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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 07:58

1- Au plan national, le PS devance l'UMP, forte abstention et regain du FN

  Certes, le Parti socialiste est devenu la première force politique de France en devançant l'UMP dimanche, au premier tour des élections régionales, marqué par un regain du Front national (FN)
Mais la forte abstention, plus d’un électeur sur 2 ayant boudé les urnes, est une donnée majeure qui ne doit pas être occultée. 
Les forces de  gauche (53,8%) distancent  le bloc droite (40,4%). le MoDem divisant par deux son score des Européennes de juin 2009 avec environ 4%.

Une abstention record
Ce n'est pas un phénomène nouveau, souligne Pierre Sadran, prof à Science-Po bordeaux, dans Sud-Ouest du 15/3. "Le taux d'abstention a toujours été important pour les élections régionales, malgrè une légère remontée en 2004"  dit-il. En 1986, pour les élections régionales couplées avec les législatives, le taux d'abstention avait été de 22%. 31% en 1992. 42% en 1998. 39% en 2004. "C'est sans doute le phénomène du 1er tour mais il s'inscrit dans un cycle de participation globalement à la baisse".

Cela ne traduit-il pas une crise politico-sociale profonde?
Le taux d'abstention atteint aujourd'hui 53%. Un record inquiétant. Elle est toutefois moins élevée qu'aux européennes (59,37%). Est-ce le signe d'un désintérêt croissant des français pour "la politique"? Jean-Luc Mélanchon considère que cette situation est alarmante: "Non, ce n'est pas une case creuse, c'e'st une case d'insurrection civique de gens qui disent: "Y'en a ras le bol", et ça s'adresse à tout le monde". Et cette abstention touche encore plus les milieux populaires, ceux qui sont les plus frappés par la crise sociale.

Une campagne au ras des pâquerettes!
A l'issue d'une campagne ponctuée de coups bas et de polémiques, les résultats constituent un désaveu pour le président Nicolas Sarkozy et le gouvernement Fillon. Sur huit ministres briguant une présidence de région aucun ne semblait en mesure de l'emporter.

L'UMP, dont les ténors avaient multiplié leurs efforts ces derniers jours pour que l'électorat se mobilise, fait trois à quatre points moins que Nicolas Sarkozy au premier tour de la présidentielle de 2007 (31,18%) tandis que le PS fait quatre à cinq points de mieux que Ségolène Royal. Il y a tout juste neuf mois, le parti de Martine Aubry subissait pourtant une déroute (16,5%) aux européennes.

Europe Ecologie se positionne comme la troisième force politique du pays (entre 12,3% et 13,1%) mais est talonné par le FN (11,2% à 12%) qui reste "une force nationale", a pavoisé Le Pen. Merci Mr Besson pour cette campagne monstrueuse sur "l'identité nationale", puis le "voile intégral". Ajouté à la crise sociale, ces campagnes font le lit de l'extrême-droite. En région Paca où il mène vraisemblablement son dernier combat électoral, M. Le Pen et ses listes dépassent les 20%.

2- Et le Front de gauche? Et le Poitou-Charentes?
° Le Front de gauche, sur le plan national,  progresse par rapport aux européennes ( seule base de comparaison) avec 6,95% ( sur les 17 régions où il se présentait). C'est une démarche confirmée,  à élargir. Ce résultat cache des inégalités selon les régions. Il dépasse 10% dans certaines ( tel le Nord, le Limousin, l'Auvergne avec 14,24% ! gagant 5% ...). Oui, le Front de gauche s'implante dans le paysage politique français
° En Poitou-Charentes, il ne passe pas la barre des 5% ( 4,66%). Déception, après un combat dynamique autour de Gisèle Jean, mais un combat très court. Les discussions autour de la constitution d'une liste régionale large ont trainé, mais ne se sont pas concrétisées: le Npa a fait liste à part avec la Fase et les alternatifs, pour un piètre résultat (1,85%). Les basses manoeuvres des dirigeants fédéraux du PCF de Charente-Maritime en ont rajouté:
-  eux qui ont tout fait pour faire échouer l'alliance avec le Npa , la Fase et les Alternatifs ( qui font ensemble un score des plus réduit)
- eux qui ont fait trainer les discussions,  puis se sont retirés au dernier moment, croyant faire échouer la liste du Front de gauche. Ils n'ont pas réussi, mais se sont appliqués à déglinguer le Front de gauche, en appelant ouvertement, mais oralement, à voter pour Ségolène Royal au 1er tour. Le bilan: il n'y aura plus d'élus communistes au Conseil Régional du Poitou-Charentes,  pas d'élus du Front de gauche C'est lamentable!!!

Les résultats en Poitou-Charente montrent où est le manque à gagner pour le Front de gauche:
- Vienne: 5,56% pour le F de G (5,02% aux européennes), soit + 0,56% et + 1 847 voix
- Charente: 5,91% pour le Fde G (5,60% aux européennes), soit + 0,31% et + 1438 voix
- Deux-Sèvres: 3,45% pour le F de G (3,64% aux européennes), soit -0,19% et + 612 voix
- Et la Charente-Maritime: que 4,08% pour le F de G. (5,19% aux européennes),
     soit -1,11% et - 664 voix .


Voilà le résultat du véritable travail de sape de "l'équipe" qui dirige la Fédération du PCF 17 actuellement!
 Preuve aussi, qul la campagne d'un Front de gauche avec un PCF 17 rassemblé aurait permis de passer la barre des 5% aussi en Charente-Maritime, donc en Poitou-Charente ( car la Charente-Maritime épèse" 40% de l'électorat de la Région)! Ce qui était un des arguments de cette fine équipe, pour ne pas y aller en dehors de la liste du PS!

Une déclaration scandaleuse de Brahil Jalji dans Sud-Ouest 
Le déclaration de Brahim Jalji, Secrétaire fédéral en titre du PCF 17dans Sud-Ouest de mardi 16 mars,  est proprement scandaleuse et mensongère: "Comme c'était malheureusement prévisible en Poitou-Charente, le Front de gauche n'atteint pas les 5% des suffrages" ose-t-il dire, avec le sourire sur la photo! Lui, qui avec son groupe de félons ont distribué un tract pour critiquer le "front de gauche" et dire oralement et largement qu'ils allaienr voter pour Ségolène Royal dès le 1er tour.
Eux qui ont fait du porte-à-porte chez les adhérents du PCF pour les appeler à voter dès le 1er tour pour Ségolène Royal et pas pour le Front de gauche, qui sont venus porter la contradiction dans plusieurs réunions du Front en Charente-Maritime! Et d'oser ajouter que Gisèle Jean, tête de liste du Front de gauche pour le Poitou-Charente, a tenu des propos qui "renvoient dos-à-dos Ségolène Royal et Dominique Bussereau"!
Alors que toute la démarche du Front de gauche se porte contre la droite et plour une politique vraiment de gauche, critiquant, oui, les accords de S Royal avec des responsables locaux du Modem! Mais pas un mot sur cette question. Chacun sait que c'est en accusant son chien d'avoir la rage qu'on peut le mieux s'en débarasser!
 
Il est clair que  la personnalité et le bilan ont joué du côté de la liste conduite par Ségolène Royal 
Elle  fait presque 40% (38,98% en Poitou-Charentes et 36,57% en Charente-Maritime, score le plus "bas" des 4 départements, il est vrai celui de l'opposant de droite et Président du Conseil Général de Charente-Maritime, Dominique Bussereau).
C'est, reconnaissons-le, un bon résultat, qui peut l'encourager dans sa démarché "présidentiable", mais, j'en reparle plus bas, il y a loin de la coupe aux lèvres et une élection régionale n'a pas grand chose à voir avec des élections présidentielles ( la preuve pour Ségolène, la dernière fois)! Le Modem ne fait, lui, que 4,37%, chiffre cependant supérieur à la moyenne nationale (4%). Preuve, encore qu'il n'y avait aucun danger que la liste de Ségolène Royal soit battue par la droite! Encore un faux prétexte pour justifier le ralliement de ces "bureaucrates" de la direction du PCF 17 à la liste de Ségolène Royal dès le 1er tour

Pour le second tour, la droite doit  être largement battue!
MG Buffet arrirmait le soir du 1er tour que celui-ci "est un vote sanction très clair. Nous voulons, dit-elle, des listes communes de toute la gauche au second tour". Je partage son appel. Personnellement, j'irai mettre un bulletin Ségolène Royal au 2e tour, pour battre la droite, même si je ne  cautionne pas sa stratègie "centriste", d'ouverture aux militants du Modem.

S'il est encore trop tôt pour dire si la gauche va réussir le grand chelem, cet objectif paraît envisageable. Sur les 26 régions (22 en métropole, quatre outre-mer), seules lui manquent pour l'heure l'Alsace et la Corse. Les 28-29% de Valérie Pécresse (UMP) en Ile-de-France ne devraient pas lui suffire pour arracher la région au socialiste Jean-Paul Huchon (environ 25%).
Seul point noir pour le PS, le Languedoc-Roussillon où sa candidate Hélène Mandroux est éliminée (7%) tout comme Jean-Louis Roumégas (Verts). Là l'ex-socialiste Georges Frêche est en passe d'être réélu en recueillant plus de 35% au premier tour.


3- Et après? Quelle politique pour la France demain?
° L'enjeu du scrutin est la désignation pour quatre ans des 1.880 élus qui siégeront dans les 26 conseils régionaux. 
° Au-delà, l'enjeu sera celui des perspectves politiques nationales: présidentielles et législatives. C'est une autre paire de manche!!! Car il y a nécessité à définir, à gauche, des propositions politiques en rupture réelle avec la politique actuelle.
° Pas pour faire comme en Espagne ou en Grèce, avec des gouvernements socialistes qui font des politiques anti-sociales, inspirées par les orientations ultralibérales de l'Union européenne et de son Traité de Lisbonne!
   -Le cas irlandais, voir ci-dessous, montre la voie!
   -Les commentaires d'un économiste grec sont aussi, ci-dessous, matière à réflexion, à propos des mesures antisociales du Premier Ministre socialiste de Grèce,  juste élu.
   -Les mesures de privatisarion de Premier Ministre socialiste portugais, Socrate, mettent en cause les services publics. Il veut privatiser, sous l'oeil interessé et encourageant de Barroso et de la Commission de Lisbonne, pardon ... de Bruxelles!

Non, la France a besoin de se préparer à résister à la politique que Sarkozy va tenter de nous imposer au lendemain des régionales pour nous faire payer la facture des banquiers et des spéculateurs.
Mais nous avons aussi besoin, dès maintenant,  de réfléchir, discuter ensemble dfes propositions alternatives  pour 2012 et les présidentielles, pour que la gauche fasse une politique ... de gauche en France!!!

Je crois que le débat doit avoir lieu, dès maintenant.
 Et dans ce débat, le Front de gauche aura toute sa place.
Mais ce n'est que mon avis et... je le partage!
Et vous?


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Les membres de la cellule Marennes/Oléron du PCF  au Secrétaire fédéral du PCF 17 Brahim JLALJI (avril 2010)

 

Suite à notre réunion de cellule qui s’est tenue le 15 avril 2010, nous avons décidé de vous écrire pour vous faire part de ce qui est ressorti de cette réunion dédiée en partie à l’analyse des résultats de la campagne des élections régionales.

 

Cher camarade,

Cette campagne nous a profondément déçus, malgré le vote des communistes de notre région porté à 58% pour le Front de Gauche, vous auriez voulu que les communistes vous suivent pour voter Ségolène Royal dès le 1er tour, or ce n’était pas leur choix : vous deviez respecter leur décision et ne pas quitter la table des négociations.

Dans l‘urgence un collectif de camarades du Parti Communiste de Charente Maritime s’est constitué, 2 jours avant la date limite du dépôt des listes, afin de présenter 12 camarades et de faire respecter le vote des communistes du Poitou Charente.

Durant la campagne électorale vous avez prêché la désunion, en menant une campagne contre le front de gauche au lieu de la mener contre la droite. Vous avez utilisé des pratiques indignes d’une direction départementale : Insultes, menaces, harcèlement et propagande de dénigrement des camarades du Parti communiste français présents sur la liste du front de gauche.

Malgré votre acharnement durant cette campagne pour que le front de gauche n’obtienne pas les 5 % sur la région, nous constatons que la liste dans notre département de la Charente Maritime, a obtenu 8863 voix et que les autres départements de notre région progressent de 3233 voix.

 

Par ailleurs il a été écrit dans l‘éditorial des nouvelles de la Charente maritime du mois de mars :

« Marennes, (ville de la tête de liste départementale) où le Front De Gauche passe de 5,26% à 5,12%. » sans tenir compte de la progression en nombre de voix de plus de 20% par rapport aux européennes.

Nous constatons également que dans le Pays Marennes Oléron les voix du front de gauche sont aussi en progression, ainsi que dans l’ensemble du département où les forces militantes étaient présentes et ont su se mobiliser. Ceci démontre bien, qu’il était possible de franchir aisément les 5% pour notre

région.

En conclusion, votre stratégie était de préserver les postes régionaux de nos élus communistes au détriment du vote des communistes de notre région, de l’unité du Parti et de l’intérêt général.

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Communiqué de la liste conduite par Gisèle JEAN

A, Dadou     « Tout cela est totalement 
contre-productif »

« ENSEMBLE à gauche pour un Poitou-Charentes solidaire,

écologique et citoyen »


La liste Front de gauche en Poitou-Charentes a progressé de 3 218 voix depuis les

Européennes de 2009. Nous remercions les 29 000 électeurs qui nous ont fait confiance.

Ceci conforte notre choix de continuer à proposer à la population, aujourd’hui et demain, une

alternative politique vraiment à gauche et de nous opposer au choix de Madame Royal de

toute alliance au premier comme au second tour avec les personnalités du Modem. Partout

en France, la gauche vient de faire la preuve qu’elle n’a pas besoin du Modem pour battre la

droite.

Le ministre Bussereau, porteur dans notre région de la politique de Sarkozy, sort affaibli de ce

premier tour, ainsi que le Modem. Deux de nos objectifs sont donc atteints.

Notre liste, en Poitou-Charentes, ne sera pas représentée au second tour. Néanmoins, nous

continuerons de porter, ensemble et de façon la plus élargie possible, nos propositions dans la

région, les départements, les communes, partout pour défendre une politique de solidarité

pour tous et en finir avec le capitalisme.

Nous continuerons à combattre le Front National, l’UMP, le Modem et les choix libéraux qui

conduisent à la mise en concurrence de tous contre tous, à la privatisation des services

publics, au désengagement de l’Etat, à la destruction des emplois qui accroissent les

difficultés du plus grand nombre.

