont convaincue de leur intégrité de leur engagement, parce que mon père était également communiste, qu'il avait cette intégrité qui ne lui a pas toujours rendu service, déjà à l'époque.

 

Face à leur pouvoir, nous sommes dans l'obligation de prendre notre place au risque de provoquer des réactions inadaptées, sinon la dernière solution c'est de s'écraser! Ils nous accusent de participer à la mort du parti, moi je les accuse de le laisser agoniser tranquillement pour seulement sauver leur place, je les accuse de casser toute les actions militantes, toutes les initiatives fédératives, plutôt que de soutenir ils font des reproches, ils divisent. Ils nous demandent de leur faire confiance, d'accepter leur choix, sans avoir la possibilité d'agir, d'alimenter la réflexion, dès qu'un avis est différent du leur, ils en font une affaire personnelle et confictualisent les relations internes. Par contre si nous acceptons leur fonctionnement, nous sommes appelés pour distribuer les tracts : juste bon pour porter les valises!

 

Voilà, je vois difficilement comment sortir de cette impasse, comment faire venir des jeunes pour renforcer le parti avec des responsables qui n'ont aucune considération sur l'évolution de la société, les jeunes veulent une transformation où le pouvoir fonctionne autrement, leur avenir  sera fait avec une nouvelle forme hiérarchique, ils sortiront du système pyramidal pour créer cette force unitaire dont nous avons tant besoin. Actuellement je me garde bien de sensibiliser des jeunes à la politique, j'ai peur de les écoeurer!

 

Enfin j'en terminerai momentanément avec mes engagements s'ils continuent d'être, d'exister en toute impunité. Ils ont l'air satisfait d'eux-même, c'est peut-être le principal.

 

 Flo JADOT, tête de liste féminine,

auto proclamée, à l'occasion des régionales 2010,

département de la Charente-Maritime.

(sur la Liste de Front de gauche, rejetée par la direction du PCF 17)

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DEPOT DE PLAINTE

 

Je ,soussigné(e),membre du Parti Communiste Français ,porte plainte contre les dirigeants nous représentant pour avoir agi à l’encontre de leurs mandats en nous mettant devant le fait accompli de retirer nos candidats à la veille du dépôt des listes aux elections régionales. Décision que le secrétariat fédéral a fait voter en conseil départemental et qui ,si des communistes n’avaient pas pris l’initiative rapide (ils n’avaient évidemment pas le temps de convoquer une assemblée générale ) de constituer une liste m’aurait privé de mon droit fondamental de voter pour le parti dont je suis adhérente ,m’aurait donc obligé à voter Ségolène Royal dès le 1er tour ou m’abstenir .

 

Je demande en tant que communiste à ne plus être représenté(e) par ces personnes qui s’expriment dans les medias au nom de tous les communistes, dont certains sont rémunérés par le parti alors qu’ils vont à l’encontre de l’intérêt et de l’expression de ce même parti. N’importe quel employeur serait en droit de rompre un contrat de travail lorsque celui ci est saboté ou dévoyé de son objectif.

 

Par ailleurs ces personnes se sont livrées à des menaces personnelles contre les candidats ,je demande à ce qu’officiellement les communistes condamnent de telles pratiques. L’ethique communiste basée sur le respect de l’être humain dans sa diversité ne peut souscrire de tels agissements et se doit de les condamner avec la plus grande clarté.

 

En tant que membre du PCF, je demande réparation du préjudice moral et financier pour l’organisation ayant été contrainte de mener une campagne électorale sans le support materiel et technique propriété de l’ensemble des communistes ; en outre l’incidence negative sur le score de notre liste a contribué voire entrainé de ne pas obtenir les 5% nécessaire pour avoir des élu(e)s et le remboursement des frais de campagne.

Le 25 Mars 2010

F. R. membre veteran du PCF

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Un article sur ce blog qui rapelle les pratiques de ces dirigeants-bureaucrates du PCF 17 lors des dernières élections régionales en Poitou-Charentes:   Régionales: la forfaiture des dirigeants du PCF de Charente-Maritime

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La Rochelle le  5 octobre 2010

 

Le Parti de Gauche 17

à

P.C.F 17

13, rue de l'Escale

17000 la Rochelle

 

Chers Camarades,

Par mail du 28 septembre dernier vous avez, dans le cadre de la préparation des élections

cantonales, manifesté le voeu de nous rencontrer.

Soyez assurés que, dans le cadre d'une démarche de rassemblement telle que celle initiée par nos partis respectifs avec le Front de Gauche, c'est sans réticence aucune que nous aurions donné une  suite positive à votre requête.

 

Mais nous n'en sommes pas là en Charente Maritime. Vous avez, lors des élections européennes, manifesté à de nombreuses reprises votre désaccord avec la dynamique du Front de Gauche. Lors des dernières élections régionales, vous l'avez ostensiblement et publiquement combattue en ne reculant devant rien pour arriver à vos fins, en multipliant les propos et comportements hostiles.

 

En outre, vos écrits témoignent de votre attitude caricaturale à l'encontre de la politique que nous défendons au Parti de Gauche, mais également à l'égard de celle préconisée par le Front de Gauche.

L'épisode du « collectif retraite » a été un révélateur supplémentaire de votre choix de vous plier aux injonctions du Parti Socialiste local plutôt que de défendre les positions et propositions pourtant formulées par votre propre parti et le Front de Gauche.

 

Croyez bien que nous ne confondons pas votre comportement de responsables politiques

départementaux et celui de quantité de vos militants dévoués et sincères au service de leur parti et des travailleurs que nous côtoyons sur le terrain des luttes ou à d'autres occasions.

Vous rencontrer signifierait qu'il existe entre nous un minimum de confiance et de respect

permettant un dialogue constructif sans arrière-pensée avec la volonté de faire vivre le Front de Gauche en Charente-Maritime.

 

Forts de la triste expérience de nos tentatives de travail en commun nous sommes amenés à vous répondre par une fin de non recevoir. Nous restons cependant disponibles pour travailler avec tous les communistes, et, au-delà, avec tous ceux qui veulent s'inscrire dans la dynamique du Front de gauche relancée à l'occasion de la fête de l'Humanité des 10 au 12 septembre dernier.

Recevez l'expression de nos salutations militantes.

 

Pour la coordination départementale du Parti de Gauche

ANGST Jean Yves - BOIFFIER Jean Yves

 

 

Copie de la présente est adressée aux autres forces de gauche de Charente Maritime et sera

rendue publique.

 

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 21:15

Lettre ouverte aux dirigeants du PCF de Charente-Maritime

                   Cher(e)s camarades,

A la lecture du n° 266 des Nouvelles de la Charente-Maritime (la lettre de la fédération du PCF 17), il est notamment indiqué que le Front de gauche serait « sous la forme de la création d’une association …transformant ainsi le Front de gauche en entité indépendante qui, à terme, risque de faire disparaître par débordement puis dissolution le P.C.F. »

A titre personnel, je tiens à m’inscrire en faux contre cette analyse bien rapide et à mon sens un peu « simpliste ».
Les différents discours dont ceux de nos camarades Pierre Laurent et Marie George Buffet, les interventions d’une grande majorité des délégués présents à notre 35ème congrès, la résolution finale, sont là pour en témoigner.

Notre 35ème congrès a transmis des messages forts et rigoureux :
- Amplifier la riposte à la politique de la droite dans les luttes et l’action.
- Construire un « pacte d’union populaire et permettre une appropriation citoyenne du front de gauche ». Il n’a a pas d’incompatibilité avec un PCF renforcé, fidèle aux valeurs et idéaux du communisme et de ses idées révolutionnaires.
Comme l’ont exprimé certains camarades, il fallait en finir avec les « a peu près », « oui, mais », « prêts-à-porter ». Il fallait des réponses claires, des engagements à faire participer les gens. La réunion du Front de gauche ouvre à ce point de vue des perspectives constructives et crédibles. 82 % des communistes soutiennent ce choix.
Pierre Laurent
, notre nouveau secrétaire national s’engageant également à faire du respect des choix majoritaires des communistes une de ses grandes priorités.


Il s’agit de ne pas s’imposer comme l’élément central de l’union. Mais de  mettre le débat sur la place publique. D’impliquer le peuple, les gens, dans les décisions, par la mise en place de débats, d’espaces de discussion, de confrontations, de constructions politiques.

Il n’y aura ni blessures, ni fractures, si nous arrivons à expliquer, à débattre et à convaincre ce que constitue et peut constituer le Front de gauche. Il ne s’agit pas d’un parti, mais d’un rassemblement unitaire.
Le plus important étant le contenu du projet que nous porterons, nous communistes, avec nos partenaires. Tous les mouvements qui composent le Front de gauche doivent trouver les raisons d’agir ensemble, de converger vers la nécessité d’une transformation durable de la société. Il s’agit d’une amorce de ce front populaire que nous voulons construire. Du faire de « l’en commun ».

C’est permettre à tous les citoyens engagés dans tous ces mouvements de communiquer ensemble, de réfléchir ensemble, de confronter les points de vue, d’agir ensemble pour une société débarrassée des dogmes du capitalisme. Elle permet également au PCF d’être de plein pied dans cette société en ébullition sur plan intellectuel, social, écologique.

C’est créer une dynamique de l’envie de regarder le PCF autrement, l’envie d’y venir, d’y apporter des idées. Car il y a des femmes et des hommes, des militant(e)s qui ont une connaissance pointue des dossiers mais qui ne sont dans aucun parti. Ils n’ont aucun lieu pour s’exprimer, pour valoriser leur image, leur engagement.


Non, le Front de gauche, ce n’est pas n’importe quoi.

Hormis quelques départements hostiles à la stratégie du Front de gauche, dont le nôtre et notre direction fédérale, qui s’arc-boute à la stratégie d’union de la Gauche qui a conduit la principale force révolutionnaire du pays à un rôle d’appoint…vis-à-vis du PS, le vote des délégué-e-s de ce 35ème congrès du PCF a réaffirmait très majoritairement le choix des communistes français en faveur du Front de Gauche (545 inscrits – 510 votants – 356 pour et 137 contre).

