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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 18:50
  A Rome, les responsables de la FA.O et de différents pays ont souligné la gravité de la situation alimentaire dans des dizaines de pays (28 pays sont recensés par la FAO, dàont une vingtaine pour le seul continent africain, pourtant sous-peuplé!), victimes de la pauvreté de leurs ressources et de l'augmentation des prix des denrées alimentaires.Des émeutes de la faim ont déjà eu lieu et cela n'est pas fini.

  Les émeutes de la faim se multiplient

     Les experts de la F.A.O. pensent que cette crise alimentaire pourrait générer des violences et prendre une tournure ingérable. Jacques Diouf, le directeur de la F.A.O.,a fait par de son désarroi et de son dépit: les objectifs du millénaires avancés par l'ONU en 2000, ne seront pas tenus. La pauvreté et de la malnutrition ne seront pas réduits en 2015, comme prévu., "mais dans 150 ans"!

   La faillite des politiques néolibérales du FMI et de la Banque Mondiale

      Certaines explications avancées sont insuffisantes: déréglement climatique et sécheresse accrue, consommation croissante de la Chine et de l'Inde, excès de population ( la terre serait incapable de nourir les 9 milliards d'êtres humains que la planête comptera )

     La moitié des terres arables du globe ne sont pas cultivées, en particulier en Afrique, par ailleurs continent, je l'ai dit, sous-peuplé, à faible densité.

    Les vraies raisons de la crise alimentaire mondiale  sont  cachées. N Sarkozy , lors de son intervention à la rencontre de la FAO, a mis en évidence l'objectif de relancer les cultures vivrières. Certes, mais pourquoi les a-t-on négligées, limités? Parce que depuis une vingtaine d'année, les organismes internationaux pétris de libéralisme économique, le libre-échange et de tout-marché mondial, ont proné " un projet politique, une stratégie délibérée de transformation sociale à l'échelle mondiale, dont l'objectif principal est de faire de la planète un champ d'action où les sociétés transnationales agiront en toute sécurité" a accusé un rapport de la commission des droits de l'homme de l'ONU, en ...1999, après enquête sur les conséquences des P.A.S, des Plans d'Ajustements Structurels du F.M.I. et de la Banque Mondiale

Une restructuration à marche forcée qui a poussé les pays du Sud à "se spécialiser"

    Au nom des théories libérales chères à Adam Smith et David Ricardo, nées au 19e siècle, dans la puissante Angleterre en pleine "révolution industrielle", le FMI et la Banque Mondiale ont obligé les pays du Sud, endettés pour se développer, à se tourner vers les grandes cultures d'exportation, pour vendre celles ci à l'étranger et récupérer des ressources monétaires pour rembourser leurs dettes. Et aussi pouvoir importer des produits alimentaires étrangers moins chers  à l'époque, importations qui ont concurrencé et mis à mal les cultures vivrières locales, elle-mêmes mis en causes par l'extension des cultures d'exportation.

   Ce forcing libéral  est très largement à l'origine de la crise alimentaire actuelle, renforcée par la spéculation  des milieux financiers mondiaux - ce capitalisme financier mondialisé symbolisé par les hedge Founds, les fonds spécultatifs qui vont juoer la famine pour leur profit dans les Bourses mondiales des produits alimentaires.

    Il faut rompre avec ces politiques économiques libérales

  N'en déplaise aux dirigeants (socialistes français) du FMI et del'OMC, ralliés aux thèses du libéralisme économiques et aux dirigeants des grands pays de ce monde, il faut tirer le constat de cette dramatique faillite des politique du tout-marché mondialisé, et changer profondément, réellement de cap:

   - Augmenter fortement l'aide mondiale à l'agriculture qui est passée de 8 milliards de dollars en 1984 à 3,4 milliards en 2004, soit une baisse de 58%

   - Encourager la distribution de terres arables à des exploitants familiaux pour développer très vite des cultures vivrières locales et répondre aux besoins des populations locales, des marchés locaux et régionaux

   - Se donner comme objectif prioritaire la "souveraineté alimentaire" des populations, et non plus l'ouverture au marché mondial, ce qui passe aussi par des politiques de protection douanières de ces pays du Sud frappés par la crise alimentaires, alors que les politiques du libre-échage ont poussé à l'élimination de toute mesure de protection des agricultures locales de ces pays du Sud, pour le plus grand profit des firmes capitalistes.

      Il est plus que temps de changer réellement, car la catastrophe annoncée menace ce monde!

    Mais les recommandations des dirigeants sont une fuite en avant vers plus de libéralisme!
  
       Après avoir fait un mea-culpa, reconnaissant l'échec des politiques agricoles passées, les dirigeants de ce monde ont recommandé ...plus de libéralisme dans les échanges mondiaux:  "Le cycle de Doha ( négociation actuelle, enlisée, dans le cadre de l'OMC pour libérer plus encore les échanges internationaux) est une partie de la réponse a ainsi plaidé Pascal Lamy, le directeur général de l'Organisation Mondiale du Commerce ( et membre du PS français). Pascal Lamy a expliqué que "plus de libre-échange peut renforcer les capacités de production des pays en développement". Pour cela, a -t -il dit, il est nécessaire de supprimer les distortions au marché que sont les subventions dans les pays du Nord, et de réduite toutes les taxes.

      300 organisations et réseaux d'agriculteurs du monde entier ont réagi à cette recommandation: "Le cycle de négociations de Doha ne résoudra pas la crise alimentaire mondiale", mais va au contraire l'aggraver. Les organisations et réseaux d'agriculteurs pointent les dégâts déjà bien connus de tels accords de libéralisation: instabilité des prix des produits alimentaires, accroissement de la dépendance vis-à-vis des marchés internationaux, baisse de l'investissement dans la production vivrière, comme ce fut le cas au Mexique, au Bangladesh, en Indonésie, au Mali, au Ghana, ...

     Et ces associations ajoutent que "le cycle de Doha va aussi fortifier la position des sociétés transnationales dans les marchés agricoles, qui prospèrent grâce à la dérégulation commerciale". Ainsi, en avril 2008, Cargill, géant mondial des céréales, avait a&nnoncé une hausse de ses profits de 86%, atteignant 1,03 milliards de dollars pour le (1er) trimestre écoulé ( de 2008). Ces multinationales ne s'y sont d'ailleurs pas trompées. A Rome au sommet de la FAO, elles participaient au 'forum parallèle du secteur privé"
 

  °  Pour plus d'information, je vous invite à visiter un site burkinabé très pertinent:     
                en cliquant ici, sur "www;abcburkina.net"

  ° Un article du "Monde": "Il est urgent de sauver les sols"

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Published by henri Moulinier - dans Préserver notre planète
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  • henri Moulinier
  • Adjoint au maire honoraire de La Rochelle. Acteur du Front de gauche. Ancien professeur de lycée en S.E.S. et chargé de cours d'éco Université de La Rochelle. Docteur en histoire. Militant LDH La Rochelle.
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