Notre slogan « une bonne gauche pour battre la droite » reste valable.

Par discipline républicaine, nous appelons au second tour à battre la droite.


Poitiers le 17 mars 2010

 


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  A

Portugal: le socialiste Socrates privatise en série


Pour réduire ses déficits, le Portugal veut se désengager de 18 entreprises publiques.

Le gouvernement portugais du socialiste José Socrates a annoncé mardi un plan de privatisations. Lisbonne est sommé par Bruxelles de réduire ses déficits. Le même jour, l’exécutif avait présenté au Parlement son programme de stabilité et de croissance, dans lequel l’estimation du montant de la dette publique pour 2010 était revue à la hausse, passant de 85,4 % à 86 % du PIB.


L’État compte dégager ainsi 6 milliards d’euros, dont 1,2 milliard dès 2010. Une économie de bout de chandelle, qui ne représente pour cette année que 0,73 % du PIB. Dérisoire face à un déficit estimé à 8,3 % du PIB.

Ce désengagement de l’État prendrait la forme de privatisations pures et simples ou bien de simples cessions de participation. Sont concernés le secteur énergétique, mais aussi la branche fret de la compagnie des chemins de fer ou les activités assurance de la Caisse générale des dépôts. Les premières entreprises visées seraient la BPN, une banque d’investissement nationalisée en pleine crise financière, et ANA, qui gère les aéroports portugais.


Le président portugais de la Commission européenne, José Manuel Barroso, est aux anges. « Ce qui nous a été présenté jusqu’ici nous semble crédible, ambitieux mais réalisable », a-t-il déclaré lundi. Depuis le krach de l’automne 2008, les États européens se sont fortement endettés afin de prendre à leur compte les difficultés des institutions financières. Les gouvernements vendent aujourd’hui leurs bijoux de famille pour faire face à leurs déficits. En fait, c’est tout le secteur public qui fait l’objet d’une cure d’austérité contre laquelle les fonctionnaires sont massivement descendus dans la rue le 5 février dernier et le 4 mars.


Gael de Santis
- L'Humanité 18/3/2010


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Grèce: la cure d'austérité ne réglera rien

dit  Kostas Vergopoulos
, économiste grec


Quels vont être les effets des mesures
du gouvernement grec  ?

Kostas Vergopoulos. Si on réduit brutalement les salaires, que l’on relève la TVA, on réduit d’autant la demande. Donc, toute l’économie va plonger plus profondément dans la récession. Le problème le plus sérieux n’était pas celui du déficit mais précisément celui de la récession. Du coup, le déficit va croître encore. Tout cela est totalement contre-productif. En réalité, Bruxelles veut imposer à la Grèce une politique inefficace et « de classe ». Ce n’était pas les salariés qui vivaient au-dessus de leurs moyens mais ceux qui disposaient des hauts revenus.


Les fonctionnaires seront-ils les seuls touchés  ?

Kostas Vergopoulos. Non, tous les salaires, déjà très faibles en Grèce, vont être tirés vers le bas. Certains jeunes touchent 800 euros par mois. L’augmentation de la TVA, des taxes, aura des conséquences dramatiques pour eux. Le taux de pauvreté grec est le plus élevé d’Europe. Il faudrait des investissements publics dans la formation. Mais on coupe dans ces dépenses.


Qu’est ce que tout cela signifie sur l’état politique de l’UE  ?

Kostas Vergopoulos. Aujourd’hui, les interlocuteurs ne sont plus les citoyens, les électeurs, comme dans une démocratie, mais les hedge funds, les spéculateurs, les agences de notation… Ce sont eux que Bruxelles et les gouvernements ont choisis comme interlocuteurs.


La « purge » grecque va-t-elle être administrée à d’autres pays  ?

Kostas Vergopoulos. Elle l’est déjà au Portugal, en Espagne. Demain, ce sera l’Italie, la Grande-Bretagne… Et si l’on s’en tient aux logiques à l’œuvre, y compris la France et l’Allemagne vont être très directement concernées.


Entretien réalisé par Fabien Perrier

 Source: L'Humanité - 12/3/2010

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Islande : "non", les contribuables n'ont pas à payer 
Communiqué d'Attac France

Les premiers résultats indiquent un rejet massif de la loi Icesave par les islandais, à plus de 95% contre (1% pour et 4% d'absention). Cette loi aurait obligé de verser 3,8 milliards d’euros, soit 12 000 euros par habitant islandais, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Les citoyens islandais refusent ainsi de payer pour les errements du système bancaire privé et de gouvernements irresponsables. 

La banque en ligne Icesave opérait au Royaume-Uni et aux Pays-Bas en prenant tous les risques et en proposant des rémunérations mirobolantes à ses clients. Victime de ses propres combines financières, la banque s'écroulait dès 2008. Le Royaume-Uni et les Pays-Bas réclament à présent à l'Islande le remboursement des sommes qu'ils ont dépensées pour dédommager les clients lésés par la faillite d'Icesave. Ils prétendent s'appuyer pour cela sur le droit européen et la garantie en dernier ressort de l'État islandais, ce que les Islandais contestent. 

Dès 2008, suite à l'écroulement d'Icesave, le Royaume-Uni avait recouru à la législation antiterroriste pour geler les avoirs islandais, étouffant davantage l'économie islandaise. Aujourd'hui, pour faire payer la dette aux contribuables islandais, le Royaume-Uni et les Pays-Bas multiplient les menaces d'isolement économique, d'annulation des soutiens promis et de refus d'adhésion à l'Union européenne. Cela avec l'appui du Fonds monétaire international, de l'Union européenne et des autres pays européens, pour qui la bonne image du secteur bancaire européen passe avant la reconstruction économique et sociale d'un pays. 

Les lobbies financiers accusent maintenant les Islandais de ne pas prendre leurs responsabilités. Nous considérons au contraire qu'ils prennent une position responsable : pour la première fois, de façon concrète, les citoyens refusent de payer pour les énormes risques pris par des banques privées et des investisseurs dans le seul but d'une rentabilité maximale du capital. Ce « non » a été soutenu par la société civile islandaise dont Attac, qui vient de se créer en Islande. Il fait écho aux mobilisations des citoyens grecs qui refusent de payer  les pots cassés de la crise sous la pression de la spéculation monétaire. Il donne corps à toutes les revendications visant à imposer de fortes régulations publiques au système financier, à commencer par une taxation internationale sur les transactions financières. 

Attac France
Le 7 mars 2010

Le communiqué en ligne : http://www.france.attac.org/spip.php?article10903


Voir aussi l'article de ce blog "Irlande: le Traité de Lisbonne voté sous la peur et les mensonges

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 21:45

 

 

 

C’est bien la dernière fois que les Français voteront pour des conseillers régionaux, les dimanches 14 et 21 mars.

 

Les édiles des ces anciens établissements publics régionaux (promus par la loi dite Deferre du 2 mars 1982 en collectivités territoriales de plein exercice) seront remplacées par les conseillers territoriaux à partir des élections devant avoir lieu en 2014.

 

S’ils ne dépensent pas trop inutilement les impôts des contribuables des régions et des départements et s’ils limitent leurs missions à quelques déplacements locaux par opposition à de somptuaires voyages d’études au bout du monde, ils devraient alors coûter moins cher car ils seraient beaucoup moins nombreux que les conseillers régionaux et les conseillers généraux réunis.

 

 

À échéance de 2014, les Français devraient élire leurs conseillers territoriaux (ayant compétences aux plans départemental et régional) au scrutin mixte :

 

° 80% d’entre eux seront élus selon un scrutin uninominal majoritaire à un tour (à l’échelon du canton) tandis que les

 

° 20% des sièges restants seront attribués selon une répartition proportionnelle au plus fort reste en fonction des suffrages obtenus par les candidats affiliés à des listes et non élus directement au scrutin majoritaire uninominal. Les listes de ces candidats devront être présentes dans tous les départements de la région et dans au moins la moitié des cantons.  


 Raison de plus pour sanctionner le pouvoir sarkozyste et ses représentants!
Car cette réforme est profondément antidémocratique:
elle supprime, pour l'essentiel (80%), le vote à la proportionnel à 2 tours comme aujourd'hui aux élections régionales de ces 14 et 21 mars 2010. Un scutin à 1 seul tour, par cantos, c'est l'assurance de voir la vie politique dominée totalement par 2 grands partis qui, au-delà de la compétition politique pour le pouvoir, ne se font pas beaucoup de mal sur le plan socio-économique ( libéralisme de droite et social-libéralisme du PS)

*
elle vise à terme à réduire le rôle des Conseils Généraux (par départements), en attendant de les supprimer, au profit des régions
( dont le projet inspiré de l'Union Européenne est à terme de regrouper les Régions actuelles en grandes régions "dignes" de l'europe. C'est un processus de mise en cause de l'organisation administrative et politique héritée de la Révolution Française, système proche des citoyens et démocratique. La nouvelle configuration tend à:
    -> vider de leurs pouvoirs les 3 échelons politiques de la République: communes, départements et Etat
   -> et à mettre en place progressivement une autre organisation politique tirée vers le haut, donc plus éloignée des citoyens et maîtrisée par des politiciens professionnels: communautés de ville et de communes) - régions (grandes) - Union européenne Les autres échelons pourront continuer, un certain temps, à exister, de plus en plus comme des "coquilles vides" de réels pouvoirs.

Oui, raison de plus pour sanctionner la droite sarkozyste porteuse de cette "réforme", qui s'inspire largement des schémas politiques européens, des Traités européens antidémocratiques, dont le dernier en date est le Traité de Lisbonne. Orientation européenne soutenue par la droite, mais aussi par le PS et Europe Ecologie!
C'est pourquoi je vous invite à voter et faire voter pour les listes du Front de gauche en Poitou-Charentes, comme ailleurs.
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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 19:45


Depuis 3 mois, la direction du PCF de Charente-Maritime, a tout fait pour faire capoter la constitution d'une liste large Front de gauche - NPA - Fase - Alternatifs.
Contrairement à l'orientation nationale du PCF, à celles des 3 autres Fédérations du PCF du Poitou-Charentes, et au vote souverain et majoritaitre des adhérents du PCF de la Région, ces dirigeants du PCF 17 voulaient figurer dès le 1er tour, sur la liste de Ségolène Royal. Tous les prétextes ont été bons, y compris, au dernier moment, la censure d'une déclaration de Christine Antoine dirigeante du PG ( voir le communiqué du PG 17 ci-dessous et la déclaration du PCF 17 après), pour faire croire que le PG et le Front de Gauche refuseraient tout accord avec Ségolène Royal au second tour et faisant passer le PG pour "gauchiste". La récente déclaration, ci-dessous, de Jean-Luc Mélanchon (Sud-Ouest du 18/2/2010) ne laisse planer aucun doute: "Un seul ennemi, la droite" titre Sud Ouest à propos de la déclaration de JL Mélanchon.
Ces "dirigeants" du PCF 17 sont bien de vrais félons! Ils ont triché, mentis, caricaturé, censuré, manipulé pour parvenir à leurs fins. Face que la campagne et les résultats condamnent leur stratégie suicidaire, bornée. Et que bientôt, les militants du PCF 17  écartent cette véritable "clique" de la direction de cette Fédération du PCF 17

L'impasse politique de la stratégie des dirigeants du PCF 17
Car ils sont dans l'impasse: c'est la faillite de leur stratégie politicienne. Ils s'étaient livrés au bon vouloir de Ségolène Royal de se passer de candidats du Modem sur sa liste pour faire place à ces dirigeants du PCF 17 ( et d'autres?). C'est effectivement le cas : les listes déposées en Préfectures de régions ne comportent aucun dirigeant du PCF 17. Ils désertent le combat politique. Quel isolement! Quel échec!

Heureusement, des militant(e)s communistes relèvent le gant, avec ceux du PG
. C'est tout à leur honneur, ils ont réussi, au dernier moment, à contribuer à la formation d'une liste complète du Front de gauche en Charente-Maritime. Les dirigeants du PCF 17 espéraient bien, en s'éclipsant au dernier moment de cette liste Front de gauche de Charente-Maritime, que celle-ci serait mort-née et donc qu'il ne pourrait pas y avoir de liste du Front de Gauche pour toute la Région Poitou-Charentes.
 
C'est râté!
Mais quel gâchis! Il y aura une liste Front de gauche et une liste Npa-fase-Alternatif en Poitou-Charentes, au lieu d'une liste commune!
Cela dit, j'apprécie à sa juste mesure cette démarche d'honneur, courageuse,  de ces militants communistes de Charente-Maritime qui, avec le PG et République et Socialisme, ont réussi à constituer une liste Front de gauche, non pour faire trébucher la gauche face à Bussereau, mais pour rassembler à gauche au second tour, pour peu que Ségolène Royal le décide.
Mais cela dépend des résultats du 1er tour. Raison de plus pour soutenir la liste du Front de gauche au 1er tour, ce que je vais faire.

Articles déjà publiés sur ce blog à propos de cette situation en Charente-aritime et de l'attitude du PCF 17 ou du moins de ses dirigeants ( cliquez sur les titres ci-dessous):
° Pcf Charente-Maritime:quel jeu joue son Secrétaire fédéral ?
° Régionales en Poitou-Charentes: le PCF vote pour la démarche de Front de gauche au 1er tour
° PCF Poitou-Charentes: un vote à la husarde à la Conférence Régionale démenti par le vote!
° Elections régionales en Poitou-Charentes: ce que veulent Ségolène Royal et les dirigeants du PCF 17
 
° Après le Congrès du Pcf: rien n'est réglé pour l'avenir de ce parti

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Mélanchon un seul ennemi, la droite 001

Sud-Ouest - 18/2/2010

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Déclaration du Bureau du Parti de gauche de charente-Maritime

"La direction du PCF de Charente-Maritime plie,      mais le Front de gauche ne rompt pas!

La volonté d'union est la plus forte!


Laurence Parisot, leader du MEDEF, a incontestablement trouvé un nouvel argument dans la vie politique du Poitou-Charentes.
Ainsi, après avoir vanté la précarité de la vie, de l'amour, du travail, elle va pouvoir vanter la précarité de l'Unité...... et c'est la direction du parti Communiste de Charente Maritime qui lui en donne le moyen.