En ce qui concerne nos camarades qui peuvent avoir une position identitaire et qui méritent le respect, je rappelle simplement que ceux-ci ont soutenu le Front de gauche en Charente-Maritime et que les invectives que je peux entendre ici ou là de la part de camarades sont inadmissibles dans notre Parti.

Démocratie! Démocratie!

Bien entendu, je ne reviens pas sur le fonctionnement et l’organisation des récentes assemblées générales de sections (notamment celle de la section de La Rochelle) et le congrès départemental du 11 juin 2010 à Rochefort sur mer.

-  Les communistes régulièrement adhérents du PCF 17 et soutenant la stratégie du front de gauche majoritairement choisie par les communistes français et notre direction nationale ayant été écartés des débats, non convoqué-e-s ou désigné-e-s même « d’invités surprise ».
- Tout comme sur la cotisation mensuelle du PCF (fixée à 1%) mais qui ne constitue pas bien entendu un barème stricte et impératif (dixit des dirigeants nationaux), notamment pour des camarades qui ont de faibles revenus

- ou le refus de prendre en compte la création de nouvelles cellules alors que les statuts du PCF précisent « L’existence du plus grand nombre de cellules, ouvertes sur la société, faisant preuve d’initiative est un besoin pour organiser l’activité communiste sur tout le territoire national » ou encore « Toute activité prend la forme que décident librement celles et ceux qui en prennent l’initiative. Elle peut être accompagnée de la création d’un comité, collectif, groupe de travail, réseau, collectif de coordination… destiné à favoriser sa réussite et à en assurer la maîtrise démocratique par ses participant-e-s » (article 1-4) . Démocratie, démocratie !

 

Je ne reviens également pas sur le refus de la fédération du PCF 17 de financer la campagne des régionales 2010 pour la liste du Front de Gauche en Charente-Maritime et sur la « mise en garde » parue précédemment dans les Nouvelles de la Charente-Maritime (tout comme dans le dernier n° 266) et laissant penser que la souscription pour la campagne précitée (comme dans le Poitou-Charentes) serait irrégulière ou « suspecte » alors que les chèques des donateurs sont à transmettre au siège de la fédération du PCF 86 à Poitiers.
La commission nationale des conflits (au sein du PCF), qui a été saisie ou le sera sur les divers points précités, rendra ses décisions qui devraient être portée à la connaissance de l’ensemble des communistes charentais-maritimes.

Une Fête de l'Humanité qui devrait tout simplement rassembler...
- Enfin pour conclure mon propos et à titre personnel toujours, je trouve que le choix de Jean FERRAT et de Nelson MENDELA est judicieux et un beau symbole pour une fête de l’humanité en Charente-Maritime qui devrait tout simplement permettre de rassembler TOUS les communistes, dans leur diversité, leurs différences, dans un vrai débat démocratique d’idées. En fait, de choix politiques. Car c’est bien de cela qu’il s’agit.

- Le débat sur les retraites qui se déroulera au stand de la cellule de Marennes, initié par notre camarade Yves LETRANCHANT (tête de liste « Front de gauche »en Charente-Maritime) est une belle initiative. ( Samedi 3 Juillet à 14h 30)

Souhaitons que notre PCF en Charente-Maritime retrouve un vrai parfum de débat démocratique en respectant sa diversité et ses différences. C’est le souhait ardent et majoritaire d’un grand nombre de communistes. Il faut y croire.

Jean-Claude CHEVALLIER

 Membre du PCF Saintes.

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CREUSE : BEAU SCORE DU FRONT DE GAUCHE

 en tête de la Gauche avec 18,63%

Le candidat du Front de Gauche (PCF, du PG et du NPA) est arrivé en tête  de la gauche lors d’une cantonale partielle. Dimanche 5 Juillet, la surprise n’est pas venue du nom du vainqueur de la cantonale  partielle qui se déroulait à Chenerailles, dans la Creuse. Sans suspense, Patrice  Morençais, candidat sans étiquette mais désigné comme son successeur naturel par Guy  de Lamberterie (UMP), conseiller général du canton récemment décédé, a été élu dès le premier tour (68,37 %).
En revanche, le candidat Limousin Terre de gauche (PCF, Parti de gauche et NPA), du  nom de la liste qui a récolté, dans le Limousin, 13,13 % au premier tour et 19,1 % au  second tour des élections régionales de mars dernier, a créé la surprise.
 

 

 Daniel Grosvallet est arrivé en tête de la gauche, avec 18,63 % des voix.

 Daniel  Grosvallet double ainsi le nombre de voix obtenues dans ce canton par la liste  menée par le communiste Christian Audouin au premier tour des élections  régionales, et améliore même de 77 voix le score du second tour. Le PS, qui, à la  différence de 2008, a refusé toute candidature commune face à la droite, obtient 13 % des  voix, perd respectivement 263 et 500 voix sur le canton par rapport aux élections  régionales.
Le résultat de Limousin Terre de gauche est encourageant pour l’avenir !
Ne montre t'il pas une voie a explorer en Charente Maritime !

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Published by J C Chevalier - dans Pcf: quel avenir
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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 07:48

1. L’abstention a certes reculé de 4,7 % entre les deux tours. Mais elle reste de près de 15 % supérieure à celle du deuxième tour de 2004. Son évolution est en outre très différenciée : elle est stable et même augmente dans trois régions (Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais, Basse-Normandie) ; elle recule de plus de 10 % en Franche-Comté, Midi-Pyrénées et Poitou-Charentes. Le second tour n’a pas annulé la tendance de fond de l’abstention sociale et politique. Il n’a donc pas infirmé l’ampleur de la crise politique et démocratique, d’autant plus que ce second tour a confirmé la présence maintenue d’un FN que les délires sécuritaires et xénophobes de Sarkozy-Hortefeux-Besson n’ont pas affaibli, mais requinqué.

2. Pour la première fois, les cas de triangulaire, à gauche comme à droite, ont vu s’affirmer le même phénomène : la progression des listes incarnant un troisième choix, à côté des deux grandes machines de l’UMP et du PS. Qu’il en ait été ainsi est certes inquiétant quand cette situation bénéficie à l’extrême droite. Mais on peut retenir ici la face positive : si les institutions fonctionnent de plus en plus au bipartisme, celui-ci ne répond pas aux attentes. Se fixer l’objectif d’en rompre les effets à gauche n’est pas un rêve abstrait. Encore faut-il créer les conditions politiques pour passer de la virtualité de l’alternative à sa réalité.

3. Sur ce fond de désengagement civique et de désarroi profond, la gauche obtient un pourcentage total proche de celui du premier tour : 48,9 % au total, plus de 53 % là où elle était seule face à la droite. On redira ici, une fois de plus, que c’est la première fois que la gauche a une majorité absolue ou frise la majorité absolue depuis 1981.

4. Mais les résultats du second tour ont redit ce que le premier tour avait déjà dit. Cette gauche qui gagne n’est pas une gauche confortée sur sa gauche. On a vu (...) que les pourcentages montraient, tout à la fois, la médiocrité du score global de la gauche de gauche (9,5 %) et le fléchissement sensible de sa part relative dans le total de gauche.

Les résultats en sièges accentuent le tableau, de façon cruelle. En 2004, le PCF et ses alliés avaient totalisé 192 sièges, dont 183 pour le seul PC. En 2010, le Front de gauche obtient 97 sièges ; si l’on y ajoute, à la rigueur, les 30 sièges glanés par le PCF sur des listes d’union avec le PS dès le premier tour (en tournant le dos à la stratégie électorale du Front de gauche), on obtient un total de 127 sièges, soit 65 de moins qu’en 2004. Dans cette élection tout-à-fait exceptionnelle pour la gauche, le Front de gauche et le reliquat du PCF font un peu moins bien que le seul PCF en 1992. Mais à l’époque les élus du PC représentaient plus de 20 % du total des sièges détenus par la gauche ; en 2004, ce chiffre était passé à 18 % ; en 2010, il est tout juste de 11,3 % !

En 1986, le PCF avait 155 élus et les écologistes se contentaient de 6 ; en 2004, le PCF et ses alliés avaient encore 192 sièges pour 261 aux Verts ; en 2010, le rapport est plus qu’inversé : 261 sièges pour Europe-écologie contre 127 pour le PCF et ses alliés.

5. Le PCF paie donc au prix fort l’inanité de sa stratégie politique. En 1998, au plus haut de la « gauche plurielle », il avait décidé de renoncer à sa stratégie d’autonomie au premier tour, pour s’allier avec le PS : le résultat en sièges avaient été spectaculaire, les communistes entrant dans des conseils régionaux dont ils étaient exclus et participant largement aux exécutifs. La méthode étaient donc électoralement payante, mais elle plaçait le PC dans l’orbite du PS, le conduisant, entre 1998 et 2002, à faire valoir qu’il était un « bon » allié, en tout cas meilleur que les trop remuants écologistes.

Après 2002 et le désastre de la « gauche plurielle », il aurait été utile que le PCF remette en question globalement sa conception de l’union. Non pas que cette question de l’union ait cessé d’être fondamentale, face à une droite agressive ; mais l’équilibre de premier tour et donc le dynamisme politique de la gauche devenaient des enjeux aussi importants que celui de son rassemblement de second tour face à la droite. Or, en 2004, le PCF choisit à nouveau l’union avec le PS dans quinze régions métropolitaines. Dans une élection qui fut exceptionnellement favorable à la gauche (deux ans à peine après le camouflet de 2002), le PCF obtint certes le nombre d’élus régionaux le plus élevé de son histoire. Mais il le paya d’un déséquilibre accentué avec le PS. D’autant plus qu’il ne tenta une formule inédite, celle d’un rassemblement à la gauche du PS, que dans une région, l’Ile-de-France.

En 2010, au dernier moment, le PCF a décidé de prolonger sur le terrain régional la ligne de « Front de gauche » expérimentée lors des européennes de l’année précédente. Ce choix, fait dans la très grande majorité des régions, constituait un progrès incontestable par rapport à la consultation précédente : dans la majorité des régions françaises, le PCF s’engageait enfin dans une autonomie revendiquée à l’égard du PS.