En effet, à quelques heures de la clôture du délai pour le dépôt des listes de candidatures électorales, la direction de la fédération du Parti communiste de Charente-Maritime a décidé de sortir du Front de Gauche. Elle s’affranchit ainsi, au dernier moment, du mandat que lui avait confié la majorité des militants communistes de la région. Dans les trois autres départements du Poitou-Charentes, le Parti communiste restera en effet sous la bannière du Front de Gauche.


Pour justifier leur choix, les dirigeants du PCF17, sur leur site internet, citent Christine Antoine, responsable régionale du Parti de Gauche : "qu'il n'y aura pas d'accord possible avec Ségolène Royal au second tour". Ils oublient, pour le besoin de la cause, de préciser qu'il s'agit là d'une position politique qui induit : « en cas de participation de personnalités issues du modem ou du modem lui-même » isolant cette phrase de Christine Antoine de l'idée politique complète et de son contexte....
( voir le "commentaire" fait par la direction du PCF 17 ci-dessous à ce propos)


Chacun jugera de la loyauté de ces partenaires, mais il convient tout de suite de dire et de répéter haut et fort : le Front de Gauche n’est pas mort pour autant ! De nombreux militants communistes unitaires ne suivront pas leur direction fédérale et se sont d’ores et déjà engagés à mener le combat politique des régionales en Charente-Maritime avec le Parti de Gauche, la Gauche unitaire, République et socialisme et le M’Pep. Nous saluons leur courage sans réserve ! Grâce à eux, la liste du Front de Gauche existera en Charente-Maritime et permettra aux électeurs de s’exprimer sur un choix clair.


Course aux postes ? Analyse sincèrement divergente de la situation politique ? Volonté de saboter l’union de la gauche de gauche ? Les prochains jours nous dévoileront sans doute les motifs profonds de ce dernier « coup de théâtre ».


En attendant, la campagne est lancée. Les femmes et les hommes de gauche continueront à refuser la stratégie mortifère menée par Ségolène Royal.


Le Modem dans sa liste, ce n’est pas le MODEM qui glisse à gauche, mais le PS qui glisse à droite !


Non seulement nous n’accepterons pas de nous allier avec des membres du Modem, mais nous porterons dans la région un projet de transformation sociale et écologique bien plus ambitieux que celui de la présidente sortante. A nous maintenant de convaincre les électeurs de la justesse de nos idées ! Des idées de gauche que nous ne jetterons pas aux orties en nous laissant imposer des compromis pourris !"


Communiqué du bureau du Comité Aunis du Parti de Gauche
La Rochelle le 12-02-2010 à 19H


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Déclaration de la direction départementale du PCF de Charente-Maritime
"Les communistes de Charente-Maritime ont décidé de ne participer à aucune liste aux élections régionales des 14 et 21 mars.
  Pourquoi ?"

 

"Lors des élections européennes de 2009, le Parti Communiste Français s’est engagé avec le Parti de Gauche et la Gauche Unitaire dans la constitution d’un « Front de Gauche ».

Ces trois partis ont décidé de reconduire ce « Front » pour les élections régionales, l’objectif proclamé étant de constituer une force réellement ancrée à gauche pour faire bouger les rapports de forces au sein de la gauche.

Au mois de novembre, un vote des adhérents du PCF a eu lieu en Poitou-Charentes, comme dans toutes les régions, pour décider de l’attitude à adopter pour les élections régionales. Deux options ont été discutées :

- Participer à des listes de large rassemblement de toute la gauche comprenant le PS

- Ou participer au « Front de Gauche »


En Charente-Maritime, 69% des communistes ont choisi la première option tandis que dans l’ensemble de la région, c’est la deuxième option qui a obtenu la majorité des suffrages.

Respectant le vote régional majoritaire, la Fédération de la Charente-Maritime du PCF s’est donc engagée dans la constitution d’un « Front de Gauche » en Poitou-Charentes.

A quelques jours du dépôt des listes et après plusieurs mois de palabres et de discussions extrêmement difficiles avec nos partenaires du « Front de gauche », nous constatons qu’il ne nous a  pas été possible de dépasser des désaccords politiques qui nous divisent profondément.


En effet, certains de ces partenaires se livrent à des surenchères de type gauchiste qui indiquent clairement que tout accord avec la liste de gauche qui arrivera en tête au soir du premier tour sera impossible.
  C’est ainsi que Christine Antoine, tête de liste du « Front de Gauche » en Deux-Sèvres et responsable régionale du Parti de Gauche, indique dans la presse « qu’il n’y aura pas d’accord possible avec Ségolène Royal au second tour ».

Nous ne pouvons cautionner un tel positionnement politique qui renvoie dos à dos Ségolène ROYAL et Dominique BUSSEREAU, tête de lite UMP et ministre de SARKOZY. C’est pourquoi, le conseil départemental du PCF de Charente-Maritime a décidé, à l’unanimité des votants, de ne pas participer à une liste « Front de Gauche » dans ces conditions.


Notre adversaire, c’est la droite, il ne peut être question pour les communistes de Charente-Maritime de favoriser de quelque manière que ce soit sa victoire dans notre région.
 Une immense majorité de nos concitoyens est assaillie par sa politique : chômage, remise en cause du départ à la retraite à 60 ans, attaques répétées contre la sécurité sociale, privatisations des services publics, atteintes à la démocratie et aux libertés, débat sur l’identité nationale, appauvrissement de l’hôpital et de l’enseignement publics, précarité, bas salaires, voilà ce que vivent les françaises et les français.

C’est cette politique que des millions d’entre eux ont condamnée en manifestant par la grève et dans les rues lors du grand mouvement social du début de l’année 2009.

Ce mouvement puissant portait les bases d’un possible rassemblement politique à gauche.

Les forces de gauche n’ont pas su ou pas voulu prendre l’initiative politique de répondre à cette attente populaire, ce qui a conduit le mouvement social à l’essoufflement.

Mais les raisons qui l’ont animé sont toujours présentes : des millions de gens se rebellent contre le système capitaliste, incapable de répondre à leurs aspirations et qui, au contraire, ne fait qu’aggraver la situation sur l’ensemble de la planète.

Partout, la crise sévit. La question du dépassement de ce système injuste et inefficace continue de se poser avec une particulière acuité.

Au lieu de se diviser, c’est à la construction d’un projet de transformation sociale s’appuyant sur les exigences populaires que devrait travailler l’ensemble des forces de gauche.

C’est pour ne pas avoir compris cette nécessité que le Parti Socialiste s’est retrouvé dans la situation d’affaiblissement qu’il a connue ces dernières années.

Le regain d’intentions de votes dont il semble bénéficier aujourd’hui dans les sondages, ne peut-il s’expliquer par sa volonté, symbolisée par Martine Aubry, de reprendre le chemin de la gauche et de s’opposer plus fermement à la droite ?

C’est la preuve que c’est en rassemblant à gauche que la victoire sera possible et qu’ainsi, l’espoir renaîtra pour des millions d’hommes et de femmes.


Malheureusement, la situation créée en Poitou-Charentes ne va pas dans ce sens.

° En effet, des membres issus du MODEM ont accepté de figurer sur la liste conduite par Ségolène ROYAL.

Certes, elle continue d’affirmer dans les médias que sa porte reste ouverte aux communistes pour rejoindre sa liste.

Mais nous le disons avec gravité : tant que figureront des gens issus du MODEM sur cette liste, un accord avec la Fédération de la Charente-Maritime du PCF n’est pas envisageable !

Nous le redisons ; au 1er tour, il faut rassembler les hommes et les femmes de gauche, toutes celles et tous ceux qui attendent des forces de gauche qu’elles les aident à modifier la donne et à leur redonner la force d’agir contre ce capitalisme dévastateur.

Seule Ségolène Royal peut lever l’obstacle à la participation des communistes à une liste de rassemblement à gauche.

Quoi qu’elle décide, pour les communistes de Charente-Maritime, les choses sont claires ; malgré la difficulté de la situation politique, ils feront tout pour empêcher la droite de reconquérir la région Poitou-Charentes."



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Liste "Ensemble pour un Poitou-Charentes à Gauche, solidaire écologique et citoyen" pour  la Charente Maritime

  1. Yves LETRANCHANT, communiste, imprimeur à Marennes
  2. Florence JADOT, communiste, ROCHEFORT
  3. Jean-Yves ANGST, PG, LA ROCHELLE
  4. Claudine AIRAUD, PG, LA ROCHELLE
  5. Alain GIRARD, République & Socialisme, sud saintonge
  6. Pascale GRELAUD, , communiste, LA ROCHELLE
  7. Daniel VINCE, communiste, PERIGNY
  8. Annie GASPAR, communiste, sud saintonge
  9. Philippe RICHÉ, communiste, Gémozac
  10. Marianne BRULLER, communiste, conseillère municipale de LA ROCHELLE
  11. Eric D'ARRIGO, PG, NIEUL les SAINTES
  12. Brigitte PRADEL, République & Socialisme, Mirambeau
  13. Jean-Louis ROLLAND, communiste, conseiller municipal de LA ROCHELLE
  14. Joëlle GUINARD, candidate d'ouverture présentée par le PG, SAINTES
  15. Gérard ADAM, communiste, St JEAN d'ANGELY
  16. Florence GRANADOS, communiste, ROCHEFORT
  17. Jean-Yves CHAUVEAU, PG, Rivedoux
  18. Françoise SPADARI, communiste, St JEAN d'ANGELY
  19. Franck FABIEN, communiste, LA ROCHELLE
  20. Sylvie RAVET, candidate d'ouverture présentée par le PG, SAINTES


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AFP - 14/02/2010 à 17:42:38

Régionales: grabuge sur les listes de Royal 
                     en Charente-Maritime


Six colistiers PS de Charente-Maritime, mécontents de la liste qui leur a été présentée samedi pour les régionales en Poitou-Charentes, ont demandé à Ségolène Royal de "respecter ses engagements vis-à-vis des socialistes", a indiqué dimanche à l'AFP l'un de ces colistiers.
s"Il est pour nous inacceptable que la liste déposée lundi (date limite de dépôt en préfecture, NDLR) ne respecte pas le vote des militants", affirment dans un communiqué six des 11 militants socialistes qui devaient figurer sur la liste définitive de 20 noms.

Les signataires contestent notamment l'apparition dans la dernière mouture du projet de liste de trois militants du MoDem et d'un ex-militant communiste en positions éligibles pour trois d'entre eux (en cas de victoire, la liste majoritaire envoie un minimum de 12 conseillers au conseil régional). "La liste qui nous a été présentée samedi matin était tout à fait inacceptable pour nous", a souligné Jean-Yves Cerfontaine, dont le nom ne figurait plus sur la liste alors qu'il devait être en position non-éligible, conformément au vote des militants.

Si aucun accord n'est trouvé avant lundi matin, "nous en tirerons les conséquences. Quelles qu'elles soient", a-t-il poursuivi 
Lors d'un vote le 3 décembre, les socialistes ont acté les noms et l'ordre des candidats sur leurs listes pour les élections régionales. En Charente-Maritime, la plus grosse fédération de la région, 11 places sur 20 devaient leur revenir. "Des socialistes qui n'ont jamais été candidats à la candidature font leur apparition sur la liste, tandis que deux autres choisis par les militants en sont exclus", dénoncent également les signataires. Parmi les nouveaux candidats, ils s'étonnent par exemple de l'apparition de la fille du président départemental du mouvement de Mme Royal, Désirs d'avenir. D'après M. Cerfontaine, un conseil fédéral avait déjà réaffirmé fin janvier que "les six premiers candidats désignés par les militants devaient figurer parmi les 11 premiers de la liste", que "l'ordre des candidats socialistes devait être le même que celui de la liste adoptée par les militants" et que "l'ensemble des candidats désignés par les militants devait être sur la liste".

Dans un communiqué distinct, six autres candidats socialistes du département ont tenu à "rassurer leurs colistiers" et ont rendu "hommage au talent de rassemblement de Ségolène Royal", assurant que "les statuts du Parti socialiste sont respectés à la lettre" et qu'"ils peuvent compter sur le sens de la morale et de l'éthique politique" de la présidente sortante.

 

 

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 07:25

Ensemble,
pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes
 

Nos organisations, celles d'une gauche de transformation sociale, affirment leur volonté de mener campagne ensemble pour les élections régionales de 2010.
Avec le Front de Gauche (Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Gauche Unitaire), avec les Alternatifs, République et Socialisme, La Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), le M’PEP, le PCOF, nous comptons faire entendre fortement une autre voie à gauche.

Ce rassemblement, en construction, se veut ouvert, nationalement et régionalement, à toutes celles et tous ceux qui, à gauche, dans le mouvement social, dans le monde du travail et de la culture, souhaitent élaborer et porter avec nous un programme qui réponde aux besoins de la population.

C'est urgent ! Les difficultés s'accumulent : plus de licenciements, plus de précarité, de pauvreté, et en même temps moins de services publics, moins de pouvoir d’achat, moins d’enseignement et de culture ! Cette situation devient insupportable, notamment dans les quartiers les plus populaires. L'environnement est sacrifié sur l'autel du profit. Les ravages de la crise sont amplifiés par la politique impulsée par Nicolas Sarkozy et la droite. Avec eux c'est toujours plus pour les riches, toujours moins pour l'ensemble du peuple. Et le président sème la division en puisant des idées nauséabondes dans l'arsenal de l'extrême droite qui, du coup, relève la tête.

Face à cette offensive redoublée, notre peuple, les salarié-e-s et les plus précaires résistent ; ils refusent de payer la crise. A la division, au chacun pour soi, ils opposent la lutte et la solidarité. Ils souhaitent un débouché politique à leurs luttes.

C'est pourquoi les listes qui nous rassembleront pour ces élections régionales, répondront à trois objectifs indissociables:

  • * changer les rapports de force à gauche en faveur de la ligne de transformation sociale et écologique ;
  • * battre la droite, empêcher Nicolas Sarkozy et l'UMP de reconquérir des régions pour en faire des relais de leur politique de régression sociale, autoritaire, basée sur la peur ;
  • * construire des majorités solidement ancrées à gauche, portant des projets vraiment alternatifs à la logique du système en crise, un projet de transformation sociale et écologique que nous voulons porter jusque dans les exécutifs, à l’exclusion de tout accord avec le Modem, si les conditions de ces avancées en sont réalisées.Il s'agit de la possibilité de mettre en oeuvre les points essentiels de notre programme et du rapport de force permettant effectivement de les appliquer.


    Nous voulons faire des régions des points d'appui pour développer une politique au service des hommes, des femmes, des jeunes, de tous ceux qui travaillent et vivent ici.

  • - Une politique en faveur de l'emploi, respectueuse des salariés, de leurs droits, favorisant l'extension de ces droits.
  • - Une politique qui donne la priorité aux services publics.
  • - Une politique qui fasse des citoyennes et des citoyens, dans leur diversité, les acteurs de la transformation de nos régions par un développement de toutes les formes de démocratie.
  • - Une politique exigeante en matière écologique.
  • - Une politique qui reconstruit le tissu social, à la ville et dans les campagnes.

    Ce programme devra être porté par des listes unitaires dans les régions, des listes rassemblant nos organisations et ouvertes aux actrices et acteurs du mouvement social qui le souhaitent.

    Nous vous donnons rendez-vous le 10 janvier, pour le meeting national de lancement de notre campagne.

Signataires : Le Front de Gauche : Parti Communiste français, Parti de Gauche, Gauche Unitaire et Les Alternatifs, République et Socialisme, La FASE , Le M'PEP et Le PCOF.

Paris le 17 12 2009
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Et maintenant:
  des listes unitaires, élargies de la gauche de gauche en Poitou-Charentes?        HM

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 06:31

23 novembre 2009


Vous trouverez ci-dessous un tableau des différents résultats obtenus par les deux motions soumises au vote des adhérent.e.s communistes dans les 4 fédérations de la région Poitou Charentes (Charente, Charente-Maritime, Deux Sèvres et Vienne).


Résultat régional des 4 fédérations :

Inscrits 1567
Votants 1113
Blancs/nuls 25
Exprimés 1088
motion soumise au vote nbre de voix  % d’exprimés
Proposition majoritaire de la conférence régionale : 454 voix 41,72 %
Proposition minoritaire de la conférence régionale (Front de Gauche) : 634 voix 58,27 %

Résultat pour la fédération de la Vienne : 315 votants/301 exprimés
motion soumise au vote nbre de voix  % d’exprimés
Proposition majoritaire de la conférence régionale : 82 voix 27,24 %
Proposition minoritaire de la conférence régionale (Front de Gauche) : 219 voix 72,75 %

Résultat pour la fédération de la Charente :
motion soumise au vote nbre de voix  % d’exprimés
Proposition majoritaire de la conférence régionale : 25 voix 11 %
Proposition minoritaire de la conférence régionale (Front de Gauche) : 190 voix 89 %

Résultat pour la fédération de la Charente Maritime :
motion soumise au vote nbre de voix  % d’exprimés
Proposition majoritaire de la conférence régionale : 316 voix 68,99 %
Proposition minoritaire de la conférence régionale (Front de Gauche) : 142 voix 31 %

Résultat pour la fédération des Deux Sèvres :
motion soumise au vote nbre de voix  % d’exprimés
Proposition majoritaire de la conférence régionale : 31 voix 27,19 %
Proposition minoritaire de la conférence régionale (Front de Gauche) : 83 voix 72,80 %

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NB: où sont les presque 1300 "adhérent(e)s" de la Fédération du PCF de Charentes-Maritime???
Il n'y a eu que 458 votants! Leur magouille a été battue!    H.M.
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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 07:42

L’appel peut être signé en ligne sur www.reussirlerassemblement.org

 

 

La responsabilité de réussir notre rassemblement,

pour ouvrir une autre voie à Gauche !

 

Il n’y a pas de plus grande nécessité que de réussir le rassemblement d’une gauche offrant une alternative de transformation sociale et écologique. La colère sociale s’accumule, les droits et libertés reculent, la situation dans les quartiers populaires se dégrade ; mais, la politique de Sarkozy ne sera pas mise en échec si on ne sort pas des politiques néolibérales qui ont dominé à gauche jusqu’à présent.


Depuis plusieurs semaines, la discussion progresse entre les différentes organisations pour un accord aux élections régionales. Elle connaît des avancées et parfois des reculs, mais sa réalisation est à portée de la main.

En regard des enjeux sociaux, écologiques et démocratiques l’échec serait injustifiable auprès du peuple de gauche. Il ne faut plus tarder. L’essentiel des clarifications a été apporté, et plusieurs points essentiels font accord entre l’ensemble des organisations :

·   Un accord national pour la constitution, dans les diverses régions, au premier tour, d'une liste de la gauche antilibérale et anticapitaliste, en totale indépendance du Parti Socialiste et d’Europe Ecologie.

·   Ces listes répondront à trois objectifs indissociables : battre la droite, changer les rapports de force à gauche, et rassembler une majorité autour d’un projet alternatif.

·   Elles s’engagent à défendre ce programme dans les futurs conseils régionaux autour des mesures que nous voulons porter ensemble.

·   Leur nom et le cadre de cette campagne seront choisis pour être communs à toutes les composantes, au-delà du premier regroupement du Front de gauche aux européennes

·   La construction des axes de la campagne doit démarrer dès aujourd’hui ; elle se fera avec tous les réseaux militants et citoyens. Pour donner corps à cette dynamique, il faudra créer le plus possible de cadres unitaires les plus larges. Une direction collective de campagne veillera, dans chaque région, aux tâches d’animation.

·   Au cas où nos listes ne seraient pas en tête à gauche à l'issue du premier tour, elles s’engagent, à faire barrage à la droite en se rassemblant avec les autres listes de gauche au 2ème tour, une fusion démocratique à l’exclusion de tout accord avec le Modem. La liste arrivée en tête au 1er tour fusionnant avec les autres listes de gauche et écologique proportionnellement aux résultats du 1er tour. Nous demanderons le même engagement au PS et à Europe Ecologie.

·   Le débat s’est précisé au sujet des conditions de participation à un exécutif des régions. Aucune caution ne sera apportée à des majorités tournant le dos aux exigences défendues pendant la campagne. Nos listes affirmeront leur volonté de mettre en œuvre partout où nous nous jugerons en situation de le faire, les points essentiels de notre programme. Cette possibilité dépendra du rapport de force permettant effectivement de les appliquer. Notre participation est donc liée aux conditions qui la rendent possible. Cette hypothèse exclut toute participation du Modem ou d’une quelconque organisation de droite.

La discussion semble buter sur le degré d’implication des différentes composantes  de notre rassemblement dans les exécutifs. Des appréciations différentes existent et existeront sur nos possibilités ; mais elles ne sont  pas de nature à remettre en cause la nécessité de construire nos listes de rassemblement au 1° tour.  Il serait incompréhensible, pour tous ceux qui attendent de nous une volonté d’unité, de diviser la campagne commune sur ce point, dès lors que serait entendu que la participation aux exécutifs devra être discutée, après débat dans chaque région, en fonction des résultats de la campagne et dans le respect de la diversité des participants. Une réunion de la direction collective de campagne et des différentes composantes fera, dans chaque région l’analyse des résultats et des possibilités réelles d’agir dans l’exécutif.

Il faut avancer au plus tôt et débattre des axes essentiels de l’ alternative commune que nous allons proposer dans tous les quartiers et dans toutes les régions: une logique de défense des biens et des services publics, le contrôle et l'orientation des fonds publics pour l’emploi et non pour aider les profits des grands groupe mondialisés, appuyée par une démocratie active donnant les moyens aux salarié-e-s et aux citoyennes et citoyens d’obtenir des changements concrets dans la politique des régions sur le terrain des transports, de l’environnement, de l’éducation, du logement, de l’emploi et de la formation professionnelle : c’est ce qu’attendent de nous les femmes et les hommes de gauche.  Soyons à la hauteur de leurs aspirations.

Des militant-e-s qui souhaitent le succès de ce rassemblement, sans appartenance  politique ou membres de diverses composantes des réunions unitaires - Alternatifs, Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Forum social des quartiers populaires (FSQP), Gauche unitaire, NPA, PCF, PCOF, PG, - s’adressent à toutes les organisations à la gauche du PS

 

L’appel peut être signé en ligne sur www.reussirlerassemblement.org

 
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Les conférences régionales du PCF qui ont eu lieu ce week-end

 ...confirment la dynamique engagée en faveur du Front de Gauche. Très largement le Midi Pyrénées (3/4 pour le Front de Gauche), Languedoc Roussillon, Limousin, Alsace, Nord Pas de Calais, Picardie, Rhône Alpes et Ile de France (à 94 %) ont voté pour l’alliance Front de Gauche au premier tour. Il enest de même, ce qui constitue à la fois une surprise et montre l’ampleur du processus encours, pour la région Centre (81 voix pour, les 38 délégués du Cher refusant de voter).

En tout 17 régions ont choisi le Front de Gauche si l’on se rappelle celles enregistrées la semaine dernière : Auvergne, Aquitaine, PACA, Haute-Normandie, Pays de Loire, Basse- Normandie, Franche Comté, Corse (sous réserve pour cette dernière que le PCF local comprenne que le Front de Gauche ne veut pas dire

l’alliance du PCF avec le … PCF).

Seules quatre régions ont choisi le PS : Poitou- Charentes, Lorraine, Champagne-Ardenne et Bourgogne. La Bretagne a remis son vote même si la tendance était plutôt pro PS.

A noter que ce week-end c’est au tour des militants de voter. Cela ne devrait pas modifier cette tendance. Cela peut jouer dans un sens favorable dans des régions où le choix s’est fait de peu (exemple : la Bourgogne où la conférence régionale a penché pour le PS à une voix près !) mais l’inverse existe aussi (la

conférence régionale de Basse-Normandie a choisi le Front de Gauche à également une voix

près). Mais au maximum 5 régions pourraient choisir une alliance au premier tour avec le PS contre

17 avec le Front de Gauche. Ces 17 régions représentant plus de 80 % de la population

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 09:46

Régionales: net désaccord entre NPA et Front de gauche, nouvelle réunion en vue

10/11/2009-[23:44] - AFP

PARIS, 10 nov 2009 (AFP) - Le NPA et le Front de gauche (PCF-Parti de gauche-Gauche unitaire), en net désaccord sur la question de la participation aux exécutifs régionaux, ont proposé mardi une nouvelle réunion, chacun sur des bases différentes, concernant une hypothétique alliance aux régionales.

Après une rencontre de plus de trois heures trente au siège du Parti de gauche, en présence de Jean-Luc Mélenchon - parti avant la fin -, Olivier Besancenot (NPA) qui souhaite "discuter de 3 ou 4 éléments-clefs programmatiques", a proposé "une nouvelle réunion de travail", vendredi ou lundi, sur la base du texte du Front de gauche amendé par le Conseil politique national du NPA ce week-end.

Selon cette version amendée, la participation aux exécutifs "ne sera pas possible dans le cadre d’exécutifs qui seraient dominés par le PS et/ou Europe-Ecologie qui mènent des politiques d’adaptation au libéralisme", une proposition inacceptable pour le PCF.

Du 30 novembre au 6 décembre, les militants du NPA "trancheront, ils leur faut un maximum de billes pour savoir si les conditions sont réunies pour faire cet accord", a ajouté M. Besancenot, déplorant "la petite musique" de la réunion de mardi soir sur l’air "tout sauf l’amendement du NPA".

"Nous, on invite à une réunion de ceux qui sont d’accord sur la base stratégique", c’est-à-dire un premier tour des régionales en autonomie du PS avant de rejoindre socialistes et écologistes pour participer à des majorités de gestion, a expliqué Francis Parny, représentant le PCF à de cette réunion. "On ne peut pas accepter l’idée de ne pas aller dès le départ dans des majorités avec le PS et Europe-Ecologie", a renchérit Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche qui ne veut "pas de réunion sur la base de l’amendement du NPA". "Le NPA doit faire un geste", a-t-il fait valoir, soulignant qu’il est "très difficile de se séparer les uns des autres" après des semaines de discussions et alors qu’on est "tout prêt d’un accord".

Même si "la porte n’est jamais fermée", "on ne peut pas obliger un âne à boire quand il n’a pas soif", a résumé M. Parny, en direction du NPA.

Sources :

 

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Régionales: le PS peut dire merci à Besancenot

Le Front de gauche élargi au NPA n?est pas encore mort, mais il a déjà un pied dans la tombe. L?intransigeance du parti anticapitaliste, une fois encore, est passée par là. Une intransigeance qui servira en tout premier lieu ceux contre lesquels ils s?opposent avec le plus de force: les socialistes!

 

Trois heures et quarante minutes de réunion, hier soir, au siège du Parti de gauche n?y auront rien changé : le désaccord reste entier entre le NPA et les autres formations constitutives du Front de gauche. Les représentants du parti anticapitaliste, fidèles à la position arrêtée par les instances du NPA ce dimanche, n?ont pas voulu transiger : oui, ils sont pour des listes unitaires au premier tour, mais non, ils ne veulent pas participer à des « exécutifs qui seraient dominés par le PS et/ou Europe écologie qui mènent des politiques d'adaptation au libéralisme ».

 

De quoi désespérer Francis Parny, chargé des relations extérieures du PC : « Olivier Besancenot l?a dit à deux reprises au cours de la réunion : pour eux, il n?est pas question de participer à des majorités de gestion avec le PS et Europe écologie car ils portent une politique libérale. Mais nous ne pouvons pas figurer ensemble sur des listes Front de gauche si certains acceptent de prendre part aux exécutifs et d?autres pas. »
Du côté de son homologue du Parti de gauche, Eric Coquerel, le discours est le même. Quasi un copier-coller : « C?est illusoire de croire que nous pouvons faire sans les Verts et le PS, être des majorités à nous seuls. Et comment pourrions-nous, sans participer aux exécutifs, faire passer des mesures de transformation qui nous sont chères. Il faut que l?on soit clair. Ça commence à ressembler à un feuilleton qui s?éternise. »

 

Besancenot, l'idiot utile de l'aubrysme ?

Le Front de gauche élargi au NPA n?est pas encore totalement mort, chacun attendant le vote des militants anticapitalistes sur la stratégie de leur direction à partir du 30 novembre. Mais il faut bien le reconnaître, ce Front de gauche-là a déjà un pied dans la tombe. Et s?il devait se transformer en un grand corps froid, le PS pourrait remercier Olivier Besancenot. On le connaissait déjà dans son rôle d?idiot utile du sarkozysme, il faudra peut-être désormais faire avec un Olivier Besancenot, idiot utile de l?aubrysme !

 

Il suffit pour s?en convaincre de se pencher sur un sondage OpinionWay-Fiducial réalisé à la fin du mois d'octobre. Certes, ce n?est qu?un sondage. Certes, une enquête d?opinion nationale pour un scrutin local, ça n?a que très peu de sens. Et certes, aussi, la politique n?est pas seulement affaire d?arithmétique. Mais que nous apprend-il ? Que le NPA pointe à 5%. Que le Front de gauche dans sa version originelle (PG et PCF) pointe, lui, à 6%. En somme, leur score aux européennes.