Malheureusement, la décision s’est heurtée à trois limites.
- Dans la plupart des cas, le PC retrouva, dans la négociation sur l’ouverture des listes, les vieux réflexes du rassemblement autour du parti, ne réservant à ses alliés que la portion congrue, au nom de la force militante revendiquée du PC.
- En second lieu, le PCF contribua fortement à accentuer le caractère partisan et « cartelliste » du Front de gauche : l’ouverture aux pratiques différentes du « mouvement social », aux sensibilités culturelles franchement différentes, et aux générations nouvelles se fit de façon homéopathique, enfermant malgré lui le Front dans un certain parfum nostalgique.
- Enfin, le PCF se laissa aller, dans trop de cas, à la spirale catastrophique du repliement sur l’appareil, dont l’Ile-de-France fut une caricature, dès le choix de Pierre Laurent contre Patrick Braouezec.

Dès cet instant, le Front de gauche pouvait certes être plus opérationnel qu’un NPA « plombé » par sa stratégie de différence à tout prix ; mais il était hors d’état, en dehors de quelques régions (Auvergne, Limousin, Corse…) de rivaliser avec les deux machines performantes du moment : la machinerie « réaliste » du PS et la musique « innovante » d’Europe-écologie.

6. Au final, comme en 2007, même si c’est évidemment de façon moins caricaturale et avec des conséquences moins calamiteuses, le PCF aura payé le prix, soit de son immobilisme, soit de son étroitesse, soit de son incapacité à oser. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2004, le PCF à lui seul avait fait élire 183 conseillers régionaux ; en 2010, il en fait élire 66 sur la base des listes du Front de gauche, et 30 dans les fourgons du Parti socialiste. Quand bien même, il aurait obtenu ces 30 sièges dans les régions où il n’a pas voulu tenter l’expérience de l’autonomie, le PCF est au-dessous de la barre des 100, soit le résultat le plus faible de toute son expérience régionale.

Le problème est que, une fois de plus, ces carences de l’appareil communiste pèsent sur la totalité de la gauche de gauche, et donc sur la gauche tout entière. Voilà désormais quelque trois décennies que les déboires communistes ne sont compensés par aucune force. Le NPA a raté l’occasion que lui avait offert la stratégie erronée du PCF entre 1995 et 2002 (une stratégie qui acceptait, de fait, d’accréditer l’équation « gauche radicale = extrême gauche »). Quant au choix courageux de rupture avec le PS accompli par Jean-Luc Mélenchon, il n’a pas suffi à donner à la gauche de gauche le dynamisme que lui faisait perdre le déclin du PCF. Enfin, ce que l’écologie politique liée aux Verts peut encore avoir de force transformatrice et subversive a été émoussé par une construction trop dominée par la logique stratégique propre à Dany Cohn-Bendit.

7. La situation de la gauche de gauche est critique. Les résultats du Front de gauche sont trop modestes pour servir de paravent à ce qui est un recul depuis les vifs espoirs de 1995-2006. Le propos de rassemblement qui fut un « cœur de cible » du front allait pourtant dans la bonne direction. Mais, dans cette voie, les demi-mesures ne produisent jamais l’effet escompté.

Une chose est sûre : le PCF ne trouvera pas en lui-même les ressorts d’une relance électorale. Sur la base du repli sur lui-même et même d’un repli sur l’appareil stricto sensu (a fortiori sur la base d’une éradication de la différence interne, comme la direction le fit, en Ile-de-France et partout ailleurs, à l’égard des « communistes unitaires »), il n’y a pas d’avenir, ni électoral, ni politico-culturel. Par ailleurs, un cartel d’organisations partisanes à l’ancienne, s’il vaut toujours mieux le solo mortifère, ne suffit pas à répondre aux attentes, surtout s’il ne cherche pas, en se subvertissant lui-même, à exprimer la modernité de la critique sociale « antisystème ».

En fait, une gauche de gauche ne peut espérer percer et être utile, que si elle remplit en même temps (le plus important est dans ce « en même temps ») quatre exigences : la radicalité et le réalisme d’un projet transformateur et émancipateur ; la réarticulation du social et du politique ; le métissage de toutes les sensibilités et de toutes les générations de la critique sociale ; le parti pris de la novation, dans la fidélité aux valeurs fondatrices, mais dans leur réarticulation au feu de la réalité contemporaine. Si nous n’allons pas, le plus vite que nous le pourrons, en direction d’une force plurielle et rassembleuse, cohérente et continue, sans pour autant reproduire les défauts inhérents, non pas au parti politique en général, mais à la forme que l »histoire lui a attribué ; si nous contournons la difficulté, si nous retardons l’échéance, nous laissons la gauche en position de reproduire la désespérance. Et quel peuple peut être acteur sans espérance et sans sens pour ses combats ?

En Limousin, quelque chose de cet état d’esprit a commencé de se mettre en place. D’un côté, un élu communiste qui avait décidé de ne pas s’enfermer dans des logiques étroites d’appareil ; par ailleurs une réceptivité sociale réelle, touchant de larges milieux associatifs, syndicaux ou politiques ; enfin, un NPA qui tournait le dos à la logique suicidaire de son propre appareil national… Que cette démarche et cette conjonction aient été couronnées de succès est un encouragement. Rien de plus, sans doute ; mais rien de moins…

 

Roger Martelli

 Historien
Directeur de "Regards"
Communiste unitaire

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 06:21


Les discussions pour une liste de la gauche de gauche au 1er tour des élections régionales piètinent en Poitou-Charentes; l'attitude des dirigeants du Pcf de Charente-Maritime  n'y est pas pour rien. Triche, mensonge, déformation cachent ne cachent-elles pas une volonté de ces dirigeants de tout faire pour faire ...capoter la constitution d'une telle liste et ralier avec armes et baggages la liste de Ségolène Royal dès le 1er tour? Je le crains.

En tout état de cause, je livre à votre réflexion:
° Cette lettre, ci-desspous,  des responsables de la Section du Pcf du Sud Saintonge qui met en évidence les contradictions de ces dirigeants du PCF 17

° Et, à la suite,  la lettre du Secrétaire départemental du PCF 17, objet des critiques du Sud Saintonge

                                                                                                                                                                                      H M
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Parti Communiste Français                                                                                   

 Section du Sud-Saintonge                         Le 28 décembre 2009

 

Chers camarades

 

  Depuis plusieurs années, les dirigeants de la fédération ont une ligne politique qui diverge de la majorité nationale. En ce qui concerne les élections, ils sont pour une alliance systématique avec les socialistes. C'est leur droit. Mais à partir de là, ils sont contre tout rassemblement à gauche du PS, dès qu'il en est question, sans en attendre la construction, et la dynamique qu'il peut créer.


C'est le cas pour le Front de Gauche, proposé pour les élections européennes et renouvelé pour les régionales. C'est un problème politique de fond: le PS, qui soutient le traité européen de Lisbonne, qui ne souhaite qu'un aménagement du système capitaliste, n'est pas le parti qui assurera à long terme une vie meilleure pour tous. Quand on entend les propositions de Ségolène Royal envers le MODEM, on se demande si, en fait, les socialistes ne se contenteraient pas d'une bipolarisation à l'américaine, dans laquelle, la droite remplace la droite.


   Pour la préparation des élections, la conférence régionale fut houleuse. Vu le nombre de délégués (juste ou pas juste, on peut en douter, comparé au nombre de votants, ensuite), la Charente Maritime a fait passer un bulletin de vote ambigu. Au lieu de parler franchement d'un accord avec le PS dès le premier tour, ils ont évoqué un « grand rassemblement à gauche  jusqu'au PS », alors qu'ils savaient cela impossible, étant données les conditions politiques décrites ci-dessus, et les positions des autres partis et organisations de gauche.


Quant aux résultats du vote, là aussi, on peut s'interroger. Dans les « Nouvelles » il n’y a pas eu de résultats par section et c’est une autre fédération qui nous les a procurés : officiellement, pour le Sud Saintonge, sur 14 votants, 9 auraient voté pour l’option 2. Mais des contacts rapides avec quelques camarades inscrits sur les listes de cotisants nous ont amenés à un minimum de 21 votants, et non 14.; et parmi eux, 16 affirment avoir voté pour l'option 2 (Front de Gauche), soit plus de 76%. Pourquoi une telle différence, qui permet tous les doutes sur les résultats globaux du département?

 

   Aujourd'hui, après avoir utilisé Les Nouvelles pour son seul point de vue, le Conseil Départemental envoie un courrier à tous les camarades évoquant un scénario - catastrophe pour le Parti. Qu'en est-il exactement, à ce jour? 


Pour avoir quelques compléments d'informations, il nous faut prendre des contacts à l'extérieur de la fédération 17.

   Quand on veut travailler à un rassemblement, ce n'est pas toujours facile, et les dirigeants de notre fédération le savent bien: En 2004, la mise en place d'une liste avec le seul PS avait été difficile et c'est seulement à la mi-janvier qu'un accord avait été signé.


   Au niveau national, 5 têtes de liste ont été proposées au Parti de Gauche, dont le Poitou-Charentes ; les responsables des fédérations étaient au courant. Aussi, quand Brahim déclare, au cours d'une réunion, que le PG réclame la tête de liste de notre région, c’est faux ; et contrairement à ce qu'il affirme dans son courrier, les 4 conseils départementaux n'ont pas "demandé" une tête de liste régionale membre du PCF, puisque dans le compte rendu de la réunion du 10 décembre, Paul Fromonteil déclare: "Les 4 conseils départementaux suggèrent que la tête de liste régionale soit un communiste......Naturellement, nous prendrons en compte les orientations qui sortiraient des négociations nationales dans la répartition des têtes de liste."
N'y a-t-il pas contradiction à évoquer ensuite le "dirigisme de la direction nationale??


Le Parti de Gauche n'ayant pas d'adhérent prêt à prendre une telle responsabilité, a proposé une sympathisante, Gisèle Jean, directrice de l'IUFM de Poitiers, qui fut présidente du comité départemental du Front de Gauche pour les élections européennes.

Cette candidature a d'ailleurs recueilli 6 voix sur 8 lors d'une réunion Front de Gauche le 23 décembre dernier. Seuls Brahim Jlalji et Alain Girard (République et Socialisme) ont soutenu la candidature de Michelle Carmouse, proposée par le Conseil départemental (et non les Communistes du département, comme l'indique un communiqué de presse). Michelle, fondamentalement anti- Front de Gauche, prête à mener la liste au niveau régional ?... N'y a-t-il pas contradiction?