Une alliance aurait pu les faire tutoyer les 10%. Dans le cadre d?un scrutin comme les régionales, il n?est possible de fusionner qu?à partir de 5% et de se maintenir au second tour qu?à partir de 10%. En deçà de 5%, c'est « circulez, il n'y a rien à voir». Une alliance NPA-PCF-PG aurait pu créer la surprise. Pas de quoi virer en tête, il faut être réaliste. Mais sans doute assez pour peser dans les négociations d?entre-deux tours avec le PS et peser aussi, à terme, sur les décisions de ces exécutifs qui rebutent tant le NPA ! Aubry pourra remercier Besancenot : elle n?aura peut-être même pas à s?embarrasser avec ce genre de considérations.

 

Mercredi 11 Novembre 2009

Gérald Andrieu - Marianne

 

Source :    http://www.marianne2.fr

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Communiqué du NPA.
Sur la consultation au sein du NPA            sur les régionales.

lundi 7 décembre 2009


La consultation des membres du NPA s'est achevée dimanche 6 décembre.
Près de 4500 militants s'y sont exprimés sur 8000 membres recensés à ce jour. La prise de cartes se poursuit.
En ce qui concerne cette consultation, trois positions dites A, B et C étaient soumises au vote.

* La position A a réuni 36,3% des suffrages exprimés,
* la position B 28,5%,
* la position C 31,5%.

Le Conseil Politique National du 13 décembre définira à partir de ces résultats la position nationale du NPA qui sera présent dans toutes les régions soit par le biais de listes NPA ouvertes à des partenaires locaux, soit en soutien à des listes unitaires plus larges.


Le 7 décembre 2009.


Vous pouvez le retrouver à l'adresse suivante :
http://www.npa2009.org/content/communiqu%C3%A9-du-npa-sur-la-consultation-au-sein-du-npa-sur-les-r%C3%A9gionales


NB:

- Position A ( celle d'O Besancenot)
- Position B: identitaire, pas d'alliance
- Position C: position unitaire

La direction nationale du Npa n'est pas majoritaire et le ligne unitaire représente près d'1/3 des adhérent(e)s qui se sont exprimés

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 16:53

 

 

 

Régionales: un Front de gauche élargi

AFP - 08/11/2009

 

Les premières conférences régionales des délégués communistes, qui se réunissaient hier soir, se sont prononcées pour l'autonomie d'un Front de gauche élargi vis-à-vis du PS au premier tour des régionales, à l'exception du Poitou-Charentes, a indiqué dimanche le PCF.

Dix conférences régionales devaient se positionner sur "l'offre nationale" proposée fin octobre par le Conseil national du PCF: des listes du Front de gauche (PCF-Parti de gauche-Gauche unitaire) autonomes du PS au premier tour des régionales de mars. Les 12 autres régions se prononceront samedi.

"A plus de 70 ou 80%", les délégués d'Aquitaine, Auvergne, Corse, Franche-Comté et Provence Alpes-Côte d'Azur, ont "décidé de s'inscrire dans l'offre nationale", a déclaré à l'AFP Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.
En Haute-Normandie et Basse-Normandie, l'autonomie l'a également emporté.
En Pays de la Loire, c'est plus serré, avec 65 voix pour des listes du Front de gauche, et 57 pour une alliance de premier tour avec les socialistes.

Seul le Poitou-Charentes ...

Le Poitou-Charentes, région où Ségolène Royal (PS) brigue sa reconduction à la présidence, s'est "positionné sur une liste avec le PS au premier tour" par le vote de 54 délégués, contre 42 pour l'autonomie et 3 abstentions, a-t-il précisé.

Les délégués de Bretagne, qui veulent travailler à "des listes de rassemblement avec l'ensemble des forces de gauche", ont repoussé leur décision à début janvier.
Mais, a souligné M. Dartigolles, la consultation des conférences régionales n'est qu'un "point d'étape", puisque les militants communistes doivent voter du 19 au 21 novembre dans chaque région sur la stratégie finale.

Le débat va se poursuivre...

"Le débat va se poursuivre", a-t-il ajouté, saluant la "très forte mobilisation" des conférences régionales. "Ce sera aux adhérents communistes à l'échelle de leur région se décider en dernier ressort de l'orientation retenue", a-t-il martelé.


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Pour le Poitou-Charentes: quelques remarques

Il faut noter que la Conférence Régionale du PCF a émis un vote majoritaire pour l'alliance avec Ségolène Royale au 1er TOUR que grace aux "voix" décisives d'UNE Fédération du PCF, celle de la Charente-Maritime, dominée par les amis de Robert Hue et qui ont façonné une liste de délégués à la conférence fédérale quasi-monolitique ( à 2 près sur 53 délégués, semble-t-il). En quelque sorte un passage en force de la direction huitiste de cette Fédération pour imposer un vote majoritaire à la Conférence Régionale!!!

 Ainsi, sur 110 délégués élus à cette Conférence régionale du Poitou-Charentes, 100 étaient présents, 54 ont voté pour l'alliance au 1er tour avec Ségolène Royal, 3 se sont abstenus, 42 votant pour un Front de gauche élargi. CELA VEUT DIRE QUE, pour l'essentiel,  3 FEDERATIONS DU PCF SUR LES 4 de la Région, ont souhaité l'autonomie au 1er tour!

Cela dit, RIEN N'EST JOUE!

 La parole est aux adhérent(e)s du PCF par leur vote personnel et nombre d'adhérents du PCF de Charente-Maritime sont pour la démarche d'autonomie: la section du Sud Saintonge, les communistes de Saint-Jean-d'Angély, un nombre iimportant de Saintais, une cellule entière de La Rochelle, ...

Le vote interne au PCF 17 ne devrait-il pas  faire l'objet d'un stricte contrôle, sous peine de dérives ?

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Le vote des adhérent(e)s du PCF en Poitou-Charentes pour le Front de gauche élargi au 1er tour

Vous trouverez ci-dessous un tableau des différents résultats obtenus par les deux motions soumises au vote des adhérent.e.s communistes dans les 4 fédérations de la région Poitou Charentes (Charente, Charente-Maritime, Deux Sèvres et Vienne).


Résultat régional des 4 fédérations :

Inscrits 1567
Votants 1113
Blancs/nuls 25
Exprimés 1088
motion soumise au vote nbre de voix  % d’exprimés
Proposition majoritaire de la conférence régionale : 454 voix 41,72 %
Proposition minoritaire de la conférence régionale (Front de Gauche) : 634 voix 58,27 %

Résultat pour la fédération de la Vienne : 315 votants/301 exprimés
motion soumise au vote nbre de voix  % d’exprimés
Proposition majoritaire de la conférence régionale : 82 voix 27,24 %
Proposition minoritaire de la conférence régionale (Front de Gauche) : 219 voix 72,75 %

Résultat pour la fédération de la Charente :
motion soumise au vote nbre de voix  % d’exprimés
Proposition majoritaire de la conférence régionale : 25 voix 11 %
Proposition minoritaire de la conférence régionale (Front de Gauche) : 190 voix 89 %

Résultat pour la fédération de la Charente Maritime :
motion soumise au vote nbre de voix  % d’exprimés
Proposition majoritaire de la conférence régionale : 316 voix 68,99 %
Proposition minoritaire de la conférence régionale (Front de Gauche) : 142 voix 31 %

Résultat pour la fédération des Deux Sèvres :
motion soumise au vote nbre de voix  % d’exprimés
Proposition majoritaire de la conférence régionale : 31 voix 27,19 %
Proposition minoritaire de la conférence régionale (Front de Gauche) : 83 voix 72,80 %


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NB: où sont les presque 1300 "adhérent(e)s" de la Fédération du PCF de Charentes-Maritime???
Il n'y a eu que 458 votants! Leur magouille a été battue!    H.M.

Un appel pour des listes autonomes en Poitou-Charentes au 1er tour des élections régionales

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 20:29

APPEL POUR DES LISTES AUTONOMES DE LA GAUCHE DE GAUCHE AU PREMIER TOUR DES ELECTIONS REGIONALES EN POITOU-CHARENTES

Les prochaines élections régionales, en mars 2010, vont se dérouler dans un contexte de crise du capitalisme financiarisé que les politiques européennes et nationale ne combattent pas, mais au contraire amplifient par leur caractère néolibéral au service des puissants et des grandes sociétés.

Il s’agira de combattre la droite et sa politique réactionnaire, de les battre. Pour cela l’union à gauche est nécessaire, mais exige clarté et détermination pour promouvoir des perspectives régionales qui s’inscrivent dans des choix nationaux et européens en rupture avec les politiques néolibérales menées depuis les années 8O, par les gouvernements de gauche comme de droite.

Les régions, dont 20 sur 22 sont actuellement dirigées par des majorités de gauche et des président(e)s socialistes ont certes des bilans positifs, y compris en Poitou-Charentes, mais qui s’inscrivent, pour l’essentiel, dans un cadre gestionnaire qui n’a pas permis de remettre en cause la suprématie de la droite et de sa politique dans notre pays.

Les régions ont besoin de choix  plus ancrés à gauche, d’élu(e)s plus nombreux porteurs de ces choix, de réelle démocratie citoyenne. C’est pourquoi le 1er tour de ces élections régionales doit être l’occasion de constituer des listes autonomes du PS, rassemblant toutes les forces politiques, tou(te)s les citoye(ne)s qui veulent une gauche combattive, affirmant des propositions de rupture avec la logique capitaliste, à commencer par les composantes du Front de gauche ( PCF, PG, GU), mais aussi la FASE, le NPA, les Alternatifs, les Comités  Unitaires, … Cela doit être le cas aussi en Poitou-Charentes. Beaucoup va dépendre de la position des adhérent(e)s des 4 fédérations départementales du PCF. Ceux-ci vont-ils, par leur vote interne, s’inscrire dans la démarche initiée par le Conseil national du PCF d’aller vers la constitution de LISTES AUTONOMES  au 1er tour, sans le PS, ou bien vont-ils se rallier, dès le 1er tour,  aux listes départementales présentées par Ségolène Royal et le PS ?

Les citoyen(ne)s soussignés, membres du PCF, du NPA, du PG, de la FASE, des Alternatifs, militant(e)s associatifs, syndicaux, altermondialistes, citoyens de gauche non engagés, exprimons notre volonté de parvenir à des listes autonomes au 1er tour des régionales en Poitou-Charentes, pour élaborer, ensemble, publiquement, des propositions alternatives et favoriser une dynamique unitaire capable de rassembler largement les électrices et électeurs.. Il sera temps, au 2etour, de nous rassembler avec Europe Ecologie et le PS, à l’exclusion de toute alliance avec le Modem.

Nom – Prénom           Adresse internet ou pstale          Qualité                        Signature

 

 

 

 

Coordination :       ° Serge Goldberg (sergegoldberg@wanadoo.fr)                                                                          Henri Moulinier(henri.moulinier@orange.fr)

 

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APPEL POUR UNE LISTE FRONT DE GAUCHE

EN POITOU-CHARENTES
(un appel à diffuser et à signer !)

A toutes celles et tous ceux qui veulent la construction d'une réelle perspective politique anticapitaliste, antilibérale, laïque, écologiste, féministe, humaniste et fraternelle à gauche...

La crise capitaliste frappe durement la jeunesse, le monde du travail et paysan. La casse de l'Education Nationale, de nos usines, de nos exploitations familiales et de nos emplois s’accélère dangereusement. Malgré les mobilisations syndicales et citoyennes, la droite au pouvoir amplifie son action de destruction des services publics : l'Education, la santé, la Justice, la Poste, ... On ne compte plus les attaques frontales en direction de services essentiels et égalitaires. L'Etat policier se renforce chaque jour davantage, et les attaques aux droits de l'Homme sont de plus en plus fortes.

Face à cette situation, le parti socialiste ne propose pas une alternative crédible. Dominé par les thèses sociales démocrates, il refuse de remettre en cause le système capitaliste qui pourtant, montre bien la preuve de son incapacité à surmonter la crise.

Militants politiques et associatifs, syndicalistes, nous avons par le passé démontré qu’il était possible de se rassembler sur une logique anticapitaliste. Ainsi au moment du traité constitutionnel Européen, ou lors des élections européennes, nous avons marqué des points et commencé à tracer une voie nouvelle à gauche. Nous refusons en effet le règne des marchés financiers sur le monde, la dérive libérale de l’Europe accentuée par le traité de Lisbonne.

Nous remettons en cause la concurrence libre et non faussée,
l’exploitation du travail humain, les délocalisations et les licenciements boursiers, la suprématie de l’économie de marché, la libéralisation des services publics.
Nous voulons une société laïque et démocratique ; où le partage des richesses et la réduction des inégalités deviennent réalité ; où la coopération des peuples remplace la concurrence ; où l’écologie devienne un mode de vie.

Nous voulons une société juste et solidaire
; où les droits des êtres humains soient défendus et renforcés.

Cela suppose non pas d’adapter la société capitaliste, mais de la combattre et de la remettre en cause.

Lors des dernières élections européennes, le Front de Gauche s’est constitué. Il a été le rassemblement des antilibéraux, des syndicalistes, du PCF, du Parti de Gauche et de la Gauche Unitaire. Ce rassemblement a reçu l’adhésion de nombreux citoyens et a permis l’élection de 5 députés européens. Plus encore, ce Front de Gauche trace un nouveau sillon à gauche, non d’une gauche d’accompagnement social du capitalisme, mais une gauche de transformation profonde de la société.
 
C’est bien d’une telle perspective politique que nous avons besoin, pour donner un réel débouché politique à nos luttes. Nous voulons que ce rassemblement s’élargisse et devienne majoritaire à gauche. Voila pourquoi, nous entendons faire des élections régionales prochaines, une nouvelle étape pour que le Front de Gauche s’affirme, grandisse et devienne le Front Populaire du 21ème siècle. Avec pour objectif, non pas de faire perdre, mais de faire triompher la gauche dans toutes les régions, en construisant une véritable alternative au libéralisme.

Pour toutes ces raisons, le Mouvement des Jeunes Communistes de la Vienne lance un appel à ce que tout soit mis en oeuvre pour le lancement et le succès d'une liste Front de Gauche dés le premier tour des élections régionales de mars 2010, et invite tous ceux qui partagent nos préoccupations à rejoindre le Front de gauche, pour ensemble redonner l’espoir à notre peuple.