   Dans ce même courrier, on oublie de mentionner la "déclaration d'intention" signée par sept organisations et partis de gauche, dont le NPA : Ils se prononcent pour la constitution d'une liste unitaire en Poitou-Charentes, et s'engagent résolument à battre la droite en proposant une fusion démocratique avec le PS et EE au 2e tour (sauf si le PS se tourne vers le MODEM). Alors pourquoi notre secrétaire départemental parle-t-il de refus d'accord au 2è tour??.

 

 

   Si cette liste large, jusqu'au NPA, voyait sa concrétisation, elle permettrait de créer une dynamique, et si nous nous mettons tous dans la campagne, on peut espérer un score honorable. Une telle démarche peut conduire à une prise de conscience dans la possibilité de rupture avec le capitalisme, et un Parti Communiste toujours très actif, ce qui ne sera pas le cas s'il est "noyé" derrière un Parti Socialiste glissant vers la droite.

 

   Maintenant la campagne doit commencer sur un programme clair, à gauche, dans les domaines de l'emploi, la formation professionnelle, l'éducation, l'écologie, l’agriculture, les services publics, les transports, le logement, la santé, la fiscalité...... sans oublier un réel contrôle des salariés dans les entreprises et des citoyens dans des "assemblées participatives".

   Comme répétait inlassablement Lucie Aubrac: "résister se conjugue au présent"

 

   Nous sommes désolés d'avoir été très longs, mais ne connaissant pas les objectifs précis des dirigeants de la fédération, ces mises au point nous ont paru nécessaires.

Même si la conjoncture n'est pas réjouissante, recevez nos meilleurs vœux pour 2010, pour vous et vos familles.

 

Annie Gaspar, Antoine Rivéra, Francis Jousseaume, Roland Capelle,....... pour la Section

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Voici le courrier de compte-rendu de la réunion du Conseil Départemental du PCF 17 qui fait l'objet de la critique, ci-dessus, des responsables de la Section Sud Saintonge du PCF 17


PARTI COMMUNISTE FRANCAIS                                 La Rochelle le 23 décembre 2009    

Fédération de la Charente-Maritime

13, rue de l’Escale 17000 La Rochelle

( :  05 46 41 20 24

: : 05 46 41 77 29

Email : pcf17@wanadoo.fr

 

Cher(e) camarade,

Tu voudras bien trouver, ci-dessous, un compte rendu de notre Conseil Départemental du 17 décembre ainsi qu’un point de l’évolution de la situation concernant les élections régionales. Cette situation est compliquée et change constamment.

Lors de ce conseil départemental, j’ai présenté les derniers développements suite à plusieurs réunions départementales, régionales et nationales. J’ai rappelé que les communistes de Charente-Maritime s’étaient prononcés pour un choix différent des trois autres fédérations de la région en optant, à 69%, pour une liste de large rassemblement à gauche dés le 1er tour. Cependant, comme nous en avions convenu lors du C.D du 2/12, respectueux de la démocratie et du choix fait par les communistes régionalement, nous avions décidé de travailler à la constitution d’une liste de « Front de Gauche » et de proposer que celle-ci soit conduite par Michelle CARMOUSE, vice présidente de la Région, adjointe au maire de Saintes, et déjà candidate du « Front de Gauche » aux européennes 2009, elle nous apparaît comme la personnalité la plus rassembleuse, de par son travail, son expérience et sa notoriété dans toute la région. Nous décidions, également, que les communistes seraient sollicités et informés à chaque étape.

Nous avons ensuite, échangé sur la saisie, par notre fédération, de la Commission Nationale des Conflits. Deux fédérations (16 et 79) refusent toujours de fournir, comme elles s’y étaient engagées, à la commission électorale, les bordereaux ADF seuls à même de prouver que les adhérents qui ont voté étaient à jour de leurs cotisations conformément aux statuts. La validation du vote étant subordonnée à l’obtention de ces éléments (La Charente-Mme n’a pas signé le procès verbal des opérations de vote).

 Depuis nous avons eu une première réponse de la commission des conflits, en date du 21 décembre, qui légitime notre demande et qui précise : « …Il nous paraît raisonnable et conforme à l’esprit des statuts de considérer que les bordereaux ADF sont les documents de référence pour la vérification du nombre des cotisants. » les trois autres fédérations vont en être informées, et selon leurs réponses, la commission des conflits statuera dans les délais les plus brefs.

Lors du secrétariat régional du PCF du 10/12, il a été précisé que les 4 conseils départementaux du PCF demandent une tête de liste régionale membre du PCF. Deux candidatures se sont dégagées, celle de M. CARMOUSE proposée par le PCF17 et celle de S. FAYAUD portée par le PCF16 (qui, par ailleurs, annonçait qu’elle se retirerait si le National proposait une autre candidature non communiste). Ce secrétariat décidait également que les communistes seraient appelés à voter pour départager ces 2 candidatures.

 Le 16/12, à la réunion des secrétaires départementaux à Paris, il a été annoncé que le PCF proposait à ses partenaires de conduire les listes « F.G » dans 6 régions dont 5 pour le Parti de Gauche (Rhône-Alpes, Aquitaine, Languedoc-Roussillon, Pays de Loire et Poitou-Charentes) et 1 pour la Gauche Unitaire (Midi-Pyrénées). Le PG national refuse la tête de liste en Poitou-Charentes (cf Huma du 18/12). Or, le PG régional fait la proposition de Mme Gisèle JEAN. N’y t’il pas contradiction à refuser la tête de liste régionale dans le cadre de négociations nationales et de vouloir imposer un nom régionalement ? Surtout que Contrairement à ce qu’annonce Sud-Ouest du 22/12, cette proposition de Mme JEAN est loin de faire consensus.

Nous apprenons également, ce jour 23 décembre, que les Alternatifs, composante de la FASE (je sais c’est complexe…) revendiquent la tête de liste régionale qui pourrait leur être attribuée dans le cadre des accords nationaux entre le P.G, le P.C.F, la G.U…. Et ce serait alors  Monsieur Riondet (de La Vienne) qui serait candidat…

En tout état de cause, la candidature de Michelle CARMOUSE est légitimement maintenue.

 Il est à noter que même les camarades qui ont voté pour l’option Front de Gauche n’imaginaient pas une tête de liste régionale autre que communiste (le P.C.F étant de très loin la 1ère force politique du Front de Gauche en Poitou-Charentes.).

 Ainsi, si nous laissions faire, notre parti n’aurait d’intérêt pour le F.G que par ses forces militantes et ses moyens financiers (les cotisations de ses adhérents et les indemnités de ses élus) pour mener la campagne électorale pour les autres forces...

Enfin, lors de ce conseil départemental, de nombreuses interventions ont fait ressortir une incompréhension face à la volonté de  la direction nationale du PCF de donner la tête de liste à un-e candidat-e non communiste, ceci de façon dirigiste, sans tenir compte (comme il avait été décidé) de l’avis des 4 conseils départementaux, ni des communistes dans leur ensemble. Plusieurs camarades ont fait état du sentiment d’avoir été trompés par la décision de notre direction nationale. D’autres camarades ont fait remarquer que « quel que soit le score obtenu, les discussions en cours et le positionnement des autres partenaires, montrent qu’on s’achemine inexorablement vers un mauvais score, et surtout un positionnement de refus d’accord de 2ème tour avec la liste PS ». Ainsi, on nous entraîne, malgré nous, dans une stratégie où il n’y aura plus d’élus communistes à la région, (on risque ainsi de perdre les plus ardents défenseurs de services essentiels à la vie des gens), une stratégie à long terme qui ne manque pas de préfigurer un positionnement identique lors d’autres scrutins (législatives, municipales…). Une stratégie qui mène tout droit à la victoire de la droite et à la disparition du PCF en temps que parti politique dans la vie publique.

En tout état de cause, il a été décidé de poursuivre le débat et d’informer les communistes sur l’évolution de la situation. Le C.D confirme que ce sera aux communistes de donner leur avis et de se prononcer, in fine, sur la tête et la composition de la liste. Qu’en sera-t-il dans le reste  de la région ?

Toute cette agitation et ces rebondissements ne doivent pas nous empêcher de passer de bonnes fêtes et de nous retrouver combatifs à la rentrée, pour défendre notre parti et nos idées. Je te souhaite ainsi qu’à ceux qui te sont chers de bonnes fêtes de fin d’année.

 

Brahim JLALJI

Secrétaire départemental

 

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 16:06
Odieux et d'un autre ...âge!!!!

Les "Nouvelles de la Charente-Maritime", lettre du PCF de Charente-Maritime, dans son numéro 260 de novembre 2009, ne reculent devant rien!

  *Il y a 2 articles ( 2 pages sur les 4) qui, signés de Brahim Jalji, secrétaire départemental  et son acolyte Jean François Mémain, ex-secrétaire départemental, nouvellement embauché à la Mairie de La Rochelle, done leur point de vue, le même, et le seul donné dans la Lettre: leur opposition à la stratégie nationale du PCF, celle d'un Front de gauche élargi au 1er tour des régionales. Car pour JF Mémain, cette démarche autonome au 1er tour:  "en cultivant la division à gauche, n'est-ce pas ce cadeau que certains s'apprêtent à rendre à la droite? c'est le cas d'Europe Ecologie (...) de JL Mélanchon (...), du NPA(...). Tout cela ne fait-il pas le jeu de la droite?"

Belle impasse sur la volonté de Ségolène Royal de faire l'ouverture vers la droite, avec les "centristes" du Modem. Be escamotage du fait que les élections régionales ont 2 tours et que la démarche de Front de gauche élargie au 1er tour ne s'oppose pas au rassemblement de la gauche au second tour, à condition que ce soit sans le Modem. Beau suivisme de l'autoritarisme de Ségolène Royal qui entend dicter ses têtes de listes socialistes aux militants PS de Charente-Maritime.

  Bel exemple de pluralisme de pensée, d'honneteté intellectuelle;
 Les autres points de vue, en particulier le point de vue national, majoritaire au sein du Conseil National du PCF, ne sont pas non présentés. Ce ne sont, pour eux, que des positions de division de la gauche. Il leur faut, à tout prix, aller aux régionales dès le 1er tour avec Ségolène Royal; Alors, ils font le forcing pour imposer leur point de vue,  comme .. d'habitude et plus encore! Mais nombre d'adhérent(e)s du PCF 17 ne sont pas dupes!
De ce point de vue, le "mur de Berlin" n'est pas encore abattu au sein du PCF de Charente-Maritime. La censure, l'exclusion, la manipulation sont encore à l'oeuvre ici. Ces gens là sont en train de faire creuver ce qui reste du PCF local. Mais cela ne fait-il pas le jeu de la droite et l'affaire (?) du partis socialiste?

L'amalgame, la falsification, l'attaque personnelle valent-ils argumentation?

* le 2e article, court, est une attaque personnelle, non signée,  contre moi-même et mon interview récent dans "Sud-Ouest" à propos de la hausse forte des impôts locaux à La Rochelle. Cet interview était, en fait, la reprise d'une grande partie de mon article sur mon blog.

 Je vous laisse juge de l'appréciation  de la "lettre" du PCF 17 à mon égard:
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"Un petit effort, H Moulinier!
Henri Moulinier, une fois de plus mis à l'honneur par Sud-Ouest, s'est livré à une attaque en règle contre la Municipalité de La Rochelle, qui vient d'augmenter les impôts locaux, ce qui n'était pas arrivé depuis ... 17 ans! Tout juste s'il consent à admettre qu'il manque 620 000  euros de la part de l'Etat!
Lorsqu'il était adjoint communiste au maire , il n'aurait pas manqué de fustiger ce gouvernement qui s'attaque aux finances locales et aux collectivités territoriales avec une violence inconnue jusqu'alors!
Mais il est vrai que maintenant H Moulinier appartient à "La nouvelle gauche"!
 Celle de la complaisance avec N Sarkozy"!

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Info au 21/9/09                      Avis de recherche ...

 

   Le Syndicat SUD de la Mairie de La Rochelle, sous le titre "porté disparu", dans son journal de Juin 2009 écrit: 

                " A l'évidence, le "piston" n'est pas grippé en matière de recrutement (...). Aussi, nous lançons un avis de recherche pour le dernier des "pistonnés" imposé dans nos services. Si vous le rencontrez, dites-lui que son poste de chargé de Développement Local du quartier de Saint-Eloi (poste crée par décision du Conseil Municipal du 25.05.2009 en contradiction totale avec l'objectif "recrutement O" si cher à nos élus) l'attend, bureau compris, au 2e étage de la D.G.S.T.. 

Qu'i fasse vite, parce qu'un poste de cadre A, obtenu sans passer par les obligations imposées aux agents qui mouillent la chemise depuis des années à l'intérieur du navire, ça peut vite être squatté. 

Vous le reconnaîtrez facilement: époux d'une adjointe PC à La Rochelle, lui-même élu PC en mal de mandat...(...)

 

Compléments personnels:

 

Ce personnage fut encore récemment Secrétaire départemental du PCF 17, encore Conseiller Régional et Président du groupe communiste à la Région. Il fut l'animateur de cette triste réunion de bureaucrates du PCf rochelais qui ont décidé, sans réunir une Assemblée Générale pourtant statutaire de nous virer de la liste municipale Albert Bret et moi-même .

 

Son remplaçant au Secrétariat fédéral du PCF 17, lui aussi animateur de la réunion évoquée ci-dessus, est un autre salarié de collectivité locale, la CDA, comme "attaché au groupe communiste", ce qui lui permet tranquillement d'assumer sa responsabilité politique.  Et je ne parle pas de l'attaché au Groupe communiste àau Conseil Régional, très présent au siège du PCF 17.

 

Voilà bien un "parti" qui  doit sa survie  "alimentaire" , en grande partie,  aux subsides municipaux, rochelais en pzrticulier! Sans compter le reversement des indemnités d'adjoints et autres conseillers délégués ( dans 3 mairies de gauche avec un maire socialiste: Saintes, Rochefort, La Rochelle

 

Ceci peut expliquer cela:

 

les élu(e)s communistes rochelais sont des plus "suivistes" au Conseil Municipal de La Rochelle. Et ils sont de farouches défenseurs de l'alliance dès le premier tour aux élections régionales en Poitou-Charentes, rejetant depuis le début la démarche de "Front de gauche"

 

 

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Fête départementale 17  de l'Humanité à Villeneuve-Les-Salines, pour la 1ère fois: remarques personnelles

 

 

La Fédération du PCF de Charente-Maritime organisait, pour la 1ère fois, sa Fête de l'Humanité 17, dans le quartier rochelais de Villeneuve-Des-Salines.

Deux débats y étaient programmés:
 - le 1er à 11h sur "la Paix au Moyen-Orient"
 - le 2ème programmé à 15h 30 sur "Crise, relations Nord-sud, faim dans le monde"

Deux débats interessants le monde d'aujourd'hui, débats d'actualité

Mais pourquoi ne faire aucun débat sur les perspectives politiques dans notre pays, après les européennes ?

    Nicolas Sarkozy et l'UMP, passées les élections européennes reprennent leur offensive libérale, réactionnaire. Ils veulent privatiser la Poste, supprimer des milliers d'emploi de fonctionnaires, remettre en cause la retraite à  partir de 60 ans, limiter le pouvoir d'achat du SMIC et des salaires, ...

    Mais de tout cela, il ne pas question d'en débattre à la Fête de l'Humanité du PCF 17:  pas de débat sur le résultat des élections européennes, sur les résultats du Front de gauche, sur son devenir, sur les perspectives politiques en vue des prochaines élections régionales. J'ai posé une question sur l'avenir du Front de gauche face à la crise mondiale. Avec qui le PCF veut-il en discuter. Le Secrétaire fédéral, Brahim Jlalji, a esquivé la question.

  A croire qu'en France, il n'y avait rien à voir,  rien à dire!

 Et bien non, la direction de cette Fédération du PCF 17 a un avis, l'affirme, sans débat,  dans l'éditorial des Nouvelles de la Charente Maritime, daté de Juin 2009, et annonçant le programme de la Fête

 
La "stratégie du Front de gauche est un échec" écrivent-ils!!!

Lisez plutôt ces extraits de l'éditorial des Nouvelles de Charente-Maritime, accompagnant le programme de la Fête,  signé par un des membres de la direction de cette Fédération, Patrick GUEDON,   sous le titre: "Elections européennes, un appel à réfléchir et à se rassembler"!:

" (...) Mais nous ne devons pas nous réjouir d'un désaveu de la gauche. D'autant plus que le score obtenu par le Front de Gauche ne peut nous satisfaire. D'abord la progession très minime n'en est pas réellemt une pour notre parti qui était, lors de ce vote, sur une liste commune avec ler PG et GU. Comme disent des camarades, on a sauvé les meubles.

  Ce rassemblement s'est trouvé de fait très rétréci alors que la strétégie commencée était de rassembler largement à gauche et plus particulièrement la gauche anti-libérale. L'objectif annoncé était d'obtenir plus de 14% des voix!!! Cette stratégie a non seulement échoué mais elle eu pour conséquence d'occulter l'expression de notre parti dans la campagne. Plus grave encore, de faire disparaître du débat l'idée même du communisme.

Une nouvelle fois, cette logique d'appareil et de rassemblement au sommet a été mise en échecenseignements. (...)"
par les électeurs eux-mêmes qu'ils aient voté ou pas. Nous devons en tirer des
               
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      Quelques remarques personnelles:


1- Le titre de l'édito appelle "à se rassembler". Avec qui? Si la stratégie du Front de gauche est un échec, que propose la direction du PCF 17? L'alliance avec le PS? Comme si rien ne s'était passé, comme si le PS n'était pas en crise de trop avoir glissé sur la pente de l'acceptation du libéralisme économique, jusqu'à demander la ratification du Traité de Lisbonne imposé par N Sarkozy?

2- Référence est faite à "l'objectif annoncé": obtenir plus de 14% aux européennes pour le Front de Gauche! Pas très honnête comme argument! Les 14% correspondaient à un sondage  sur une liste PCF-PG ET NPA ET LO, non à un objectif du Front de gauche après le refus d'union du NPA et de LO. Par contre, un sondage de l'Ifop pour Paris-Match en date du 2/12/2008 donnait 4% "au PCF" ( il "oubliait les autres composantes du Front de gauche), 8% à Olivier Besancenot, 4% à Lutte Ouvrière, sans compter les 22% pour le PS. Les résultats ne sont pas le mêmes à l'arrivée! Mais au total, la gauche de gauche totalisait 16% des intentions de vote? Si l'union s'était faite, la gauche de gauche- unie,  aurait pu créer une dynamique et faire un excellent score. C'est de cela qu'il est à nouveau question en vue des élections régionales de l'an prochain.

3- Comment dire que le Front de gauche a été le produit d'une "logique d'appareil", alors que cette démarche a été adoptée par 67% des délégués au Congrès NATIONAL du PCF ( mais refusé par "l'appareil" départemental du PCF 17)

4- Comment prétendre affirmer que cette stratégie du Front de gauche "a été mise en échec par les électeurs eux-mêmes", alors que le PCF déclinait d'élection en élections et que le Front atteint 6,5%, devant le NPA, et avec un résultat supérieur à celui du PCF de 2004, et bien plus qu'aux élections présidentielles?

   Oui, vraiment que veulent les dirigeants communistes de Charente-
Maritime?

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Dernières "Nouvelles" ... de la Fédération du PCF 17

   Le n° des Nouvelles de la Charente-Maritime de Juillet 09 comporte un Edito de Brahim Jlaji, le Secrétaire départemental du PCF 17, intitulé: " Fête de l'Humanité: un second souffle"

Je cite le début de l'article: " Le parti communiste français est présent à la mairie de Villeneuve les salines depuis plus de 18 ans, une cellule de militants nombreux et actifs y a existé. Mais au fur et à mesure du temps, le parti s'est affaibli dans ce quartier populaire de La Rochelle dec plus de 8000 habitants. L'usure, les habitudes, la lassitude y sont sans doute pour quelque chose, sans parler de l'affaiblissement général de notre parti. Mais aux dernières municipales, un vent nouveau a apporté avec lui un nouveau maire à Villeneuve-Les-Salines en la personne de notre camarade Daniel Matifas. Ce changement ouvre de nouvelles perspectives, de nouveaux rapports avec les habitants et les associations ...au point que nous puissions penser à faire notre fête départementale de l'Humanité dans ce quartier. Chose qui, malgrè notre présence ancienne dans ce quartier ne s'était jamais faite ...