Nous vous invitons à signer notre appel ici
ou sur notre blog : http://jc86.over-blog.com/
mjcf86@gmail.com

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Section du Sud-Saintonge du PCF ( 17)

Déclaration adoptée lors de l'assemblée du 4 novembre 2009

 

   La crise du capitalisme est profonde. Elle touche particulièrement ceux qui souffrent déjà du système. La droite au pouvoir avec Sarkozy les accable encore plus. Elle distribue des sommes faramineuses aux banques et aux grosses entreprises, et laisse la misère s'installer dans le peuple. Les luttes sociales qui ne faiblissent pas montrent un réel refus de ces politiques qui privilégient les plus riches.

   C'est dans ce contexte que vont se dérouler les élections régionales les 14 et 21 mars prochains. C'est peu dire que la Gauche porte une lourde responsabilité, d'autant que les Français attendent l'émergence d'un  projet alternatif, d'une politique de rupture  avec celle du système capitaliste.

    Aujourd'hui, 20 régions sur 22 sont dirigées par une majorité de gauche avec des présidents socialistes. Si, pour la plupart le bilan peut être considéré comme positif, y compris en Poitou-Charentes, on ne peut pas dire que cette "force" a représenté un "contre-pouvoir" comme annoncé en 2004. Une plus grande coopération entre régions aurait sans doute permis de combattre efficacement les décisions, les lois prises par le gouvernement.


"Entrer en résistance" ne doit pas être qu'un slogan.

    Nos responsables fédéraux nous disent aujourd'hui qu'il faut continuer à gérer les régions avec les socialistes et que nous devons créer des listes communes avec eux dès le premier tour. Ils affirment aussi que c'est une une "façon" de les empêcher de s'allier au Modem. Mais ce sont quand-même bien les socialistes qui font le choix de glisser vers la droite!

    Nous considérons, nous, qu'une telle attitude assimile le PC à un "complice d'une bipolarisation" voulue par la droite et le PS. Dans ces conditions, nous nous "noyons" derrière un Parti Socialiste hégémonique.

    Ces élections ont une portée politique nationale et européenne, et on ne peut ignorer le soutien du PS au traité de Lisbonne ainsi que son attitude, ses votes au Parlement Européen.

 

    C'est pourquoi, nous nous prononçons, à l'unanimité des présents, pour la constitution d'une liste du Front de Gauche élargi au delà des trois Partis qui s'étaient retrouvés pour les Européennes, avec des militants associatifs, syndicaux, altermondialistes, citoyens de gauche, ........ Nous considérons que chacun doit y retrouver sa juste représentation. Battre la droite reste un objectif, et une fusion des listes de gauche pourra s'opérer au second tour, dans le respect du rapport de forces et sur un programme permettant de lutter efficacement contre les conséquences néfastes de la politique de la droite.

 

    Nous voulons insister sur le fait que le bulletin de vote adopté à la conférence régionale reste "neutre", et ne soit pas accompagné de commentaires susceptibles d'orienter le vote des camarades.


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Conférence régionale du PCF du Poitou-Charentes: un vote à la husarde!

 

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Ignoble!!!

Les "Nouvelles de la Charente-Maritime", lettre du PCF de Charente-Maritime, dans son numéro 260 de novembre 2009, ne reculent devant rien!

- Il y a 2 articles ( 2 pages sur les 4) qui, signés de Brahim Jalji, secrétaire départemental  et son acolyte Jean François Mémain, ex-secrétaire départemental, nouvellement embauché à la Mairie de La Rochelle, done leur point de vue, le même, et le seul donné dans la Lettre: leur opposition à la stratégie nationale du PCF, celle d'un Front de gauche élargi au 1er tour des régionales. Bel exemple de pluralisme de pensée, d'honneteté intellectuelle. Les autres points de vue, non présentés, ne sont, pour eux, que des positions de division de la gauche. Il leur faut aller aux régionales dès le 1er tour avec Ségolène Royal; Alors, ils font le forcing pour imposer leur point de vue,  comme .. d'habitude et plus encore!

- le 2e est une attaque personnelle contre moi-même et mon interview récent dans "Sud-Ouest" à propos de la hausse forte des impôts locaux à La Rochelle. Cet interview était, en fait, la reprise d'une grande partie de mon article sur mon blog.

 Je vous laisse juge de l'appréciation, non signée,  de la "lettre" du PCF 17 à mon égard:


"Un petit effort, H Moulinier!
Henri Moulinier, une fois de plus mis à l'honneur par Sud-Ouest, s'est livré à une attaque en règle contre la Municipalité de La Rochelle, qui vient d'augmenter les impôts locaux, ce qui n'était pas arrivé depuis ... 17 ans! Tout juste s'il consent à admettre qu'il manque 620 000  euros de la part de l'Etat!
Lorsqu'il était adjoint communiste au maire , il n'aurait pas manqué de fustiger ce gouvernement qui s'attaque aux finances locales et aux collectivités territoriales avec une violence inconnue jusqu'alors!
Mais il est vrai que maintenant H Moulinier appartient à "La nouvelle gauche"!
 Celle de la complaisance avec N Sarkozy"!

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 15:14
Manifeste du PG pour les élections régionales

Le pays souffre. La crise le frappe. La droite l’accable. La gauche doit le relever. Sur le front de
l’environnement et de l’emploi, les conséquences de la crise iront en s’aggravant. En résistance, les
luttes sociales et écologiques ne faiblissent pas. Elles sont des signes du refus de ces politiques qui font
de la concurrence un horizon indépassable. Elles incarnent ainsi l’intérêt général face aux intérêts
particuliers. En cela elles indiquent le chemin à suivre.

Dans ce contexte, nous affirmons que les politiques régionales aujourd’hui nécessaires doivent marquer
des ruptures. Nous proposons une méthode transversale. Elle implique une planification dans plusieurs
domaines pour définir des objectifs précis au service de la solidarité, que ce soit face aux problèmes
sociaux et écologiques ou aux inégalités territoriales. Il s’agit de développer la coordination des
politiques régionales, autour des priorités suivantes : renforcement des services publics, politique de
l'emploi en faveur de la relocalisation des activités, de l'économie sociale et solidaire et de la
redistribution des revenus, développement des transports collectifs, politique en faveur du logement pour
tous, désenclavement des quartiers populaires. Et pour nous, la clef de tout programme de ruptures, c’est
l’implication populaire dans le processus des changements qu’il faut organiser.

Avec ce manifeste, il s’agit pour nous de tracer les lignes forces pour les échéances régionales. Elles s’inscrivent pleinement dans le cycle politique qui ira jusqu’à la présidentielle puis les législatives de
2012. Ainsi pour le PG, ces élections sont le moment d’une confrontation avec la droite sur le choix du
modèle de société à promouvoir et à construire.

Battre la droite
Pour comprendre l’enjeu des élections régionales, il faut les situer dans leur contexte politique général.
Depuis sa victoire aux élections européennes, la droite domine le terrain politique, social, idéologique.
Elle rencontre des résistances : heureusement la gauche sociale est encore là ! Le Parti de Gauche
continuera à s’associer aux luttes qui se mènent dans des conditions si difficiles face au pouvoir et au
patronat, dans un grand nombre de territoires métropolitain et d’Outre-mer. Mais malgré ces
mobilisations souvent exemplaires, la droite gouverne sans renoncer à un seul de ses objectifs. Elle
parvient même à tirer argument de la crise pour « accélérer les réformes ».

Cette domination de la droite repose en grande partie sur le vide politique à gauche. Bien sûr celui-cis’explique par la conversion croissante de la majorité du Parti Socialiste à la ligne démocrate :
accompagnement du capitalisme, alliance au centre, transformation des partis historiques de la gauche
en machines électorales dépolitisées. Le ralliement aux primaires et à l’alliance avec le Modem s’y est
généralisé. Seules s’expriment des divergences sur le calendrier et la manière de procéder. Les
références à l’Italie ou aux Etats-Unis sont désormais incessantes. Pourtant ces pays montrent bien que
la mise en oeuvre de la ligne démocrate débouche sur des désastres. C’est inévitable, car l’alliance avec
le « centre » interdit l’élaboration d’un projet proposant les transitions indispensables pour sortir du
capitalisme qui menace aujourd’hui l’humanité.

Mais l’autre gauche a aussi sa part de responsabilité. Sa division la handicape lourdement. En
constituant le Front de Gauche, le Parti de Gauche et le Parti Communiste Français, rejoints par Gauche
Unitaire ont commencé à rassembler l’autre gauche. Cette unité nouvelle a produit une dynamique
électorale. Elle a représenté un espoir pour des milliers de militants syndicalistes, associatifs et des
citoyens cherchant un cadre politique capable d’inverser les rapports de force. Reste que le bon résultat
global de l’autre gauche lui donne une responsabilité nouvelle.

A quoi peut servir l’autre gauche dans notre pays ? Le productivisme produit déjà une catastrophe
écologique aux effets croissants et partiellement irréversibles. Les acquis sociaux et républicains qui font
la personnalité particulière de notre pays sont effacés un à un. Face à la crise historique du capitalisme,
la contestation est indispensable mais elle doit déboucher sur des politiques en actes. Il y a donc urgence
à construire une alternative majoritaire, pour battre la droite et gouverner autrement. Cette urgence
interpelle toute l’autre gauche. Elle nous impose de nous donner l’ambition et les moyens de battre la
droite en 2012 et de conduire un gouvernement capable d’engager les transitions nécessaires au
dépassement du capitalisme.

C’est pourquoi les régionales s’inscrivent dans la séquence politique qui va jusqu’aux élections de 2012.
D’ailleurs, au PS, les partisans les plus résolus de la ligne démocrate sont bien déterminés à en faire le
banc d’essai de l’alliance avec le Modem. En outre, on sait que la gestion des régions est enserrée dans
des contraintes nationales extrêmement fortes. Les marges de manoeuvre budgétaires sont très limitées.
Les régions subissent le désengagement de l’Etat. Et elles doivent en gérer ses conséquences souvent
désastreuses : régionalisation des services publics, transferts fiscaux vers des impôts locaux non
redistributifs, mise en concurrence des territoires dans la lutte pour garder les emplois, soutien à des
activités économiques en contradiction avec des discours de sobriété énergétique, soumission aux
normes européennes de libre concurrence… Ainsi, le risque est grand pour les régions d’accompagner la
mise aux normes libérales du pays, dès lors qu’elles ne s’inscrivent pas dans une bataille pour changer
les règles du jeu au plan national et européen.

Les changements nécessaires face à la crise ne peuvent être conduits à la seule échelle d’une région.
C’est au plan national et européen que l’on peut réaliser la planification écologique, repenser un mode
de consommation plus écologique, refonder la République et des systèmes de solidarité collectifs,
réaliser l’émancipation sociale, individuelle et collective. C’est pourquoi nous devons aborder l’élection
régionale puis la gestion des régions comme des moments du combat national contre la droite et de la
transformation radicale de la société.

Faire des régions des points d’appui pour un changement de société
Nous ne pouvons, évidemment, aborder cette élection sans prendre en compte le contexte de réformes
territoriales : suppression de la Taxe Professionnelle, créations de Métropoles, changement du mode de
scrutin, remise en cause de la clause générale de compétence, Grand Paris… Pas moins de 4 projets sont
prévus dessaisissant davantage encore les citoyens de leur droit à participer aux choix institutionnels qui
les concernent en premier lieu. Ce n’est malheureusement pas une loi proposant le droit de vote des
immigrés aux élections qui est dans les cartons, mais des projets qui modifient en profondeur les
relations et les moyens de chacune des collectivités territoriales. Ces projets vont aggraver la crise
démocratique. Pour toutes ces raisons nous agirons pour leur retrait.

Faute d'une vraie coordination politique entre elles, grisées par ce qu'elles croyaient être un
accroissement de leur pouvoir avec la décentralisation, enfermées dans l'illusion de la "bonne application
locale" de mauvais dispositifs législatifs, les régions ne sont pas parvenues à s'opposer à la droite.
Certes, dans certains domaines, des politiques très positives ont été mises en oeuvre et mieux vaut des
régions gérées par la gauche que des régions dirigées par la droite. Mais force est de constater que la
victoire de la gauche dans 20 régions métropolitaines sur 22 n’a pas été un point d’appui pour la
conquête de la majorité politique dans le pays. Ainsi elles n’ont en rien empêché le transfert des
personnels TOS des lycées aux régions.

Ce constat appelle des remises en cause profondes des choix politiques opérés jusqu’ici. Les lois de
décentralisation de 2004 ont transféré des compétences sans allouer les moyens nécessaires. Elles ont
ainsi fragilisé les politiques publiques. Et n’ont en rien rapproché la décision du citoyen, prétexte
souvent évoqué pour les justifier. En final, cette décentralisation aboutit à la réduction des missions,
l’externalisation sous couvert de mise en concurrence (soit disant pour des raisons d’efficacité et
d’économie) voire à la privatisation de services publics… du fait de la marchandisation qu’elle induit.
Beaucoup d’élus du PS pensent que leur gestion locale est excellente et que c’est uniquement le
processus de désignation des candidats à l’élection présidentielle qu’il faudrait changer à l’avenir. Ce
n’est pas notre analyse. La gestion locale de la gauche n’est pas à l’heure actuelle un point d’appui pour
éveiller politiquement des consciences de gauche, ni pour donner à voir ce que serait une politique
alternative conduite au niveau gouvernemental.

Au contraire, les échecs nationaux de la gauche ont souvent conduit les élus locaux à la dépolitisation,
au consensus, à un soi-disant bon sens revendiqué au nom de la proximité.
Cela brouille les clivages et
les enjeux. Cela contribue à l’affaiblissement de la gauche. Le repli sur une étroite gestion locale a fait
perdre de vue les enjeux nationaux et internationaux. Et souvent conduit à renoncer à la confrontation
avec la droite.

En ce qui concerne l’organisation territoriale, l’enjeu est de déterminer l’échelle pertinente pour la mise en oeuvre de l’intérêt général. De ce point de vue, il ne nous paraît pas souhaitable que les régions
acceptent ou financent certaines compétences. Cela est vrai concernant l’enseignement supérieur et la
recherche. En effet, cela ne fait que favoriser la concurrence entre les universités, les territoires et les
filières et contribue à entériner l’inégalité d’accès aux savoirs. Et cela ne répond en rien à l’enjeu réel
qui est la démocratisation de l’enseignement supérieur. D’autant plus que la loi « Libertés et
Responsabilités des Universités », dont nous demandons l’abrogation, instaure en dogme l’autonomie
des établissements et renforce la mobilisation de crédits privés en leur sein. Cela menace le service
public d’enseignement supérieur en favorisant sa marchandisation et en accompagnant la remise en
cause du statut des personnels.