(...) Le changement de lieu ne fait pas tout, c'est grâce à l'engagement des camarades du parti communister de tout le département ( dont
ceux de la cellule de VLS qui va, j'en suis sûr, se renforcer, grâce...."

  Commentaire personnel:

Les élu(e)s communistes sont présentés par le PCF et ils ont un nom, une représentation personnalisée
. Ce n'est pas "le PCF qui était présent à la mairie de VLS", mais Henri Moulinier, moi-même, élu présenté par le PCF et cela pendant 3 mandats, après avoir obtenu la création de la Mairie-"annexe" du secteur de VLS-Petit-Marseilles.

 Vouloir effacer certains noms et  visages, réecrire l'histoire locale de cette façon me rappelle trop des pratiques d'un temps que je croyais révolu!!!

La cellule du PCF s'est affaiblie à VLS , comme dans beaucoup d'endroits, et plus encore à partir du moment où des militants tous dévoués à la direction départementale ont décidé de regrouper les adhérents du PCF de VLS, Petit-Marseilles et Saint-Eloi pour les mettre sous leur coupe. 

Mon éviction de la liste municipale ( avec un autre jeune du quartier ) s'est traduite par la démission de nombre d'adhérent(e)s de ce secteur, laissant un PCF exangue par cette manoevre bureaucratique: décision de dresser la liste des candidats du PCF sur La Rochelle par une direction de Section du PCF de la grande agglomération de La Rochelle ( jusqu'à Marans), composée pour plus de la moitié de militants qui n'habitaient pas sur la commune de La Rochelle. Alors que les statuts du PCF national ( valables donc partout!) prévoient expressement que les candidatures aux élections municipales sont discutées et décidées par les adhérent(e)s du PCF de LA COMMUNE ( en l'occurence la ville de La Rochelle) ais ces dirigeants ont refusé de réunir une Assemblée Générale des adhérents de La Rochelle. Ils ont eux-mêmes élaborés leur propositipon de liste ( sans moi, mais aussi sans le jeune du quartier de VLS et sans Albert Bret, adjoint sortant, non membre du PCF), et l'ont fait ratifier par un vote par correspondance!!!

Pour mémoire, le secrétaire de la section du PCF de cette agglomération s'appelait Brahim Jlaji, le signataire de ce torchon appelé "Edito des Nouvelles" de Juillet

Belle leçon d'honneteté, ... "camarade"!

Mais j'allais oublier: les adhérents du PCF de Villeneuve- Petit-Marseilles - Saint-Eloi, réunis dans la maison de ... Daniel Matifas ( celui qui est maintenant à la "Mairie de VLS", et qui lui porte un nom aux yeux de Brahim Jlalji) avait, avant la réunion de la direction de section  du PCF de l'agglomération, discuté de ma candidature et donné un avis favorable, y compris le propre père de Daniel Matifas, Jean Matifas, qui a donné une interview au Journal "Sud-Ouest" pour dire que c'était "une grave erreur" de m'évincer de la Mairie.

J'ai depuis, moi aussi,  quitté le PCF, ne pouvant cautionner ces pratiques bureaucratiques d'un autre âge, cette étroitesse d'esprit et ce suivisme du PS pour conserver des places d'élu(e)s et les moyens financiers attenants. Je continue la bataille politique avec le Parti de Gauche, dans le cadre du Front de gauche, qui doit continuer et s'élargir, ce que ne veulent pas les mêmes dirigeants du PCF local et départemental.  Pour le reste les bureaucrates passent et les citoyens jugeront. Il y a plus important: celui d'ouvrir une perspective politique de changement à gauche pour notre pays, et donc pour contribuer à changer cette société, cette Europe, ce monde, confrontés à une crise globale, à la fois sociale, économique, politique et écologique.      
                                                                                         ( Henri Moulinier - le 18 juillet 2009)


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Voici le texte que j'avais fait connaître AVANT la Fête de l'Humanité


FACE A LA DROITE ET SA POLITIQUE REACTIONNAIRE, LE BESOIN D’UN ACCORD NATIONAL DE LA GAUCHE DE GAUCHE POUR LE PREMIER TOUR DES ELECTIONS REGIONALES DE 2010

    Le Parti de Gauche et son président Jean Luc Mélenchon ont rencontré nationalement le NPA et les Alternatifs. Un accord a été conclu. Ils vont rencontrer le PCF bientôt. Le message est clair : face à Nicolas Sarkozy et à sa politique réactionnaire, qui va asséner ses mauvais coups, les élections européennes passées, la gauche doit se ressaisir pour construire une alternative claire à gauche, en vue des prochaines élections régionales de 2010, scrutin à 2 tours

    La droite veut reprendre des régions, dont celle du Poitou-Charentes. Nous devons l’en empêcher et agir en même temps pour des politiques régionales plus à gauche, au service des picto-charentais qui souffrent.

   °  Le Parti socialiste lorgne vers le Modem de Bayrou, pour réaliser des alliances avec un « centre » qui cache mal sa politique de droite. Cela est déjà la volonté affichée depuis longtemps de la Présidente de notre Région, Ségolène Royal qui voulait imposer une Vice-Présidente Modem.

  ° Europe Ecologie veut faire des listes autonomes au 1er tour

  ° La gauche de gauche doit s’unir pour construire un Front unitaire de toutes les forces politiques de la gauche de transformation sociale et écologique, et présenter dans toutes les régions des listes autonomes du PS au premier tour des élections régionales .

  Des accords en ce sens viennent d’être passés entre le Parti de Gauche et le NPA, mais aussi avec les Alternatifs. Le PCF a été parti prenante du Front de gauche avec le PG et la Gauche Unitaire. Cette démarche a commencé à montrer son intérêt, sa dynamique unitaire. Il doit poursuivre cette démarche d’union, contribuer à l’élargir dans le sens des accords du PG avec le NPA et les alternatifs.

  En Charente-Maritime aussi cette question doit faire l’objet du débat politique, entre autre dans le cadre de la Fête de l’Humanité qui se tient à Villeneuve-des-Salines ce Samedi 4 Juillet. Il ne peut être esquivé.

                                                                  Henri MOULINIER                        

 NB: le débat a été esquivé!

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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 08:58


Le congrès du PCF a atteint des sommets de platitude et de sectarisme.

Quand les propos ne fustigeaient pas qui s'interrogeait sur le devenir de l'organisation des communistes, ils se répartissaient entre l'incantation selon laquelle les choix faits par les communistes sont toujours les bons et la proclamation d'un avenir meilleur issu de la persévérance.

 La chasse systématique à toute velléité d'amélioration du Parti fut particulièrement nette lors du débat des amendements.

Le texte final est - si cela est possible - encore plus fermé que la proposition de départ.
Afin de se constituer une majorité contre toute novation le regroupement autour de Marie-George Buffet impliquait l'éviction de ceux qui avaient commis le délit d'évoquer le dépassement du PCF. Pour la première fois depuis 1985 une divergence était proclamée incompatible avec la participation à une direction. Pour compenser le vide ainsi créé, cette recherche de majorité s'est étendue à l'espace occupé par ceux qui refusent toute novation, lesquels n'ont eu de cesse d'en réclamer d'avantage, A. Gérin allant jusqu'à revendiquer 25% de la composition du CN.

L'évènement a été la liste alternative de candidatures au CN regroupant dans leurs diversités celles et ceux qui réclamaient l'ouverture du chantier de l'organisation des communistes.( voir ci-dessous le texte et les votes pour la liste alternative)
De ne pas faire de leurs différences un obstacle a permis à de multiples voix - y compris des délégués ne s'identifiant aucune des sensibilités sur la liste - d'exprimer le refus de voir le Parti glisser vers ce qu'il y a de plus régressif et sectaire.

Il est devenu visible qu'entre régression et avancée, il n'y a guère d'espace.
Cela a permis que d'un congrès ficelé ne sorte pas un message unilatéralement
négatif et désespérant mais aussi le sentiment qu'entre ce qui se passe à
« l'intérieur » du PC et à « l'extérieur » une dynamique nouvelle est possible.

Editorial de Pierre Zarka

dans "communisme.mouvement@free.fr " -
      
voir le bulletin complet n°26Pour recevoir régulièrement ou/et permettre à des amis de recevoir le bulletin, prenez contact sur http://communisme.mouvement.free.fr

_______________________________________________________________________________________
  
                 Site national du Pcf: http://www.pcf.fr
________________________________________________________________________________________________

Le texte intégral de la profession de foi de la listealternative      « Ensemble pour une alternativecommuniste »
:

«Des millions de citoyennes  et citoyens, dans notre pays, espèrent en
un autre avenir que celui qu'ils vivent. Face à une droite agressive, ultralibérale et autoritaire,
ils attendent de la gauche des réponses à la mesure de cette aspiration aux changements
urgents et durables. Sortir la gauche de la crise d'alternatives
dans laquelle elle est, impose de mettre en débat et en construction, les grandes transformations
nécessaires de notre société et de se donner les moyens politiques de leur réalisation.

Le PCF peut y contribuer ;

Le communisme ancré dans l'action politique peut donner du
sens à cette révolution démocratique nécessaire.
Cela n'est possible qu'au prix d'une
profonde transformation.
Nous avons des hypothèses différentes sur la manière dont
cette transformation peut se déployer.
Nous avons surtout en commun la forte et évidente
conviction que rien ne serait pire que la conservation
. Quand tout bouge, on ne peut
rester ce que nous sommes. Chacune et chacun, à sa façon, a agi pour un
débat extraordinaire, qui n'a pas eu lieu et qui reste à mener.

Nous avons considéré que l'expression du pluralisme d'opinion doit être préservée,
aujourd'hui et demain, au sein des directions
.
C'est la condition de l'efficacité, quand tout
est si complexe ; c'est la condition pour que personne ne soit laissé sur le bord du chemin
et pour qu'aucune porte sur l'avenir ne soit refermée.
Nous sommes très inquiets de ce qui pourrait, à l'issue du congrès, apparaître comme
de l'immobilisme, voire de la régression de fait. On ne peut prétendre changer et laisser à
l'écart les camarades qui, depuis des années, se battent pour de la novation communiste.

Le texte amendé retenu par la commission est en deçà des exigences de l'heure ; il aggrave la logique initiale de la base commune dans un sens identitaire.
Dans le même sens, le profil des directions retenues nous alarme par l'amputation d'une partie de nous-même
qu'il opère. Il fragilise l'indispensable rassemblement auquel nous allons contribuer de toutes nos forces aux prochaines élections européennes.
Nous voulons dire ensemble que, au lendemain du Congrès,
nous poursuivrons dans
notre parti l'effort de réflexion et d'expérimentation, pour la relance d'un communisme
politique transformé, condition majeure d'une profonde restructuration du paysage politique à gauche.

Et nous voulons dire ensemble, solennellement, que dans cet effort la mise à l'écart de
quelque hypothèse que ce soit, l'ostracisme à l'égard de quelque point de vue que ce soit
seraient des régressions dramatiques.
Les modalités de métamorphose du PCF, les
rassemblements à gauche pour faire force politique neuve, rien ne doit être occulté ou minoré.


La diversité est une nécessité.
 Elle est une richesse précieuse. Elle est la vie.
Pour faire vivre pleinement ces points de vue, nos statuts ne nous laissent qu'une
seule possibilité : nous déposons une liste alternative à celle conduite par Marie-George
Buffet, afin de marquer l'exigence et l'espérance d'une profonde transformation de notre
espace politique.

Nous respecterons la souveraineté des communistes.
D'ailleurs nous sommes persuadés que la liste « officielle » sera élue dans sa totalité.
La seule façon de corriger un message unilatéral adressé à nos concitoyens sera, par
vos suffrages, de permettre à notre liste d'obtenir le plus grand nombre d'élus. »

Les parrains de la liste
Christian Audoin, président du groupe communiste au Conseil régional (Corrèze), directeur
de quotidien régional ; Jacques Bourgoin, maire de Gennevilliers ; François Dumon,
dirigeant communiste ; Bernard Frederick, journaliste ; Jean-Claude Gayssot, ancien ministre
; Daniel Geneste, syndicaliste ; Marie- Thérèse Goutmann, ancienne parlementaire,
bureau de section de Sète ; Patrick Hatzig, vice président Conseil régional de Lorraine,
dirigeant régional du PCF ; Jean-Claude Lefort, député honoraire ; Roger Martelli, historien
; Jean-Louis Mons, ancien président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis ;
Jean Prat, syndicaliste ; Jack Ralite, sénateur, ancien ministre ; Jacqueline Rouillon, maire
de Saint-Ouen ; Georges Séguy, résistant, syndicaliste ; Lucien Sève, philosophe ; Pierre
Zarka, animateur de l'OMOS et ancien directeur de l'Humanité.

Résultats
134 voix, 16,38 %, 29 élus.
Ont été élus au Conseil national
Alapetite Julien, Alfonsi Gilles, Autes Erwan, Bandini Dimitri, Barbe Carole, Berger Cendrine,
Braouezec Patrick, Briant Gérald, Cassan Liliane, Chastagner Magalie, Calabuig
Bernard, Decan Françoise, Delpas Karine, Gatignon Stéphane, Grador Dominique,
Hervy Christian, Jaouen Rosita, Jollet Anne, Lorand Isabelle, Mansat Pierre, Martin Christian,
Mathieu Pierre, Nemo Marie-Luce, Proult David, Stierlin Philippe, Tricot Catherine, Tricot-
Devert Sylvie, Vieu Marie-Pierre.

Le « pôle transformateur », qui n'a rien de monolithique, s'est imposé
dans la direction non par la fenêtre, mais par lagrande porte du vote des délégués du congrès.

Personnalités au poids symbolique fort, tels Jean-Claude Lefort, Jack Ralite, Georges Séguy et Lucien Sève.Perte de lisibilité des orthodoxes Les mauvais résultats obtenus par les
listes « identitaires », respectivement 10 % pour celle tirée par André Gérin et 5 % pour celle
animée par Nicolas Marchant, a plusieurs explications: à l'écré- mage des délégués au cours des congrès fédéraux - qui concerne toutes les sensibilités critiques- s'est ajoutée la lassitude d'une parti des militants, mais aussi la désagréableimpression que les tractations de couloirs pour obtenir un nombre de placesplus élevés ont empêché l'expression d'orientations alternatives claires. Mais
cela renvoie aussi au fait que le texte adopté à 68 % des délégués du congrès contient nombre
d'éléments que les délégués attachés à la préservation du PCF en l'état souhaitent
y voir figurer, mais aussi pas mal d'éléments contraires...

Au total, les problèmes posés avant  le Congrès demeurent...
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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 17:34

Avant le congrès, Marie-George Buffet verrouille les instances
LE MONDE | 03.12.08 | 14h32


Le congrès du PCF ne débute que dans neuf jours mais Marie-George Buffet a
l'intention de tout verrouiller avant. Y compris les instances de direction
qui devraient être élues par les délégués.


Dans une instance ad hoc appelée "commission de transparence", la secrétaire
nationale a expliqué, le 1er décembre, qu'elle souhaitait rester avec "une
direction qui dirige" "avec une envie de travailler ensemble", tout en  impulsant
un "rajeunissement" des instances nationales.
C'est sur ces critères que la
numéro un du PCF a présenté sa version de la composition des futures
directions. Et justifié l'éviction de plusieurs dirigeants qui ont marqué leur souhait
d'ouvrir le PCF et/ou de le voir participer à la constitution d'une nouvelle
force politique.


Sont ainsi exclus les refondateurs comme Roger Martelli, Pierre Zarka,
Patrick Braouezec et leurs amis. Sont aussi évincés les proches de Jean-Claude
Gayssot comme Dominique Grador, responsable aux élections, ou Pierre Mathieu,
représentant communiste à l'Association des régions de France.


RAIDISSEMENT


D'autres dirigeants ou secrétaires fédéraux, moins marqués mais ayant commis
la faute de faire connaître leur désaccord avec la ligne de réaffirmation de
l'identité communiste choisie par la direction, ont été "sortis" : Christian
Martin dans la Sarthe, François Dumont dans le Cher, Gérald Briant à Paris
ou encore Bruno Piriou dans l'Essonne
. "Même Marchais ne faisait pas ça",
remarque un membre de la direction.

Les opposants sont, eux, atterrés. Ils avaient perçu un raidissement dans
les congrès locaux. La composition de la future direction, avec le renforcement
des "orthodoxes", les inquiète.

"On jette ceux qui ont milité pour des listes
ouvertes aux régionales et aux européennes de 2004 et qui ont été à
l'initiative de l'appel contre la Constitution européenne", rappelle M. Zarka. "Pas
question de participer à une opération d'éradication en étant la caution d'un
soi-disant renouvellement", s'emporte Marie-Pierre Vieu, membre de l'exécutif.


Les plus "orthodoxes" estiment que Mme Buffet n'est pas allée assez loin :
"Si on veut rajeunir, il faut changer de secrétaire nationale", martèle Nicolas
Marchand. Mme Buffet, elle, assure que "les décisions sur les noms ne sont
pas arrêtées".              

                                    Affaire à suivre. Nous verrons au Congrès national, ce qu'il en sera......

 Lire aussi le point de vue de Robert Hue sur un PCF "irréformable"

et celui de François Asensi

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 19:01
Je vous propose de trouver ci-dessous, les résultats du vote interne au PCF nationalement et en Charente-Maritime
( résultats complets sur le site national du PCF et sur celui du PCF 17 ) et la lettre de François Assensi, député communiste

° Résulats du vote interne au PCF:

 - Nationalement:
  Sur 134 000 adhérents ( qui ont une carte mais ne cotisent pas ou plus, comme moi, ce qui me place, par démission volontaire,  hors du PCF)

         Inscrits ( cotisants):  78 779 ( 99 281 en 2006,  soit - 20,6% -  voilà une réalité cachée par les dirigeants)
         Votants:                       39 692 ( 50, 38% des cotisants et  29, 6% des "adhérents"!,  contre 46 214 en 2006 -14%
         Blancs ou nuls:            3 659 ( 3 fois plus qu'en 2006)
         Exprimés:                    36 033  ( contre 44 822 en 2006, soit 45,7% des inscrits actuels)

     Ont obtenus:
      - Texte présenté par le Conseil National ( sa "majorité"):   21 946 voix ( 60, 9% des exprimés, 27% des cotisants,
                                    contre 28 411 en 2006, soit 16,37% des 134 000 "adhérents" annoncés au départ)    
      - Texte alternatif " renforcer le PCF, renouer avec le marxisme": 5 419 voix
      - 2e texte alternatif: 'Faire vivre et renforcer le Pcf":                          8 659 voix

- En Charente-Maritime:
    "Inscrits":   1200  ( remarque: sont-ils "adhérents" ou "cotisants"?)
     Votants:       442  ( 36,8%)

     Blancs/nuls:  87
     Exprimés     355
       - texte du Conseil National:        197
       - "Renforcer le PCF":                      68
       - " Faire vivre et renforcer le PCF: 90

                  +++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

° Lettre de François Assensi, député communiste:

Je veux ici exposer les raisons pour lesquelles je n’ai pas voté le texte du Conseil
national (du PCF), intitulé base commune.


1 – En premier lieu ce texte n’a été approuvé que par 88 membres du Conseil
national sur 230 ; cette faible participation souligne le peu de motivation des
responsables du PCF et une manifeste perte de confiance.
Cela est confirmé par les
résultats du scrutin puisque la base commune avec 21967 voix représente 27,88 %
des 78779 inscrits et 16,39 % des 134000 adhérents revendiqués par le parti.
On
m’objectera que le pourcentage sur les votants avec 60 % des suffrages est plutôt
flatteur. Mais indique-t-il une vraie tendance ? A chacun d’en juger.