Le projet régional du Parti de Gauche ne peut donc être séparé de son programme pour le pays. C’est tout l’inverse. Nous voulons faire des élections régionales un grand moment de confrontation et
d’éducation politique opposant des solutions alternatives de gauche aux politiques menées par la droite.
Nous voulons démontrer dans les régions qu’il serait possible de répondre à la crise en gouvernant
autrement le pays. Même s’il ne s’agit en rien de laisser croire aux électeurs qu’une collectivité
territoriale de gauche peut transformer la vie des habitants, sans un changement radical des politiques
conduites par le gouvernement et l’Europe. Celui-ci rend nécessaire l’implication citoyenne comme
condition d’une victoire de la gauche dans les échéances nationales. Ainsi, nos victoires aux régionales
seront des points d’appui pour battre la droite aux élections nationales.

Notre ambition : des régions émancipatrices au service du progrès humain
La crise actuelle n’est pas conjoncturelle : elle révèle les limites atteintes et les dangers du capitalisme. Elle appelle des mesures d’urgence et les premières transitions indispensables pour sortir de ce système.
Notre action au plan régional permettra de protéger les citoyens face à la crise économique par la mise
en place d’éléments du bouclier social que nous défendons pour le pays. Elle dessinera aussi une
alternative au capitalisme. Son fil conducteur sera l’émancipation au service du progrès humain. Car le
capitalisme est un système global et englobant qui assure son emprise à travers une domination
économique, idéologique et culturelle… C’est en cela que notre projet s’oppose point pour point à celui
des libéraux.
Ce qui est au coeur de notre projet c’est le progrès humain. Cela suppose de rompre avec toutes les dominations.
La lutte contre l’ignorance exige l’école laïque, publique et obligatoire. L’aliénation au travail doit êtrecombattue par un mode de développement où les salariés, à l’origine de la création des richesses,
conquièrent une réelle citoyenneté dans l’entreprise. La sortie du productivisme par la planification
écologique implique une remise en cause du tout publicitaire dans l’espace public. La bataille culturelle
et l’éducation populaire doivent s’opposer à la domination du consumérisme. Ainsi, la défense et la
promotion des créateurs, des lieux culturels, des oeuvres sont de puissants leviers de résistance et de
critique de l’ordre dominant.

De même la refondation de l’égalité républicaine permet de repenser celles des personnes en situations d’exclusion comme celles en situations de handicap pour assurer l’universalité des droits. De plus,plutôt que de créer des droits spécifiques à une supposée communauté d'intérêt, il faut établir l’égalité en droit et en traitement pour lutter contre les préjugés et les inégalités. N’est-ce pas particulièrement évident entre hommes et femmes ? La laïcité est le levier de ces émancipations.

Pour toute réponse à la relégation spatiale des catégories les plus défavorisées, dans les quartiers populaires, la droite impose des politiques sécuritaires entretenant racisme et stigmatisation des jeunes. D’autres évoquent des quartiers souffrant de "difficultés urbaines"... comme si démolir permettait de
répondre à la question sociale. A rebours des idées reçues, nous voulons y faire valoir l'égalité
républicaine des droits qui suppose d'y développer activités et services publics, reconquête de l'espace
public et réhabilitation, avec l’implication des populations qui y vivent.

La domination des pays riches sur le reste du monde doit céder la place à une politique nouvelle de partenariats nord /sud, de coopération décentralisée. La logique de compétition génère toujours plus d’inégalités entre les territoires riches et les territoires pauvres. Substituons-lui une logique de
coopération et de solidarité.
Les politiques émancipatrices que nous voulons voir mises en oeuvre ne peuvent être conçues seulement
pour lutter contre les inégalités au sein de chacune des régions. Favorables à un développement
planétaire plus juste, nous devons transformer et repenser notamment le commerce. Faisons-en une
relation d’échange et d’enrichissement mutuel pour qu'il ne soit plus une arme du Nord contre le Sud.
Plus encore nous agirons en solidarité politique avec les organisations progressistes représentatives des
peuples et les gouvernements, là où les processus de transformations sociales sont à l’oeuvre.
Cela impose de casser la logique de compétition qui génère toujours plus d’inégalités entre les territoires
riches et pauvres et de lui substituer une logique de coopération, de solidarité et de promotion de
l’égalité des droits. La péréquation notamment entre Régions est un impératif de redistribution des
richesses.

Aux inégalités sociales et territoriales peut s’ajouter aussi la dépendance. Les services à la personne, notamment le soutien à domicile, participent de l’autonomie. Mais le secteur médico-social souvent
associatif, est aujourd’hui soumis au cadre de la concurrence, du fait de la loi Borloo dont nous
demandons l’abrogation. Des centaines d’emplois associatifs sont aujourd’hui menacés. Les régions
peuvent conduire une politique déterminée en initiant plusieurs actions. La qualification des salariés
continue et initiale, le soutien aux organismes publics voire associatifs qui organisent ces services.
L’aide à la reprise d’activité par les salariés eux-mêmes est parfaitement envisageable.
Nous adopterons ou généraliserons des dispositifs de soutien aux associations d’éducation populaire,
mais aussi à des mouvements comme le planning familial.

Outre l’exigence du changement des lois concernant l’accueil et le séjour des immigrés, les moyensd’accueil des migrants sur l’ensemble du territoire seront renforcés. De même que le soutien auxassociations qui les accompagnent.

La composition des conseils économiques et sociaux régionaux doivent être à l’image de la société en particulier en termes de parité, d’âge et de catégories sociales. Nous agirons en ce sens.

Nous proposons : la relocalisation et la socialisation de l’économie au service de l’emploi et de l’environnement
La catastrophe écologique appelle une remise en cause profonde de nos modes de production et de
consommation
. Le capitalisme pousse à la concentration de la production dans les endroits les plus
rentables en fonction de la division internationale du travail. Cette logique est désastreuse du point de
vue environnemental et humain. Et elle s’exerce à toutes les échelles, des continents aux territoires
locaux. Elle pose aussi de graves problèmes d’emploi dans les territoires promis à une spécialisation
économique croissante. Elle empêche les reconversions industrielles et entraîne un surchômage ouvrier.
A quoi bon inciter les consommateurs à acheter des ampoules à basse consommation si celles-ci doivent
être acheminées depuis la Chine devenu leur unique pays de production ? Comment mettre en oeuvre
d’autres modes de production respectueux des exigences environnementales et sociales sans recréer des
circuits courts à tous les niveaux ? Comment assurer le droit au travail sur un territoire donné sans un
tissu économique diversifié ?

Au plan national, le Parti de Gauche défend une politique de relocalisation de la production y compris
industrielle
. Il s’oppose au libre échange et dénonce l’idée selon laquelle la hausse du commerce
mondial est nécessairement une bonne chose. C’est pourquoi nous défendons une nouvelle politique de
développement économique dans les régions, partant du principe qu’il faut produire au niveau du
territoire administré, tout ce qui peut l’être localement.

Nous rejetons la logique des pôles de compétitivité, qui pousse à la concentration sur quelques territoires des capacités de production, de recherche et d’innovation du pays. L’actualité abonde d’exemples
d’entreprises délocalisées qui restaient parfois les seules en France, voire en Europe à maîtriser la
production d’un bien essentiel. La perte de capacité de productions nécessaires au plan national est donc
l’aboutissement d’un processus qui a commencé dans les régions elles-mêmes. On commence par
concentrer la production dans un site unique en France, puis dans un site unique en Europe, avant sa
délocalisation définitive vers un site unique dans le monde. De ce point de vue, nous dénoncerons les
entreprises qui utilisent les aides et les dispositifs sociaux financés par la collectivité pour mieux se
restructurer et se délocaliser dans des zones moins disantes socialement, fiscalement, et/ou moins
exigeantes sur le plan environnemental.

Pour le Parti de Gauche, les régions peuvent contribuer à un rééquilibrage économique en faveur d’une économie relocalisée et socialisée. Une économie aux activités diversifiées, plurielles et coopératives dans laquelle elles se réapproprient leurs richesses et ressources locales.

De même, les régions sont des lieux pertinents pour travailler à l’accompagnement de la reconversion à la fois écologique et sociale d’un certain nombre d’activités en crise ou en déclin.

Une réflexion globale sur l’emploi et la formation accompagnée de mesures qui font écho à des dispositifs législatifs nécessaires, comme l’interdiction des licenciements boursiers, sont à mener et à adopter.
Pour le PG il s’agit de prolonger dans les politiques régionales le contenu de nos propositions de lois
dites Bouclier Social
:
- pas de financement aux entreprises qui licencient alors qu’elles rémunèrent leurs actionnaires et/ ou
qu’elles font du profit.
- soutien juridique et financier aux Comités d’Entreprise ou aux salariés afin de favoriser la reprise de
l’activité (droit de reprise par les salariés).
- en cas de non respect de la loi ou du code du travail, demande de mise sous séquestre des biens des
entreprises qui délocalisent. En ce sens, nous étudierons la possibilité d’actionner de tels dispositifs au
niveau des régions.

Les politiques dites d’aides aux entreprises seront conditionnées à la part des CDI, au refus des horaires fractionnés (très répandus dans les services), à la réduction du temps de travail, à l’égalité homme
femme (rémunération, cadres /responsabilités), au mode de décision au sein de l’entreprise et à l’échelle
de salaires… De même l’utilité sociale de la production, l’impact environnemental seront des critères.

Pour le PG, les régions devront aussi :
- contribuer au déploiement d’une économie sociale et solidaire et notamment développer des outils
permettant aux salariés de reprendre à leur compte l’activité de leur entreprise. Les formes coopératives
doivent en particulier être privilégiées, au service de la sauvegarde de l’emploi et du développement de
la démocratie sociale.
- s’engager en faveur de la création d’outils économiques volontaristes consacrés à l’intérêt général
(banques régionales, fonds d’investissements publics, participation publique dans certaines
entreprises…). Ces outils permettront une relance du crédit indispensable pour l’aide et le soutien à
l’emploi. Mais contrairement aux banques privées préoccupées par la seule rentabilité immédiate, leurs
prêts reposeront sur des critères sociaux et environnementaux : relocalisation de l’activité, satisfaction
des besoins sociaux, lutte contre le gaspillage frénétique des ressources…
- favoriser une agriculture vivrière et locale (cet aspect en fait par conséquent un outil d’aménagement
du territoire) créatrice d’emplois dans le développement de circuits courts de distribution.
- encourager la création d’emploi dans les filières répondant aux nécessaires réorientations impliquées
par la planification écologiques.

Nous proposons : la planification écologique
Les régions dirigées par la gauche devront être pionnières en matière de planification écologique. Elles
la mettront en oeuvre sur le territoire. Cela exigera l’évaluation des conséquences écologiques de tout
projet, le refus des spécialisations spatiales coûteuses pour l’environnement et le bien être de tous. Nous
engagerons les rapports de force nécessaires à sa mise en oeuvre.

C’est le cas sur deux enjeux environnementaux majeurs : l’air et l’eau. Ce sont des biens communs et
auquel l’accès doit être garanti par des politiques publiques. Pour nous c’est un droit fondamental et
inaliénable. Prenons un exemple. La pollution de l’air est causée pour une bonne part par le niveau de la
circulation routière. Or la remise en cause de la place occupée par le mode routier dans les modes de
transports implique une action publique en faveur du transport combiné, dont le ferroutage. Le
relocalisation des productions socialement utiles en est l’autre versant.

A l’inverse, avec sa thèse du capitalisme vert, la droite veut faire croire que les évolutions nécessaires peuvent être prises en charge par le marché. Comme si il suffisait d’augmenter, par exemple, le prix de l’essence avec la taxe carbone pour que les alternatives à la voiture, enfin rentables, se développent. En réalité, la hausse du prix de l’essence comme la multiplication des embouteillages n’ont pas fait reculer significativement l’usage de la voiture individuelle et du tout routier. En effet faute d’une action sur l’urbanisme (en luttant contre l’étalement urbain et en développant des politiques de logement social en
zone dense) ou sur la qualité de l’offre en transports publics, les solutions libérales sont illusoires. Les
infrastructures de transport nécessaires se programment sur de longues années. Elles exigent des
ressources considérables que seule la puissance publique peut engager. La planification écologique est
donc l’outil indispensable d’une action globale inscrite dans la longue durée.

Aujourd'hui, l'augmentation incessante des volumes de trafic et ses conséquences –embouteillages,
saturations, pollutions, bruit, coût- nous impose de repenser la mobilité : comment mener une politique
publique de réduction des nuisances environnementales et sociales liées à la mobilité subie. En plus, les
grandes infrastructures de transport, pensées à la seule aune de la vie économique, ont largement
démontré qu'elles n'étaient pas des outils d'aménagement harmonieux du territoire. Les moyens existent
pour lutter contre l’étalement urbain. Encore faut-il organiser à une échelle pertinente la vie de la
population en matière de transport, d’habitat, d’implantation commerciale, d’emploi afin d’éviter la
spécialisation des espaces tels que les zones dortoirs. Un véritable aménagement du territoire doit être
pensé dans son ensemble. Et l’intérêt général ne peut être pensé comme le plus petit commun
dénominateur des intérêts particuliers.

Le droit à l’eau, la promotion de modes de consommation plus sobres sont également incompatibles avec une gestion privée qui pousse au contraire à la consommation irraisonnée et qui tire profit de l’inégalité d’accès croissante à cette ressource.
Nous proposons que les régions mettent en place des structures régionales de gestion de l’eau. Ce afin
d’inciter les communes à gérer ce bien commun en régie publique et de leur en fournir les moyens. De
nouvelles politiques pourront alors être mises en oeuvre, notamment sur le plan tarifaire : premiers
mètres cubes gratuits afin de garantir le droit d’accès à ce bien commun, tarif progressif afin de
décourager la surconsommation d’eau et la péréquation tarifaire afin de garantir l’égalité des citoyens.
Pour le Parti de Gauche, il s’agit de réorienter l’aménagement des régions selon des principes
écologiques de protection des milieux et ressources naturels et de sobriété dans l’utilisation de ces
dernières. Nous demandons :
- un moratoire sur toutes les nouvelles installations de grands équipements (portuaires, aéroportuaires,
routiers, de production d'énergie…) pour vérifier la pertinence écologique et l’utilité sociale de ces
équipements.
- le recours à des outils fonciers régionaux, appuyés par un financement d’Etat, afin de maîtriser
l’envolée des prix du foncier, de garantir l’utilisation de l’espace à des fins d’intérêt général. Nous
pourrons alors relancer réellement les constructions de logements sociaux qui doivent atteindre 30% en
zone dense.

Dans les domaines de l’énergie et de l’agriculture, il s’agit de développer une politique d’autosuffisance
alimentaire et énergétique à l’échelle où cela est possible. Pour garantir l’accès à la terre aux paysans
contre les appétits des promoteurs immobiliers, nous conventionnerons avec les associations du type
« Terre de liens » pour les proposer en fermage à des agriculteurs. Ces derniers s’engageront sur une
production locale, de qualité favorisant l’agriculture biologique.

Nous proposons : la primauté sociale et environnementale
Le profit constitue le moteur du capitalisme et la rentabilité marchande tend donc à devenir la finalité d’une part croissante de l’action humaine. Dans l’action publique, cela conduit le plus souvent à l’effacement de l’intérêt général. L’Etat comme les collectivités locales, sont de plus en plus souvent mis
au service des intérêts privés. La déconcentration des services de l’Etat et la Révision Générale des
Politiques Publiques en sont souvent les instruments directs. En effet sous prétexte d’«efficacité », le
gouvernement supprime chaque année des dizaines de milliers de fonctionnaires et réduit par là même
son périmètre et ses capacités d’intervention. A cela s’ajoute le fait que la droite ait introduit le droit
d’expérimentation législative dans la constitution. Ainsi chaque collectivité locale pourrait édicter ses
propres règles. Dans la gestion du pays, comme dans celle des régions, nous voulons au contraire donner
un cadre national à la primauté sociale et environnementale, garante de l’égalité de tous les citoyens.

Cette primauté se retrouvera dans l’ensemble des politiques régionales. Le principe d’égalité du droit à la santé et à un environnement sain pour tous doit être garanti par l’adoption de la charte de
l’environnement. Les marchés publics comporteront systématiquement des clauses sociales et
environnementales. Rompant avec la logique de guichet, les subventions publiques seront évaluées selon
ces mêmes critères. Dans ce cadre nous stopperons les subventions à des entreprises qui licencient.
Quand des entreprises jouent la règle du jeu capitaliste, cherchent à comprimer les salaires, se
déchargent des coûts environnementaux induits par leur production sur la collectivité, elles n’ont pas à
recevoir d’argent public. Lorsqu’à l’inverse, elles cherchent à fonctionner selon des finalités alternatives
aux normes capitalistes, elles doivent être aidées. C’est déjà le cas, par exemple, pour celles qui
s’appuient sur l’économie solidaire. D’ores et déjà ces entreprises ne peuvent bénéficier de soutien
spécifique que si elles respectent un certain nombre de critères sociaux stricts, comme une échelle des
salaires ramassée. Nous nous inspirerons de ce dispositif dans les régions. Cela les conduira à soutenir
un développement économique vraiment alternatif. A titre d’illustration, elles abondent trop souvent les
profits des grands groupes mondialisés, en échange de promesses d’implantation sur leur sol, d’usines de
pointe qui déménagent dès qu’elles trouvent moins cher ailleurs.

Dans le cadre de la primauté environnementale, nous voulons engager le débat sur une sortie progressive et raisonnée du nucléaire. Elle sera l’occasion d’exiger un moratoire sur certains chantiers tels que les EPR, afin d’en évaluer l’intérêt à long terme pour l’emploi, le développement économique et
l'environnement.

Enfin, nous utiliserons de nouveaux indicateurs pour évaluer l’ensemble des politiques régionales à
l’aune des exigences du progrès humain. Ces indicateurs constitueront l’esquisse des nouveaux critères
d’évaluation des politiques publiques applicables au plan national. Au-delà du PIB, ils reposeront sur
des notions d’utilité sociale et d’exigences écologiques. Une large discussion publique sera organisée
autour de la définition de ces indicateurs. Ainsi, la redéfinition des priorités de l’action publique sera un
outil de la démocratisation indispensable que nous voulons pour nos régions et l’ensemble des
institutions du pays et de l’Europe.

Les politiques que nous voulons mettre en oeuvre visent à réduire certains types de déplacements
responsables de l’effet de serre (35 % des gaz à effet de serre sont produits par les transports motorisés :
voitures, camions, avions. Pour autant, une politique active de lutte contre les déplacements subis doit
s’accompagner d’une politique de justice sociale. Les plus démunis et les plus vulnérables ne peuvent
être exclus de la mobilité. Nous proposons dans toutes les régions la Gratuité pour les allocataires des
minimas sociaux, des travailleurs pauvres et des précaires, les jeunes en formation et scolarisés…
Si l’ensemble des activités doit être mesuré à l’aune de la raréfaction des ressources naturelles, il s’agit
également de poursuivre le moratoire sur les OGM et donc de ne pas se limiter à une politique dite de
« réparations ». Il faut également limiter, notamment pour des questions de santé publique, les nitrates
comme sont aujourd’hui interdits les PCB qui polluent la majeure partie des cours d’eau.
Si le logement ne fait pas partie des compétences obligatoires des régions, c’est une préoccupation
majeure pour les citoyens. C’est pour le PG un droit fondamental. Chacun sait que le prix de
l’immobilier accentue les inégalités. Comment lutter contre ce qui paraît trop souvent une fatalité ? Les
Régions doivent impulser des politiques de relance du logement social. D’abord en assumant de choisir
de soutenir les communes qui respectent la loi SRU et en supprimant les subventions aux communes des
zones denses ayant moins de 20% de logements sociaux.

Nous apporterons des soutiens juridiques et financiers aux communes qui engagent des politiques
volontaristes de lutte contre les inégalités comme celles qui veulent réquisitionner des locaux inoccupés
pour faire du logement social.

Dans la même optique du droit à choisir réellement le lieu où l’on vit il s’agit d’utiliser l’outil de la
tarification des transports. Ces tarifs calculés aujourd’hui en fonction des distances, seront conditionnés
au respect de la loi SRU, de la richesse fiscale de la commune de résidence et de la capacité contributive
de chacun. C’est ainsi permettre la mise en place d’un dispositif de lutte contre l’étalement urbain en
obligeant à une réelle redistribution des richesses entre les résidents aisés des villes ou zones qui
excluent le logement social et les populations de celles qui assument leur part de solidarité.

Nous proposons : la priorité au public
Les caisses sont vides ? Dans les régions, c’est une réalité tant la politique de la droite a organisé
méthodiquement leur asphyxie financière. Il faudra donc faire des choix budgétaires, et réallouer
certaines dépenses. Le Parti de Gauche fera de l’arrêt des financements régionaux en faveur des services
privés concurrents du service public un principe indiscutable.
Défendre le Service public c’est aussi le repenser. Il s’agit de revenir au principe de bien commun, biens
de tous. De faire des citoyens, des acteurs des choix qui président à leur organisation et leurs missions.
Par ailleurs attachés à l’extension des droits de salariés dans l’entreprise, la place des représentants des
salariés doit être garantie, condition de leur pleine association aux décisions.

L’un des piliers des Services publics, c’est l’école de la République. La droite fait tout pour saborder
l’Education Nationale au profit de l’enseignement privé confessionnel et des officines de formation
privées. Or l’école publique garante de la laïcité est indispensable pour notre « vivre ensemble ». C’est
pourquoi nous proposons dans l’enseignement général, technologique et professionnel de privilégier
systématiquement l’école de la République dans les budgets des Régions consacré à l’éducation.
Pour le PG l’argent public doit aller à l’école publique. Nous sommes favorables à l’abrogation des lois
qui obligent au financement de l’école privée et à l’abrogation du statut particulier né du concordat. Par
conséquent d’ores et déjà nous mettrons fin aux subventions facultatives votées en faveur de
l’enseignement privé et modifierons les critères d’attribution du « forfait élève ».

La formation professionnelle hors des logiques marchandes. Le soutien intensif à l’apprentissage privé et aux officines privées de formation professionnelle au détriment des établissements publics (AFPA,
GRETA, lycées professionnels, apprentissage public…) sera interrompu. Les Régions sont compétentes
pour la mise en oeuvre des politiques de formation professionnelles. Mais loin de lutter contre l’inégalité
d’accès au savoir y compris professionnel, les Régions ont accepté de se soumettre à la logique de la
mise en concurrence et de l’appel d’offre. Résultat les formations deviennent une marchandise comme
les autres.
Nous proposons de sortir de cette logique en créant à l’échelle des régions des services publics de
formation travaillant en synergie entre elles et entre les établissements publics de formations (GRETA,
lycées professionnels publics, AFPA) et les organismes de formations issus du paritarisme, de
l’éducation populaire et de l’économie sociale et solidaire.

Dans le domaine de l’enseignement supérieur, une politique en faveur des services publics implique de
ne pas participer aux partenariats publics privés encouragés par la loi Liberté Responsabilité Université
(LRU) et certains projets inscrits dans les contrats de projets Etat/Région.

Dans le secteur de la santé, l’hôpital public est un bien commun qu’il s’agit de défendre et de protéger.
C’est une condition pour assurer dans un cadre national une santé de proximité. Il est donc absolument
nécessaire de s’opposer à sa privatisation programmée et aux fermetures annoncées par le gouvernement
dans les missions fixées aux Agences Régionales de Santé (ARS). Pour contrer ces politiques, dans les
Conseils Régionaux nous devons exclure de fait tout soutien à des financements en faveur des cliniques
privées.

Une politique des transports publics suppose l’arrêt de l’ouverture à la concurrence. Nous nous
opposerons à ce que les Régions entrent dans le jeu de la directive européenne autorisant la mise en
place des procédures concurrentielles.

Si nous savons que la décentralisation, dans ce secteur, n’est pas le seul facteur de désorganisation du
service public. En ce sens, il faut revenir sur la désintégration du système ferroviaire avec le choix fait
en 1997 d’isoler l’exploitation du réseau, de l’activité de transport elle-même en créant RFF. D’ores et
déjà nous devons nous mobiliser contre des choix économiques qui tendent à transformer nos entreprises
publiques (SNCF, RATP…) en champions de la conquête de nouveaux marchés. Seule l’organisation en
régies publiques, leur permet d’assumer leurs missions au service du public.

Nous exigeons un moratoire sur la fermeture des gares et la réduction des personnels garants de l’accueil
et de la sécurité. Une attention particulière sera portée au fret. Pour augmenter ces activités en cohérence
avec des politiques écologiques et d’aménagement du territoire, de développement des circuits courts, il
est nécessaire de développer des alternatives au tout routier. Nous engagerons un débat citoyen sur la
réduction des transports de marchandises.

Nous exigerons surtout que les entreprises publiques (SNCF, RFF…) obtiennent de leur tutelle politique
« le gouvernement » les moyens financiers pour assumer leurs missions de Service public. Les Régions
n’ont ni la vocation, ni les moyens de se substituer à l’Etat.

Nous proposons : la refondation républicaine des régions
Comment mettre en oeuvre un service public de la formation continue quand des directives européennes
imposent leur marchandisation ? Comment défendre la présence des services publics dans le cadre d’une
politique d’aménagement du territoire quand la droite organise la privatisation et la fermeture des
services publics tels que la Poste ? Comment parler de tarification sociale lorsque les outils de sa mise en
oeuvre sont aujourd’hui soumis à la loi du marché ? Ce n’est plus, de la part de la droite, une
accumulation d’attaques détournées, mais une remise en cause violente et globale du pacte républicain,
qui bafoue ainsi l’égalité de traitement des citoyens. Pour faire face à une telle offensive, la plus large
mobilisation est nécessaire.
 Elle suppose l’implication populaire et une autre pratique du pouvoir régional. Les institutions régionales devront être démocratisées : leur fonctionnement actuel privilégie l’opacité, le pouvoir personnel du président de région, le clientélisme, le cumul des mandats. Les régions doivent être les vecteurs d’une éducation populaire éveillant les consciences civiques.
 Elles doivent donc d’abord s’ouvrir elles-mêmes et inventer de nouveaux mécanismes de démocratie républicaine.
Les élus du Parti de Gauche considèrent que pour qu’une mobilisation citoyenne soit susceptible de modifier le rapport de force, les régions peuvent et doivent oser s’opposer aux dispositifs législatifs lorsqu’ils ont été imposés sans débat citoyenNous visons là une forme de « désobéissance civique ».
La loi est légitime dans la mesure où elle est l’expression de la volonté générale. Nous pourrons donc
parfois refuser des lois adoptées dans le dos des citoyens, afin de provoquer le débat public pour
remettre au centre l’intérêt collectif face à la satisfaction des intérêts privés.
La gauche a su en son temps faire voter des mesures comme que le quotient familial alors que celui-ci
était considéré comme illégal au nom de l’égalité des citoyens ! La confrontation ne peut pas se limiter
au terrain juridique, il doit s’appuyer sur l’implication citoyenne et populaire, seule à même de modifier
le rapport de force.

De telles politiques régionales se heurteront bien sûr aux orientations mises en oeuvre par le
gouvernement de droite comme par l’Union européenne. Nous l’assumons. Non pas que le Parti de
Gauche serait favorable à des législations régionales. Celles-ci constitueraient de redoutables remises en
cause de l’égalité républicaine. Lorsque nous refuserons d’appliquer telle ou telle loi ce ne sera pas au
nom d’une spécificité régionale mais au nom de l’intérêt général, s’inscrivant dans l’esprit du Conseil
National de la Résistance. Ce ne sera pas pour échapper à la loi mais pour anticiper son changement. En
cela, nous sommes fidèles à la constitution jacobine de 1793, qui rappelait le devoir d’insurrection des
citoyens et donnait la possibilité à un nombre suffisant de collectivités locales de contester une loi qui
leur apparaissait injuste.

Nous pratiquerons notamment cette désobéissance civique face aux règlements européens absurdes qui
cherchent à imposer aux collectivités locales le principe de concurrence « libre et non faussée », malgré
son rejet par le peuple français en 2005. Nous n’acceptons ni la logique de mise en concurrence des
services publics, ni la marchandisation de biens et de secteurs relevant du bien commun. Alors nous
nous y opposerons. Pour nous, en région républicaine, l’égalité est le but permanent de l’action publique.
Le projet régional doit se mettre au service de la nouvelle émancipation dont l’humanité a besoin face au
capitalisme déchu et au productivisme.
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  • : Henri MOULINIER
  • Henri MOULINIER
  • : Espace de débat pour contribuer à l'élargissement du Front de gauche, la victoire de la gauche pour une réelle alternative au néolibéralisme et au capitalisme
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  • henri Moulinier
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.

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