2 – Les rédacteurs de cette contribution n’ont pas accepté les conclusions de
l’assemblée générale (du Pcf de l'an passé) qui avait donné mandat aux dirigeants du parti de proposer
aux communistes toutes les options ouvertes, en vue d’un congrès véritablement
exceptionnel.
N’était-ce pas la moindre des choses pour faire face à la crise
existentielle du parti communiste en France (
22,5 % aux présidentielles de 1969,
1,93 % en 2007).

3 – La seule option en discussion comme en atteste ce texte est celle de la
continuité. Rien ne changera malgré les formules ressassées et les promesses jamais
tenues par le passé.
Par exemple « nous ferons mieux vivre la diversité » « nous
voulons transformer en profondeur le parti » alors que Marie-George Buffet prépare
une gouvernance dite « homogène » écartant les autres sensibilités au nom parait-il
de l’efficacité… mais de quelle efficacité s’agit-il ?

4 – Nous restons la formation façonnée par sa matrice originelle bolchevique
de parti guide auto proclamé, et de dirigeants infaillibles qui s’exonèrent de toute
auto critique.
Ces mêmes dirigeants désigneront comme toujours leurs propres
successeurs. De cette culture du siècle dernier, dans sa déclinaison « parti », aucune
formation communiste au monde n’a réussi à s’en extraire pour se transformer, ni
même pour se réformer.
La représentation sociale démocrate du socialisme est
quant à elle de la même façon invalidée. Tous les partis socio démocrates
européens sont en crise.
Une crise qui n’offre aucun débouché politique, si ce n’est
l’abandon même du socialisme et son ralliement aux politiques de troisième force,
d’accompagnement du néo libéralisme.

5 – En guise de stratégie, le Conseil national propose à nouveau l’alliance
formelle avec une formation socialiste dans un rapport de force totalement
déséquilibré et qui nous donne peu de prise sur les orientations de ce parti.
Les
dirigeants de cette formation dans la préparation de leur congrès prônent d’ailleurs
ouvertement un accompagnement du social libéralisme et au mieux, une régulation
des marchés financiers, voire une alliance avec le MODEM. Les inclinaisons
gauchisantes de circonstance et tactiques (crise financière et congrès obligent), ne
sont guère convaincantes.

6 - Jamais ce texte n’affiche la nécessité d’une rupture avec une stratégie
d’union qui a été un échec et arrive aujourd’hui en fin de cycle
. Cette action a
concouru à notre déclin jusqu’à notre effacement dans l’espace politique français.
Deux remarques à ce stade. -
   a) Rupture ne signifie pas pour moi renoncer à faire évoluer un PS à gauche et, il va sans dire, ne procède à aucune exclusive envers cette formation et ses militants qui ont leur place dans le rassemblement majoritaire.

- b) Je ferais également une mauvaise analyse si je faisais porter sur le PS nos
difficultés existentielles et notre incapacité à évoluer. La raison principale de notre
déclin est en nous.


7– Continuer comme par le passé dans une union dans laquelle nous avons
très peu de prise, dans laquelle nous exerçons peu d’influence et qui sert
uniquement de réservoir de voix à nos alliés, c’est assurément s’enfermer dans un
autisme politique.
C’est notre propre utilité déjà fort mal reconnue par l’opinion qui
sera plus que jamais remise en question. Dès lors, l’offre politique d’Olivier
Besancenot et du NPA aura de beaux jours devant elle.

8 – Pour conclure ce texte, l’orientation proposée par le Conseil national et
son refus du changement hypothèquent l’avenir de l’espace communiste en
France, son histoire et sa culture. Sans véritable influence, sans une force politique
pour porter nos idéaux, notre projet,
nous sommes réduits à l’impuissance. Ce silence
des communistes fait douter de notre utilité et détourne de nous l’opinion publique,
les salariés, les chômeurs, les jeunes, les précaires, vers d’autres offres politiques. C’est
là l’explication du 1,93 % de l’élection présidentielle. Alors que l’idée communiste n’a
pris aucune ride dans un monde globalisé où la crise du capitalisme, véritable crise
systémique fait rage, c’est uniquement le communisme politique du siècle dernier
auquel nous restons liés, qui a été invalidé par l’histoire et pas le beau nom de
communisme. Ce communisme politique dont nous sommes issus a produit le
goulag, les états totalitaires liberticides. Nous pouvons dire avec raison que nous
avons pris des distances avec cette perversion de notre idéal, reste que l’histoire
retiendra ses traits les plus abjects. Si nous voulons faire vivre l’idée généreuse et
magnifique du communisme et lui garantir un futur dans ce nouveau siècle, une
rupture politique franche sans appel, s’impose. Si nous voulons garder et développer
un espace communiste reconnu et identifié, le cheminement avec d’autres dans
une nouvelle force d’émancipation humaine de transformation sociale s’impose
comme une nécessité absolue. L’avenir du communisme ne dépend pas que de
nous.

9 – D’autres forces, d’autres mouvements, d’autres formations sous des formes
et dans des rythmes divers, porteront la lutte d’émancipation, et sa visée
communiste.
Les partis naissent et meurent, les idées restent quand elles sont
universelles. Si nous voulons être de ce mouvement pour l’humanité, sachons
percevoir qu’une communauté de destins nous lie à d’autres. Et ils sont
innombrables. Il faut être aveugle et sourd pour ne pas le comprendre.
François ASENSI
Député
Maire de Tremblay-en-France
NB - En Seine-Saint-Denis nous attendons toujours une ébauche sérieuse
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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 15:53
Alain Le Roux
Le Pourcaud
56800AUGAN

Aux membres du conseil départemental
du PCF du Morbihan
Augan, le 9 octobre 2008

J'ai pris le décision de quitter le Parti communiste français. Cette décision s'est
imposée à moi comme une évidence. L'écart entre ce que je pense, ce que j'ai envie
de faire et l'évolution actuelle du parti est désormais tel que je n'ai d'autre choix que
de m'en aller.

 Pour autant, je ne me suis jamais autant senti profondément communiste: là est
peut-être la clef du problème
.


Des incidents récents ont agi comme un déclencheur de mon départ. Lors du
dernier conseil départemental auquel j'ai assisté le 7 octobre dernier, j'ai pu constater
l'énorme décalage entre les discours qui s'y sont tenus et les actes. D'un côté une
volonté affichée d'ouverture vers les autres, mais au final une fermeture à toute
intervention qui ne serait pas strictement contrôlée par la direction départementale. A
ma demande, au nom des communistes unitaires, d'organiser des débats dans le cadre
de la Fête de l'Humanité Bretagne, il m'a été répondu que le parti ne pouvait
fonctionner de cette façon; qu'il ne devait pas étaler au grand jour ses débats internes.
Il m'est alors apparu de façon évidente que la direction ne voulait pas perdre la main
sur l'organisation de nos débats, dont l'un concerne la recomposition de la Gauche.


Mais la divergence est plus profonde et remonte bien plus loin.

      Lorsque j'ai adhéré au PCF en 1998, je pensais y trouver un lieu de réflexion, de
formation et surtout un outil d'action. Le parti, à cette époque, était déjà en crise
profonde et ne cessait de voir son influence baisser. J'y voyais l'opportunité de
contribuer à en faire une structure nouvelle, plus efficace et plus inventive, en rupture
avec ce passé qui l'avait justement plongée dans le déclin. J'ai été très déçu.

        J'ai pu certes m'exprimer librement, d'abord dans le cadre de ma cellule, avant
qu'elle ne disparaisse définitivement; ensuite au conseil départemental où je siège
depuis 2000. M'exprimer, cela veut dire que l'on m'a toujours peu ou prou écouté.
Mais m'a t on entendu? J'ai compris – tardivement je l'avoue – qu'au parti on peut
exprimer ses idées, mais rarement en débattre: et que si des débats ont parfois lieu, ils
ne débouchent presque jamais sur des évolutions concrètes.


      Venant du mouvement associatif (réseaux contre l'extrême droite), j'avais espéré
trouver au PC une structure me permettant de poursuivre, avec plus de résonance, un
travail d'éducation populaire qui me semble être une mission fondamentale pour un
parti révolutionnaire.

      Si j'excepte la période de la campagne référendaire de 2005 , où d'ailleurs nous n'étions pas seuls, loin de là, je ne puis que constater que le parti a totalement renoncé à cette ambition.

J'ai été aussi profonément décu par son fonctionnement, ses stuctures trop lourdes, ...

      ..ne laissant que peu de place aux initiatives et à l'imagination, les
étouffant parfois. Par un certain conservatisme dans ses méthodes, dans son
expression, son vocabulaire, et surtout dans sa propension à se voir comme le
détenteur de la vérité, bref par son manque de volonté d'ouverture aux autres
sensibilités.


       J'aurai donc passé dix années dans ce parti. J'y ai tissé des liens , vécu des moments
forts, rencontré des gens intéressants, souvent attachants
. Mais maintenant je ne m'y
sens plus utile.

     Je suis aussi inquiet des évolutions à venir: le prochain congrès me
semble joué d'avance et la platitude et le manque d'ambition du texte préparatoire ne
sont pas pour me rassurer. Je redoute que le parti ne se referme définitivement sur
lui-même, ne survivant que comme une petite structure, témoin d'un passé révolu.

Ou encore qu'il ne soit plus qu'un satellite d'un PS définitivement ancré dans le
social-libéralisme.

      A mon sens le salut du parti est ailleurs, ...

      ...dans une construction politique avec toutes les autres forces qui veulent en finir avec le capitalisme. Je suis
persuadé que notre avenir à nous, communistes, se construira au sein d'une force
politique nouvelle, à l'image – et non à l'imitation – de ce qu'ont fait nos camarades
de Die Linke en Allemagne.


           Voilà en quoi je crois, voilà ce que je veux continuer à bâtir, pour le moment avec
mes camarades des Communistes unitaires , certainement plus tard dans une
structure nouvelle avec, je l'espère, beaucoup de mes camarades du parti communiste
français.

Fraternellement, Alain Le Roux.
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Published by henri Moulinier - dans Pcf: quel avenir
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  • : Espace de débat pour contribuer à l'élargissement du Front de gauche, la victoire de la gauche pour une réelle alternative au néolibéralisme et au capitalisme
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  • henri Moulinier
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.

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